ARCHIVE 8


OCREVUS™

mercredi 16 août 2017, 11:43
Santé Canada approuve l'utilisation d'OCREVUS™ (ocrélizumab) chez les Canadiens atteints de sclérose en plaques récurrente rémittente (SPRR)
OCREVUS - le premier agent d'une nouvelle classe thérapeutique ciblant les lymphocytes B - constitue une nouvelle stratégie thérapeutique contre la sclérose en plaques (SP)1.
MISSISSAUGA, ON, le 15 août 2017 /CNW/ - Hoffmann-La Roche Limitée (Roche Canada) a annoncé aujourd'hui que Santé Canada a approuvé l'utilisation d'OCREVUSTM (ocrélizumab) pour le traitement des patients adultes atteints de sclérose en plaques récurrente rémittente (SPRR) évolutive, définie par des caractéristiques cliniques et des résultats d'imagerie2. Cette approbation se fonde sur les résultats de deux études pivots de phase III, les études OPERA I et OPERA II, qui avaient pour but d'évaluer l'efficacité et l'innocuité d'OCREVUS. Dans les études OPERA, OCREVUS s'est révélé plus efficace que le traitement de référence (interféron bêta-1a à forte dose) pour ce qui est des trois principaux marqueurs de l'activité de la maladie: il a réduit le taux annualisé de poussées de près de 50% (plus précisément, 46% dans l'étude OPERA I et 47% dans l'étude OPERA II), ralenti la progression de l'invalidité et significativement réduit le nombre de lésions visibles à l'imagerie par résonance magnétique (IRM) comparativement à cet interféron durant une période de traitement contrôlée de deux ans3.
OCREVUS a été conçu pour cibler de manière sélective les lymphocytes B, un type de cellules immunitaires que l'on soupçonne de contribuer en grande partie à la formation des lésions nerveuses qui entraînent des symptômes invalidants chez les personnes atteintes de SP. Comme l'ont démontré les études OPERA, OCREVUS se lie à une protéine (CD20) exprimée à la surface de certains lymphocytes B et empêche ainsi ces derniers de s'attaquer à la gaine protectrice qui enveloppe les fibres nerveuses. De plus, comme OCREVUS ne se lie ni aux cellules souches ni aux plasmocytes, la capacité de reconstitution de la population de lymphocytes B et, par voie de conséquence, des fonctions importantes du système immunitaire sont tout de même préservées4.
Selon une enquête récente, 80 % des neurologues canadiens5 espèrent réduire la fréquence des poussées subies par leurs patients (principal objectif clinique), et 78 % s'efforcent d'améliorer la qualité de vie globale de ceux-ci (principal objectif non clinique).
“OCREVUS constitue un traitement supplémentaire important parmi les options thérapeutiques disponibles pour  la SP. Les données cliniques tirées des études cliniques sur OCREVUS démontrent un bon profil d'innocuité ainsi qu'une réduction significative des récidives et de la progression de la maladie, explique le Dr Daniel Selchen, neurologue et chef du service de neurologie du St. Michael's Hospital de Toronto. OCREVUS contribuera grandement à la réduction du fardeau de la maladie".
On dénombre actuellement quelque 100 000 personnes qui vivent avec la SP au Canada6. La SPRR, caractérisée par des poussées clairement définies qui entraînent l'apparition de nouveaux symptômes neurologiques ou l'aggravation des symptômes neurologiques existants, est la forme la plus courante de cette maladie7. Chez les personnes atteintes de SP, les cellules nerveuses qui ont été endommagées ne sont plus en mesure de communiquer avec les autres cellules de l'organisme, et cette incapacité se traduit par l'apparition de symptômes imprévisibles et généralement invalidants, tels que la faiblesse, la fatigue et les troubles de la vision8,9,10, qui retentissent sur les activités de la vie quotidienne.
"Avant de prendre Ocrevus, j'avais des symptômes de SP tous les jours, et c'était toujours toute une histoire chaque fois que je devais partir en voyage, parce qu'il fallait s'inquiéter de savoir comment transporter mes médicaments contre la SP, raconte Ian Gardiner, un patient atteint de SP. Je me sens tellement mieux depuis que j'ai commencé le traitement par Ocrevus. J'ai l'impression que ce traitement parvient à bien maîtriser ma maladie et à prévenir mes symptômes tout en me redonnant prise sur ma propre vie. Parce-ce que le schéma posologique est bon, je peux voyager plus librement sans avoir à me préoccuper des conditions de transport de mes médicaments".

Selon les résultats d'une récente enquête internationale réalisée auprès de 3 478 patients et aidants, la SP perturbe considérablement le quotidien des patients : 96 % d'entre eux disent ne pas pouvoir respecter leurs engagements sociaux à cause de leurs symptômes ou des poussées de SP11. Les trois symptômes de SP qui ont le plus de conséquences sur la vie quotidienne des patients canadiens sont la faiblesse (60%), la douleur (60%) et la fatigue (51%)12.
"L'approbation d'Ocrevus est une bonne nouvelle pour les personnes qui vivent avec la SP, car elles disposent désormais d'une option thérapeutique de plus pour prendre en charge cette maladie imprévisible, affirme Dre Karen Lee, vice-présidente de la recherche à la Société canadienne de la sclérose en plaques. Cette approbation souligne la nécessité de poursuivre les recherches dans les traitements viables contre la SP. En investissant continuellement dans la recherche, nous pouvons accélérer la mise au point de traitements novateurs qui feront l'objet d'études rigoureuses et peuvent contribuer à changer le pronostic de bon nombre des personnes atteintes de SP".
À PROPOS DE L'APPROBATION DE SANTÉ CANADA ET DES ÉTUDES OPERA
Santé Canada a approuvé l'emploi d'OCREVUS sur la base des résultats des études OPERA I et OPERA II, deux études cliniques pivots de phase III, de méthodologie identique, à double insu, à répartition aléatoire, avec double placebo et contrôlées par un médicament actif, qui ont été menées auprès de patients atteints d'une forme récurrente de SP13.
Les études OPERA visaient à comparer l'efficacité et l'innocuité d'OCREVUS (la première dose est administrée sous forme de deux perfusions i.v. de 300 mg à deux semaines d'intervalle, et toutes les doses ultérieures sont administrées en perfusion intraveineuse unique de 600 mg) à celles du traitement de référence (interféron bêta-1a à forte dose) chez 825 patients atteints de SPRR. OCREVUS a ralenti la progression de la maladie au sein d'un sous-groupe de patients ayant pris part à l'une ou l'autre de ces deux études cliniques contrôlées par un médicament actif, qui avaient subi au moins deux poussées au cours des deux années précédentes ou une poussée au cours de l'année précédente et dont le score à l'échelle EDSS (Expanded Disability Status Scale) était compris entre 0 et 5,5, inclusivement. OCREVUS s'est révélé plus efficace pour ce qui est des trois principaux marqueurs de l'activité de la maladie: il a réduit le taux annualisé de poussées de près de 50 %, ralenti la progression de l'invalidité et significativement réduit le nombre de lésions visibles à l'IRM comparativement au traitement de référence durant une période de traitement contrôlée de deux ans14. Plus précisément, les données des études OPERA indiquent:
•une réduction relative du taux annualisé de poussées par rapport à l'interféron bêta-1a pendant une période de traitement contrôlée de deux ans, qui atteignait 46 % dans le cas de l'étude OPERA I (p < 0,0001) et 47 % dans celui de l'étude OPERA II (p < 0,0001);
•une réduction de 40 % du risque relatif de progression confirmée de l'invalidité s'étant maintenue pendant 12 semaines (paramètre mesuré d'après le score à l'échelle EDSS), comparativement à l'interféron bêta-1a (analyse des données groupées des études OPERA I et OPERA II; p = 0,0006);
•des réductions relatives du nombre total de lésions rehaussées par le gadolinium en T1 de 94 % et de 95 %, dans les études OPERA I et OPERA II respectivement, comparativement à l'interféron bêta-1a (p < 0,0001 dans les deux cas).
Les effets indésirables qui ont été signalés le plus souvent étaient les réactions à la perfusion et les infections des voies respiratoires15. Dans les études cliniques OPERA, les symptômes associés à des réactions à la perfusion comprenaient, mais sans s'y limiter : prurit, éruption cutanée, urticaire, érythème, bouffées vasomotrices, hypotension, pyrexie, fatigue, céphalées, étourdissements, irritation de la gorge, douleur oropharyngée, dyspnée, œdème pharyngé ou laryngé, nausées et tachycardie. Il n'y a eu aucune réaction mortelle à la perfusion dans les essais cliniques contrôlés. Dans les deux études OPERA, qui étaient contrôlées par un médicament actif, les réactions à la perfusion étaient l'effet indésirable le plus fréquent chez les patients recevant OCREVUS à 600 mg, l'incidence globale étant de 34% comparativement à 10% dans le groupe recevant l'interféron bêta-1a (perfusion de placebo). L'incidence de réactions à la perfusion était la plus élevée lors de la perfusion de la 1re dose (27,5%) et a diminué avec le temps à < 10% à la 4e dose. La majorité des réactions à la perfusion dans les deux groupes de traitement étaient d'intensité légère ou modérée.16
À propos d'OCREVUS
OCREVUS est un anticorps monoclonal humanisé, une protéine qui se lie à une région unique (appelée antigène) de la surface des cellules. OCREVUS se lie à un antigène (CD20) exprimé à la surface de certaines cellules de votre système immunitaire. OCREVUS agit au niveau de votre système immunitaire afin que celui-ci n'attaque pas le système nerveux. 
OCREVUS est administré par perfusion intraveineuse tous les 6 mois. La première dose est fractionnée en deux perfusions de 300 mg administrées à deux semaines d'intervalle, et les doses subséquentes sont administrées en perfusions uniques de 600 mg.17
À propos de la sclérose en plaques récurrente rémittente (SPRR)
La SP est une maladie chronique au cours de laquelle le système immunitaire s'attaque par erreur aux gaines de myéline des cellules nerveuses, ce qui provoque une inflammation et des lésions secondaires à celle-ci118. Chez les personnes atteintes de cette maladie, les cellules qui ont été endommagées ne sont plus en mesure de communiquer avec les autres cellules de l'organisme, ce qui se traduit par l'apparition de symptômes imprévisibles et généralement invalidants, tels que la faiblesse, la fatigue et les troubles de la vision19,20,21. La myéline, qui est formée de plusieurs couches constituées essentiellement de lipides, est la membrane qui enveloppe et qui isole les axones. Elle remplit des fonctions indispensables au bon fonctionnement des neurones du système nerveux (conduction nerveuse22, fonction trophique23 et fonction structurale24). En cas de SP, les attaques lancées par le système immunitaire contre la myéline aboutissent à la formation de lésions démyélinisantes caractéristiques qui perturbent les communications entre le cerveau et le reste de l'organisme et qui se manifestent souvent par des symptômes invalidants25. On ignore quelle est la cause de la SP; cela dit, de récentes données probantes indiquent que des facteurs génétiques, biologiques, environnementaux et liés au mode de vie peuvent contribuer à l'apparition de cette maladie26. Rien ne prouve que la SP est une maladie héréditaire. La SP touche la plupart des groupes ethniques, mais c'est chez les personnes dont les ancêtres sont originaires d'Europe du Nord qu'elle est la plus répandue27. 
On dénombre actuellement quelque 100 000 personnes qui vivent avec la SP au Canada28. La SPRR, qui se caractérise par des poussées clairement définies entraînant l'apparition de nouveaux symptômes neurologiques ou l'aggravation des symptômes neurologiques existants, est la forme la plus courante de cette maladie. Ces poussées, que l'on appelle également " crises " ou " exacerbations ", sont suivies de périodes de rémission (rétablissement) complète (disparition de tous les symptômes) ou partielle (persistance de certains symptômes qui peuvent devenir permanents)29.
À propos des enquêtes Roche MS MindSet Survey et Neurologist Survey
L'enquête Neurologist Survey est un sondage en ligne de 10 minutes qui a été réalisé par Environics Research, du 3 mai au 8 juin 2017, auprès de 60 neurologues canadiens. Tous les répondants avaient fait l'objet d'une sélection visant à confirmer qu'ils comptaient des patients atteints de SP progressive primaire (SPPP) ou de SPRR au sein de leur pratique. Étant donné qu'il y a tout juste un peu plus de 1 000 neurologues au Canada, cet échantillon de 60 répondants est associé à une marge d'erreur de plus ou moins 12,3 % pour un intervalle de confiance à 95 %.
L'enquête en ligne Roche MS MindSet Survey a été effectuée par KRC Research auprès d'un échantillon total de 1 727 personnes qui vivent avec la SP et de 1 751 aidants dont le ou la partenaire est atteint de SP. Elle a d'abord été menée aux États-Unis du 8 au 25 juillet 2016, puis au Canada, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni du 26 janvier au 16 février 2017. Il y a eu à peu près 250 réponses au Canada, ce qui correspond à une marge d'erreur de plus ou moins 6,19 % pour un intervalle de confiance à 95 %.
À propos de Roche
Roche, dont le siège social se situe à Bâle, en Suisse, est une pionnière à l'échelle mondiale dans les domaines pharmaceutique et diagnostique qui est déterminée à faire avancer la science pour améliorer la vie des gens. Regroupant son expertise dans les domaines pharmaceutique et diagnostique sous un même toit, Roche est devenue un leader dans les soins de santé personnalisés - une stratégie visant à offrir le bon traitement à chaque patient de la meilleure façon possible.
Roche est la plus grande compagnie de biotechnologie au monde, offrant une variété de produits qui se distinguent véritablement en oncologie, en immunologie, dans le traitement des maladies infectieuses, en ophtalmologie et dans les troubles du système nerveux central. Roche est également le leader mondial dans le diagnostic in vitro et du cancer à partir d'échantillons tissulaires, et un chef de file dans la prise en charge du diabète.
Roche Canada a été fondée en 1931. L'entreprise compte aujourd'hui plus de 1 000 employés dans l'ensemble du pays. Son siège social se trouve à Mississauga, en Ontario, et sa division diagnostique est située à Laval, au Québec. Roche Canada participe activement à la vie des collectivités locales en finançant plusieurs organismes de bienfaisance et en établissant des partenariats avec les établissements de santé d'un coin à l'autre du pays. Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez www.rochecanada.com.
À propos de Roche et des neurosciences
Les neurosciences comptent parmi les principaux axes de recherche-développement étudiés par Roche. L'entreprise s'est donné pour objectif d'exploiter les mécanismes biologiques du système nerveux pour mettre au point des traitements destinés à améliorer la vie des personnes qui souffrent de maladies chroniques dont les conséquences peuvent être terribles. La pépinière de produits de Roche comprend plus d'une douzaine de médicaments expérimentaux évalués dans le cadre de programmes de développement clinique qui ciblent des maladies telles que la SP, la maladie d'Alzheimer, l'amyotrophie spinale, la maladie de Parkinson et l'autisme.
Toutes les marques de commerce mentionnées dans le présent document sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.
© Copyright 2017, Hoffmann-La Roche Limitée
RÉFÉRENCES
1 Monographie d'Ocrevus (ocrélizumab); 14 août 2017.
2 Monographie d'Ocrevus (ocrélizumab); 14 août 2017.
3 Monographie d'Ocrevus (ocrélizumab); 14 août 2017.
4 Targeting B cells in the treatment of multiple sclerosis: recent advances and remaining challenges. Accessible en ligne : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3625013/. Consulté le 25 juillet 2017.
5 Environics Research. Neurologist Survey; 2017.
6 Statistique Canada. Problèmes neurologiques, selon le groupe d'âge et le sexe, population à domicile de 0 ans et plus, 2010-2011. Accessible en ligne : http://www5.statcan.gc.ca/cansim/a26;jsessionid=04C9DEC7D9B805A0E55FDACEB94DC507?lang=fra&retrLang=fra&id=1051300&paSer=&pattern=&stByVal=1&p1=1&p2=31&tabMode=dataTable&csid=. Consulté le 24 juillet 2017.
7 Société canadienne de la sclérose en plaques. Formes. Accessible en ligne : https://scleroseenplaques.ca/a-propos-de-la-sp/formes?_ga=2.34747553.1037774379.1502455867-85426887.1493385820. Consulté le 12 juillet 2017.
8 Compston A, Coles A. Multiple Sclerosis. Lancet 2008;372:1502-17.
9 Subei AM, Eggenberger E. Efferent manifestations of multiple sclerosis. Current Opinion in Ophthalmology 2012;23(6): 506-9.
10 National Multiple Sclerosis Society. What is Multiple Sclerosis? Accessible en ligne : http://www.nationalmssociety.org/NationalMSSociety/media/MSNationalFiles/Brochures/Brochure-What-Is-MS.pdf. Consulté le 24 juillet 2017.
11 KRC Research. MindSet Survey; 2016.
12 Enquête MindSet Survey (Ce sondage en ligne a été réalisé du 8 au 25 juillet 2016 par KRC Research auprès de 1 727 personnes qui vivent avec la SP et de 1 751 aidants dont le ou la partenaire est atteint de SP, au Canada, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni. Les 250 réponses correspondent à une marge d'erreur plus ou moins 6,19 % pour un intervalle de confiance à 95 %.)
13 Monographie d'Ocrevus (ocrélizumab); 14 août 2017.
14 Monographie d'Ocrevus (ocrélizumab); 14 août 2017.
15 Monographie d'Ocrevus (ocrélizumab); 14 août 2017.
16 Monographie d'Ocrevus (ocrélizumab); 14 août 2017.
17 Monographie d'Ocrevus (ocrélizumab); 14 août 2017.
18 Hartung HP, et al. Immune regulation of multiple sclerosis. Handbook of Clinical Neurology 2014;122(3):3-14.
19 Compston A, Coles A. Multiple Sclerosis. Lancet 2008;372: 1502-17.
20 Subei AM, Eggenberger E. Efferent manifestations of multiple sclerosis. Current Opinion in Ophthalmology 2012;23(6): 506-9.
21 National Multiple Sclerosis Society. What is Multiple Sclerosis? Accessible en ligne : http://www.nationalmssociety.org/NationalMSSociety/media/MSNationalFiles/Brochures/Brochure-What-Is-MS.pdf. Consulté le 24 juillet 2017.
22 Soldan P, et al. Biogenesis and Significance of Central Nervous System Myelin. Seminars in Neurology 2012;32:9-14.
23 Dai X, et al. The Trophic Role of Oligodendrocytes in the Basal Forebrain. The Journal of Neuroscience 2003;23(13):5846-53.
24 Brady S, et al. Formation of Compact Myelin Is Required for Maturation of the Axonal Cytoskeleton. The Journal of Neuroscience 1999;19(7):7278-88.
25 Lucchinetti C, et al. Distinct Patterns of Multiple Sclerosis Pathology Indicates Heterogeneity in Pathogenesis. Brain Pathology 1996;6:259-74.
26 Société canadienne de la sclérose en plaques. Qu'est-ce que la SP? Accessible en ligne : https://scleroseenplaques.ca/a-propos-de-la-sp/quest-ce-que-la-sp?_ga=2.243825925.1037774379.1502455867-85426887.1493385820. Consulté le 24 juillet 2017.
27 National Multiple Sclerosis Society. Multiple Sclerosis FAQs. Accessible en ligne : http://www.nationalmssociety.org/What-is-MS/MS-FAQ-s. Consulté le 24 juillet 2017.
28 Statistique Canada. Problèmes neurologiques, selon le groupe d'âge et le sexe, population à domicile de 0 ans et plus, 2010-2011. Accessible en ligne : http://www5.statcan.gc.ca/cansim/a26;jsessionid=04C9DEC7D9B805A0E55FDACEB94DC507?lang=fra&retrLang=fra&id=1051300&paSer=&pattern=&stByVal=1&p1=1&p2=31&tabMode=dataTable&csid=. Consulté le 24 juillet 2017. 
29 National Multiple Sclerosis Society. Relapsing-remitting MS (RRMS). Accessible en ligne : http://www.nationalmssociety.org/What-is-MS/Types-of-MS/Relapsing-remitting-MS. Consulté le 29 juin 2017.
SOURCE Roche Canada 
Renseignements : Ashley Iyer-Dhillon, Roche Canada, Tél. : 416-561-3286, Courriel: ashley.iyer@roche.com; Geneviève Guérard, Capital-Image, Tél. : 514 739-1188, Courriel: gguerard@capital-image.com

L'acide lipoïque serait bénéfique

jeudi 27 juillet 2017, 12:10
Un petit essai clinique montre qu'une supplémentation en acide lipoïque pourrait ralentir l'atrophie du cerveau chez des personnes atteintes de sclérose en plaques.
Une étude menée par la Oregon Health and Science University montre qu'un supplément d'acide lipoïque pourrait améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de la forme progressive de la sclérose en plaques.
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire s'attaque à la gaine de myéline des neurones. La SEP touche entre 60 000 et 75 000 Français (4000 nouveaux cas chaque année). A l'échelle mondiale,  2,3 millions de personnes sont touchées par cette maladie neurologique progressive, invalidante et qui atteint les jeunes adultes.
Les personnes atteintes de la forme récurrente-rémittente de la maladie peuvent développer dans un deuxième temps une forme progressive (SPMS pour Secondary Progressive Multiple Sclerosis). La SPMS est caractérisée par des troubles physiologiques (dysfonctionnement mitochondrial, perturbation endothéliale vasculaire…) qui provoquent une neurodégénérescence et une accélération de l'atrophie du cerveau, conduisant à une incapacité fonctionnelle. "Cibler ces processus pathophysiologiques spécifiques est une stratégie intéressante pour traiter la SPMS" expliquent les auteurs.
Dans cet essai clinique qui a duré 2 ans, 51 personnes atteintes de SPMS ont soit reçu une dose quotidienne d'acide alpha lipoïque (1200 mg), soit un placebo. L'acide lipoïque est un antioxydant que le corps produit de manière endogène. Il possède des fonctions biologiques multiples: il neutralise les radicaux libres, chélate les ions métalliques, régénère le glutathion intracellulaire ou encore répare les dommages oxydatifs.
Les résultats montrent qu'après 2 ans, le niveau d'atrophie cérébrale était significativement plus faible de 68% chez les patients qui ont pris l'acide lipoïque.  L'acide lipoïque a également permis d'améliorer les temps de marche et de diminuer le nombre de chutes par rapport aux participants du groupe placebo.
"Le faible nombre de participants n'a pas permis de détecter clairement les bénéfices cliniques de la supplémentation en acide lipoïque, bien qu'il y ait eu une amélioration du temps de marche et une diminution du nombre de chutes. D'autres études doivent être menées pour confirmer ces premiers résultats et pour déterminer les mécanismes d'action de l'acide lipoïque chez les personnes atteintes de sclérose en plaques "concluent les auteurs.
L'acide lipoïque est présent en petite quantité dans presque tous les types d'aliments, mais avec une abondance légèrement supérieure dans les reins, le cœur, le foie, les épinards, les broccoli et les extraits de levure.
Personnellement, je ne passe pas un jour sans consommer de la lécithine de soja et de la levure de bière (en vente ici)

SEP: une nouvelle piste de recherche… 

mardi 13 juin 2017, 11:20
dans les intestins! On parle de plus en plus des liens entre la composition de notre «microbiote» et le développement de maladies comme la sclérose en plaques (SEP). Mais de quoi s'agit-il exactement? Décryptage.
Le terme «microbiote» désigne l'ensemble des micro-organismes (virus, bactéries, champignons…) qui cohabitent dans notre organisme, et en particulier dans nos intestins. «Plus de 90% des bactéries qui nous colonisent vivent au sein de notre système digestif!», indique le Dr Vincent van Pesch, chef de clinique associé en neurologie aux Cliniques universitaires Saint-Luc. «Il s'agit d'une population extrêmement diversifiée, constituée de plusieurs milliers d'espèces différentes. La plupart d'entre elles vivent en symbiose avec leur hôte et n'entraînent pas de maladie.»
«La thématique du microbiote est longtemps restée une énigme pour les chercheurs en raison de la difficulté à identifier et caractériser les bactéries qui le composent», explique le Dr van Pesch. Mais l'évolution récente des techniques de séquençage génétique a permis de lever un coin du voile sur ce qui se trame dans nos intestins…
Des premières preuves chez l'animal
Des études réalisées sur la souris en 2008 ont montré que la composition de leur microbiote avait une influence sur leur susceptibilité à la SEP. «La maladie ne pouvait pas se déclarer chez les souris élevées en laboratoire dans des conditions stériles sans microbiote. Mais si l'on réintroduisait une flore microbienne chez ces rongeurs, on restaurait leur susceptibilité à la SEP», détaille le Dr van Pesch.
«On savait déjà que notre muqueuse intestinale abritait des cellules immunitaires capables de s'activer en cas d'agression extérieure. Ces études plaident en faveur d'un lien entre l'activation locale de ce système immunitaire intestinal et des effets "à distance", sur l'immunité globale», poursuit le Dr van Pesch.
D'autres études vont encore plus loin. «On a ainsi découvert qu'en fonction du type de microbiote, l'immunité pouvait être activée de plusieurs manières différentes. Certaines bactéries engendrent un état inflammatoire qui accroît la susceptibilité de la souris à développer la maladie. D'autres, au contraire, diminuent l'activation du système immunitaire.»
Et chez l'homme?
"Les premières études suffisamment fournies sont extrêmement récentes; elles remontent à 2016", indique le Dr van Pesch. "Les chercheurs ont mis en évidence des différences entre la flore microbienne intestinale de patients SEP et celle de personnes contrôles1,2."
Le Dr van Pesch incite toutefois à la prudence: «Ces études ont été réalisées sur de petites cohortes de patients, chez qui la SEP était installée depuis plusieurs années. Il est dès lors difficile de savoir si ce que l'on a observé tenait davantage de la cause ou de la conséquence de la maladie. La SEP entraîne notamment des troubles du transit qui modifient la composition de la flore microbienne intestinale, indépendamment de la maladie en tant que telle. Les variations dans le microbiote résultent-elles de ces troubles du transit ou constituent-elles un facteur susceptible de favoriser le développement de la maladie?".
"Pour obtenir des résultats probants, nous aurons besoin de plus grandes cohortes de patients, qui seront suivis dès que la maladie est détectée et sur le long cours afin de s'assurer que les résultats obtenus sont reproductibles dans le temps», souligne le Dr van Pesch. «Les chercheurs qui réaliseront ces études devront caractériser la flore microbienne des patients de manière très rigoureuse, en tenant compte de leur régime alimentaire, des médicaments qu'ils prennent, de leur IMC (indice de masse corporelle)… Autant de paramètres qui interviennent dans la composition du microbiote.»
De nouvelles perspectives thérapeutiques
"Si l'on se base sur les résultats obtenus chez l'animal, tout semble indiquer qu'il est opportun de poursuivre ces recherches pour l'homme», estime le Dr van Pesch. «Étudier le microbiote nous aide à mieux comprendre les mécanismes via lesquels il peut moduler l'immunité mais aussi ce qui influence cette flore intestinale. À cet égard, il apparaît de plus en plus évident que l'alimentation joue un rôle prépondérant dans la composition du microbiote".
Ces connaissances de plus en plus pointues peuvent aussi ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques. «Les réflexions sur le microbiote déboucheront certainement sur l'élaboration d'approches complémentaires aux traitements de la SEP", prédit le Dr van Pesch. "Nous pourrons en outre personnaliser les interventions en fonction de la flore microbienne de chaque patient afin de leur proposer la réponse la mieux adaptée à leur situation particulière".
Et en termes de prévention? "Il est vrai qu'on conseille aux enfants de personnes atteintes de SEP une supplémentation en vitamine D dès leur plus jeune âge parce qu'on pense qu'une carence en cette vitamine peut avoir une incidence sur le risque ultérieur de développer la maladie. On pourra sans doute un jour imaginer une approche similaire avec la flore microbienne intestinale», indique le Dr van Pesch.

Contrôle de l'inflammation  auto-immunes

mercredi 7 juin 2017, 12:46
et maladies. Des chercheurs français viennent de décrypter un mécanisme responsable de l'emballement de la réponse inflammatoire. Son dysfonctionnement pourrait expliquer en partie certaines maladies auto-immunes.
Les maladies auto-immunes, comme la sclérose en plaques, résultent d'une stimulation exagérée du système de défense. Cet emballement, ou incapacité à “calmer le jeu”, c'est-à-dire à réguler l'inflammation, engendre notamment des anticorps qui vont s'attaquer à nos propres constituants.
Les mécanismes responsables de cette auto-immunité restent encore obscurs. Les récents résultats obtenus par les chercheurs du Centre de recherche sur l'inflammation (Inserm/CNRS/Université Paris Diderot) contribuent à mieux les appréhender.
Emprisonnement du pathogène via un récepteur spécifique
Pour bien comprendre l'importance de leur découverte, une plongée simplifiée au cœur de notre immunité s'avère nécessaire. Certaines cellules en charge de notre protection disposent à la surface de leurs membranes de récepteurs appelés TLR (abréviation anglaise de Toll-like receptors). Quand un agent étranger pénètre dans notre organisme et entre en contact avec une de ces cellules immunitaires, cette “porte” (toll) se referme, en quelque sorte, sur lui. Ainsi, le pathogène se retrouve piégé à l'intérieur de la cellule dans un compartiment appelé endosome. Cette capture va déclencher une cascade de signaux. Elle aboutit à l'activation du système de défense, dont la finalité est de détruire l'agresseur.
Identification d'un nouveau partenaire de l'inflammation
Le récepteur TLR représente donc un élément clé de la réponse immunitaire. Ce n'est donc pas une surprise si cette molécule joue un rôle dans la survenue de maladies inflammatoires chroniques et auto-immunes. En essayant de comprendre précisément lequel, les scientifiques français ont fait une découverte fondamentale. Ils ont identifié un intermédiaire dans le mécanisme inflammatoire. En fait, un second récepteur, intracellulaire lui car présent dans l'endosome. Appelé IRAP (pour Interleukin 1 receptor antagonist), ce récepteur intérieur interagit avec le récepteur extérieur TLR lorsque ce dernier capture un pathogène. Ce complexe pathogène-TLR-IRAP engendre ensuite une réponse immune classique, c'est-à-dire modérée puisque modulable.
L'activation immunitaire excessive expliquée
La suite de ces travaux est particulièrement intéressante. En effet, il a été mis en évidence que sans l'intervention d'IRAP, la réponse immune va alors s'emballer. Ce qui fait dire à Loredana Saveanu, responsable de ces recherches que « la protéine IRAP agit comme un frein et retarde la progression des endosomes dans la cellule. C'est comme si ces derniers étaient des ballons à l'hélium retenus par une ficelle et qu'on lâchait soudain cette ficelle en l'absence d'IRAP. Ce qui déclenche une hyper réaction inflammatoire ».
Certes, la perspective d'un contrôle des mécanismes auto-immuns chez l'Homme n'est pas pour demain. Mais l'identification des acteurs concernés et la connaissance de leur rôle respectif représentent un pas important pour de futures approches thérapeutique.

Anticiper les poussées grâce à l'IRM

jeudi 25 mai 2017, 12:13 La sclérose en plaques est une maladie auto-immune et inflammatoire du système nerveux central. Elle touche généralement des personnes jeunes, chez qui elle est la première cause de handicap moteur non-traumatique. Les handicaps surviennent chez les patients soit de manière progressive, soit sous la forme de poussées entrecoupées de périodes de rémission.
A l'heure actuelle, l'imagerie IRM est largement utilisée pour le diagnostic et le suivi des patients atteints de sclérose en plaques. Cependant, il n'existe pas d'outil d'imagerie pouvant prédire l'apparition des poussées.
La sclérose en plaques et due, au moins en partie, au passage de cellules inflammatoires (lymphocytes notamment) dans le cerveau et la moelle épinière à travers la paroi des vaisseaux. Pour pouvoir traverser, les cellules se fixent à des molécules d'adhésion présentes à la surface de vaisseaux sanguins.
Les chercheurs de l'équipe " SpPrIng " dirigée par Fabian Docagne au sein de l'unité Inserm U1237 de Caen, ont développé une méthode d'IRM qui permet de suivre dans l'espace et dans le temps l'évolution de la maladie chez des souris présentant un modèle de sclérose en plaques. Pour cela, ils ont utilisé un outil constitué de billes de fer détectables par IRM se fixant sur les molécules d'adhésion.
Dans cette étude, publiée dans la revue PNAS, les auteurs montrent que cet outil d'IRM révèle le passage des cellules inflammatoires et permet ainsi de prédire la survenue d'une poussée chez les souris asymptomatiques et les rémissions chez des souris malades.
Cette technique pourrait à l'avenir être adaptée chez l'homme pour améliorer le pronostic et le suivi de la maladie chez les patients atteints de sclérose en plaques.
image sur le site
Sur cette image, on visualise en noir les billes de fer qui sont entrées dans la moelle épinière révélant ainsi une inflammation
Cette étude a bénéficié du soutien de l'ARSEP
http://presse.inserm.fr/sep-anticiper-les-poussees-grace-a-lirm/28462/

Des chercheurs russes 

vendredi 12 mai 2017, 12:23 découvrent la mutation à l'origine de la sclérose en plaques
Des biologistes russes ont découvert une mutation de l'ADN non codant (ou "ADN poubelle") qui pousse les cellules immunitaires à attaquer le corps, provoquant la sclérose en plaques et d'autres maladies auto-immunitaires. Les résultats de leurs recherches ont été publiés dans le magazine PLoS One.
"Quand le signal transmis par l'interleukine 2 est renforcé ou rompu, cela provoque chez les souris une réaction auto-immunitaire. Chez les individus ayant plusieurs maladies auto-immunitaires, on a également découvert des changements dans le fonctionnement des récepteurs concernés. C'est pourquoi nous nous sommes concentrés sur le gène IL2RA et sur les changements mineurs dans les zones voisines", explique Marina Afanassieva de l'Institut de biologie moléculaire Engelhardt, dont les propos sont rapportés par le service de presse de l'Institut de physique et de technologie de Moscou ( MFTI ).
L'homme, comme d'autres espèces vivantes, est menacé par plusieurs maladies graves qui ne se développent pas à cause de microbes ou de virus mais de dysfonctionnements du système immunitaire qui forcent ses cellules à attaquer les tissus sains du corps. Parmi ces maladies: la sclérose en plaques, le lupus, le diabète de type 1 et l'arthrite.
Les scientifiques ignorent encore les causes de l'apparition de telles maladies — il existe des raisons approximativement égales de penser qu'il peut s'agit d'une rare conséquence d'infections ordinaires, ainsi que d'un produit de dysfonctionnements dans le travail des gènes et de mutations génétiques. Par exemple, des chercheurs britanniques ont récemment découvert que la sclérose en plaques se développait le plus souvent chez les individus ayant un gène Rab32 particulièrement actif.
Marina Afanassieva et ses collègues ont trouvé un autre mécanisme génétique de développement de la sclérose en plaques en étudiant les mutations à l'intérieur et associées au fonctionnement du gène IL2RA — un élément important du système " ami-ennemi " de l'organisme.
Ces militaires ont pour mission… de cultiver de la marihuana
Les chercheurs expliquent que ce gène est responsable de la fabrication de l'interleukine 2 — une molécule informative importante du système immunitaire envoyant, dans différentes situations, le signal " ne me mange pas " ou " attaque ".
De vastes études génétiques ont montré que les troubles dans le fonctionnement et dans la structure de l'IL2RA étaient liés au développement de maladies auto-immunitaires. Les biologistes moléculaires russes et les généticiens ont décidé de découvrir comment fonctionnait exactement ce lien.
Pour cela, les chercheurs ont sélectionné les six mutations les plus "suspectes" de mutations à une lettre dans l'IL2RA — qui ne se trouve pas dans la partie codante du gène mais à l'intérieur de l'ADN poubelle — et ont vérifié comment ces changements influençaient son fonctionnement.
Les scientifiques expliquent que la structure des parties non codantes de l'ADN n'influence pas la structure de la protéine qui code le gène mais peut contrôler l'activité avec laquelle la cellule le lit et sécrète des molécules de protéine. Par conséquent, les mutations dans la partie non codante de l'IL2RA peuvent réduire significativement ou accroître son activité et rendre la cellule "suspecte" pour le système immunitaire.
Les buveurs de café risquent moins de développer la sclérose en plaques
Les buveurs de café ont moins de risques de développer la sclérose en plaques
Pour vérifier cette hypothèse, les biologistes ont inséré un "chromosome excédentaire"à l'intérieur des cellules humaines. Le chromosome contenait l'une de ces parties et un gène lié forçant la cellule à produire des molécules de protéine lumineuse. L'idée étant que si ces segments d'ADN non codant changent effectivement la fréquence de "lecture" par la cellule IL2RA, alors la luminosité doit être différente pour une version "normale" et " mutée" des gènes.
Il s'avère qu'une de ces mutations — rs12722489 — affectait particulièrement la "lisibilité" de l'IL2RA. Le remplacement d'une seule lettre dans cette partie du gène réduisait de moitié son activité, ce qui pourrait expliquer pourquoi les porteurs de cette " empreinte " souffrent bien plus souvent de sclérose en plaques et d'autres maladies auto-immunitaires.
Les experts espèrent que les futures études de telles mutations permettront de dévoiler entièrement les causes de la "rébellion" du système immunitaire, qui se met à détruire l'organisme presque aussi activement que les microbes et les virus réels.
BEN, MON SYSTEME A MOI, malgré les litres de café que je bois depuis toujours, il n'a rien compris à tout cela!!!

SEP: une piste de recherche

vendredi 12 mai 2017, 09:02 … dans les intestins!
On parle de plus en plus des liens entre la composition de notre "microbiote" et le développement de maladies comme la sclérose en plaques (SEP). Mais de quoi s'agit-il exactement? Décryptage.
Le terme "microbiote" désigne l'ensemble des micro-organismes (virus, bactéries, champignons…) qui cohabitent dans notre organisme, et en particulier dans nos intestins. "Plus de 90% des bactéries qui nous colonisent vivent au sein de notre système digestif!", indique le Dr Vincent van Pesch, chef de clinique associé en neurologie aux Cliniques universitaires Saint-Luc. "Il s'agit d'une population extrêmement diversifiée, constituée de plusieurs milliers d'espèces différentes. La plupart d'entre elles vivent en symbiose avec leur hôte et n'entraînent pas de maladie."
"La thématique du microbiote est longtemps restée une énigme pour les chercheurs en raison de la difficulté à identifier et caractériser les bactéries qui le composent", explique le Dr van Pesch. Mais l'évolution récente des techniques de séquençage génétique a permis de lever un coin du voile sur ce qui se trame dans nos intestins…
Des premières preuves chez l'animal
Des études réalisées sur la souris en 2008 ont montré que la composition de leur microbiote avait une influence sur leur susceptibilité à la SEP. "La maladie ne pouvait pas se déclarer chez les souris élevées en laboratoire dans des conditions stériles sans microbiote. Mais si l'on réintroduisait une flore microbienne chez ces rongeurs, on restaurait leur susceptibilité à la SEP", détaille le Dr van Pesch.
"On savait déjà que notre muqueuse intestinale abritait des cellules immunitaires capables de s'activer en cas d'agression extérieure. Ces études plaident en faveur d'un lien entre l'activation locale de ce système immunitaire intestinal et des effets "à distance", sur l'immunité globale", poursuit le Dr van Pesch.
D'autres études vont encore plus loin. "On a ainsi découvert qu'en fonction du type de microbiote, l'immunité pouvait être activée de plusieurs manières différentes. Certaines bactéries engendrent un état inflammatoire qui accroît la susceptibilité de la souris à développer la maladie. D'autres, au contraire, diminuent l'activation du système immunitaire."
Et chez l'homme?
"Les premières études suffisamment fournies sont extrêmement récentes; elles remontent à 2016", indique le Dr van Pesch. "Les chercheurs ont mis en évidence des différences entre la flore microbienne intestinale de patients SEP et celle de personnes contrôles1,2."
Le Dr van Pesch incite toutefois à la prudence: "Ces études ont été réalisées sur de petites cohortes de patients, chez qui la SEP était installée depuis plusieurs années. Il est dès lors difficile de savoir si ce que l'on a observé tenait davantage de la cause ou de la conséquence de la maladie. La SEP entraîne notamment des troubles du transit qui modifient la composition de la flore microbienne intestinale, indépendamment de la maladie en tant que telle. Les variations dans le microbiote résultent-elles de ces troubles du transit ou constituent-elles un facteur susceptible de favoriser le développement de la maladie?".
"Pour obtenir des résultats probants, nous aurons besoin de plus grandes cohortes de patients, qui seront suivis dès que la maladie est détectée et sur le long cours afin de s'assurer que les résultats obtenus sont reproductibles dans le temps", souligne le Dr van Pesch. "Les chercheurs qui réaliseront ces études devront caractériser la flore microbienne des patients de manière très rigoureuse, en tenant compte de leur régime alimentaire, des médicaments qu'ils prennent, de leur IMC (indice de masse corporelle)… Autant de paramètres qui interviennent dans la composition du microbiote."
De nouvelles perspectives thérapeutiques
"Si l'on se base sur les résultats obtenus chez l'animal, tout semble indiquer qu'il est opportun de poursuivre ces recherches pour l'homme", estime le Dr van Pesch. "Étudier le microbiote nous aide à mieux comprendre les mécanismes via lesquels il peut moduler l'immunité mais aussi ce qui influence cette flore intestinale. À cet égard, il apparaît de plus en plus évident que l'alimentation joue un rôle prépondérant dans la composition du microbiote."
Ces connaissances de plus en plus pointues peuvent aussi ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques. "Les réflexions sur le microbiote déboucheront certainement sur l'élaboration d'approches complémentaires aux traitements de la SEP", prédit le Dr van Pesch. "Nous pourrons en outre personnaliser les interventions en fonction de la flore microbienne de chaque patient afin de leur proposer la réponse la mieux adaptée à leur situation particulière."
Et en termes de prévention? "Il est vrai qu'on conseille aux enfants de personnes atteintes de SEP une supplémentation en vitamine D dès leur plus jeune âge parce qu'on pense qu'une carence en cette vitamine peut avoir une incidence sur le risque ultérieur de développer la maladie. On pourra sans doute un jour imaginer une approche similaire avec la flore microbienne intestinale", indique le Dr van Pesch.
Personnellement, depuis que je sais cela (4 ans) j'avale du lait fermenté (lait ribot); vous en trouverez dans les rayons halal des supermarchés. Comme ce lait est pasteurisé et donc, les bactéries doivent être mortes, je laisse le bidon sur le comptoir; le lait refermente un peu et c'est cela qui est efficace.
Si vous trouvez que vous ne pouvez pas le boire, mélangez 50/50 de votre lait habituel. Ajoutez du sucre si vous y tenez ou du miel ou chocolat, vanille, etc…. j'utilise ce lait en remplacement de crème fraîche; il se cuisine très bien. Mais, une fois chauffées, je pense que les bactéries sont mortes, donc, rajoutez à la fin.
Depuis 4 ans que je prends ce lait, ma sep PP est stabilisée.

Découverte d'une protéine... 

mercredi 26 avril 2017, 10:48 ... clé de la maladie
La sclérose en plaques (SEP) affecte environ 2,5 millions de personnes dans le monde. Pourtant, on ne connait toujours pas avec certitude les causes de l'apparition de maladie et on ne sait pas la stopper: il n'existe actuellement aucun traitement efficace disponible. Cette équipe de l'Université d'Exeter réalise ici une découverte majeure dans l'identification des causes de la SEP, une protéine cible qui contribue à asphyxier les mitochondries des cellules du cerveau, et, ce faisant, ouvre la voie à de nouveaux traitements. C'est à lire dans le Journal of Neuroinflammation.
La sclérose en plaques peut avoir un impact dévastateur sur la vie des patients, car elle affecte leur mobilité, leur parole, leurs capacités mentales et plus encore. D'autant que la maladie affecte des adultes jeunes: la plupart des personnes atteintes sont diagnostiquées au début de l'âge adulte, aux environs de 20 et 30 ans. Aujourd'hui, ne sont disponibles que des traitements permettant de réduire les symptômes et non les causes de la maladie. Cette équipe internationale de l'École de médecine d'Exeter et de l'Université de l'Alberta en révélant un nouveau mécanisme cellulaire - un défaut sous-jacent de certaines cellules du cerveau – impliqué dans la pathogenèse ainsi qu'une caractéristique cible ouvre une toute nouvelle voie pour de nouveaux traitements de fond la SEP.
On sait que la maladie induit le système immunitaire du corps à attaquer la myéline, qui forme les gaines qui protègent les nerfs dans le cerveau et la moelle épinière. Cette attaque auto-immune entraîne des lésions cérébrales, une réduction de l'apport sanguin et de l'oxygène et la formation de lésions dans le corps. Les symptômes peuvent être multiples (spasmes musculaires, problèmes de mobilité, douleurs, fatigue et troubles de l'élocution…). Les scientifiques suspectent depuis longtemps les mitochondries, les mini-centrales énergétiques des cellules de jouer un rôle clé dans l'apparition de la maladie.
Une protéine toxique, nommée Rab32: à l'aide d'expériences cliniques et de laboratoire sur les dysfonctionnements des mitochondries chez les personnes atteintes de SEP, à partir d'échantillons de tissus cérébraux humains, l'équipe constate qu'une protéine appelée Rab32 est présente en grandes quantités dans le cerveau des patients atteints. La même protéine en revanche est totalement absente des cerveaux sains. Lorsque Rab32 est présente dans la cellule, la partie de la cellule qui stocke le calcium (réticulum endoplasmique ou ER) est trop proche des mitochondries. La mauvaise communication qui en résulte avec l'apport de calcium, déclenche une dégradation des mitochondries toxique pour la cellule. La recherche n'identifie pas, à ce stade, la cascade d'événements biologiques qui induit cet afflux indésirable de Rab32, mais suggèrent une responsabilité du réticulum endoplasmique.
Des traitements efficaces qui ciblent Rab32 sont donc à l'étude, tout comme la recherche d'autres protéines pouvant être impliquées dans le déclenchement de la SEP.
Source: Journal of Neuroinflammation April, 2017 DOI: 10.1186/s12974-016-0788-z Rab32 connects ER stress to mitochondrial defects in multiple sclerosis
https://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/sclerose-en-plaques-decouverte-d-une-proteine-caracteristique-de-la-maladie_17236_lirelasuite.htm#lirelasuite


Le cholestérol serait impliqué  

mercredi 22 mars 2017, 12:13 ..dans l'apparition de la sclérose en plaques
Les lipides pourraient jouer un rôle dans le dérèglement de la réponse immunitaire propre aux maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques. Trois chercheuses primées par la Fondation Leenaards en ont fait leur objet d'étude
Chaque jour, en Suisse, une personne est diagnostiquée de sclérose en plaques. Cette maladie inflammatoire du système nerveux central, encore incurable, touche particulièrement les jeunes entre 20 et 40 ans, et plus spécifiquement les femmes. Chronique, invalidante, elle se traduit par des symptômes neurologiques tels que des troubles de la sensibilité et de la vision, des pertes d'équilibre, des douleurs musculaires ou encore une extrême fatigue.
A l'image de nombreuses maladies auto-immunes, l'origine de la sclérose en plaques n'a pas encore été entièrement élucidée. S'il existe des prédispositions génétiques, on sait aujourd'hui que des facteurs environnementaux, tels que le virus Epstein-Barr (ou mononucléose), les carences en vitamine D, le tabac ou encore le surpoids peuvent jouer un rôle dans l'apparition de cette pathologie.
Selon trois chercheuses lémaniques, qui recevront fin mars le Prix scientifique 2017 de la Fondation Leenaards, le cholestérol pourrait également être impliqué dans le développement de la maladie en facilitant la migration des cellules inflammatoires dans la moelle épinière et le cerveau. Cette piste inédite de recherche pourrait conduire à de nouvelles approches préventives et thérapeutiques. Explications de Caroline Pot, neurologue au CHUV et coordinatrice du projet aux côtés des biologistes Tatiana Petrova (UNIL) et Stéphanie Hugues (UNIGE).
Le Temps: Votre intérêt pour le rôle du cholestérol dans la sclérose en plaques a débuté par la constatation qu'il existait un lien entre l'obésité chez les jeunes adultes et l'augmentation des risques de cette maladie. Est-ce vraiment un facteur prépondérant?
Caroline Pot: La sclérose en plaques est une maladie pouvant être favorisée par plusieurs facteurs différents, dont l'obésité et le surpoids. Des études récentes ont en effet démontré que les personnes présentant une surcharge pondérale à l'âge de 18 ans avaient un risque multiplié par deux de développer cette pathologie. Le surpoids est lié à des perturbations des voies lipidiques dont l'on sait qu'elles peuvent aggraver les maladies auto-immunes. C'est ainsi que nous avons commencé à nous intéresser au lien entre le cholestérol et la sclérose en plaques.
– Vous focalisez plus spécifiquement votre attention sur un dérivé du cholestérol, les oxystérols. Ceux-ci pourraient jouer un rôle important dans le développement de la maladie.
– Pendant longtemps, on a considéré à tort ces oxystérols comme de petites pièces entre le cholestérol et la bile, des pré-déchets éliminés par l'organisme. Depuis peu, on s'est rendu compte qu'ils avaient une fonction dans le façonnage de notre réponse immunitaire, pour attirer les cellules inflammatoires dans certains endroits.
Dans la sclérose en plaques, les globules blancs ont pour particularité de se tromper de cible. Au lieu de protéger le corps contre les intrus comme les virus ou les bactéries, ils se dirigent vers le système nerveux central, le cerveau et/ou la moelle épinière, pour ensuite les attaquer. Les raisons de cette attirance ne sont pas encore totalement connues, mais nous pensons que les oxystérols pourraient jouer un rôle dans la modulation de la réponse immunitaire, en agissant comme des molécules attirant les globules blancs et pouvant les pousser vers la mauvaise direction.
– L'originalité de votre projet réside également dans l'intérêt que vous accordez aux vaisseaux sanguins et lymphatiques dans la production de ces fameux oxystérols.
– Les vaisseaux ont souvent été perçus comme de simples tubes conduisant les globules blancs et rouges vers les différents organes. Aujourd'hui on suppose, au contraire, que ces derniers interagissent activement avec le système immunitaire. A la base de notre projet, nous avons réussi à isoler certaines cellules tapissant la paroi des vaisseaux et à les identifier comme une source potentielle d'oxystérols. Reste à savoir pourquoi, dans le cas de la sclérose en plaques, ces vaisseaux présentent une perméabilité permettant le passage des cellules inflammatoires vers le cerveau.
– Cette perméabilité des vaisseaux pourrait avoir un lien avec l'alimentation et le microbiote, à savoir toutes les bactéries vivant dans notre intestin…
– En effet. On suspecte depuis peu l'importance du microbiote dans certaines maladies neuro-dégénératives comme la maladie de Parkinson ou Alzheimer. Dans le cadre de ces pathologies, il serait même possible de constater, dans les intestins, certains marqueurs de la maladie avant même l'apparition des premiers symptômes neurologiques. Il semblerait que chez les personnes atteintes de sclérose en plaques, le microbiote soit également perturbé.
– Quelles sont les pistes thérapeutiques que pourrait amener votre projet?
– En identifiant clairement où sont produits les oxystérols, nous pourrions imaginer contrôler plus spécifiquement l'attraction des globules blancs par ces molécules. Cela permettrait d'envisager un traitement plus ciblé, engendrant moins d'effets secondaires sur le système immunitaire que les traitements actuels. Par ailleurs, une meilleure compréhension du rôle du cholestérol dans le dérèglement de la réponse immunitaire pourrait également conduire à des recommandations en termes d'alimentation ou de mode de vie.

Maladie de Charcot: L'électromagnétique en cause?

jeudi 6 avril 2017, 10:23
Les individus exposés aux ondes électromagnétiques auraient un risque deux fois plus élevé de développer la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot.
L'exposition professionnelle aux champs magnétiques augmente le risque de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale Occupational and Environmental Medicine.
Les chercheurs des universités d'Utrecht et de Maastricht (Pays Bas) ont utilisé les données d'une cohorte de 58 279 hommes et 62 573 femmes pour enquêter sur les facteurs de risque de cancers chez les personnes aux Pays-Bas. Le groupe, âgé de 55 à 69 ans a été suivi pendant environ 17 ans.
A la fin de l'étude les chercheurs ont comparé les informations des personnes mortes de la sclérose latérale amyotrophique, pour identifier si elles étaient plus susceptibles d'avoir été exposées à divers facteurs de développement de cette maladie. Les causes étudiées étaient les suivantes: les chocs électriques, les champs magnétiques, les métaux, les pesticides et les solvants.
Deux fois plus de risque avec l'exposition aux ondes électromagnétiques
Les résultats de l'étude ont montré que sur les 58 279 hommes dans l'étude, 88 sont décédés de la sclérose latérale amyotrophique dont 76 avaient des données professionnelles disponibles pour l'analyse.
Les hommes qui avaient une vie professionnelle les exposant à des niveaux élevés de champs magnétiques ont été deux fois plus susceptibles de mourir de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) que les personnes qui avaient eu une exposition faible. En revanche, aucun des autres facteurs de travail analysés n'a affiché un risque accru de développer cette maladie.
8000 personnes touchées par la maladie en France
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative qui touche les neurones moteurs, entraînant une paralysie progressive de tous les muscles du corps. Selon l'Association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (Arsla), cette maladie neurologique touche environ 8 000 personnes en France.

Les émulsifiants de synthèse 

Cliquez pour agrandir l'image
vendredi 31 mars 2017, 09:19 ..néfastes pour l'intestin
Plusieurs études laissent penser que des additifs synthétiques couramment utilisés par l'industrie agro-alimentaire dans les aliments ultra transformés favorisent les inflammations intestinales en altérant la flore (le microbiote). Ils augmentent aussi la perméabilité de l'intestin ce qui peut conduire à des phénomènes d'auto-immunité.
L'intestin, en plus de son rôle de digestion et d'absorption, constitue une barrière entre le milieu intérieur et l'environnement. A ce titre, il doit empêcher les pathogènes, allergènes, toxines, présents dans la lumière de l'intestin d'entrer dans l'organisme. Cette fonction barrière est assurée par les jonctions serrées entre les cellules de l'épithélium intestinal.
Des articles récents ont accusé les émulsifiants de provoquer des dysfonctionnements de la barrière intestinale en affectant les jonctions serrées (1) (2). Lorsque les jonctions serrées sont déstabilisées, cela conduit à l'entrée d'antigènes étrangers qui activent l'inflammation et les phénomènes d'auto-immunité. Un mauvais fonctionnement de la barrière intestinale pourrait donc expliquer l'incidence croissante des maladies auto-immunes.
Ce n'est pas tout. En 2016 puis 2017, des chercheurs de l'université d'Atlanta (Georgie) et de l'université de Gand (Belgique) ont montré qu'expérimentalement, deux familles d'émulsifiants (polysorbates et carboxyméthylcellulose) perturbent la flore intestinale et la rendent pro-inflammatoire (3) (4).
La flore intestinale est formée d'une large diversité de micro-organismes qui apportent des bénéfices pour le métabolisme et l'immunité. Des perturbations des relations entre la flore intestinale et l'hôte ont été associées à différentes maladies inflammatoires chroniques, comme les maladies inflammatoires de l'intestin et celles associées à l'obésité sous l'appellation de "syndrome métabolique".
Chez des souris, carboxyméthylcellulose et polysorbate 80, à des concentrations relativement faibles conduisent à des altérations de l'écosystème intestinal, à une inflammation et un syndrome métabolique (augmentation des niveaux de consommation alimentaire, obésité, hyperglycémie et résistance à l'insuline).
De plus, en utilisant un modèle d'écosystème intestinal humain, ces mêmes chercheurs ont trouvé que ces émulsifiants modifient la composition des souches bactériennes du microbiote intestinal d'une manière qui le rend plus pro-inflammatoire.
Des données à jour scientifiques, conseille d'éviter ces deux familles d'additifs :
•Polysorbates: E432 (polysorbate 20),  E433 (polysorbate 80),  E434 (polysorbate 40), E435 (polysorbate 60), E436 (polysorbate 65);
•Carboxyméthylcelluloses: E466 (carboxyméthylcellulose de sodium), E468 (carboxyméthylcellulose sodique réticulée), E469 (carboxyméthylcellulose hydrolysée de manière enzymatique).
Sources
(1) Lerner A, Matthias T. Changes in intestinal tight junction permeability associated with industrial food additives explain the rising incidence of autoimmune disease. Autoimmun Rev. 2015 Feb 9. pii: S1568-9972(15)00024-5. doi: 10.1016/j.autrev.2015.01.009.
(2) Csáki KF. Synthetic surfactant food additives can cause intestinal barrier dysfunction. Med Hypotheses. 2011 May;76(5):676-81. doi: 10.1016/j.mehy.2011.01.030.
(3) Chassaing B, Koren O, Goodrich JK, Poole AC, Srinivasan S, Ley RE, Gewirtz AT. Dietary emulsifiers impact the mouse gut microbiota promoting colitis and metabolic syndrome. Nature. 2015 Feb 25. doi: 10.1038/nature14232.
(4) Chassaing B. Dietary emulsifiers directly alter human microbiota composition and gene expression ex vivo potentiating intestinal inflammation. Gut. 2017 Mar 21. pii: gutjnl-2016-313099. doi: 10.1136/gutjnl-2016-313099.
Moralité: cuisinez vous-même votre alimentation. Si vous n'avez pas le temps, steak-salade et un fruit, ce sera mieux que des “merdes“ agro-alimentaires.

Masitinib dans les PP et PS

jeudi 30 mars 2017, 11:11 AB Science annonce le succès du test de futilité à deux ans pour le masitinib dans les formes progressives primaires et secondaires de la sclérose en plaques
AB Science annonce le succès du test de futilité à deux ans pour le masitinib dans les formes progressives primaires et secondaires de la sclérose en plaques
L'étude a terminé son recrutement
Les résultats de l'analyse intérimaire seront disponibles au second trimestre 2018. Les résultats de l'analyse finale seront disponibles au second trimestre 2019
AB Science SA (NYSE Euronext - FR0010557264 - AB), société pharmaceutique spécialisée dans la recherche, le développement et la commercialisation d'inhibiteurs de protéines kinases (IPK), annonce aujourd'hui le succès de l'analyse de futilité à deux ans de l'étude de phase 3 du masitinib dans le traitement de patients atteints de sclérose en plaques progressive primaire ou de sclérose en plaques secondairement progressive sans poussées.
L'étude de phase 3 en cours (AB07002) est une étude en double-aveugle, randomisée contrôlée par placebo qui vise à évaluer la tolérance et l'efficacité du masitinib chez les patients atteints de sclérose en plaques primaire progressive ou de sclérose en plaques secondairement progressive sans poussées.
La durée du traitement est de 96 semaines. 
L'étude teste 2 doses de masitinib, une première dose à 4,5 mg/kg/jour et une seconde dose démarrant à 4,5mg/kg/jour puis augmentée à 6 mg/kg/jour, contre placebo (randomisation 2:1).
Le critère d'évaluation principal de l'étude est la variation sur une période de 96 semaines de traitement du score EDSS (Expanded Disability Status Scale), qui est un score utilisé pour quantifier l'invalidité liée à la sclérose en plaques et surveiller l'évolution du degré de handicap avec le temps.
Sur la base de ces résultats, le Comité Indépendant de Revue des Données a recommandé la poursuite de l'étude.
L'étude a recruté 600 patients évaluables, comme prévu au protocole. L'étude a donc terminé son recrutement.
La prochaine étape est l'analyse intérimaire qui aura lieu quand 50% des patients auront atteint 96 semaines de traitement. Cette analyse intérimaire est attendue au second trimestre 2018. Les résultats de l'analyse finale sont attendus au second trimestre 2019.
"Après le succès de l'analyse finale dans la sclérose latérale amyotrophique avec le masitinib, le fait que l'étude dans la sclérose en plaques progressive primaire ou la sclérose en plaques secondairement progressive sans poussées ne soit pas futile est une bonne nouvelle" a déclaré Olivier Hermine, MD, président du comité scientifique d'AB Science.
Population ciblée
Quatre principales formes de la SEP sont actuellement définis selon des caractéristiques cliniques; à savoir: la sclérose en plaque récurrente-rémittente (RRMS), la sclérose en plaques primaire progressive (PPMS) ou secondairement progressive (SPMS) et la sclérose en plaques progressive récurrente (PRMS). La maladie a habituellement comme forme la RRMS, avec plus de 50% des patients RRMS entrant dans une phase progressive (SPMS) après un délai très variable. Environ 10 à 15% des patients souffrent de la PPMS, qui se caractérise par une progression continue de la maladie depuis l'apparition de celle-ci, c'est à dire sans rechute ni rémission, pour lesquels le pronostic est jugé plutôt mauvais en raison du développement relativement rapide d'une invalidité avancée par rapport à la RRMS.
Au total, les formes progressives de la sclérose en plaques représentent environ 60% des patients, soit presque 400 000 patients aux Etats-Unis et dans l'UE uniquement.
À propos du masitinib
Le masitinib est un nouvel inhibiteur de tyrosine kinase, administré par voie orale, qui cible les mastocytes et les macrophages, cellules essentielles de l'immunité, par l'inhibition d'un nombre limité de kinases. En raison de son mode d'action unique, le masitinib peut être développé dans un grand nombre de pathologies, en oncologie, dans les maladies inflammatoires, et certaines maladies du système nerveux central. En oncologie, par son activité d'immunothérapie, le masitinib peut avoir un effet sur la survie, seul ou en association avec la chimiothérapie. Par son activité sur le mastocyte et les cellules microgliales et donc par son effet inhibiteur sur l'activation du processus inflammatoire, le masitinib peut avoir un effet sur les symptômes associés à certaines pathologies inflammatoires et du système nerveux central.
À propos d'AB Science
Fondée en 2001, AB Science est une société pharmaceutique spécialisée dans la recherche, le développement, et la commercialisation d'inhibiteurs de protéines kinases (IPK), une classe de protéines ciblées dont l'action est déterminante dans la signalisation cellulaire. Nos programmes ne ciblent que des pathologies à fort besoin médical, souvent mortelles avec un faible taux de survie, rares, ou résistantes à une première ligne de traitement, dans les cancers, les maladies inflammatoires et les maladies du système nerveux central, en santé humaine et animale.
AB Science a développé en propre un portefeuille d'inhibiteurs de protéines kinases (IPK), une nouvelle classe de molécules ciblées dont l'action consiste à modifier les voies de signalisation intracellulaire. La molécule phare d'AB Science, le masitinib, a déjà fait l'objet d'un enregistrement en médecine vétérinaire en Europe et aux États-Unis et est développée dans 13 phases 3 chez l'homme, dans le cancer de la prostate métastatique, le cancer du pancréas métastatique, le cancer colorectal métastatique en rechute, le cancer de l'ovaire métastatique en rechute, le GIST, le mélanome métastatique exprimant la mutation c-Kit JM, le myélome multiple en rechute, le lymphome périphérique à cellule T en rechute, la mastocytose, l'asthme sévère, la sclérose latérale amyotrophique, la maladie d'Alzheimer et la sclérose en plaques progressive. La Société a son siège à Paris et est cotée sur Euronext Paris (Ticker : AB).
Plus d'informations sur la Société sur le site Internet : www.ab-science.com
Déclarations prospectives - AB Science
Ce communiqué contient des déclarations prospectives. Ces déclarations ne constituent pas des faits historiques. Ces déclarations comprennent des projections et des estimations ainsi que les hypothèses sur lesquelles celles-ci reposent, des déclarations portant sur des projets, des objectifs, des intentions et des attentes concernant des résultats financiers, des événements, des opérations, des services futurs, le développement de produits et leur potentiel ou les performances futures.
Ces déclarations prospectives peuvent souvent être identifiées par les mots " s'attendre à ", " anticiper ", " croire ", " avoir l'intention de ", " estimer " ou " planifier ", ainsi que par d'autres termes similaires. Bien qu'AB Science estime que ces déclarations prospectives sont raisonnables, les investisseurs sont alertés sur le fait que ces déclarations prospectives sont soumises à de nombreux risques et incertitudes, difficilement prévisibles et généralement en dehors du contrôle d'AB Science qui peuvent impliquer que les résultats et événements effectifs réalisés diffèrent significativement de ceux qui sont exprimés, induits ou prévus dans les informations et déclarations prospectives. Ces risques et incertitudes comprennent notamment les incertitudes inhérentes aux développements des produits de la Société, qui pourraient ne pas aboutir, ou à la délivrance par les autorités compétentes des autorisations de mise sur le marché ou plus généralement tous facteurs qui peuvent affecter la capacité de commercialisation des produits développés par AB Science ainsi que ceux qui sont développés ou identifiés dans les documents publics déposés par AB Science auprès de l'AMF, y compris ceux énumérés dans le chapitre 4 " Facteurs de risques " du document de référence d'AB Science enregistré auprès de l'AMF le 22 novembre 2016, sous le numéro R. 16-078. AB Science ne prend aucun engagement de mettre à jour les informations et déclarations prospectives sous réserve de la réglementation applicable notamment les articles 223-1 et suivants du règlement général de l'AMF.

Pour tout renseignement complémentaire, merci de contacter :
AB Science   
Communication financière et relations presse
SI Participations : Exercice 2016 Publié le 30/03/2017
  • SI PARTICIPATIONS - Exercice 2016 L'assemblée générale ordinaire réunie le 23 décembre 2016 a constaté l'entrée en liquidation conventionnelle de SI PARTICIPATIONS au 1 er janvier 2017, en...
Interview vidéo Fabrice Rosset Pdg Adomos Publié le 30/03/2017
  • COMMUNIQUÉ Paris, le 30 mars 2017 Interview vidéo Fabrice Rosset Pdg Adomos Adomos (ALADO, code ISIN FR0000044752), est le spécialiste français de la distribution par Internet...
Solvay cède son activité de composés de polyoléfines Publié le 30/03/2017
  •     Bruxelles, le 30 mars 2017 ---  Solvay a signé un accord définitif  pour céder son activité de composés de polyoléfines réticulables au groupe familial italien Finproject SpA. " Compte...

Bataille pharmaceutique au sommet 

jeudi 30 mars 2017, 11:19 ...dans la sclérose en plaques
Le groupe pharmaceutique suisse Roche a annoncé l'autorisation aux Etats-Unis de son premier traitement contre la sclérose en plaques, Ocrevus
Géants de l'industrie pharmaceutique et biotechs rivalisent dans le développement de nouveaux traitements contre la sclérose en plaques, maladie inflammatoire du système nerveux central, dont les traitements des symptômes progressent, à défaut d'avoir découvert pour l'instant un moyen de guérison.
Le groupe pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi l'autorisation aux Etats-Unis de son premier traitement contre la sclérose en plaques (SEP), Ocrevus, après huit ans de développement. Le groupe attend un feu vert commercial en Europe au second semestre.
Différence notable par rapport aux nombreux autres traitements existants, Ocrevus a aussi démontré une efficacité significative pour la forme la plus sévère de la SEP, dite "primaire-progressive", qui touche 15% des patients et qui se traduit par un handicap, souvent moteur, dès l'apparition de la maladie.
"Pour ces patients l'arrivée d'Ocrevus va faire une énorme différence, car jusqu'à présent ils n'avaient aucun traitement autorisé à leur disposition", estime Stefan Schneider, analyste de la banque suisse Vontobel interrogé par l'AFP.
Selon un consensus d'analystes, Ocrevus pourrait générer près de 3,7 milliards de dollars de ventes annuelles dès 2022, sur un marché mondial de la sclérose en plaques de près de 20 milliards de dollars.
Cette maladie touche au moins 2,3 millions de personnes dans le monde (plus de 100.000 en France).
  • Effets secondaires -
Cependant Ocrevus débarque sur un marché ultra-concurrentiel dans la forme majoritaire de la sclérose en plaques, cyclique, qui se caractérise par des poussées inflammatoires occasionnelles.
De nombreux traitements de fond existent pour cette forme, avec des acteurs bien implantés comme Biogen, Novartis ou Sanofi, et l'arrivée de génériques sur la première génération de médicaments datant des années 1990.
D'autres incertitudes portent sur les effets secondaires d'Ocrevus sur le long terme, sachant que ce médicament, comme les autres, influe significativement sur le système immunitaire, ce qui peut se révéler être à double tranchant.
Ocrevus n'a pas vocation à être "l'aspirine du système nerveux central", qui est "très complexe", prévient ainsi Paul-Henri Depoortere, directeur médical dans le domaine des neurosciences chez Roche France, interrogé par l'AFP.
"Beaucoup de médicaments remplacent une maladie par une autre", glisse David Meeker, le patron de Sanofi Genzyme, entité du géant français Sanofi, qui dispose de deux médicaments en croissance dans la sclérose en plaques, Lemtrada et Aubagio.
L'américain Biogen, qui domine actuellement ce marché, en a fait l'expérience avec son traitement phare Tecfidera il y a quelques années, qui a déclenché dans de rares cas une grave infection virale du cerveau.
Tous les laboratoires sur le segment cherchent aujourd'hui à agir sur le système immunitaire de manière plus ciblée, pour limiter les effets secondaires, et à ralentir, voire enrayer, la neurodégénérescence qu'entraîne in fine la maladie.
  • Causes incertaines -
"Le Graal, ce serait de permettre la remyélinisation", ou régénération de la myéline, la gaine isolante et protectrice des fibres nerveuses, que la maladie détruit progressivement, estime M. Depoortere.
"Mais il faut aussi s'assurer que la myéline ne soit plus détruite en même temps, sinon c'est un serpent qui se mort la queue", ajoute-t-il.
Biogen a essuyé l'an dernier un échec dans un essai clinique de phase II de son anticorps monoclonal opicinumab (anti-Lingo 1), qui vise précisément à restaurer la myéline.
Cependant le géant américain compte lancer une nouvelle phase II avec des patients à un stade plus précoce de la maladie, chez lesquels les résultats de l'essai précédent "ont été très encourageants", précise à l'AFP Patrick Meshaka, directeur médical de Biogen France.
Plusieurs biotechs creusent d'autres pistes, en partant de facteurs potentiels de la maladie, qui restent encore mal connus: prédispositions génétiques, facteurs environnementaux, tabagisme, origine infectieuse...
La biotech suisse GeNeuro a par exemple fait alliance avec le français Servier dans le développement d'un anticorps monoclonal pour neutraliser la protéine toxique d'un rétrovirus endogène, MSRV.
Ce rétrovirus est normalement présent à l'état latent dans le génome, mais des chercheurs le soupçonnent d'être un facteur déclenchant et aggravant de la sclérose en plaques quand il est réactivé.
Une étude de phase IIb est en cours, dont les résultats préliminaires à 6 mois devraient être publiés cet automne.

A suivre Archive 9



 












Archives 1

Archives 2

Archive 3

Archives 4

Archives 5

Archives 6

Archives 7

Archives 9

Archives 10

Archives 11


BLOG



   






Archives 8


Copyright © 2014. Tous droits réservés.
Mentions légales
www.josyanejoyce.com
www.biotine-sep.com
www.tradi-cuisine.com
www.legende-des-siecles.com
www.cuisine-toulousaine.com
www.joyce-voyance.com
Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS
www.sexytoys-joyce.com
www.moins2rides.com
www.on2nocives.com
www.joyce-reves.com