ARCHIVE 7


L'immunomodulateur ocrelizumab 

lundi 20 mars 2017, 09:28 et ne semble pas majorer les infections sévères**
Orlando, Etats-Unis—L'immunomodulateur anti-CD20 ocrélizumab (Ocrevus, Roche), actuellement en cours d'évaluation comme traitement de la sclérose en plaques (SEP), ne serait pas associé à un risque accru d'infections sévères, selon de nouvelles analyses des trois essais de phase 3 OPERA 1, OPERA 2 et ORATORIO financés par le fabricant [1]. C'est une nouvelle importante car la piste des anticorps monoclonaux dans la SEP se heurte aux effets indésirables infectieux, secondaires à l'immunosuppression qu'ils engendrent. Ainsi des cas d'infections opportunistes et de leuco-encéphalopathie multifocale progressive (LEMP) sont survenus avec d'autres types d'anticorps, ce qui a fait restreindre leur utilisation aux cas de SEP les plus sévères.
Ces dernières données sur l'ocrélizumab ont été présentées dans deux posters lors de l'Americas Committee for Treatment and Research in Multiple Sclerosis (ACTRIMS 2017) [1].
L'ocrelizumab (Roche) est un anticorps monoclonal qui cible les lymphocytes CD20. Ces derniers seraient impliqués dans la destruction de la myéline et des axones observés dans la sclérose en plaques.
L'étude présentée dans le premier poster a inclus les patients atteints de sclérose en plaques récurrente rémittente (SEP-RR) des essais OPERA 1 et 2 et les patients atteints de sclérose en plaques primaire progressive (SEP-PP) de l'essai ONTARIO. Il en ressort que les patients atteints de SEP-RR qui recevaient l'ocrélizumab avaient plus de rhinopharyngites et d'infections des voies supérieures que ceux qui recevaient des interférons β-1a. En revanche, ils avaient moins d'infections sévères.
De façon similaire, ceux qui étaient atteints de SEP-PP et qui recevaient de l'ocrélizumab avaient plus d'infections mais des taux d'infections sévères comparables à ceux qui recevaient un placebo.
Dans l'étude présentée dans le second poster, les chercheurs ont montré que les patients atteints de SEP-PP qui recevaient de l'ocrélizumab avaient un meilleur moral et moins de fatigue que ceux qui recevaient le placebo.
Rappel des protocoles des essais OPERA et ORATORIO
Les essais OPERA 1 et OPERA 2 ont inclus approximativement 800 patients atteints de SEP-RR qui ont reçu soit 600 mg d'ocrélizumab en intraveineuse tous les 6 mois pour deux ans ou 44 µg d'interféron β-1a (Rebif, EMD Serono) trois fois par semaine.
L'essai ORATORIO a inclus 732 patients atteints de SEP-PP qui ont reçu soit 600 mg d'ocrélizumab en intraveineuse tous les 6 mois pendant au moins deux ans et demi soit un placebo.
NDLR : l'essai contre placebo est possible en l'absence de traitement approuvé dans cette forme de la maladie qui affecte 10 à 15 % des sujets.
La population de patients de l'essai ORATORIO était plus âgée que celle des essais OPERA (âge moyen 44,5 ans vs 37,2 ans, respectivement) et avait des scores de handicap (EDSS) plus élevés (4,7 versus 2,8).
Moins d'infections sévères
Globalement, les analyses des risques infectieux dans les essais OPPERA 1 et 2 montrent que par rapport à l'interféron β-1a, l'ocrélizumab est associé à des taux plus élevés de l'ensemble des infections mais à deux fois moins d'infections sévères.
Incidence des infections dans les essais OPERA combinés

Infections                Ocrélizumab                INFβ-1a
Toutes infections                58,4                52,4
Infections sévères                1,3                2,9
Sorties d'études associées à des infections non sévères                2*                0
Infections totales pour 100 patients-années                84,5                67 ,8
Infections sévères pour 100 patients années                0,8                1,8
*cellulite et infection urinaire                               

Les symptômes infectieux les plus fréquemment observés avec l'ocrélizumab vs l'interféron β-1a étaient les infections respiratoires hautes (15,2% vs 10,5%) et les rhinopharyngites (14,8% vs 10,2 %). Toutefois, la plupart des cas "étaient légers à modérés et la plupart des patients se sont rétablis tout en continuant à recevoir le traitement", ont indiqué les investigateurs.
Des infections herpétiques ont également été rapportées dans respectivement 5,9 et 3,4 % des cas. L'ensemble de ces cas, excepté un, se sont avérés peu sévères. Le patient en question participait à l'étude OPERA 1 et recevait l'ocrélizumab. Il a développé une infection herpétique génitale sévère qui a mené à son hospitalisation mais qui a disparu avec un traitement antiviral.

Incidence des infections dans l'essai ORATORIO
Infections                Ocrélizumab                Placebo
Toutes infections                69,8                67,8
Infections sévères                6,2                5,9
Sorties d'études associées à des infections non sévères                0,8                1,3
Infections totales pour 100 patients-années                71,7                73,8
Infections sévères pour 100 patients années                3                2,9

Dans l'étude ORATORIO, les patients qui recevaient l'ocrélizumab ont eu plus de grippes et plus d'infections des voies respiratoires hautes que les autres, respectivement 11,5% vs 8 ,8% et 10,9% vs 5,9%.
En revanche, les taux de rhinopharyngites et  d'infections urinaires étaient plus bas : 22,6 % vs 27,2% et 19,8% vs 22,6%, respectivement.
L'incidence des herpès labiaux était plus importante dans le groupe traité (2,3% vs 0,4%). En revanche, aucune différence significative n'a été rapportée concernant les autres types d'herpès.
Aucune infection opportuniste n'a été observée dans les trois essais et aucune infection mortelle n'a été rapportée dans les essais OPERA.
En revanche, deux patients inclus dans l'essai ORATORIO et recevant de l'ocrélizumab sont décédés : l'un d'une pneumonie  et l'autre d'une pneumopathie d'inhalation.
A noter : si les investigateurs de l'étude n'ont pas trouvé d'association entre le traitement et les décès, un comité indépendant a, lui, conclu à l'existence d'un lien.
Nous ne pensons pas que les infections soient un problème majeur. Tout du moins à partir de ce que nous avons observé dans ces essais Dr Kottil Rammohan
Interrogé sur ce point, le Dr Michel Dib (neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, Paris) a indiqué qu'il était encore difficile de se prononcer sur l'existence ou non d'un lien de causalité entre ces décès et le traitement. "L'avenir nous dira s'il y a un lien lorsqu'un nombre plus important de patients seront traités par le produit. En attendant, en pratique,  il  faut être prudent et vérifier que les patients n'ont pas de pneumonie", a-t-il expliqué à Medscape édition française.
En conclusion de sa présentation, le Dr Kottil Rammohan, professeur de neurologie à l'université de Miami a indiqué: "Nous ne pensons pas que les infections soient un problème majeur. Tout du moins à partir de ce que nous avons observé dans ces essais, à la fois dans la SEP rémittente-récurrente et la SEP progressive primaire".Lire la suite
Une meilleure qualité de vie
D'après l'analyse de la qualité de vie et de la fatigue réalisé dans l'essai ORATORIO à un an et à la 120ème semaine (échelles SF-36 et MFIS), les résultats n'ont pas montré de différence significative concernant le déclin des capacités physiques entre le placebo et l'ocrélizumab. En revanche, à 120 semaines, l'état psychologique des patients était amélioré lorsqu'ils recevaient le traitement actif (p=0,0006).
Par rapport au placebo, les patients recevant l'ocrélizumab ont également rapporté moins de fatigue globale sur l'échelle MFIS (p=0,0009) et moins de fatigue associée à l'activité physique (p=0,01) et aux activités psychosociales (p=0,04).
Bien que les deux groupes aient rapporté une augmentation de la fatigue intellectuelle (cognitive), elle semblait moindre dans le groupe traité par l'ocrélizumab (p<0,04).
"Je pense que cela montre que les patients expérimentent vraiment un mieux-être. Il ne s'agit pas uniquement de ce que nous, neurologues, évaluons comme critères classiques dans les études", indique le Dr Wolinsky.
J'ai du mal à croire que la FDA pourrait faire autre chose que d'accorder une AMM suite aux résultats des essais Jerry S. Wolinsky
Pour rappel, les principaux résultats des trois essais de phase 3 ont été publiés récemment dans le New England Journal of Medicine et ont été soumis à la FDA et à l'EMA.
"J'ai du mal à croire que la FDA pourrait faire autre chose que d'accorder une AMM suite aux résultats des essais OPERA 1 et 2. S'ils n'approuvent pas le médicament dans la SEP primaire progressive, c'est qu'ils ne comprennent pas comme il est difficile de traiter cette population de patients. Mais, j'espère que le traitement sera autorisé à la fois dans la SEP-RR et la SEP-PP ", a commenté le Dr Jerry S. Wolinsky (University of Texas Health Science Cenbter, Houston, Etats-Unis) co-auteur de l'étude présentée dans le second poster.
Les essais ont été financés par les laboratoires Roche. Le Dr Rammohan a reçu des honoraires de Biogen, EMD Serono, Genentech/Roche, Genzyme, Teva, Bayer, GeNeuro, Genzyme, Merck Serono, MedImmune, Novartis, Octapharma, Opexa, et Sanofi. Le Dr Wolinsky a reçu des honoraries d'AbbVie, Alkermes, Bayer HealthCare, Clene Nanomedicine, Celgene, Forward Pharma A/S, MedDay, Novartis, Roche/Genentech, Sanofi Genzyme, Takeda, et Teva Pharmaceuticals. Le Dr Cohen, bien qu'impliqué dans de études premarketing sur l'ocrelizumab, n'a pas été impliqué dans les essais OPERA et ORATORIO. Il est impliqué dans des essais concernant

La molécule qui répare... 

samedi 11 mars 2017, 08:11 nos axones
Cette découverte pourrait être la clé d'un nouveau traitement des lésions cérébrales et de la moelle épinière, mais aussi de nombreux autres troubles et maladies qui ont pour facteur des dommages axonaux, comme la sclérose en plaques et les maladies neurodégénératives: une petite molécule, fusicoccine-A, issue de l'observation d'un processus de réparation des plantes, induit la régénération des axones endommagés, à ce stade in vitro.  Des travaux passionnants, présentés dans la revue Neuron, qui illustrent comment la biologie végétale permet de découvrir une molécule naturelle capable de réparer des cellules humaines.
Une découverte précieuse aussi alors que l'atteinte axonale est le principal facteur d'incapacité dans des conditions telles que les lésions de la moelle épinière, les accidents vasculaires cérébraux mais aussi de nombreuses maladies neuronales.
L'équipe de l'Université McGill, une approche pharmacologique de la régénération des axones, s'est concentrée sur une protéine, la "14-3-3" aux fonctions neuro-protectrices. Au cours de la recherche, l'équipe s'est inspirée d'un processus par lequel les plantes répondent à un type spécifique d'infection fongique.
Lorsque les plantes sont exposées à la fusicocine-A, une petite molécule produite par une souche de champignon, les feuilles de la plante se fanent, mais les racines poussent de plus en plus. Les chercheurs ont constaté que la fusicoccine-A affecte l'activité 14-3-3 en stabilisant ses interactions avec d'autres protéines. Or la famille de protéines "14-3-3" est le dénominateur commun dans ce phénomène de repousse, alors que l'identité des autres protéines impliquées et les activités biologiques qui en résultent diffèrent entre les plantes et les animaux. Du coup, les chercheurs ont fait l'hypothèse que la fusicoccine-A pourrait être un moyen efficace d'exploiter 14-3-3 pour réparer les axones.
La fusicocine-A pourrait stimuler la réparation des axones: pour tester cette théorie, les chercheurs ont traité mécaniquement les neurones endommagés en culture avec la molécule et ont observé les résultats. Par observation au microscope, ils constatent, dès le lendemain, que les axones  se développent "comme des mauvaises herbes". Les chercheurs ont donc fait une seconde hypothèse, celle que la fusicocine-A pourrait stimuler la réparation des axones dans un système nerveux blessé.
Une première étape à valider par d'autres tests in vitro et in vivo, mais qui suggère que la fusicocine-A et des molécules similaires pourraient être une base prometteuse de développement de nouveaux traitements des lésions axonales.
De futures recherches sont également prévues pour mieux comprendre comment la fusicoccine-A améliore la réparation axonale. Dans cet esprit, une protéine appelée GCN1 semble prometteuse, car sa liaison physique avec 14-3-3 est un facteur important de la croissance de l'axone induite par la fusicocine-A. Il va donc falloir examiner la fonction de GCN1 dans le système nerveux et tester si la liaison avec 14-3-3 peut être une cible thérapeutique.
C'est donc une toute nouvelle stratégie médicamenteuse qui se dessine pour promouvoir la régénération des axones avec une famille de petites molécules qui pourraient être d'excellents candidats pour le développement futur de médicaments. Une avancée passionnante, concluent les chercheurs, alors que le besoin de nouvelles cibles et de nouveaux médicaments est immense pour stimuler la réparation des axones lésés dans de nombreux troubles.
Source : Neuron 8 March 2017 DOI: 10.1016/j.neuron.2017.02.018 Small-Molecule Stabilization of 14-3-3 Protein-Protein Interactions Stimulates Axon Regeneration (Visuel@The Neuro)
www.santélog.com

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Ocrelizumab

mercredi 8 mars 2017, 15:51
Un premier médicament pour toutes les formes de la sclérose en plaques
En marge de la première présentation du congrès eSPoir tenu par la Société canadienne de la sclérose en plaques BSL cette semaine à Rimouski, son directeur, Geoffrey Molle, s'est réjoui des avancées de la recherche, alors qu'un premier médicament pour toutes les formes de scléroses en plaques est en passe d'être approuvé au Canada et aux États-Unis.
La grande avancée, c'est qu'il existe aujourd'hui un médicament englobant les deux types de sclérose en plaques. "En ce moment, il est en voie d'approbation aux États-Unis et au Canada, en traitement à la RAMQ, et la réponse devrait arriver dans l'année pour qu'il soit distribué, nous l'espérons", précise M. Molle, soulignant que ce nouveau médicament, l'ocrélizumab, permettra de ralentir la maladie.
"Il existe deux formes de sclérose. La forme poussées/rémissions et la forme progressive primaire, plus rare, qui touche environ 10 % des personnes, dont on ne récupère jamais. Pour cette dernière, aucun médicament n'avait été trouvé alors que pour la plus courante, un médicament existe depuis 20 ans et aujourd'hui, il en existe 13 médicaments différents", explique le directeur.
Geoffrey Molle accueille, en parallèle, avec espoir les résultats d'une étude canadienne sur la greffe de moelle osseuse menée sur 13 ans sur 24 cas aigus de sclérose en plaques, financée majoritairement par la Société canadienne de la SP, à laquelle la section du Bas-Saint-Laurent est affiliée: "La Société, au niveau pancanadien, a versé près de 6 M$ pour cela. Sur les 24 participants, la recherche a comptabilisé un décès, pour 23 personnes, on a observé un arrêt de la maladie et 15 ont récupéré des capacités".
Le diagnostic est fait de plus en plus tôt: "Quelqu'un qui reçoit un diagnostic de sclérose en plaques aujourd'hui, cinq ans suivant les premiers symptômes, et qui reçoit un médicament, a moins de chance de finir en fauteuil roulant qu'il y a 20 ou 30 ans, grâce, notamment, à la démocratisation des IRM en 1990. On peut penser que d'ici 2037, le développement de nouveaux médicaments permettra aux personnes atteintes de vivre mieux encore".
Pour Geoffrey Molle, directeur de la Société canadienne de la SP BSL, la première présentation de ce congrès est un franc succès: "Nous avons eu le soutien des compagnies pharmaceutiques Sanofi Genzyme et de Biogen, sans qui nous n'aurions pas pu tenir un tel événement. Notre organisme soutient financièrement la recherche, mais nous donnons aussi des services pour les personnes atteintes et leurs proches".
Il n'en reste pas moins que les effets secondaires ont l'air violents!


Objectif régénération!

vendredi 24 février 2017, 10:43
Pourquoi la sclérose en plaques progresse-t-elle plus rapidement chez certains patients que chez d'autres? Pourquoi certains patients atteints de SEP arrivent à régénérer leur myéline et d'autres non? Des chercheurs de l'Inserm au sein de l'Unité  1127 " Institut du cerveau et de la moelle épinière " (Inserm/CNRS/UPMC) ont mis en évidence le fait que les lymphocytes jouent un rôle majeur dans ce processus de remyélinisation et qu'ils pourraient agir à travers eux pour développer de nouvelles stratégies de régénération de la myéline.
Ce travail est publié dans Brain
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire du système nerveux central entrainant une destruction progressive de la gaine de myéline entourant les axones, indispensable à leur protection et à la transmission de l'influx nerveux. La capacité à réparer la myéline efficacement, est un facteur clef pour contrer la progression de la maladie. Comprendre pourquoi et comment certains patients parviennent à mieux gérer la maladie que d'autres est essentiel.
Dans la sclérose en plaques, les lymphocytes T attaquent la myéline comme s'il s'agissait d'un virus, ce qui est anormal, mais ce sont également eux qui organisent, plus ou moins bien, la réparation de celle-ci. Les lymphocytes activent les macrophages et la microglie, (d'autres cellules du système immunitaire), qui elles-mêmes vont attirer de nouvelles cellules souches sur le site de la lésion afin de réparer la myéline endommagée. Des études antérieures ont montré que chez certains patients, les lésions sont complétement réparées alors que chez d'autres patients, une fois la lésion apparue, elle ne se répare jamais.
Pour mieux comprendre le phénomène, les chercheurs de I'Inserm ont greffé des lymphocytes provenant de donneurs sains ou de patients atteints de sclérose en plaques au niveau de lésions démyélinisées de la moelle épinière de souris.
Grâce à cette technique, les chercheurs ont montré que le problème ne se trouvait pas au niveau de la première phase de recrutement des cellules capables de réparation, mais au niveau de la différenciation de ces cellules pour réparer la myéline.
Dans le cas des patients à forte capacité de remyélinisation, les lymphocytes vont envoyer les signaux appropriés pour activer la microglie, qui passe alors dans un état d'activation et entraine la différenciation des cellules souches et la réparation de la myéline.
Dans le cas de patients à faible capacité de remyélinisation, les lymphocytes T ne permettent pas l'activation de la microglie, affectant l'ensemble de la cascade de réparation.
En comparant les profils de sécrétion des lymphocytes issus de patients à forte ou faible capacité de remyélinisation, les chercheurs ont mis en évidence 3 molécules associées à une bonne remyélinisation et 3 molécules associées à une mauvaise.
Parmi elles se trouve la molécule CCL19, associée à une faible capacité de remyélinisation. Les chercheurs proposent l'hypothèse selon laquelle l'inhibition de cette molécule permettrait aux macrophages d'atteindre un état d'activation et pourrait donc agir sur le profil de remyélinisation des patients.
Les cellules microgliales et les macrophages sont des éléments essentiels dans la coordination de la réparation, ces résultats pourraient également apporter des éléments supplémentaires dans d'autres pathologies comme la sclérose latérale amyotrophique, la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson.
"L'étude des lymphocytes issus de patients présentant de fortes capacités de remyélinisation est une piste prometteuse pour développer de nouvelles stratégies de régénération de la myéline.
De plus, l'étude systématique de leurs lymphocytes permettrait de proposer une aide au diagnostic et au traitement et de développer une médecine de précision adaptée à chaque patient" explique Violetta Zujovic, chercheuse à Inserm et principale auteur de ces travaux.
http://presse.inserm.fr/sclerose-en-plaques-objectif-regeneration/27351

Ce traitement stoppe la maladie 

mercredi 22 février 2017, 09:08 pendant au moins 5 ans
Un nouveau traitement a permis de stopper l'évolution de la maladie pendant 5 ans chez près de la moitié des patients participant à une nouvelle étude publiée dans la revue JAMA Neurology. Très agressif, il ne peut être administré qu'à une catégorie de malades.
Il s'agit de la deuxième étude à révéler les résultats prometteurs de l'immunoablation et greffe autologue de cellules souches hémopoïétiques, dans le traitement de la sclérose en plaques. Cette technique consiste à détruire complètement (à l'aide d'une lourde chimiothérapie) le système immunitaire des patients pour éviter qu'il ne s'attaque aux cellules nerveuses. Ensuite, des cellules  hématopoïétiques autologues leur sont administrées afin de renouveler complètement le système immunitaire.
Une étude menée sur plus de 200 patients
Le traitement a été testé sur 281 patients originaires de 13 pays différents, entre 1995 et 2006. Ces derniers souffraient de formes avancées de sclérose en plaques et les traitements classiques n'avaient pas permis d'améliorer leur état et les lésions de la maladie. Ce nouveau traitement a permis de stopper la maladie chez près de la moitié d'entre eux (46 %), et ce, pendant au moins 5 ans. Les auteurs de l'étude indique que certains patients ont même vu leur état s'améliorer.
Certains n'ont pas survécu au traitement
Mais 8 patients sont décédés dans les 100 jours suivant l'administration du traitement. La lourde chimiothérapie qui permet la destruction complète du système immunitaire n'a pas été supportée par ces malades qui sont morts d'infections. L'étude révèle, en effet, que les personnes les plus âgées et souffrant des formes les plus sévères de la maladie étaient les plus susceptibles de ne pas survivre au traitement. A l'inverse, les patients les plus jeunes et souffrant de formes moins graves de la maladie sont ceux qui ont le mieux réagi au traitement.
Le risque de mort doit être pris en compte
Pour le Pr Paolo Muraro, co-auteur de l'étude, ces travaux sont les premiers à affirmer de façon sûre que ce traitement lourd peut "geler" l'évolution de la maladie pendant au moins 5 ans. L'étude indique également que ce traitement est encore plus efficace chez les malades souffrant d'inflammations au niveau du système nerveux central et de la moelle épinière.
Il précise toutefois que ce traitement très lourd  peut tuer alors qu'il est administré à des patients qui ne sont pas en danger de mort immédiat.
"Ces résultats sont très prometteurs mais des travaux plus approfondis doivent être engagés", insiste le Pr Muraro. Cette nouvelle étude ne comportait pas de groupe ayant reçu un placebo. La comparaison entre des patients traités avec cette nouvelle technique et des patients ayant reçu un traitement classique n'a donc pas pu être faite.


La cladribine en comprimés... 

mardi 14 février 2017, 09:54 ... a réduit de façon significative l'atrophie cérébrale chez les patients atteints de sclérose en plaques
Une analyse post-hoc des données de l'étude de phase III CLARITY, récemment publiée dans le Multiple Sclerosis Journal, a révélé une réduction significative sur le plan statistique de l'atrophie cérébrale chez des patients soumis à des cycles de traitement de courte durée avec de la cladribine en comprimés expérimentale échelonnés sur deux ans, certains patients ayant reçu un placebo.
Ces constatations étaient en corrélation avec les effets du médicament sur la progression clinique mesurée à l'échelle étendue du statut d'invalidité (EDSS), une méthode de quantification de l'invalidité attribuable à la sclérose en plaques.
MISSISSAUGA, ON, le 13 févr. 2017 /CNW/ - Merck KGaA, Darmstadt, Allemagne, une société de sciences et technologie de pointe, utilisant l'appellation commerciale EMD Serono au Canada, a annoncé aujourd'hui la publication des résultats d'une analyse post-hoc de l'étude de phase III CLARITY dans le Multiple Sclerosis Journal. L'analyse post-hoc a révélé que la cladribine en comprimés avait réduit le taux annualisé de perte de volume cérébral - aussi appelée atrophie cérébrale - comparativement à un placebo chez des patients atteints de sclérose en plaques rémittente.
En outre, l'analyse a déterminé que les patients dont le taux d'atrophie cérébrale était moins élevé avaient été davantage susceptibles de ne présenter aucune progression de l'invalidité au suivi de deux ans. Ces résultats viennent appuyer les constatations voulant qu'une perte de volume cérébral accrue dans le temps soit associée à de piètres résultats cliniques, notamment l'augmentation de la progression de l'invalidité et des changements cognitifs, chez les patients atteints de sclérose en plaques.
"Des éléments probants confirment que l'atrophie cérébrale en général s'accumule avec le temps en présence de sclérose en plaques et est associée à la progression de l'invalidité. Cette analyse est importante puisqu'elle confirme le lien entre la réduction de l'atrophie cérébrale et le ralentissement de la progression de l'invalidité constatés dans le cadre de l'étude CLARITY", souligne Nicola De Stefano, auteur principal de la publication et professeur agrégé de neurologie, Département de médecine, chirurgie et neuroscience, à l'Université de Sienne.
L'étude CLARITY était une étude de phase III échelonnée sur 2 ans (96 semaines), aléatoire, à double insu, avec placebo, portant sur l'utilisation de cladribine en comprimés chez 1 326 personnes atteintes de sclérose en plaques rémittente. Le critère principal (taux de poussées à 96 semaines) et les critères secondaires (proportion de patients n'ayant connu aucune poussée et durée de l'arrêt de progression de l'invalidité) de l'étude CLARITY ont été atteints. Ces résultats et les données sur l'innocuité ont été publiés dans The New England Journal of Medicine.
L'analyse de l'atrophie cérébrale a déterminé l'incidence de la cladribine en comprimés sur la perte de volume cérébral sur une période de 2 ans en présence de sclérose en plaques rémittente et l'association entre la perte de volume cérébral et la progression confirmée de l'invalidité chez 1 025 (77,3 %) des patients inscrits à l'étude CLARITY. Le pourcentage moyen de perte de volume cérébral par année a été réduit de façon significative chez les patients traités avec de la cladribine en comprimés de 3,5 mg/kg (-0,56 %±0,68, p=0,010, n=336) et de 5,25 mg/kg (-0,57 %±0,72, p=0,019, n=351) comparativement à des patients ayant reçu un placebo (-0,70 %±0,79, n=338). Le risque de progression de l'invalidité a aussi été considérablement inférieur chez les patients traités avec de la cladribine en comprimés de 3,5 mg/kg (RR 0,63, IC à 95 % 0,438, 0,894; p=0,010) et de 5,25 mg/kg (RR 0,58, IC à 95 % 0,406, 0,833; p=0,003) comparativement aux patients ayant reçu le placebo. Après un ajustement en fonction du groupe de traitement, le pourcentage de perte de volume cérébral par année a démontré une corrélation significative avec la probabilité cumulative de progression de l'invalidité chez l'ensemble de la population de l'étude (RR 0,67, IC à 95 % 0,571, 0,787; p<0,0001).

"Ces constatations confirment et renforcent l'incidence constante et positive de la cladribine en comprimés sur l'amélioration des résultats thérapeutiques pertinents sur le plan clinique, notamment la réduction du taux de poussées et de l'invalidité, et ajoutent à notre volonté de rendre ce traitement expérimental accessible aux patients atteints de SEP rémittente", souligne Steven Hildemann, MD, Ph. D., directeur médical mondial et chef du secteur médical et de la sécurité mondiale, Merck KGaA, Darmstadt, Allemagne.
"Le mécanisme neurodégénératif associé à l'atrophie cérébrale crée des dommages que certaines évidences corrèlent maintenant avec l'accumulation d'invalidité physique et certains changements cognitifs. Par conséquent, il est nécessaire d'identifier des traitements non seulement pour le processus inflammatoire, mais aussi pour diminuer la progression de l'atrophie cérébrale chez les patients atteints de sclérose en plaques", souligne le Dr François Jacques, neurologue et directeur, Clinique Neuro-Outaouais, et chercheur de l'étude CLARITY.
Méthodologie de l'étude CLARITY
L'étude CLARITY était une étude internationale, aléatoire, réalisée à double insu contre placebo, d'une durée de 2 ans (96 semaines). Dans le cadre de l'étude, 1 326 patients atteints de sclérose en plaques rémittente ont été répartis de façon aléatoire d'après les critères révisés de McDonald. Les patients ont été répartis aléatoirement dans l'un des trois groupes de traitement, soit deux posologies de cladribine en comprimés et un placebo d'apparence identique (ratio 1:1:1).
Le critère principal de l'étude CLARITY était le taux de poussées sur une période de 96 semaines. Les critères secondaires incluaient les paramètres IRM, la proportion de sujets qui n'avaient eu aucune poussée et la progression de l'invalidité à 96 semaines.
La lymphopénie a été l'effet indésirable le plus souvent signalé chez les patients traités avec la cladribine en comprimés. L'incidence des infections a été de 48,3 % avec la cladribine en comprimés et de 42,5 % avec le placebo, 99,1 % et 99,0 % respectivement de ces effets secondaires ayant été répertoriés comme étant légers à modérés par les investigateurs.
À propos de la cladribine en comprimés
La cladribine en comprimés sert au traitement expérimental de courte durée qui cible de façon sélective et périodique les lymphocytes qui participeraient au processus pathologique de la sclérose en plaques. La cladribine en comprimés est actuellement au stade d'évaluation clinique, et son emploi n'est pas approuvé aux États-Unis, au Canada ni en Europe. En juillet 2016, l'Agence européenne des médicaments (AEM) a accepté d'examiner la demande d'autorisation de commercialisation (DAC) de la cladribine en comprimés pour le traitement de la sclérose en plaques (SEP) rémittente.
Le programme de développement clinique de la cladribine en comprimés inclut ce qui suit
L'étude CLARITY (cladribine en comprimés pour le traitement de la SEP par voie orale) et sa phase d'extension - une étude de phase III de 2 ans contre placebo conçue pour évaluer l'efficacité et l'innocuité de la cladribine en comprimés en monothérapie chez des patients atteints de sclérose en plaques rémittente et une extension d'une durée de 2 ans permettant d'obtenir des données d'efficacité et d'innocuité à long terme avec la cladribine en comprimés en administration prolongée, pendant jusqu'à 4 ans.
•L'étude ORACLE MS (cladribine orale pour la SEP précoce) - un essai de phase III contre placebo d'une durée de 2 ans conçu pour évaluer l'efficacité et l'innocuité de la cladribine en comprimés en monothérapie chez des patients à risque d'être atteints de la sclérose en plaques (patients ayant présenté un premier événement clinique évoquant la sclérose en plaques).
L'étude ONWARD (cladribine par voie orale ajoutée à l'interféron bêta-1a chez des patients atteints d'une forme récidivante active de la SEP) - un essai de phase II contre placebo conçu principalement pour évaluer le profil de tolérance et d'innocuité de l'ajout de cladribine en comprimés au traitement de patients atteints d'une forme récidivante de sclérose en plaques et ayant présenté des signes de rechute avec le traitement par interféron bêta.
L'étude PREMIERE (registre prospectif observationnel à long terme de patients ayant participé aux études cliniques réalisées avec la cladribine en comprimés) - données intérimaires de suivi prolongé tirées du registre prospectif (PREMIERE), évaluant l'innocuité et l'efficacité de la cladribine en comprimés. Les résultats de suivi correspondront à une exposition totale de plus de 10 000 années‑patients, certains patients faisant l'objet d'un suivi de plus de 8 ans.
SOURCE EMD Inc. 

Maladie de Charcot:  

vendredi 3 février 2017, 14:03
une communication avec les malades serait possible
Des chercheurs suisses ont mis en place une méthode pour communiquer avec des malades atteints par le "locked-in-syndrome complet" et qui ne peuvent pas communiquer.
Maladie de Charcot: une communication avec les malades serait possible
Grâce à une interface ordinateur-cerveau, des chercheurs ont réussi à communiquer avec des patients totalement paralysés et incapables de parler, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale PLOS Biology . Une avancée qui aidera à libérer ces malades enfermés dans leur corps.
Les scientifiques du Wyss Center à Genève en Suisse ont mené une expérience de communication avec quatre malades touchés par la maladie de Charcot  ou sclérose latérale amyotrophique, une maladie neurodégénérative qui les empêche de faire le moindre mouvement et qui vivent dans un état nommé "locked-in-syndrome complet".
Pour communiquer avec les malades, les chercheurs ont mis en place une interface cerveau-ordinateur et ont utilisé la spectroscopie proche infrarouge combinée avec l'électroencéphalographie (EEG) pour mesurer l'oxygénation du sang et l'activité électrique dans le cerveau. "La spectroscopie infrarouge proche est, jusqu'à présent, la seule approche réussie pour rétablir la communication avec les patients souffrant de syndrome locked-in-syndrome complet", a déclaré le professeur Birbaumer.
Les patients ont déclaré être heureux
Les chercheurs ont posé des questions personnelles pour lesquelles ils connaissaient les réponses connues et des questions ouvertes, comme "le nom de votre mari est Joachim? Et "Êtes-vous heureux?". Au cours de l'expérience, les quatre sondés ont répondu oui à cette délicate interrogation.
"Ces résultats sont frappants et modifient ma propre théorie selon laquelle les personnes atteintes de ce syndrome ne sont pas capables de communiquer. Nous avons constaté que les quatre patients que nous avons testés pouvaient répondre aux questions personnelles que nous leur avions posées. Si nous pouvions reproduire cette étude chez plus de patients, nous pourrions rétablir une communication utile pour les personnes atteintes de maladies neurodégénératives", a conclut le professeur Birbaumer.

La greffe de cellules souches...  

vendredi 3 février 2017, 08:32
prometteuse de rémission à long terme
Il n'existe actuellement aucun remède définitif contre la sclérose en plaques (SEP), seulement des traitements permettant d'atténuer les symptômes, des symptômes qui peuvent évoluer vers un handicap irréversible… Ce sont donc des résultats pleins d'espoir, qui confirment l'efficacité de la thérapie immunosuppressive à forte dose suivie d'une greffe de cellules souches autologues du patient : ici une rémission prolongée de la sclérose en plaques à forme rémittente est obtenue chez une majorité des patients traités. Des données complètes de l'essai HALT-MS publiées dans la revue Neurology qui, précisément, concluent à l'absence de progression de l'incapacité, de rechute des symptômes de SEP ou de nouvelles lésions cérébrales, chez 69% des participants traités.
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire du corps attaque les cellules du patient. Les cellules T modifiées détruisent la gaine de myéline entourant les cellules nerveuses. La myéline protège les voies nerveuses et est donc essentielle à la capacité des cellules nerveuses à transmettre l'information. La maladie entraîne des troubles musculaires, de l'équilibre et de la vision. 85% des patients sont atteints par la forme rémittente de la maladie, qui se manifeste par poussées, avec l'apparition de troubles moteurs, sensitifs et cognitifs, qui régressent en quelques semaines. La SEP représente aujourd'hui la cause la plus fréquente d'invalidité neurologique chez l'adulte jeune.
L'étude « HALT-MS » a été mené chez 24 patients atteints, âgés de 26 à 54 ans, atteints de la forme récurrente-rémittente et qui, en dépit de médicaments, ont connu une inflammation active, des rechutes sévères fréquentes et des lésions neurologiques étendues. L'analyse montre que 5 ans après avoir reçu le traitement, soit une thérapie immunosuppressive à haute dose suivie d'une greffe de cellules hématopoïétiques autologues, plus de 2 patients sur 3 survivent sans progression des lésions cérébrales et sans aggravation des symptômes. Parmi ces patients qui ont bien répondu, de nombreux patients n'ont pas pris de médicaments contre la SEP après le traitement.
Un traitement ponctuel plus efficace que les médicaments disponibles : Selon les chercheurs, ces résultats suggèrent que ce traitement ponctuel peut être beaucoup plus efficace que le traitement à long terme avec les meilleurs médicaments disponibles pour les personnes atteintes de la forme rémittente de la SEP. Ces résultats encourageants vont motiver la mise en œuvre d'un grand essai randomisé permettant de comparer directement la thérapie à la norme de soin standard.

Quel principe ? Le traitement expérimental a pour but de supprimer la maladie active et de prévenir toute autre incapacité en supprimant les cellules pathogènes et en réinitialisant le système immunitaire. Pendant la procédure, les médecins collectent les cellules souches du sang du patient, qui suit une chimiothérapie à forte dose pour épuiser le système immunitaire, puis les médecins greffent les cellules souches pour reconstruire le système immunitaire. Le traitement comporte certains risques, et de nombreux participants ont connu les effets secondaires sévères, mais « prévus ». De plus si 69% des patients sont restés en rémission, certains ont même présenté des améliorations dont le rétablissement de la mobilité ou d'autres capacités physiques.
Globalement les résultats sont très prometteurs, souligne le Dr Richard Nash, du Colorado Blood Cancer Institute qui a dirigé l'essai HALT-MS. Si ces résultats étaient confirmés par de plus grandes études, la thérapie pourrait devenir une option thérapeutique de première intention pour les patients atteints d'une SEP active en particulier pour ceux qui ne répondent pas aux thérapies existantes.
Source: Neurology Feb, 2017 DOI: 10.1212/WNL.0000000000003660 (2017) High-dose immunosuppressive therapy and autologous HCT for relapsing-remitting MS
https://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/sclerose-en-plaques-la-greffe-de-cellules-souches-prometteuse-de-remission-a-long-terme_16856_lirelasuite.htm#lirelasuite

Le syndrome de l'accent étranger

lundi 30 janvier 2017, 08:50
Ce n'est pas paranormal! cependant, lisez plus bas, cela nous concerne.....
Le syndrome de l'accent étrangerest une affection médicale rare. Les personnes atteintes du syndrome de l'accent étranger ont en réalité un trouble du langage, et c'est la personne qui les écoute qui projette un accent sur ces changements d'élocution.
Le syndrome correspond à des dégâts dans certaines parties du cerveau liées au langage, après une attaque cérébrale, par exemple, ou un choc à la tête. Il a été identifié pour la première fois dans les années 1940 et reste très rare.
On a relevé de tels syndromes après des AVCs, des opérations chirurgicales. Le syndrome de l'accent étranger a également été diagnostiqué lors d'affection du système nerveux comme la sclérose en plaques. Voir plus bas.
Les mystères du cerveau désarçonnent encore et toujours les scientifiques. S'endormir Croate et se réveiller Allemande. C'est à peu de choses près ce qui est arrivé à une adolescente de 13 ans, qui s'est réveillée, après un coma de 24 heures, incapable de prononcer un mot dans sa langue maternelle, mais parlant couramment celle de Goethe.
Le changement dans l'élocution peut être permanent ou durer seulement quelques heures. On ne lui connaît pas de traitement.
Un des premiers cas du syndrome de l'accent étranger peut être trouvé dans une étude tchèque de 1919. Le plus connu des cas est celui qui s'est produit en 1941 en Norvège alors qu'une jeune femme, Astrid L., fut blessée par un éclat de shrapnel lors d'un raid aérien. Après avoir été soignée, son accent prononcé était celui d'une allemande ce qui la conduisit à être rejetée par ses compatriotes.
Un autre cas réputé est celui de Judi Roberts, également connue sous le nom de Tiffany Noel, qui fut élevée dans l'Indiana aux États-Unis. En 1999, à l'âge de 57 ans, elle eut un accident vasculaire cérébral. Lors de sa convalescence, elle s'exprimait avec un accent britannique alors qu'elle n'avait jamais été en Angleterre.
Linda Walker, une femme de 60 ans perdit son accent caractéristique de la région de Tynéside dans le nord de l'Angleterre après un accident vasculaire cérébral et son nouvel accent fut alternativement interprété comme étant de Jamaïque, du Québec, d'Italie ou de Slovaquie. Elle fut interviewée par la BBC en juillet 2006 pour raconter son épreuve.
En juillet 2008, des chercheurs de l'université McMaster ont publié une étude dans le Canadian Journal of Neurological Sciences dans laquelle ils rapportent le cas d'une femme de Windsor dans l'Ontario qui, à la suite d'un accident vasculaire cérébral, commença à s'exprimer avec un accent de Terre-Neuve.
En 2008, Cindy Lou Romberg de Port Angeles dans l'État de Washington aux États-Unis, qui avait souffert d'une blessure au cerveau 17 ans plus tôt, développa le syndrome de l'accent étranger à la suite d'un ajustement des cervicales par son chiropracteur. Elle se mit à parler avec un accent russe et sembla même faire les fautes grammaticales d'un russe parlant anglais, comme si l'anglais n'était pas sa langue maternelle. Elle est intervenue sur Discovery Channel le 26 octobre 2008.
Un coiffeur de Birmingham fait figure de miraculé pour avoir survécu à un grave accident de voiture et s'être réveillé de son coma, six jours plus tard, en s'exprimant dans un excellent français, et ce alors qu'il n'avait plus étudié ni parlé la langue de Molière depuis douze ans.
Rory Curtis, 25 ans, a fait le récit de sa convalescence au début du mois dans le journal local, le Sunday Mercury. Ses prouesses sont arrivées aux oreilles de la presse nationale cette semaine, leur donnant un nouvel écho. La vie du jeune homme a basculé il y a deux ans, fin août 2012. Alors qu'il roule sur l'autoroute sous une pluie torrentielle, il heurte un camion puis se fait percuter par six autres véhicules. Les pompiers passent plus de 40 minutes à le désincarcérer de la tôle.
Les médecins constatent que le jeune homme souffre d'une hémorragie cérébrale. Ils décident avec l'accord de ses parents de le soigner avec un traitement expérimental, inspiré des travaux du ministère de la Défense sur les soldats blessés. Rory Curtis est convaincu que c'est ce traitement qui explique sa survie. Il s'est réveillé au bout de six jours de coma, affublé d'étranges dons. Il se met à discuter avec une infirmière en français. Son accent est si irréprochable qu'elle croit que son patient a un parent francophone à la maison! Pourtant Rory Curtis n'avait jamais été capable avec son accident de parler couramment le français. Il avait juste le niveau très moyen d'un collégien.
Il se prend pour une star hollywoodienne: Autre effet secondaire de ce coma, Rory Curtis est un temps persuadé d'avoir, à nouveau, 12 ans et d'être Matthew McConaughey, l'acteur texan oscarisé pour sa performance dans Dallas Buyers club. Une pensée complètement saugrenue, reconnait-il: “Dans le miroir, je voyais bien que je ne lui ressemblais pas! J'avais beau savoir que c'était un acteur, ce que je n'étais pas, je n'arrêtais pas de me dire vivement que je retourne devant les caméras!".
Après deux mois d'hospitalisation, Rory Curtis est rentré chez lui où il a suivi une longue rééducation. Cet ancien footballeur semi-professionnel a changé de carrière et est devenu coiffeur. S'il ne se prend plus pour d'être Matthew McConaughey, il parme toujours le français avec aisance, selon le Daily mail.
Le jeune footballeur américain Reuben Nsemoh s'est mis à parler couramment espagnol après avoir passé trois jours dans le coma, suite à un choc à la tête.
Victime d'un infarctus cérébral, Liu Jieyu, 94 ans, s'est réveillée deux semaines plus tard à l'hôpital de Changsha où elle était plongée dans le coma. Chose surprenante : elle n'était plus capable de s'exprimer en chinois, qui est pourtant sa langue maternelle. Au lieu de cela, c'est un anglais parfait qui sortait de sa bouche.
Dans le passé, on a recensé des cas où des malades se seraient mis à parler des langues "parfois bibliques, comme celles de Babylone ou de l'Égypte ancienne".
Les scientifiques privilégient une explication logique encore inconnue et refusent de parler de miracle. Jadis, ce serait passé pour un miracle, Mais il y a une explication logique. C'est juste qu'on ne l'a pas encore trouvée. On ne sait jamais, quand il se remet d'un traumatisme, comment le cerveau va réagir. Ce syndrome s'explique par une détérioration du contrôle moteur.
Le syndrome serait provoqué par une diminution plus ou moins importante du débit sanguin dans le cerveau. Un phénomène qui provoque une diminution importante de l'oxygénation des cellules du cerveau qui, de fait, peuvent être sévèrement atteintes. Mais les cellules du cerveau ayant la capacité de se régénérer dans une certaine mesure, avec une rééducation adaptée et du repos, on peut partiellement ré-éduquer certains de ces personnes.
L'accident vasculaire cérébral peut être situé lieu à la frontière des deux hémisphères cérébraux. À cet endroit, on trouve le corps calleux, réseau de fibres qui servent de liens entre les deux hémisphères. On sait notamment que dans le langage, l'hémisphère gauche est généralement celui qui gérera les aspects sémantiques (signification) du langage. On sait également que l'hémisphère droit intervient dans la prosodie, c'est-à-dire la mélodie du langage, qui fait que par exemple la mélodie d'une phrase n'est pas la même s'il s'agit d'une question ou d'une réponse (lorsqu'il s'agit d'une question la partie la plus aiguë se trouve en fin de phrase). L'hémisphère droit réagi notamment à la poésie et à la chanson.
Le syndrome de l'accent étranger chez un patient ayant la sclérose en plaques.
Bakker JI , Apeldoorn S , Metz LM .
Source
Département des neurosciences cliniques, Université de Calgary, Calgary, AB, Canada.
Résumé :
CONTEXTE:
Le syndrome de l'accent étranger est un trouble de la parole qui conduit les auditeurs à percevoir le patient comme ayant un accent étranger. C'était un symptôme connu, qui (se manifestait) après un AVC, suite à des lésions cérébrales ou attribué à des causes inconnues.
RAPPORT DE CAS:
Une femme de 52 ans avec une sclérose en plaques (SEP) rémittente récurrente cliniquement définie, présentait des épisodes de ce qui était perçu comme un accent hollandais ainsi que d'autres symptômes neurologiques. Un orthophoniste a pu l'examiner lors d'un épisode et également après une récupération complète. Son discours et les changements à l'IRM (montrant de profondes lésions de la substance blanche dans le corps calleux, le lobe frontal gauche et dans le lobe pariétal gauche) étaient compatibles avec les précédents rapports sur le syndrome de l'accent étranger.
CONCLUSIONS:
Les épisodes « d'accent étranger » de cette patiente ont été considérés comme étant dus à sa SEP.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15198458
Le syndrome de l'accent étranger comme l'un des premiers signes de la sclérose en plaques.
Chanson JB , Kremer S , Blanc F , Marescaux C , Namer IJ , de Seze J .
Source
Service de Neurologie, Hôpital Civil, 1 place de l'Hôpital, Strasbourg, France. jb.chanson @ hotmail.fr
Extrait :
CONTEXTE:
Le syndrome de l'accent étranger (FAS : Foreign Accent Syndrome) est un trouble du rythme du discours, différent de la dysarthrie ou aphasie. Il est exceptionnellement présent dans la sclérose en plaques (SEP).
OBJECTIF:
Nous rapportons un cas de SAF en tant que symptôme initial d'une SEP.
MÉTHODES:
Une femme droitière française a développé un accent étranger, allemand, en tant que symptôme isolé. Une IRM du cerveau, un SPECT et une analyse du LCR ont été réalisées.
RÉSULTATS:
L'IRM cérébrale a révélé un grand hypersignal sur les séquences pondérées T2 dans la matière blanche prérolandique gauche. Une tomographie d'émission monophotonique a montré une hypo perfusion dans la zone prérolandique droite. Des bandes oligoclonales inégales dans le liquide céphalo-rachidien et l'apparition de nouveaux hypersignaux anormaux sur l'IRM nous ont conduits à diagnostiquer la SEP.
CONCLUSION:
SAF peut être le premier symptôme de la SEP. Il pourrait en résulter des perturbations importantes de la fonction cérébrale impliquant l'hémisphère droit.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19

Tisanes

Une thèse sur le fampyra

mercredi 25 janvier 2017, 07:27
Impact de la sclérose en plaques sur les limitations d'activités et de participation : effet de la dalfampridine (FAMPYRA®)
URL d'accès à la thèse :  http://pepite-depot.univ-lille2.fr/nuxeo/site/esup...
Droits d'auteur : Ce document est protégé par le Code de la Propriété Intellectuelle.
Droits d'accès : Accès libre au texte intégral
Langue : Français
Auteur : Fromont, François
Date de soutenance : 29/06/2016
Directeur(s) de thèse : Donzé, Cécile
Type de thèse : Doctorat de médecine
Discipline : Médecine physique et réadaptation
Résumé : Contexte : La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central responsable notamment de troubles de la marche qui altèrent la qualité de vie. La dalfampridine (FAMPYRA®) est un traitement symptomatique des troubles de la marche. L'objectif de cette étude est d'évaluer l'effet de la dalfampridine sur l'impact de la maladie dans la vie quotidienne des patients. Méthode : Une étude rétrospective a été réalisée chez des patients répondeurs au traitement suivis pendant 6 mois. L'impact de la maladie a été évalué par le questionnaire MSIS-29. Les autres paramètres évalués étaient l'EDSS, la marche (T25FW et MSWS-12), la fatigue (EMIFSEP), la force musculaire (LEMMT), la spasticité (NRS), la participation sociale (IPA) et les douleurs (EVA). Résultats : 111 patients ont été inclus entre le 34/05/13 et le 11/06/15. Une diminution significative de l'impact de la maladie sur la vie quotidienne des patients à 6 mois de traitement a été mise en évidence tant sur le plan physique (p=0,024) que psychique (p=0,035). Cette amélioration était significativement corrélée à l'amélioration de la fatigue physique (p>0,67). La vitesse de marche (p<0,0001), le retentissement des troubles de la marche (p<0,0001), la fatigue globale et ses sous dimensions physique, cognitive, sociale et émotionnelle (p<0,0001), la force musculaire (p=0,0005), la spasticité (p=0,001) et le sous domaine « autonomie pour les déplacements extérieurs » de l'IPA (p=0,008) étaient également améliorés significativement. L'EDSS (p=1), les douleurs (p=1) et l'IPA total (p=0,68) ainsi que ses autres sous domaines (p>0,36) étaient inchangés. Conclusion : Notre étude suggère que la dalfampridine (FAMPYRA®) diminue l'impact de la sclérose en plaques sur la vie quotidienne des patients en diminuant la fatigue physique.
Mot(s)-clé(s): Sclérose en plaques (SEP); dalfampridine; FAMPYRA®; MSIS-29; troubles de la marche; participation sociale, Sclérose en plaques
Complications; Troubles de la locomotion
Étiologie; Sclérose en plaques-Chimiothérapie; Fampridine-Efficacité; Qualité de la vie; Soins médicaux
Évaluation; Sclérose en plaques complications; Troubles neurologiques de la marche--étiologie;
Sclérose en plaques-traitement médicamenteux; 4-Amino-pyridine-
usage thérapeutique; Qualité de vie; Résultat thérapeutique
http://pepite.univ-lille2.fr/notice/view/UDSL2-workflow-6277
J'ai profité d'avoir le droit d'avaler la biotine pour cesser le Fampyra... en lisant le résultat de la thèse, je me demande si je n'ai pas tort: j'ai la réponse, je me demandais pourquoi j'étais si fatiguée depuis plus d'un an... depuis, en fait que j'ai arrêté le Fampyra;

Info assez incroyable!

jeudi 5 janvier 2017, 10:03
Pour tout dire, n'ayant reçu que le titre, je ne voulais pas aller lire... puis, je me suis dis: je vais leur dire que c'est du n'importe quoi!
Mais quand j'ai lu que c'était écrit par Jean-Yves NAU, qui est quelqu'un de très sérieux, j'ai bien été obligée d'y croire!

Une vaste étude canadienne publiée dans la revue The Lancet met en lumière une conséquence inattendue de l'urbanisation croissante.
Le résumé est brutal: vivre à moins de cinquante mètres d'une route où le trafic est dense (autoroutes ou routes très fréquentées) augmente de manière statistiquement significative le risque de souffrir un jour de démence, cette réduction progressive et handicapante de ses capacités intellectuelles. Telle est la conclusion d'une vaste étude menée auprès de 6,6 millions de personnes vivant dans l'état canadien de l'Ontario. Dirigés par le Professeur Hong Chen de l'Institute for Clinical Evaluative Sciences à Toronto les auteurs publient leur travail dans The Lancet.
Plusieurs travaux épidémiologiques avaient déjà mis en lumière une possible corrélation entre le fait de vivre à proximité immédiate d'un fort trafic routier et la survenue de pathologies neurologiques dégénératives comme la démence, mais aussi la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques. On évoqua alors les possibles effets chroniques de la pollution atmosphériques et/ou le stress induit par le bruit incessant du trafic. Il s'agissait toutefois de travaux parcellaires, statistiquement discutables. Financés par des fonds publics canadiens, les chercheurs de Toronto ont voulu aller plus loin dans l'analyse. De ce point de vue, leur travail est une première et leurs conclusions feront date.
Ce travail a été mené de 2001 à 2012 auprès d'une population d'environ 6,6 millions de personnes âgées de 20 à 85 ans vivant en Ontario. Les auteurs ont croisé les données issues des codes postaux et des dossiers médicaux. Presque toutes les personnes (95%) inclues dans cette étude vivaient à moins d'un kilomètre d'une route où le trafic est important, dont la moitié d'entre elles à moins de 200 mètres. Durant la période de l'étude, un peu plus de 243.000 cas de démence ont été diagnostiqués, 31.500 cas de maladie de Parkinson et 9.250 cas de sclérose en plaques.
L'analyse des données ainsi recueillies permet d'affirmer qu'il n'y a pas d'association statistique entre le fait de vivre à proximité d'un trafic routier et un risque supérieur à la moyenne de souffrir d'une maladie de Parkinson ou de sclérose en plaques. Il n'en va pas de même, en revanche, pour la démence. Il apparaît ainsi que ce risque diminue avec l'éloignement du trafic: il est de 7% plus élevé chez les personnes vivant à moins de 50 mètres, pour passer à une élévation de 4% entre 50 et 100 mètres puis à 2% entre 101 et 200 mètres. Aucune augmentation statistique du risque de démence n'est plus observée au-delà de cette distance.
Ce travail permet également d'établir que l'exposition chronique à deux polluants atmosphériques bien connus (le dioxyde d'azote et les particules fines) est associée à la démence. Pour autant cette exposition ne saurait tout expliquer quant aux phénomènes observés: d'autres facteurs sont impliqués qui restent à identifier. Il pourrait s'agir ici d'autres éléments atmosphériques ou de la pollution sonore chronique induite par le trafic.
Etendre l'étude
Et maintenant? "La croissance démographique et l'urbanisation font que beaucoup de personnes vivent désormais à proximité de routes à fort trafic et l'augmentation, même réduite, du risque de démence pourrait constituer un lourd fardeau de santé publique, prévient le Pr Hong Chen. Nous devons travailler pour comprendre la nature précise des liens pouvant expliquer ce phénomène." D'autres spécialistes estiment que le constat ici établi suffit, d'ores et déjà, pour prendre des mesures. C'est le cas du Dr Lilian Calderón-Garcidueñas de l'Université du Montana et de Rodolfo Villarreal-Ríos de l'Universidad del Valle de México, qui, dans The Lancet, plaident pour que des actions de politique préventive soient au plus vite mise en œuvre face à ce problème mondial de santé publique.
"Les élévations du risque mises en lumière par les auteurs (entre 2 et 7%) sont faibles, explique à Slate.fr le Professeur Antoine Flahault, spécialiste d'épidémiologie à l'Université de Genève. "Il faut rappeler qu'un “risque relatif” de 2 représente une élévation du risque de 200%, et que pour la relation entre tabac et cancer du poumon le risque relatif de 20 représente une augmentation de risque de 2000%! Pour ma part, je ne suis pas sûr qu'une seule étude épidémiologique comme celle-ci, détectant un risque faible, permette de conclure, comme le font les commentateurs du Lancet. Le risque serait alors d'ouvrir la porte à des actions intempestives."
Le Pr Flahault rappelle que les principaux facteurs de risque connus de démence sont les mêmes que ceux des maladies cardio-vasculaires.
"Cette étude est-elle suffisante pour tenir compte des facteurs de confusion qui seraient eux-mêmes des facteurs de risque cardio-vasculaires? On peut par exemple imaginer que les personnes  qui habitent dans les endroits plus reculés du Canada (les plus éloignés des grandes voies de communication) font davantage d'exercice physique, sont plus loin des fast-food…. Comme toujours, en présence de risques faibles, la première réaction qui s'impose me semble être la prudence dans l'interprétation, et la demande que ce type d'études soit reproduites ailleurs."
Rien n'interdit d'espérer que ce type de travail soit, un jour, conduit en France où l'application (politique) du principe de précaution précède malheureusement le plus souvent l'évaluation (scientifique) du risque sanitaire.
Jean-Yves NAU
https://www.slate.fr/story/133334/route-trafic-demence

Test par l'haleine

mardi 3 janvier 2017, 11:09
En partant du constat que les maladies sont caractérisées par différentes signatures chimiques identifiables dans les échantillons d'haleine, une équipe internationale de chercheurs est parvenue à élaborer une puce munie de capteurs capable de dépister jusqu'à 17 maladies différentes.
L'idée de dépister des maladies en se focalisant sur l'haleine du patient n'est pas nouvelle. Mais jusqu'ici, les chercheurs exploitaient plutôt la piste des chiens "renifleurs", dont les capacités olfactives permettraient de détecter certaines cellules cancéreuses.
Des chercheurs du Technion-Israel Institute of Technology, en collaboration avec 56 autres scientifiques dans le monde, ont inventé un procédé similaire à ceci près que c'est une puce qui peut détecter jusqu'à 17 pathologies. Dans leur étude, ces derniers expliquent qu'ils ont identifié une "empreinte" chimique pour chacune d'entre elles, ce qui leur a permis de concevoir un dispositif qui filtre les échantillons d'haleine pour établir un diagnostic.
Le souffle expiré contient de l'azote, du dioxyde de carbone, de l'oxygène, ainsi que plus de 100 autres composés organiques volatils (COV), dont la quantité varie en fonction de l'état de santé de la personne. "Dès l'an 400 av. J.-C., Hippocrate disait à ses étudiants de sentir le souffle des patients pour rechercher des indices de maladies comme le diabète qui crée une odeur douce", explique l'American Chemical Society qui relaie l'étude de ces chercheurs.
Chaque maladie possède sa signature chimique
Plus récemment, plusieurs équipes de scientifiques ont mis au point des analyseurs d'haleine expérimentaux, mais la plupart de ces instruments se concentrent sur un seul type de maladie, comme le cancer. Dans ces nouveaux travaux, les chercheurs ont donc voulu créer un dispositif qui puisse faire la distinction parmi plusieurs types de maladies.
Ces derniers ont développé une gamme de capteurs à l'échelle nanométrique pour détecter des composants dans plus de 2000 échantillons d'haleine de personnes en bonne santé ou qui présentaient l'une de ces 17 maladies comme la maladie de Parkinson ou la maladie de Crohn. Ils ont ensuite utilisé la spectrométrie de masse pour identifier les composants respiratoires associés à ces maladies, et constaté que chacune d'entre elles produit une empreinte chimique volatile unique, basée sur des quantités différentes de 13 composants chimiques.
"Tout comme chacun d'entre nous possède une empreinte digitale qui nous distingue des autres, chaque maladie a une signature chimique qui la distingue des autres maladies et d'un état de santé normal. Ces signatures d'odeurs sont ce qui nous permet d'identifier les maladies en utilisant la technologie que nous avons développée", explique le Pr Hossam Haick qui a dirigé l'étude.
Un taux de fiabilité de 86%
Il ne restait plus qu'à procéder à une classification de ces maladies en utilisant l'intelligence artificielle pour analyser les données obtenues par les capteurs. "Chaque capteur répond à un large éventail de composants d'expiration. Notre système a classé diverses maladies avec une précision de 86%", ajoute le chercheur. Le dispositif offre qui plus est l'avantage de détecter plusieurs maladies en même temps et non apparentées.
Il est ainsi capable de dépister plusieurs types de cancer (poumon, côlon, ovaire, vessie, prostate, rein...), des maladies liées à la fonction digestive (rectocolite hémorragique, syndrome de l'intestin irritable) ou encore la pré-éclampsie. Une découverte pratique qui pourrait à terme permettre aux professionnels de santé de dépister diverses maladies d'une manière non invasive, peu coûteuse et portable avec une grande précision et la possibilité de répéter le test facilement. "La respiration est une excellente matière première pour le diagnostic", a conclu le Pr Haick.

Découverte importante!

mardi 3 janvier 2017, 09:31
Psoriasis, lupus, sclérose en plaques... un gène peut rendre les femmes plus vulnérables aux maladies auto-immunes
Pourquoi les femmes sont-elles davantage touchées par les maladies auto-immunes que les hommes ? Les hormones sexuelles constituent la principale piste pour expliquer cette différence, mais selon des chercheurs américains, l'origine se trouve dans l'expression d'un gène.
Une maladie auto-immune comme le psoriasis, les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus ou le vitiligo, se caractérise par un dysfonctionnement du système immunitaire. Ce dernier s'attaque aux propres cellules de l'organisme, qu'il considère comme des ennemis.
"Le système immunitaire devient alors pathogène et induit des lésions tissulaires ou cellulaires", explique l'Inserm*. Parmi les facteurs de risque, l'institut précise qu'elles touchent préférentiellement les femmes et que "le rôle des hormones sexuelles féminines rend compte, en majeure partie, de cette observation". Mais des chercheurs de l'université du Michigan (Etats-Unis) ont découvert une autre raison qui pourrait expliquer cette incidence et celle-ci ne serait pas liée aux hormones sexuelles.
"Notre équipe a identifié une différence d'expression génétique entre les sexes qui est associée à la sensibilité aux maladies auto-immunes", explique l'auteur principal de l'étude le Pr Johann Gudjonsson qui s'est plus particulièrement intéressé aux maladies auto-immunes de la peau (lupus, vitiligo). Les chercheurs ont étudié l'expression des gènes dans la peau de sujets sains, à partir d'échantillons de biopsie cutanée de 31 femmes et 51 hommes.
Une différence importante au niveau d'un gène
"Nous avons trouvé des différences frappantes dans l'expression des gènes entre les femmes et les hommes", explique le Pr Yun Liang, l'un des auteurs de l'étude. Au total, 661 gènes ont été exprimés différemment selon les sexes. Beaucoup de ces gènes avaient une fonction immunitaire".
A la suite de cette découverte, les chercheurs ont été en mesure d'identifier la cause de cette importante différence. Leur étude explique qu'ils ont découvert un gène clé appelé VGLL3, qui fait office de "commutateur principal" du réseau immunitaire de l'organisme, un régulateur maître du réseau immunitaire.
"Cette voie inflammatoire jusqu'alors inconnue favorise l'auto-immunité chez les femmes, explique le Pr Gudjonsson. VGLL3 était également actif chez les hommes atteints de maladies auto-immunes". Les chercheurs ont par ailleurs établi que cette voie inflammatoire n'était pas hormonalement réglementée, à savoir qu'il n'y a aucune preuve de l'implication de l'œstrogène ou de la testostérone.
Mieux comprendre l'origine de la différence hommes-femmes
Or, la recherche actuelle sur les différences entre les sexes dans les maladies auto-immunes se concentre principalement sur l'étude des effets des hormones sur le système immunitaire des femmes. "L'identification d'un mécanisme distinct pourrait constituer un énorme progrès dans la recherche auto-immune axée sur le genre", ajoute le Pr Gudjonsson.
Selon les chercheurs, il s'agit de la première étude à démontrer de façon concluante qu'il est essentiel pour la recherche dans ce domaine d'étudier et d'analyser les échantillons féminins et masculins différemment. Par ailleurs, "en apprendre davantage sur le processus de ce type de maladies dans chaque sexe fournira des opportunités pour des interventions thérapeutiques que nous n'imaginions pas avant, y compris pour la prévention et le traitement", concluent les chercheurs.
*Institut national de la santé et de la recherche médicale


 



L'ocrelizumab contre la 

mardi 27 décembre 2016, 09:16 SEP progressive
Les chercheurs ont étudié les effets de l'ocrelizumab contre la SEP  progressive auprès de 732 patients atteints de la forme progressive. Ils ont mené un essai en double aveugle avec un placébo.
Les résultats de l'étude ont montré que cette molécule a permis de retarder l'évolution de la maladie.
En revanche les deux études dévoilent aussi que ce traitement est lourd en effets indésirables graves comme des infections et des risques de cancer.
Sources : étude 1
http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1601277?query=featured_home&
et étude 2
http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1606468?query=featured_home

Même que celle d'hier 

vendredi 23 décembre 2016, 10:06 mais en Français
Roche publie une étude positive de phase III sur Ocrevus
Roche a annoncé jeudi avoir publié des résultats positifs d'une étude de phase III sur le médicament expérimental Ocrevus (ocrelizumab).
Le mastodonte rhénan avait déjà présenté en septembre des études de phase III notamment auprès l'Agence européenne des médicaments (EMA) et son homologue américaine (FDA) pour demander une homologation de ce médicament. - (Reuters)
Roche a annoncé jeudi avoir publié des résultats positifs d'une étude de phase III sur le médicament expérimental Ocrevus (ocrelizumab) dans la revue "New England Journal of Medicine", indique un communiqué.
Ce produit est le "premier et unique" traitement capable de démontrer une efficacité supérieure par rapport à des comparateurs pour la sclérose multiple, tant primaire que récidivante, lors d'études cliniques. Par ailleurs, Ocrevus a démontré un profil de sécurité dans trois études étendues de phase III, assure le groupe pharmaceutique.
Le mastodonte rhénan avait déjà présenté en septembre des études de phase III notamment auprès l'Agence européenne des médicaments (EMA) et son homologue américaine (FDA) pour demander une homologation de ce médicament.
En début de semaine, la FDA a d'ailleurs prolongé le délai d'examen pour l'homologation d'Ocrevus jusqu'au 28 mars. Cette période additionnelle est due au fait que le groupe pharmaceutique a dû fournir des données supplémentaires sur le processus commercial du médicament.
"Cette prolongation n'a pas de lien avec à l'efficacité ou la sécurité d'Ocrevus", a souligné Roche. - (awp)
Résultats positifs pour emicizumab contre l'hémophilie
Le groupe pharmaceutique Roche a enregistré des résultats positifs pour son médicament en développement emicizumab destiné au traitement de l'hémophilie de type A chez les patients âgés de 12 ans ou plus, a annoncé jeudi le géant bâlois.
Utilisé en prophylaxie, le produit a démontré "une baisse statistiquement importante" du nombre de saignements comparé aux patients ne recevant pas de traitement, dans le cadre d'une étude clinique de phase III, selon un communiqué.
Environ 320'000 personnes au niveau mondial sont atteintes d'hémophilie de type A, dont 50% à 60% sont touchées par la forme sévère de la maladie caractérisée par des hémorragies spontanées ou prolongées.
En septembre 2015, l'agence américaine du médicament (FDA) avait octroyé le statut de percée thérapeutique pour emicizumab dans le traitement de l'hémophilie. - (awp)
Un nouveau médicament contre la sclérose en plaques pourrait, pour la première fois, freiner la forme progressive primaire de la maladie. Il réduirait en outre de 45% le nombre de poussées de la forme récurrente-rémittente du mal par rapport au médicament existant, selon des chercheurs bâlois.
Appelé Ocrelizumab, le nouvel anticorps a été développé par les entreprises Biogen et Genentech, filiale de Roche, en collaboration avec des chercheurs internationaux et l'Hôpital universitaire de Bâle. Deux études de phase clinique ont été menées auprès de 1400 patients. Leurs résultats prometteurs sont publiés dans la revue “New England Journal of Medicine“, écrit jeudi hôpital bâlois.
Les patients présentaient deux formes différentes de la maladie. La moitié d'entre eux souffraient de sclérose en plaques récurrente-rémittente, les autres présentaient la forme progressive primaire (sans rémissions) de la maladie. Les chercheurs ont alors comparé les effets obtenus grâce au nouvel anticorps aux effets du médicament existant, le Beta-Interferon, et à ceux d'un placebo.
Résultat: le nouvel anticorps est très efficace et bien plus performant que le Beta-Interferon dans les cas de forme récurrente-rémittente de la maladie, conclut Ludwig Kappos, l'un des trois directeurs de recherche, cité dans le communiqué.
Dans les cas de sclérose en plaques de type progressive primaire, l'anticorps a permis pour la première fois de retarder l'évolution de la maladie. Aucun remède ne permettait jusque-là d'y parvenir.
L'Ocrelizumab a en outre permis de réduire de 90% les foyers d'inflammations dans le cerveau par rapport au médicament usuel. Les patients ont bien supporté le nouveau traitement médicamenteux. D'autres études à long terme doivent encore confirmer ces observations. L'Obcrelizumab fait actuellement l'objet d'une procédure d'autorisation accélérée aux Etats-Unis. (ats/nxp)

Ocrelizumab: traduction google

jeudi 22 décembre 2016, 10:45
SOUTH SAN FRANCISCO, Calif.–(BUSINESS WIRE)– Genentech, a member of the Roche Group (SIX: RO, ROG; OTCQX: RHHBY),
A annoncé aujourd'hui que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis
Prorogé la date de la Loi sur les frais d'utilisation des médicaments prescrits (PDUFA) pour son examen
De la demande de licence biologique (BLA) d'OCREVUS ™ (ocrelizumab)
Au 28 mars 2017. La prorogation est le résultat de la soumission de
Données supplémentaires par Genentech concernant la fabrication
Processus d'OCREVUS, qui a exigé plus de temps pour l'examen de la FDA. le
L'extension n'est pas liée à l'efficacité ou à la sécurité d'OCREVUS.
"Nous croyons fermement au potentiel d'OCREVUS en tant que
Option pour les personnes atteintes de formes récurrentes de sclérose en plaques (RMS)
Et la sclérose en plaques progressive progressive (PPMS)", a déclaré Sandra Horning,
M.D., médecin-chef et chef du développement de produits mondiaux. "Nous
Travaillent en étroite collaboration avec la FDA au cours de leur examen et sont
À apporter cette médecine innovante à plus de 400 000 personnes atteintes de SP
Aux États-Unis vivant avec cette maladie invalidante aussi rapidement que possible. "
OCREVUS™ is the proprietary name submitted to global regulatory
authorities for the investigational medicine ocrelizumab.
About OCREVUS™ (ocrelizumab)
OCREVUS est un anticorps monoclonal humanisé expérimental conçu pour
Cibler sélectivement les lymphocytes B CD20 positifs, un type spécifique de cellules immunitaires
Pensée comme un facteur clé de la myéline (isolation des cellules
Soutien) et axonal (cellules nerveuses) dommages. Ce dommage aux cellules nerveuses peut Invalidité chez les personnes atteintes de SP. Sur la base d'études précliniques, OCREVUS  Se lie aux protéines de surface des cellules CD20 exprimées sur certaines cellules B, mais Pas sur les cellules souches ou les plasmocytes, et donc sur les fonctions
Le système immunitaire peut être préservé.
Le programme de développement clinique de phase III pour OCREVUS (ORCHESTRA)
Comprend trois études: OPERA I, OPERA II et ORATORIO. OPERA I et
OPERA II sont identiques Phase III, randomisée, en double aveugle,
Études multicentriques globales qui ont évalué l'efficacité
Et l'innocuité d'OCREVUS (600 mg administrés par perfusion intraveineuse
Comparativement à l'interféron bêta-1a (44 mcg administré par
Injection sous-cutanée trois fois par semaine) dans 1 656 personnes
Les formes en récidive de la SEP (c'est-à-dire la MS rémittente-rémittente et
Secondaire secondaire avec récidive). ORATORIO est une phase III,
Randomisée, en double aveugle, à l'échelle mondiale et multicentrique qui a évalué
L'efficacité et l'innocuité d'OCREVUS (600 mg administrés par voie intraveineuse
Perfusion tous les six mois) par rapport au placebo chez 732 personnes
MS primaire progressive (PPMS).
Les événements indésirables les plus fréquemment associés à OCREVUS
Les réactions et infections liées à la perfusion, qui étaient pour la plupart
De gravité modérée.
À propos de la sclérose en plaques
La SP est une maladie chronique qui touche environ 2,3 millions de personnes
Partout dans le monde, pour lequel il n'existe actuellement aucun remède. MS se produit lorsque
Le système immunitaire attaque anormalement l'isolant et le soutien autour
Les cellules nerveuses (gaine de myéline) dans le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques,
Causant l'inflammation et les dommages conséquents. Ces dommages peuvent
Gamme de symptômes, y compris faiblesse musculaire, fatigue et difficulté
Voir, et peut éventuellement conduire à un handicap. La plupart des personnes atteintes de SEP
Leur premier symptôme entre 20 et 40 ans,
La cause principale de l'incapacité non traumatique chez les jeunes adultes.
bout Genentech in neuroscience
La neuroscience est un axe majeur de la recherche et du développement chez Genentech
Et Roche. L'objectif de l'entreprise est de développer des options de traitement
La biologie du système nerveux pour aider à améliorer la vie des gens
Avec des maladies chroniques et potentiellement dévastatrices. Roche a plus d'un
Douzaine de médicaments expérimentaux en développement clinique pour les maladies
Qui incluent la sclérose en plaques, la maladie d'Alzheimer, la colonne vertébrale musculaire
L'atrophie, la maladie de Parkinson et l'autisme.
À propos de Genentech
Fondée il y a 40 ans, Genentech est une société de biotechnologie
Découvre, développe, fabrique et commercialise des médicaments pour traiter
Patients souffrant de troubles médicaux graves ou potentiellement mortels. le
Société, membre du groupe Roche, a son siège social à South San
Francisco, Californie. Pour plus d'informations sur l'entreprise,
S'il vous plaît visitez http://www.gene.com.

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