ARCHIVE 10


Poursuite de l'étude de phase 3 du masitinib 

alimentation dans la sep
samedi 6 janvier 2018, 09:37 dans la sclérose en plaques progressive primaire
AB Science a annoncé que le Comité Indépendant de Revue des Données (IDMC) a recommandé la poursuite de son étude de phase 3 du masitinib dans le traitement de patients atteints de sclérose en plaques progressive primaire ou de sclérose en plaques secondairement progressive sans poussées, sans modifier la taille de l'échantillon de l'étude.
L'étude AB07002 est une étude de phase 3 en double-aveugle, randomisée contrôlée par placebo qui vise à évaluer la tolérance et l'efficacité du masitinib chez les patients atteints de sclérose en plaques primaire progressive ou de sclérose en plaques secondairement progressive sans poussées. La durée du traitement est de 96 semaines. Le critère d'évaluation principal de l'étude est la variation sur une période de 96 semaines de traitement du score EDSS (Expanded Disability Status Scale), qui est un score utilisé pour quantifier l'invalidité liée à la sclérose en plaques et surveiller l'évolution du degré de handicap avec le temps.
L'étude a recruté 656 patients et a terminé son recrutement. Conformément au protocole de l'étude, une analyse intérimaire était prévue une fois que 50% de la population de l'étude avait atteint une durée de traitement de 96 semaines. L'IDMC a calculé la puissance conditionnelle (probabilité prédictive de succès) de l'étude basé sur le critère d'évaluation principal afin de formuler sa recommandation sur la poursuite de l'étude et éventuellement la modification de l'échantillon de patients afin de réussir l'étude.
Sur la base du calcul de la puissance conditionnelle effectué sur l'échantillon de patients actuel, l'IDMC a recommandé la poursuite de l'étude sans modification de la taille de l'échantillon, ce qui signifie que, conformément au protocole de l'étude, la probabilité prédictive de succès de l'étude est supérieure à 80% avec l'échantillon de patient actuel.
Par ailleurs, l'IDMC n'a pas relevé de problème de tolérance pour le masitinib dans cette population de patients. Les résultats de l'analyse finale sont attendus au second trimestre 2019.

Sep et alimentation

samedi 9 décembre 2017, 07:59
J'ai récupéré pour vous le PDF de l'association sep de Suisse dans lequel on parle du symbiote intestinal et de la façon de se nourrir..


J'ai repris le contrôle de ma maladie

samedi 16 décembre 2017, 06:44
Une Alsacienne a tenté un traitement d'autogreffe de cellules-souches afin de combattre sa sclérose en plaques qui ne répondait plus aux traitements médicamenteux. Elle est allée à Moscou car cette thérapie n'est pas autorisée en France pour sa maladie.
Une Alsacienne atteinte de sclérose en plaques (SEP) est allée se soigner en Russie par autogreffe de cellules-souches du sang, une technique non autorisée en France pour la SEP.
Frédérique (*) habite en Alsace et sa sclérose en plaques (SEP) a été diagnostiquée il y onze ans, alors qu'elle avait une trentaine d'années. " En septembre 2016 , explique Frédérique, mon corps a commencé à me lâcher. Le quotidien déjà difficile est devenu très difficile… On m'a fait une IRM de contrôle en fin d'année. "
Le diagnostic était inquiétant, trois nouvelles lésions actives étant apparues dans le cerveau. Quelques semaines plus tard, nouvelle IRM et deux nouvelles lésions actives. " Pourtant , reprend-elle, durant dix ans , j'avais suivi le protocole préconisé : plusieurs thérapies médicamenteuses, en commençant par l'interféron qui a induit chez moi une hépatite. " Elle a ensuite été traitée à la Copaxone® et au Tysabri®, un médicament plus puissant (immunosuppresseur). Mais ce dernier comporte un risque pour les patients porteurs du virus JC, soit plus de la moitié de la population, dont Frédérique fait partie, car l'immunosuppression induite peut provoquer une encéphalopathie mortelle, appelée lemp (leucoencéphalopathie multifocale progressive).
Pas d'alternative?
" Devant ce regain d'activité de ma maladie, mon neurologue m'a proposé de reprendre du Tysabri® car selon lui, il n'y avait pas d'autres traitements. " Mais Frédérique a peur de se soumettre à nouveau au risque d'une éventuelle lemp, car elle avait déjà pris ce médicament pendant deux ans en milieu de parcours. Elle demande au médecin s'il n'y avait pas une alternative, un autre traitement. Sa réponse est tombée comme un couperet: "Il n'y a plus rien pour vous… à part attendre que de nouveaux traitements arrivent sur le marché".
Frédérique est effondrée. Très fatiguée par la maladie, elle déprime aussi. " Et puis, deux nouvelles me sont arrivées. La première par une personne qui m'a donné les coordonnées d'une patiente atteinte de SEP, Marie, qui était allée en Russie tenter une transplantation de cellules-souches. Une opération qui semblait avoir marché. Et puis, une semaine plus tard, une amie m'a parlé d'une émission de télévision ayant évoqué cette transplantation pratiquée à l'étranger".
Pour Frédérique, il n'y a pas de doute, c'est un signe. Elle contacte Marie, qui lui raconte son parcours en 2015 et comment elle a récupéré 80 % de sa mobilité. Frédérique prend sa décision: elle ira elle aussi en Russie tenter ce traitement. " C'était une évi-dence pour moi, car c'était ma dernière chance. Per sonne ne pouvait m'aider ici, donc c'était à moi de me prendre en main". Cette décision change sa vie car elle ne subit plus sa maladie mais reprend le contrôle. Elle s'est envolée pour Moscou en septembre dernier. " J'avais 25 lésions actives et j'étais vouée au fauteuil roulant dans les six mois, m'avait-on dit. "
Un traitement "au bazooka"
Le traitement – qu'elle qualifie d' " au bazooka " – s'inspire de celui pour des patients leucémiques. Il s'agit de prélever dans le sang du patient des cellules-souches après une stimulation par hormone de croissance. Ensuite, par chimiothérapie, on détruit tout le système immunitaire et on réinjecte ensuite les cellules-souches dans l'orga-nisme. Puis le patient est placé en chambre stérile, le temps que le système immunitaire se reconstruise. Quand l'immunité est rétablie, le patient peut sortir de son isolement.
"Cette autogreffe, c'est un “reset” complet du corps, reprend Frédérique. On n'a plus de sclérose en plaques active, mais on a les lésions qui restent. Il faut alors beaucoup de rééducation pour récupérer le plus de mobilité possible. " À son retour de Russie, Frédérique s'est reposée pendant un mois.

Aujourd'hui, elle constate déjà une différence. "Je me lève, je peux faire des mouvements que je n'arrivais plus à faire. "L'opération complète et le voyage lui ont coûté 50 000 dollars (43 000 €). Elle a repris la rééducation il y a une dizaine de jours. Outre le prix, elle est consciente que cette autogreffe n'est pas pour tout le monde. "Le dossier médical doit être validé par l'hôpital étranger. "Il faut aussi être fort psychologiquement pour subir un traitement très lourd dans une très grande solitude. " Il y a quelques années, je n'y serai pas allée. Mais je fais partie des 3 % de patients qui ont une SEP agressive. Il a vraiment fallu que je sois au fond du trou pour prendre cette décision. "
(*) Le prénom a été modifié pour préserver son anonymat.

LITAK et LEUSTATINE (cladribine) 

mercredi 13 décembre 2017, 14:28
risque de leucoencéphalopathie multifocale progressive
Des cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP), d'évolution parfois fatale, ont été rapportés chez des patients traités par cladribine, une substance antinéoplasique et immunosuppressive indiquée (selon les spécialités) :
dans la leucémie à trileucocytes (LITAK et LEUSTATINE) ;
dans la leucémie lymphoïde chronique à cellules B (LEUSTATINE).
Certains diagnostics de LEMP ont été signalés entre 6 mois et plusieurs années après le traitement, en association, dans plusieurs cas, avec une lymphopénie prolongée.
Dans ce contexte, les patients doivent faire l'objet d'une surveillance particulière pour détecter des signes ou symptômes évocateurs de LEMP : neurologiques, cognitifs ou comportementaux de novo ou qui s'aggravent.
Leur survenue doit conduire à l'arrêt du traitement par cladribine.
Détection immunohistochimique de protéines virales du virus JC (de couleur brune) sur une biopsie cérébrale (illustration @Marvin 101 sur Wikimedia).
Des cas de LEMP associés au traitement par la cladribine
Des données de pharmacovigilance ont mis en évidence un risque de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) associé au traitement par cladribine (LITAK et LEUSTATINE).
La LEMP est une maladie cérébrale démyélinisante rare et potentiellement fatale provoquée par la réactivation du virus JC (John Cunningham).
D'issue fatale pour certains, plusieurs cas ont été rapportés, parfois 6 mois à plusieurs années après le traitement par la cladribine.
Lymphopénie prolongée : un facteur de risque potentiel de LEMP
La cladribine est une substance antinéoplasique et immunosuppressive. Elle entre dans la composition de 2 spécialités commercialisées en France :
LITAK 2 mg/mL solution injectable, disponible en ville et indiqué dans le traitement de la leucémie à tricholeucocytes (LT) ;
LEUSTATINE 1 mg/mL solution pour perfusion, spécialité hospitalière indiquée également dans le traitement de la LT, ainsi que dans la leucémie lymphoïde chronique (LLC) à cellules B.
La toxicité hématologique de la cladribine est connue et mentionnée dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ces spécialités.
La cladribine peut induire une myélosuppression et une immunosuppression, ainsi qu'une lymphopénie durable.
Une association entre la cladribine et une lymphopénie prolongée a été rapportée dans plusieurs des cas signalés de LEMP.
A ce titre, la lymphopénie prolongée induite par la cladribine peut être considérée comme un facteur de risque potentiel de LEMP.
Arrêter le traitement si une LEMP est suspectée
Suite à ces nouvelles données de pharmacovigilance, les résumés des caractéristiques du produit (RCP) des médicaments contenant de la cladribine sont complétés et intègrent notamment de nouvelles précautions d'emploi :
le diagnostic de LEMP doit être envisagé chez tout patient présentant des signes ou des symptômes neurologiques, cognitifs ou comportementaux de novo ou qui s'aggravent,
si une LEMP est suspectée, les patients ne doivent pas poursuivre le traitement par la cladribine.
Pour aller plus loin
Communiqué - Cladribine (Litak®, Leustatine® ) : Risque de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) (ANSM, 4 décembre 2017)
Lettre des laboratoires aux professionnels de santé - Oncologues, hématologues internistes, neurologues et pharmaciens hospitaliers (sur le site de l'ANSM, novembre 2017)
Vidal.fr

Quelles sont ces maladies

vendredi 1 décembre 2017, 08:29 ... qui justifient les médicaments les plus chers...
Humira 1er avec 463 millions; Enbrel 5e avec 235 millions. Une facture de remboursement salée pour quelles maladies? Une explication très simple, pour un ensemble de maladies très compliquées, surtout en rhumatologie, et qui représentent pourtant la 3e cause de souffrance, après les affections cardio-vasculaires et les cancers : notre corps porte en son sein un système d'autodestruction.
Les maladies auto-immunes sont à l'origine de la plupart des rhumatismes inflammatoires, comme la polyarthrite rhumatoïde qui touche 300 000 personnes en France et frappe à tous les âges de la vie, entraînant de lourdes répercussions au quotidien. C'est le rhumatisme inflammatoire le plus fréquent, à l'évolution progressive, insidieuse et chronique.
Qu'y a-t-il de commun entre de violents rhumatismes déformant les mains et les pieds, une myopathie et la sclérose en plaques? Un ensemble de maladies très différentes dans leurs symptômes mais qui ont en commun le même mécanisme : leur système de défense, que l'on appelle le système immunitaire, a perdu la raison. Les maladies auto-immunes, ce sont les soldats qui retournent leurs armes contre leur propre camp mais aussi l'explication la plus moderne de dizaines de maladies parfois très anciennes.
Le corps s'autodétruit
Le soldat de l'immunité s'appelle l'anticorps. Il est fabriqué par les globules blancs de notre sang. Lorsqu'un corps étranger pénètre dans notre organisme, la réponse est parfaitement codifiée. Nous secrétons des hordes d'anticorps capables de cerner et de digérer l'intrus. Un système de lutte antiterroriste tellement au point qu'il existe un type d'anticorps pour chaque type d'agresseur. Pourtant, un jour, pour des raisons que l'on a encore du mal à comprendre, certains anticorps deviennent fous et se mettent à détruire l'organisme qui les a fabriqués; non pas au hasard, mais en s'attaquant à des parties bien précises. D'où des dégâts impressionnants en quelques heures, quelques jours ou quelques mois. D'où la disparité des maladies que ce mécanisme provoque.
Comment une cellule de notre corps peut-elle devenir folle?
La première piste a été de pointer notre monde d'opulence, ces maladies étant beaucoup plus rares dans les pays pauvres. Des facteurs génétiques sont aussi en jeu puisque de nombreuses maladies auto-immunes sont associées à un groupe tissulaire particulier. Les groupes tissulaires sont aux tissus de l'organisme ce que sont les groupes sanguins aux globules rouges.
Enfin, les événements de vie éprouvants, le stress quotidien plus que les traumatismes majeurs, paraissent influencer les variations des symptômes. Immunité, psychisme; le champ d'investigation est vaste… Les troubles psychiatriques, en particulier la dépression, sont fréquents lors de ces maladies. On pourrait penser que souffrir d'une maladie grave rend dépressif. Conséquence et non plus cause…
Sauf qu'à l'inverse, une augmentation de l'immunité naturelle a été prouvée au cours des syndromes dépressifs. Il existerait un profil commun de vulnérabilité aux maladies auto-immunes, proche d'un profil incriminé dans la survenue de certains cancers…

Neuropathique

vendredi 10 novembre 2017, 06:29
Des nanoparticules aux cannabinoïdes pour la soulager
Les chercheurs montrent ici chez le rat que leur formulation à base de cannabinoïde B3, par administration orale, permet un soulagement neuropathique durant 11 jours.
La douleur neuropathique chronique causée par une maladie ou un traumatisme du système nerveux est associée une multitude de maladies dont le diabète, le cancer, la sclérose en plaques ou encore la fibromyalgie. En cas de douleur neuropathique, les fibres nerveuses lésées réagissent de façon exacerbée à des stimuli normaux transmettent des messages incorrects aux centres de la douleur dans le cerveau, entraînant une "sensibilisation périphérique et centrale". Un dérivé de d'un cannabinoïde encapsulé dans des nanoparticules qui assurent une libération prolongée du principe actif, c'est la nouvelle formulation basée sur la nanotechnologie présentée par cette équipe Espagnole pour soulager ce type de douleur et de manière durable, puisque cet effet de soulagement dure jusqu'à 11 jours.
Cette équipe de recherche du département "I+DNanomed" de l'Université de Séville a même breveté cette formulation innovante basée sur la nanotechnologie avec la biotech GB Sciences.
Ce dérivé d'un cannabinoïde encapsulé dans des nanoparticules assure un soulagement prolongé de la douleur
Les chercheurs montrent ici chez le rat que leur formulation à base de cannabinoïde B3, par administration orale, permet un soulagement neuropathique durant 11 jours. Le principe est l'encapsulage de ce dérivé dans un composite à matrice polymère. C'est cette enveloppe polymère qui permet de prolonger l'effet thérapeutique tout en réduisant la dose de médicament nécessaire. De plus, l'encapsulage permet d'éviter que les agents actifs ne traversent la barrière hémato-encéphalique, ce qui supprime tout effet psycho-actif.
Certes on connaissait le principe, mais dans ce cas précis, ce développement représente une avancée très importante en regard de la prévalence élevée de la douleur chronique. De plus, ce mode de délivrance se révèle plus efficace que d'autres méthodes, telles que l'inhalation ou l'ingestion.
Source: Nanomedicine: Nanotechnology, Biology and Medicine Oct, 2017 10.1016/j.nano.2017.07.010 Single oral dose of cannabinoid derivate loaded PLGA nanocarriers relieves neuropathic pain for eleven days

ICM - Institut du Cerveau et de la Moëlle épinière 

jeudi 9 novembre 2017, 07:52 Lancement de l'Inria Project Lab Neuromarkers
Le nouvel Inria Project Lab (IPL) Neuromarkers a été lancé mardi 31 octobre à l'ICM. Ce projet, qui réunit plusieurs équipes de recherche, vise à concevoir de nouvelles approches informatiques et statistiques pour la prédiction et l'étude de l'évolution des maladies neurodégénératives.
Mardi 31 octobre 2017, Alexis Brice, Directeur Général de l'ICM, Antoine Petit, Président-Directeur Général d'Inria, Isabelle Ryl, Directeur du centre de recherche de Paris et François Sillion, Directeur Général délégué à la science, étaient présents pour le lancement du nouvel IPL Neuromarkers.
Ce projet de grande ampleur réunit les expertises multidisciplinaires de 5 équipes d'Inria et de 5 équipes de l'ICM, dans les domaines de l'apprentissage statistique, l'imagerie cérébrale, la bioinformatique, la modélisation de connaissances, la génomique et les maladies neurodégénératives.
" Ce nouvel IPL va nous permettre d'envisager une nouvelle médecine, et d'en être les acteurs. Cela en organisant les bases de données, leur analyse, et la modélisation de ces données, qui serviront la médecine de précision. Nous allons relever ce défi ensemble avec l'Inria, dans un plein esprit de collaboration, et pour compter dans le paysage des nouvelles sciences. " - Alexis Brice, Directeur Général de l'ICM.
Le traitement de ces maladies rencontre aujourd'hui des freins importants, dues à la difficulté de comprendre leurs développements et leurs origines. A partir des données issues d'essais thérapeutiques, des techniques d'imagerie cérébrale ou des technologies d'étude de l'ADN, l'objectif de l'IPL Neuromarkers est de concevoir des biomarqueurs d'imagerie des maladies neurodégénératives pour les essais cliniques et d'étudier les associations génétiques. Cela afin de comprendre les altérations précoces qui surviennent dans ces maladies.
"Le virage d'Inria vers la médecine montre l'importance de ce sujet aujourd'hui. Nous devons être capables de comprendre les vrais enjeux scientifiques et de santé, et de créer une synergie entre les différentes équipes de recherche. Les sujets abordés dans cet IPL sont passionnants, et très importants d'un point de vue social et sociétal". - Antoine Petit, Président-Directeur Général d'Inria.
"Les approches informatiques et mathématiques sont maintenant centrales dans les neurosciences. Ce projet va permettre de concevoir des approches d'analyse innovantes, qui seront mises à la disposition des neuroscientifiques. " Stanley Durrleman - Co-directeur de l'équipe Aramis et coordinateur du Centre de Neuroinformatique de l'ICM.
Inria est particulièrement impliqué dans le volet statistique et bioinformatique, et l'ICM apporte son expertise dans le domaine des maladies neurodégénératives, plus spécifiquement sur la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, la démence fronto-temporale et la sclérose en plaques.

Sep, sla et autres...

mercredi 8 novembre 2017, 09:13
La spasticité dans la sclérose latérale amyotrophique: une affaire de sérotonine
Quelle est la cause de la spasticité observée chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique, un symptôme correspondant à des raideurs musculaires douloureuses et handicapantes? Une nouvelle étude révèle qu'elle est induite par la dégénérescence des neurones à sérotonine localisés dans le tronc cérébral, et non pas à celle des neurones moteurs du cortex comme on le croyait jusque-là. Cette découverte ouvre la voie au développement d'une thérapie pour soulager ce symptôme dans plusieurs maladies.
Contre toute attente, les neurones à sérotonine sont impliqués dans la spasticité associées à la sclérose latérale amyotrophique (SLA, ou maladie de Charcot). Jusqu'ici, les scientifiques pensaient que la cause de ces raideurs musculaires était à chercher uniquement dans la mort des neurones du cortex impliqués dans les mouvements. Or, une équipe Inserm* montre que cette piste est probablement fausse: Si les neurones moteurs du cortex jouent certainement un rôle, ce sont surtout les neurones à sérotonine situés dans le tronc cérébral qui sont importants dans la spasticité.
La sclérose latérale amyotrophique est caractérisée par une dégénérescence progressive des neurones impliqués dans le contrôle du mouvement au niveau du cerveau (dans le cortex moteur), ainsi que celle des motoneurones situés plus en aval, dans la moelle épinière, d'où ils contrôlent les muscles qu'ils innervent directement. La mort de ces différentes cellules entraîne une paralysie progressive, y compris des muscles respiratoires, et un décès généralement après 3 à 5 ans d'évolution de la maladie. La spasticité est l'un des symptômes majeurs de la maladie: il s'agit de raideurs musculaires provoquées par des contractions involontaires très importantes. Celles-ci sont violentes, douloureuses et handicapantes. Jusqu'à cette nouvelle étude, les mécanismes induisant ce symptôme demeuraient énigmatiques.
L'absence de spasticité augmente la vitesse d'évolution de la SLA
Pour en savoir plus, les chercheurs ont regardé du côté des neurones à sérotonine. En effet, de récents travaux montraient que ces derniers dégénèrent également chez les patients atteints de SLA. En outre, un récepteur à sérotonine (5-HT2B/C) est impliqué dans les mécanismes inflammatoires de la maladie. Un faisceau d'indices troublant.
Les scientifiques ont utilisé un modèle murin de SLA dans lequel la maladie est induite par une mutation du gène SOD1, avec le luxe de pouvoir restaurer l'activité de ce gène dans certaines populations de cellules seulement. En utilisant cette possibilité dans les neurones à sérotonine, et donc en empêchant spécifiquement la dégénérescence de ces cellules, ils ont constaté l'absence de spasticité chez les animaux. Cependant, ce bénéfice théorique s'est accompagné d'une augmentation de la vitesse de paralysie des souris et de la mort des motoneurones. "Nous nous y attendions un peu car la spasticité est en fait un mécanisme compensatoire qui permet aux muscles de continuer à se contracter, pour bouger malgré la mort des motoneurones. Sans ce phénomène, les muscles sont plus rapidement atrophiés et cette étude le confirme", explique Luc Dupuis, responsable des travaux.
Une piste thérapeutique pour des cas de spasticité hors SLA
Cela signifie malheureusement qu'il est illusoire de vouloir soulager les patients atteints de SLA en bloquant ce phénomène de spasticité. Néanmoins la découverte de ce mécanisme ouvre une piste thérapeutique pour soulager la spasticité dans d'autres maladies qui ne sont pas associées à une dégénérescence des motoneurones. "Ce symptôme s'observe également en cas de sclérose en plaques ou encore de lésion de la moelle épinière", rappelle Luc Dupuis. A ce titre, l'équipe vient d'entamer des travaux dans un modèle animal de lésion de la moelle épinière. L'objectif est de bloquer les mécanismes anormaux provoqués par la perte de sérotonine et de réduire la spasticité. 
Note
*unité 1118 Inserm/Université de Strasbourg, Mécanismes centraux et périphériques de la neurodégénérescence, Faculté de médecine, Strasbourg




Créer des cellules cérébrales 

lundi 6 novembre 2017, 10:53 pour lutter contre l'Alzheimer
Il est aujourd'hui possible pour les scientifiques de créer des cellules cérébrales. Pour ce faire, ils font recours aux cellules souches pluripotentes induites (CSPi). Il s'agit notamment de cellules sanguines qui ont subi une reprogrammation génétique. Ces cellules deviennent ainsi pluripotentes. En d'autres termes, elles ont la capacité de devenir n'importe autre type de cellules de l'organisme.
Des scientifiques ont alors recouru à cette technique afin de produire des cellules identiques aux cellules microgriales humaines. Il s'agit d'un acide aminé présent dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Elles préservent la fonction des réseaux neuronaux et déclenchent la réponse de l'organisme aux maladies ou aux lésions.
Traitement Alzheimer
Les résultats de cette étude sont disponibles dans la revue Neuron. Ils ont été publiés le 19 avril 2017.
De nouveaux traitements
Matthew Blurton-Jones est professeur adjoint à l'Université de la Californie, à Irvine. Il est également l'auteur en chef de l'étude. « Les cellules microgliales jouent un rôle important dans la maladie d'Alzheimer et d'autres maladies du système nerveux. » a-t-il affirmé.
Il a ajouté que « Des études récentes ont révélé que des gènes découverts récemment et liés à un risque accru de maladie d'Alzheimer influent sur le comportement de la microglie. À l'aide des cellules microgliales issues de CSPi, nous pouvons comprendre les caractéristiques biologiques de ces gènes et mettre à l'essai de nouveaux traitements. »
La maladie de Parkinson et la chorée de Huntington
Luke Healy est boursier postdoctoral à l'Institut et hôpital neurologique de Montréal, et coauteur de l'étude. Il a expliqué que l'inflammation chronique jouait un rôle important dans l'apparition des maladies dégénératives comme la maladie de Parkinson ou encore la maladie d'Alzheimer et la chorée de Huntington.
Il a ajouté que les cellules microgliales jouaient un rôle dans la pathogénie de maladie d'origine immunitaire comme la sclérose en plaques.
Dans ce contexte, la possibilité de générer des cellules de ce type propres à chaque maladie devrait nous aider à comprendre les mécanismes biologiques et le rôle de ces cellules dans tous ces processus pathologiques. Ce qui pourrait à terme déboucher sur la production de médicaments fonctionnant par ciblage, des médicaments susceptibles d'améliorer le quotidien des patients touchés par ces maladies.

Etude de Phase 2b CHANGE-MS

lundi 30 octobre 2017, 08:06
GeNeuro: et Servier présentent des analyses post hoc prometteuses des données à six mois de l'étude de Phase 2b CHANGE-MS lors du congrès MSParis2017
Communiqué de presse
GeNeuro et Servier présentent des analyses post hoc prometteuses des données à six mois de l'étude de Phase 2b CHANGE-MS lors du congrès MSParis2017 
Effet anti-inflammatoire observé à 24 semaines dans l'analyse post hoc de la population active à la dose la plus élevée
Effet sur la remyélinisation observé à partir de 24 semaines à la dose la plus élevée
Analyse des données complètes à 12 mois attendue au 1er trimestre 2018
Genève, Suisse, et Paris, France, le 28 octobre 2017
GNRO et Servier présentent aujourd'hui les analyses post hoc des données à 6 mois de l'étude de Phase 2b CHANGE-MS avec GNbAC1 dans le traitement de patients souffrant de sclérose en plaques récurrente-rémittente (SEP-RR). Celles-ci mettent en évidence un effet anti- inflammatoire chez les patients actifs à 24 semaines à la dose la plus élevée des trois doses testées (18 mg/kg). De plus, à la même dose, un effet prometteur a été observé à 24 semaines sur le processus de remyélinisation. 
GNbAC1 est un anticorps monoclonal qui neutralise une protéine d'enveloppe rétrovirale pathogène (pHERV-W Env), codée par un rétrovirus endogène humain de la famille HERV-W. Les résultats de l'étude CHANGE-MS à 6 mois évaluant le GNbAC1 ont été présentés aujourd'hui par le Professeur Hans-Peter Hartung, Chef du Service de Neurologie de l'Hôpital Universitaire de Düsseldorf (Allemagne), et investigateur principal de l'étude CHANGE-MS, lors du congrès MSParis2017 (7ème congrès conjoint ECTRIMS-ACTRIMS). Les diapositives présentées par le Professeur Hartung sont disponibles sur le site web de GeNeuro.
L'analyse des patients actifs a porté sur les 121 patients (45% des patients inclus) qui présentaient au moins une lésion en T1 après injection de gadolinium (Gd+) sur l'IRM cérébrale à l'inclusion. Une diminution significative des lésions T1 Gd+ a été mise en évidence à 24 semaines à la dose la plus élevée (18 mg/kg) de GNbAC1 (p=0,008). Des effets similaires ont été observés sur d'autres mesures par IRM de la neuro-inflammation, telles que le nombre de lésions T2 nouvelles et/ou élargies, et les lésions actives uniques combinées ("Combined Unique Active Lesions"). La dose de 18 mg/kg semble être systématiquement plus efficace que les doses plus faibles et le placebo sur tous les critères d'évaluation mis en évidence par IRM. Ces résultats confortent l'hypothèse d'un effet tardif de GNbAC1 visible à partir de 6 mois, possiblement lié à son mode d'action qui neutralise une protéine pathogène (pHERV-W Env) sans modifier ou inhiber directement le système immunitaire des patients, et également au temps nécessaire pour que l'anticorps atteigne une concentration thérapeutique dans le cerveau.
La remyélinisation observée après le traitement par GNbAC1 a été mesurée par RTA (Ratio de Transfert d'Aimantation (ou MTR " Magnetic Transfer Ratio ") en IRM au niveau de la substance blanche d'aspect normal (ou NAWM " Normal Appearing White Matter ") et du cortex cérébral des patients. Des études récentes utilisant l'imagerie par RTA ont mis en évidence une perte de signal dans la NAWM et dans le cortex cérébral des patients souffrant de SEP comparés aux témoins, avec un gradient pathologique de perte de signal RTA.
1) Malgré la variabilité inhérente à la participation de 50 centres différents à cette analyse RTA, les données à l'inclusion ont corroboré les gradients pathologiques observés dans des études précédentes. À la dose la plus élevée (18 mg/kg), le signal était augmenté dans toute la NAWM et tout le cortex cérébral, entre l'inclusion et la 24ème semaine, avec des tendances statistiques en faveur du GNbAC1 à 18 mg/kg comparé au placebo (p=0,06), dans chacune des bandes de NAWM et de cortex cérébral. Sur la période allant jusqu'à la 24e semaine, la dose de 18 mg/kg a été associée à une augmentation d'environ 2 unités % RTA comparée au placebo dans chacune des bandes de NAWM et de cortex cérébral, tandis que le placebo n'était associé qu'à des réductions légères ou à une absence de modification (en fonction de la bande spécifique observée).
"Les effets de GNbAC1 sur l'inflammation ainsi que sur la remyélinisation  à la dose la plus élevée à 24 semaines, sont très encourageants. Nous sommes en présence d'un nouveau mécanisme d'action visant à bloquer une cause potentielle de la maladie. Ces analyses nous aident à comprendre comment GNbAC1 agit ainsi que les bénéfices potentiels qu'il peut apporter aux patients. Nous attendons avec impatience la confirmation de ces résultats après l'analyse des données à 48 semaines", indique le Professeur Hans-Peter Hartung.
"Ces résultats positifs confirment notre détermination à poursuivre le développement de cette nouvelle approche en collaboration étroite avec GeNeuro pour les patients souffrant de sclérose en plaques. Nous sommes très enthousiastes à l'idée d'apporter un potentiel traitement de rupture à ces patients", souligne Christian de Bodinat, Directeur du Pôle d'Innovation thérapeutique Neuro-psychiatrie de Servier.
"GeNeuro s'est engagé à développer une nouvelle option thérapeutique pour la sclérose en plaques, en parallèle des approches actuelles basées sur l'immunomodulation/immunosuppression, et visant à apporter de nouveaux effets bénéfiques aux patients", ajoute Jesús Martin-Garcia, Président Directeur Général de GeNeuro. "Les analyses effectuées sont prometteuses, particulièrement en ce qui concerne le besoin médical clé non satisfait pour des traitements favorisant la remyélinisation. Nous attendons avec impatience de pouvoir confirmer ces bénéfices potentiels après l'analyse des résultats complets de cette étude à 12 mois, attendus au premier trimestre 2018".
L'étude de Phase 2b CHANGE-MS est une étude randomisée, en double aveugle, contre placebo réalisée chez 270 patients souffrant de SEP-RR inclus dans 50 centres cliniques situés dans 12 pays européens. Le critère d'évaluation principal est l'efficacité de GNbAC1 basée sur le nombre de lésions inflammatoires mises en évidence par IRM cérébrale. Les critères d'évaluation secondaires à 12 mois seront les mesures par IRM de l'inflammation et de la neuro-dégénérescence, des paramètres cliniques, et des marqueurs biologiques, dont la protéine pHERV-W Env. Cette dernière pourrait être un facteur causal de la sclérose en plaques et pourrait jouer un rôle particulier sur l'inflammation et l'inhibition de la remyélinisation. Comme annoncé en août 2017, les données initiales à 6 mois concernant le critère d'évaluation principal de l'étude CHANGE-MS n'ont pas atteint un seuil significatif pour la période de la 12ème à la 24ème semaine. L'analyse des données complètes à 12 mois de l'étude de Phase 2b est attendue pour le premier trimestre 2018.
GNbAC1 est un anticorps monoclonal visant à neutraliser une protéine d'enveloppe rétrovirale pathogène (pHERV-W Env), codée par un rétrovirus endogène humain de la famille HERV-W. Les HERV (Human Endogenous Retroviruses) proviennent d'insertions ancestrales d'ADN rétroviral, pouvant représenter jusqu'à 8 % du génome humain. La protéine pHERV-W Env pourrait être un facteur causal dans le développement de la sclérose en plaques et du diabète de type 1. GeNeuro conduit également actuellement une étude de Phase 2a dans le diabète de type 1, avec des résultats attendus au troisième trimestre 2018.
Conférence téléphonique
Jesús Martin-Garcia, Directeur Général de GeNeuro et la direction de la société tiendront une conférence téléphonique en anglais, le lundi 30 octobre 2017 à 14h00 (HEC), suivie d'une session de questions/réponses. Les détails seront fournis lundi matin.
À propos du ratio de transfert d'aimantation (RTA)
Le RTA mesure la quantité d'énergie d'aimantation transférée des protons liés aux macromolécules présentes dans les tissus aux protons voisins " libres " dans les molécules d'eau, après administration d'une impulsion en dehors du pic de résonance par le scanner IRM. Cette quantité de signal transféré peut être mesurée dans chaque voxel de l'IRM. Dans la substance blanche du cerveau, une corrélation directe a été mise en évidence entre le signal RTA et la quantité de myéline structurelle contenue dans le voxel.

Des études récentes ont montré que chez les patients souffrant de SEP, le signal RTA est réduit à la fois dans la NAWM et le cortex cérébral comparé aux témoins. Ces études ont montré que la perte de myéline (mesurée par la réduction du signal RTA) dans la substance blanche d'aspect normal et dans le cortex cérébral des patients souffrant de SEP est plus importante chez les personnes atteintes de la forme progressive secondaire de SEP (SEP-PS) que chez les personnes atteintes de la forme récurrente-rémittente (SEP-RR). Cette perte de signal RTA n'est pas uniforme et se manifeste par un
"gradient pathologique" depuis la surface des ventricules vers l'extérieur (dans la substance blanche) et depuis la surface du cerveau vers l'intérieur (dans le cortex cérébral). L'ensemble de ces données, associé aux études neuropathologiques mettant en évidence des lésions structurelles dans le cortex cérébral de patients souffrant de SEP (avec un gradient pathologique similaire), suggèrent que ces lésions pourraient être dues à la présence d'un facteur pathologique diffusible dans le liquide céphalo-rachidien de ces patients.
À propos de CHANGE-MS
(Clinical trial assessing the HERV-W Env Antagonist GNbAC1 for Efficacy in Multiple Sclerosis)
Étude clinique randomisée en double aveugle contre placebo à laquelle participent 270 patients souffrant de SEP-RR inclus dans 50 centres cliniques situés dans 12 pays d'Europe
Étude de 12 mois, avec critère principal à 6 mois, prolongée jusqu'à un an pour les paramètres d'évaluation secondaires
Critère d'évaluation principal à 6 mois: à la fin de la période contrôlée par placebo, mesure de l'efficacité sur la base du nombre de lésions inflammatoires mises en évidence par IRM cérébrale,
Paramètres d'évaluation secondaires: mesures par IRM de l'inflammation et de la neuro-dégénérescence et du processus de remyélinisation, des paramètres cliniques à 6 et 12 mois et des marqueurs biologiques, incluant la protéine pHERV-W Env
Comme annoncé en août 2017, les données initiales à 6 mois concernant le critère d'évaluation principal de l'étude CHANGE-MS n'avaient pas atteint un seuil significatif pour la période de la Semaine 12 à la Semaine 24. GNbAC1 a montré un excellent profil d'efficacité et de sécurité lors des six premiers mois. L'analyse des données complètes à 12 mois de l'étude de Phase 2b est attendue pour le premier trimestre 2018.
CHANGE-MS est entièrement financée par un partenariat avec Servier signé en 2014. Servier intervient dans le développement et la commercialisation potentielle de GNbAC1 dans la sclérose en plaques sur l'ensemble des marchés, à l'exception des États-Unis et du Japon. En vertu de cet accord et en fonction de la réussite des étapes de développement, GeNeuro pourrait recevoir jusqu'à €362.5 millions, hors royalties.
À propos de la sclérose en plaques (SEP)
La SEP est une maladie du système nerveux central (cerveau, nerfs optiques et moelle épinière) qui touche plus de 2 millions de personnes dans le monde, et se déclare généralement entre l'âge de 20 et 40 ans. La SEP est la conséquence de processus inflammatoires dirigés contre la gaine de myéline, un manchon protecteur qui entoure les neurones, entravant ainsi leur fonctionnement et causant leur dégénérescence. Ces lésions provoquant un ralentissement ou un blocage de l'influx nerveux entre le cerveau et le reste du corps sont à l'origine des symptômes de cette maladie. La sclérose en plaques récurrente-rémittente (RRMS) est caractérisée par de rares exacerbations aigües avec récupération totale ou partielle entre chaque attaque. Elle constitue la forme clinique la plus commune de la sclérose en plaques et représente environ 85% de tous les nouveaux cas de sclérose en plaques.
À propos du GNbAC1 
Le développement du GNbAC1 est le résultat de 25 années de recherches sur les rétrovirus endogènes humains (HERV), dont 15 années au sein de l'Institut Mérieux et de l'INSERM, avant la création de GeNeuro en 2006. Présent dans le génome humain, certains HERV ont été associés à diverses maladies auto-immunes. Les chercheurs ont ainsi démontré que la protéine d'enveloppe virale [pHERV-W, précédemment dénommée
"Multiple Sclerosis Retrovirus" (MSRV)] codée par un rétrovirus endogène humain de la famille HERV-W mise en évidence chez les patients atteints de SEP et notamment au niveau de lésions actives, stimulait les processus inflammatoires via une interaction avec le récepteur TLR4 de l'immunité innée et bloquait la remyélinisation des neurones. pHERV-W Env a aussi été identifiée dans le pancréas de patients atteints de diabète de type 1. En neutralisant pHERV-W Env, GNbAC1 pourrait tout à la fois s'opposer à ces processus inflammatoires pathologiques et restaurer le processus de remyélinisation chez les patients atteints de sclérose en plaques et maintenir la production d'insuline chez les patients atteints de diabète de type 1. La protéine pHERV-W Env n'ayant aucune fonction physiologique connue, GNbAC1 disposerait d'un bon profil de sécurité, sans effet sur le système immunitaire du patient, comme l'ont montré toutes les études cliniques effectuées à ce jour.
À propos de GeNeuro
La mission de GeNeuro est de développer des traitements à la fois sûrs et efficaces contre les troubles neurologiques et les maladies auto-immunes, comme la sclérose en plaques ou le diabète de type 1, en neutralisant des facteurs causals induits par les rétrovirus endogènes humains (HERV), qui représentent 8% du génome humain.
Basée à Genève en Suisse, et disposant d'un centre de R&D à Lyon, GeNeuro compte 30 collaborateurs. Elle détient les droits sur 16 familles de brevets qui protègent sa technologie.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur: www.geneuro.com
À propos de Servier
Servier est un laboratoire pharmaceutique international gouverné par une Fondation, et son siège se trouve en France à Suresnes. S'appuyant sur une solide implantation internationale dans 148 pays et sur un chiffre d'affaires de 4 milliards d'euros en 2016, Servier emploie 21 000 personnes dans le monde. Totalement indépendant, le Groupe réinvestit 25 % de son chiffre d'affaires (hors activité génériques) en Recherche et Développement et utilise tous ses bénéfices au profit de son développement. La croissance du groupe repose sur la recherche constante d'innovation dans cinq domaines d'excellence: les maladies cardiovasculaires, immuno-inflammatoires et neuropsychiatriques, l'oncologie et le diabète, ainsi que sur une activité dans les médicaments génériques de qualité.
Très engagé en neuropsychiatrie, Servier propose des thérapies innovantes aux patients souffrant de troubles neurologiques. Ses équipes de recherche travaillent sur de nouvelles approches pour traiter les maladies d'Alzheimer et de Parkinson, ainsi qu'un large éventail de désordres neurodégénératifs, en ciblant les protéines toxiques responsables de la dégénérescence neuronale. La priorité est mise sur la lutte contre les causes des maladies plutôt que sur leurs symptômes. Aujourd'hui, 5 projets sont à différents stades de recherche et développement dans ce domaine prometteur. Les équipes Servier ont également une forte expertise dans le développement clinique international et dans la formation des investigateurs en neurologie et en psychiatrie. Les essais de phase II/III en cours portent sur l'autisme, les épisodes dépressifs majeurs, la récupération vasculaire après accident cérébral et la sclérose en plaques. Ce portefeuille de traitements innovants est développé avec des partenaires académiques et industriels dans le monde entier.
Plus d'informations: www.servier.fr
La Sté GeNeuro SA a publié ce contenu, le 28 octobre 2017, et est seule responsable des informations qui y sont renfermées.
Les contenus ont été diffusés par Public non remaniés et non révisés, le28 octobre 2017 09:01:04 UTC.
Document originalhttp://www.geneuro.ch/data/news/GeNeuro-CHANGE-MS-6m-Data-Presentation-MSParis2017-FR.pdf
Public permalinkhttp://www.publicnow.com/view/B196AA7C383E8F3F58FF77D9415F514C7AA38AD3

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Un antihistaminique contre la sep!

jeudi 19 octobre 2017, 08:06
Des lésions cérébrales caractéristiques de la sclérose en plaques ont pu être traitées pour la première fois grâce à un anti-allergène utilisé depuis 40 ans.
National Institute of Health   
La myéline est une substance qui protège et isole les fibres nerveuses du cerveau. C'est elle qui permet la bonne transmission des signaux électriques entre neurones. La sclérose en plaques se caractérise par la destruction progressive de cette membrane. Ainsi, plus la maladie progresse, plus les signaux ont des difficultés à circuler, et plus les symptômes de la maladie deviennent handicapants. Ce processus de démyélinisation peut être ralenti, mais on le pensait jusqu'à présent irréversible. Pour la première fois, des chercheurs rapportent être parvenus à réparer des lésions de la myéline chez des patients lors d'un essai clinique de phase 2 publié le 10 octobre 2017 dans la prestigieuse revue médicale The Lancet. Pour ce faire, l'équipe du Dr Ari Green, du Centre de la sclérose en plaques de l'université de Californie à San Francisco (États-Unis), a utilisé un anti-histaminique prescrit depuis 1977 dans le traitement des allergies (rhume des foins, rhinites allergiques, urticaire...): le fumarate de clémastine. 
Un premier pas vers le rétablissement des fonctions cérébrales
"Pour autant qu'on sache, c'est la première fois qu'une thérapie permet d'inverser les lésions causées par la sclérose en plaques, explique le Dr Ari Green. Ce n'est pas un remède, mais c'est un premier pas vers un rétablissement des fonctions cérébrales chez les millions de personnes atteintes de cette maladie chronique débilitante."  50 patients d'une moyenne d'âge de 40 ans ont été inclus dans cet essai conduit en double aveugle randomisé avec placebo ; soit des conditions méthodologiques très fortes. Tous étaient atteints d'une névrite optique : des lésions de la myéline autour du nerf optique qui induit des troubles de la vision. La sévérité de cette atteinte a été mesurée avant et après l'essai qui a duré cinq mois. L'étude rapporte ainsi une amélioration du délai de transmission des signaux neuronaux, un marqueur de la réparation de la myéline.
Plus encourageant encore, les patients inclus dans l'essai étaient tous atteints de sclérose en plaques depuis plusieurs années. "Les gens nous pensaient complètement fous de lancer un tel essai, car ils croyaient qu'un médicament comme celui-ci ne pouvait éventuellement être efficace que chez des patients récemment diagnostiqués, se souvient Jonah R. Chan, autre investigateur de l'étude. Intuitivement, si la démyélinisation est récente, les chances de réparation sont plus importantes. Pourtant, chez les patients choisis pour l'essai, la maladie progressait depuis plusieurs années, et nous avons obtenu des preuves solides de cette réparation“.

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