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ARCHIVE 12

L'encéphalite de Rasmussen

Syndrome de Rasmussen
vendredi 22 juin 2018, 07:03
Syndrome de Rasmussen  quand le système immunitaire attaque le cerveau
Cauchemar des parents, cette maladie dégénérative vise principalement les jeunes enfants, chez lesquels elle entraîne des lésions au cerveau, des convulsions, un déclin cognitif et des troubles d'apprentissage irréversibles. "Mais il faut souvent attendre une première attaque pour diagnostiquer le mal", précise le professeur de neurosciences à l'Université de Montréal, Alexandre Prat.
Avec une récente étude, une équipe québécoise, dont le chercheur faisait partie, vient de confirmer que cette maladie pédiatrique orpheline a bien pour origine le système immunitaire. La découverte des chercheurs de l'Université de Montréal et des centres de recherche du CHUM et du CHU Sainte-Justine donne un peu d'espoir à la possibilité d'un diagnostic précoce.
L'encéphalite de Rasmussen, du nom de son découvreur, touche principalement les enfants — une première attaque surgit entre 14 mois et 14 ans — et résiste aux traitements anti-épileptiques normalement associés aux convulsions. L'inflammation et la détérioration d'un hémisphère du cerveau nécessitent, comme principal traitement, une ablation d'une partie du cerveau. Cette intervention permet de réduire les crises épileptiques et la propagation de la maladie à l'autre hémisphère du cerveau.
"La guérison est exceptionnelle, car généralement, les patients finissent par s'éteindre", note Lionel Carmant, neurologue et chercheur au CHU mère-enfant Sainte-Justine.
Cette récente étude permet d'identifier toutefois la véritable cause de la maladie. "Nous n'avions pas de preuve du caractère auto-immune de la maladie de Rasmussen. Notre modèle de souris sans système immunitaire vient de confirmer cette hypothèse", relève Elie Haddad, professeur au département de pédiatrie de l'Université de Montréal et chercheur au CHU Sainte-Justine. "La souris pourrait aussi devenir un avatar pour la dépister chez le patient et même personnaliser le traitement", soutient M. Prat.
Sans compter que cela pourrait faire avancer la recherche de nouveaux traitements et, si tel est le cas, éviter la chirurgie. Une des options envisagées est celle d'immuno-modulateurs pour réduire l'avancée des lésions au cerveau et d'anti-inflammatoires pour contrer l'inflammation de la zone latérale. "Nous pouvons imaginer le même traitement que pour la sclérose en plaques — une autre maladie auto-immune qui s'attaque au système nerveux central. Si le modèle de la souris réagit bien, cela pourrait être essayé sur l'humain", note M. Haddad.
Maladie pédiatrique orpheline
Cette maladie rarissime — elle affecte tout au plus deux jeunes Canadiens chaque année — reste encore mal comprise, même si sa première description remonte à 60 ans. "Nous n'avons jamais assez de patients pour constituer un modèle. C'est pour cela que le modèle de la souris nous aide grandement dans la compréhension de cette maladie", soutient encore M. Haddad. Et le financement des maladies rares s'avère aussi plus difficile.
Une maladie se classe comme rare et orpheline  lorsqu'elle affecte moins d'une personne sur 2000. Il y aurait environ 7000 maladies dans cette catégorie dans le monde – 75 % d'entre elles touchent les enfants.

Cladibrine

mercredi 20 juin 2018, 07:32 - Des données permettent de mieux comprendre les avantages d'une efficacité constante de Mavenclad dans le cadre de la sclérose en plaques cyclique
Ce communiqué n'est pas destiné aux médias basés aux États-Unis ou au Royaume-Uni L'analyse post-hoc de l'étude CLARITY suggère une efficacité clinique et de l'imagerie par résonance magnétique constante dans des sous-groupes de plus jeunes adultes et de personnes plus âgées traités avec MAVENCLAD (comprimés de cladribine)
En utilisant une méthodologie recommandée par l'AEM (Agence européenne des médicaments) pour comparer les profils avantages-risques des traitements de la SEP, Mavenclad obtenait la valeur de préférence globale pondérée la plus élevée chez les patients atteints de SEP très active Merck, une entreprise scientifique et technologique de premier plan, a annoncé aujourd'hui la présentation de nouvelles données d'évaluation de l'efficacité et du rapport avantages-risques de MAVENCLAD® (comprimés de cladribine) à l'occasion du 4e Congrès de l'Académie européenne de neurologie (EAN), qui a lieu à Lisbonne, au Portugal. Les résultats d'une analyse rétrospective de l'étude CLARITY de phase III ont montré des bénéfices chez les patients atteints de SEP récurrente-rémittente (SEP-RR) âgés de 50 ans au plus et de plus de 50 ans et traités avec MAVENCLAD®, des améliorations ayant été observées à la fois dans le taux de rechute et dans les résultats obtenus par l'imagerie par résonance magnétique (IRM) par rapport au placebo.
L'analyse post-hoc de l'étude CLARITY de phase III avait pour objectif de déterminer si les effets bénéfiques cliniques et les effets détectés à l'IRM de MAVENCLAD® étaient constants chez les patients adultes plus âgés et plus jeunes. Les résultats mettent en évidence les améliorations observées dans le taux annuel de récidive (TAR) et les résultats observés par l'IRM par rapport au placebo dans les deux sous-groupes de patients atteints de SEP-RR et âgés de 50 ans au plus et de plus de 50 ans ; MAVENCLAD® a réduit le risque de récidive par rapport au placebo dans 59 % et 52 % des cas, respectivement. Chez les patients traités avec un placebo, le nombre moyen de nouvelles lésions T1 Gd+ et de lésions T2 actives était plus élevé chez les patients âgés de 50 ans au plus que chez les patients âgés de plus de 50 ans. Malgré cela, le traitement par MAVENCLAD® a démontré des effets significatifs sur les mesures relevées par l'IRM dans les deux groupes d'âge (P<0,0001).
Ces données pourraient permettre de différencier l'efficacité de MAVENCLAD® de celle d'autres médicaments modificateurs de la maladie (DMD) hautement efficaces dans le traitement des patients plus âgés atteints de SEP. "Ces données ont fourni des preuves supplémentaires qui confirment que Mavenclad est un traitement efficace pour les adultes, qu'ils soient plus jeunes ou plus âgés", a déclaré le professeur Gavin Giovannoni, chercheur de premier plan dans les études CLARITY et président du département de neurologie de la Barts and The London School of Medicine and Dentistry, au Royaume-Uni. " C'est une chose que nous n'avons pas vue de façon constante pour tous les critères d'évaluation clinique avec certains des nouveaux traitements hautement efficaces de la SEP-RR, ce qui nous donne un aperçu précieux des options de traitement disponibles“.
Les données supplémentaires présentées au Congrès de l'EAN 2018 fournissent les résultats de la première application de la méthodologie d'analyse décisionnelle multicritères (MCDA) recommandée par l'AEM pour évaluer le profil avantages-risques de MAVENCLAD® par rapport à d'autres DMD[*] récemment approuvés chez les patients atteints de SEP présentant une activité pathologique élevée. Les résultats de cette application systématique de la méthodologie MCDA indiquent un profil avantages-risques comparable ou plus favorable pour MAVENCLAD® chez les patients présentant une activité pathologique élevée par rapport à d'autres DMD. Plus précisément, chez les patients présentant une activité pathologique élevée, MAVENCLAD® obtenait la valeur de préférence pondérée globale la plus élevée par rapport aux autres DMD évalués, suivie de l'alemtuzumab et du natalizumab.
Dans l'ensemble de la population souffrant de SEP-RR, MAVENCLAD® était très proche du fumarate de diméthyle car il était classé comme ayant le meilleur rapport avantages-risques, avec une valeur de préférence globale pondérée de 62 contre 63, respectivement. "La présentation de ces données met en évidence notre engagement continu à comprendre le profil avantages-risques complet de Mavenclad chez un large éventail de patients. Les données post-hoc de l'étude CLARITY, associées aux résultats d'une analyse décisionnelle multicritères, qui sont basés sur l'évaluation d'experts médicaux et sur des études de traitement pertinentes pour la pratique, constituent un outil potentiellement utile aux yeux des médecins qui envisagent des options thérapeutiques pour les patients présentant une forte activité pathologique", a déclaré Luciano Rossetti, responsable de la R & D mondiale pour l'activité biopharmaceutique de Merck.
"La méthodologie MCDA est une méthodologie recommandée par l'AEM, et nous sommes heureux que Mavenclad ait eu de bons résultats en utilisant cette approche, par rapport à d'autres traitements modificateurs de la maladie“. Par ailleurs, des données post-hoc supplémentaires provenant d'études cliniques sur des patients traités par Rebif (interféron bêta-1a par voie sous-cutanée) ont montré que le score MAGNIMS (imagerie par résonance magnétique pour la sclérose en plaques) de la première année permettait de prédire de façon fiable l'état sans activité clinique de la maladie à long terme (CDA) et la progression de l'invalidité. Au cours de la première année, le délai moyen avant la survenue d'un épisode CDA était plus long chez les patients présentant un score MAGNIMS de 0 par rapport à ceux présentant un score de 1 ou 2. De plus, le délai moyen avant la progression de l'échelle étendue du statut d'invalidité (EDSS pour Expanded Disability Status Scale) s'est avéré plus long chez les patients ayant un score MAGNIMS de 0 (7,5 ans) la première année par rapport à chez ceux ayant un score de 1 (4,0 ans) ou 2 (2,5 ans). En outre, une présentation du groupe directeur conjoint patients-médecins portant sur la SEP au 21e siècle, parrainé par Merck, a mis en exergue les résultats d'une enquête internationale sur les besoins non satisfaits, suggérant un décalage entre les points de vue des patients et ceux des médecins en termes de décisions sur le traitement de la SEP.
Les résultats de cette enquête indiquent que les patients atteints de SEP ont des perceptions différentes des besoins actuellement non satisfaits dans le domaine de la maladie par rapport aux professionnels de la santé. Alors que 87,7 % des professionnels de la santé considèrent qu'ils impliquent leurs patients dans le processus décisionnel, seuls 38,9 % des patients ont déclaré qu'ils se sentaient impliqués dans ce processus. Aborder ce décalage entre les points de vue des patients et ceux des médecins au cours des discussions sur le traitement pourrait conduire à un meilleur dialogue entre les professionnels de la santé et les patients, étape fondamentale pour trouver des approches de traitement individualisées appropriées pour chaque patient. Tous les communiqués de presse de Merck sont distribués par courriel dès leur mise à disposition sur le site web de Merck. Rendez-vous sur
À propos de MAVENCLAD® MAVENCLAD® (comprimés de cladribine) sert au traitement oral de courte durée, ciblant de façon sélective et périodique les lymphocytes qui participeraient au processus pathologique de la sclérose en plaques (SEP). En août 2017, la Commission européenne (CE) a accordé l'autorisation de commercialisation de MAVENCLAD® pour le traitement de patients atteints des formes cycliques de la SEP dans les 28 pays de l'Union européenne, en plus de la Norvège, du Liechtenstein et de l'Islande. MAVENCLAD® est désormais commercialisé dans plus de 10 pays d'Europe, en plus de l'Australie, de l'Argentine et des Émirats arabes unis. MAVENCLAD® n'a pas encore reçu l'approbation pour une utilisation aux États-Unis. Le programme de développement clinique de MAVENCLAD® dans le cadre du traitement de la SEP comprend les données de plus de 10 000 patients-années grâce aux quelque 2 700 patients inscrit dans le programme d'essais cliniques et jusqu'aux dix ans d'observation chez certains patients.
Ces essais cliniques comprennent l'étude CLARITY de phase III, l'extension de CLARITY et ORACLE MS, l'essai ONWARD de phase II et le registre d'innocuité à long terme PREMIERE. Indication de l'UE MAVENCLAD® (comprimés de cladribine) est indiqué pour le traitement des patients adultes atteints de sclérose en plaques cyclique très active, telle qu'elle est définie par les caractéristiques cliniques ou d'imagerie. Informations importantes sur l'innocuité dans l'UE Contre-indications : MAVENCLAD® est contre-indiqué chez les patients présentant une hypersensibilité à la substance active, le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), une infection chronique active (tuberculose ou hépatite), une malignité active, une insuffisance rénale modérée à grave (clairance de la créatinine <60 ml/min) et chez les femmes enceintes et allaitantes. MAVENCLAD® est également contre-indiqué chez les patients immunodéprimés, y compris les patients recevant actuellement un traitement immunosuppresseur ou myélosuppresseur. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi : Les effets indésirables les plus importants sur le plan clinique étaient la lymphopénie et le zona (virus de l'herpes zoster). Hématologie Des diminutions du nombre de neutrophiles, de globules rouges, de l'hématocrite, de l'hémoglobine ou des plaquettes par rapport aux valeurs de référence ont été observées dans les études cliniques, bien que ces paramètres demeurent habituellement dans les limites normales. On peut s'attendre à d'autres effets hématologiques indésirables si la cladribine est administrée avant ou simultanément avec d'autres substances qui affectent le profil hématologique. Le nombre de lymphocytes doit être déterminé avant de commencer MAVENCLAD® la première année, avant de commencer MAVENCLAD® la deuxième année, deux à six mois après le début du traitement au cours de chaque année de traitement. Si le nombre de lymphocytes est inférieur à 500 cellules/mm³, il faut le surveiller activement jusqu'à ce que les valeurs augmentent à nouveau.
Infections La cladribine peut réduire les défenses immunitaires de l'organisme et augmenter la probabilité d'infections. L'infection par le VIH, la tuberculose active et l'hépatite active doivent être exclues avant de commencer à administrer la cladribine. L'incidence du zona a augmenté chez les patients sous cladribine. Si le nombre de lymphocytes tombe en dessous de 200 cellules/mm³, il faut envisager une prophylaxie anti-herpès selon la pratique standard locale pendant la période de lymphopénie de grade 4. On peut envisager d'interrompre ou de retarder l'administration de MAVENCLAD® jusqu'à ce que l'infection soit résolue comme il se doit. Des cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) ont été signalés lorsque la cladribine est administrée par voie parentérale chez des patients traités pour une leucémie à tricholeucocytes avec un régime de traitement différent.
Dans la base de données des études cliniques sur la cladribine pour le traitement de la SEP (1 976 patients, 8 650 patients-années), aucun cas de LEMP n'a été signalé. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) de référence devrait être effectuée avant d'amorcer le traitement par MAVENCLAD® (habituellement dans les trois mois). À propos de Rebif[® ] Rebif® (interféron bêta-1a) est un médicament modificateur de la maladie utilisé pour traiter les formes cycliques de la sclérose en plaques (SEP) et est similaire à l'interféron bêta-protéine produit par le corps humain. L'efficacité de Rebif® dans la SEP progressive chronique n'a pas été établie. On pense que l'interféron ß aide à réduire l'inflammation. Le mécanisme exact est inconnu. Rebif®, qui a été approuvé en Europe en 1998 et aux États-Unis en 2002, est enregistré dans plus de 90 pays à l'échelle du globe. Il a été prouvé que Rebif® retarde la progression de l'invalidité, réduit la fréquence des rechutes et réduit l'activité et la zone des lésions* mises en évidence par l'IRM. Rebif® peut être administré avec le dispositif d'auto-injection électronique RebiSmart® (qui n'est pas approuvé aux États-Unis), ou avec le stylo jetable à usage unique RebiDose® ou le stylo injecteur manuel à doses multiples RebiSlidetm. Rebif® peut également être administré avec l'auto-injecteur Rebiject II® ou par injection manuelle à l'aide de seringues pré-remplies prêtes à l'emploi.
Ces dispositifs d'injection ne sont pas approuvés dans tous les pays. En janvier 2012, la Commission européenne a approuvé l'extension de l'indication de Rebif® pour le traitement de la sclérose en plaques au stade précoce. L'extension de l'indication de Rebif® n'a pas été présentée aux Etats-Unis. Rebif® doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant des antécédents de dépression, de maladie hépatique, d'anomalies thyroïdiennes et de convulsions. Les effets secondaires le plus souvent signalés sont les symptômes pseudo-grippaux, les réactions au point d'injection, l'élévation des enzymes hépatiques et les anomalies des cellules sanguines.
Les patients, en particulier ceux qui souffrent de dépression, de troubles convulsifs ou de problèmes hépatiques, devraient parler du traitement par Rebif® avec leurs médecins. * La corrélation exacte entre les résultats de l'IRM et l'état clinique actuel ou futur des patients, notamment la progression de l'invalidité, est inconnue. Rebif® (interféron bêta-1a) est approuvé aux États-Unis pour les formes cycliques de la SEP. RebiSmart®, un dispositif électronique d'auto-injection de Rebif®, n'est pas non plus approuvé aux États-Unis. À propos de la sclérose en plaques
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central, et elle est l'affection neurologique invalidante non traumatique la plus fréquente chez les jeunes adultes. On estime qu'à l'échelle mondiale, 2,3 millions de personnes seraient atteintes de SEP. Bien que les symptômes de la SEP puissent varier, les plus fréquents sont les suivants : vision trouble, picotements ou engourdissement des membres, faiblesse et troubles de la coordination. Les formes cycliques de la SEP sont les plus fréquentes. Le rôle de Merck dans la sclérose en plaques Merck fait preuve d'une longue tradition en neurologie et en immunologie, et est forte d'une grande expérience en R & D et commerciale en termes de sclérose en plaques (SEP). Le portefeuille actuel de Merck comprend deux produits pour le traitement de la SEP cyclique et offre notamment une gamme consolidée, axée sur la découverte de nouveaux médicaments susceptibles de moduler les mécanismes pathogènes clés de la SEP. Merck vise à améliorer la vie des personnes atteintes de SEP en répondant à des besoins médicaux non satisfaits. À propos de Merck Merck est une entreprise scientifique et technologique de premier plan, spécialisée en soins de santé, sciences de la vie et matériaux très performants. Plus de 53 000 employés travaillent au développement de technologies qui améliorent et prolongent la vie, qu'il s'agisse de thérapies biopharmaceutiques destinées à traiter le cancer ou la sclérose en plaques, de systèmes de pointe pour la recherche et la production scientifiques, ou encore de cristaux liquides pour smartphones et téléviseurs LCD. En 2017, Merck a généré un chiffre d'affaires de 15,3 milliards d'euros dans 66 pays. Fondée en 1668, Merck est la plus ancienne entreprise de produits pharmaceutiques et chimiques au monde. La famille fondatrice demeure à ce jour l'actionnaire majoritaire du groupe coté en bourse. Merck détient les droits mondiaux sur le nom et la marque " Merck ".
Seuls les États-Unis et le Canada dérogent à cette règle, car ce sont les deux pays où l'entreprise exerce ses activités sous les noms d'EMD Serono, MilliporeSigma et EMD Performance Materials. DMD récemment approuvés et disponibles dans les pays de l'Union européenne au moment de l'évaluation (décembre 2015) : alemtuzumab, fumarate de diméthyle, fingolimod, natalizumab et tériflunomide
En lire plus: http://www.lelezard.com

CCPF

lundi 18 juin 2018, 09:19 - Des chercheurs chinois identifient un nouveau gène de maladie neurologique
Des chercheurs chinois ont identifié un gène qui pourrait être à l'origine de troubles neurologiques.
La calcification cérébrale primaire familiale (CCPF) est une maladie neurologique qui a une incidence élevée chez les personnes âgées avec, comme symptômes, des difficultés à marcher et à parler.
Les chercheurs venant du Premier hôpital affilié de l'Université médicale du Fujian, de l'Institut des neurosciences et du Laboratoire d'Etat des neurosciences clés, les deux derniers dépendants de l'Académie des sciences de Chine, ont identifié un nouveau gène responsable, MYORG, qui code une protéine composée de 714 acides aminés.
Après des expériences sur des souris, le gène s'est révélé récessif, tandis que les autres gènes connus de la CCPF sont dominants.
En 2012, les chercheurs de l'Université des sciences et technologies du centre de la Chine ont découvert le premier gène responsable de la CCPF. Cependant, plus de 50% des facteurs génétiques sont encore peu clairs.
La nouvelle découverte a été publiée dans le journal Neuron.
Source: Agence de presse Xinhua

Sclérose en plaques de l'enfant

jeudi 7 juin 2018, 11:29 - le fingolimod autorisé aux USA
Les formes pédiatriques de sclérose en plaques ne représentent que 5 % de l'ensemble des cas, soit une quinzaine de nouveaux cas chaque année en France. Récemment, un nouveau traitement de la sclérose en plaques, le fingolimod, a obtenu une autorisation de mise sur le marché aux USA chez l'enfant atteint de SEP. L'occasion pour Santé Sur le Net de faire le point sur les particularités de la SEP pédiatrique et sur ses traitements.
La SEP chez l'enfant
La sclérose en plaques (SEP) apparaît généralement chez les patients autour de la trentaine. Mais cette maladie auto-immune neurodégénérative peut également survenir dès l'enfance.
Chez l'enfant, l'âge moyen du début de la SEP se situe généralement vers l'âge de 15 ans. Exceptionnellement, de très jeunes enfants peuvent développer la maladie vers 2 ans. Comment expliquer des cas aussi prématurés de sclérose en plaques ?
Aux USA, une étude a été menée sur 550 enfants atteints de sclérose en plaques et sur 700 enfants en bonne santé. Les résultats n'ont jusque-là mis en évidence aucun facteur génétique ou alimentaire spécifique, susceptible d'expliquer le développement précoce de la maladie.
En revanche, certains facteurs ont pu être reliés avec un risque majoré de développer une sclérose en plaques dès l'enfance, notamment :
L'existence d'une pathologie chez la mère au cours de la grossesse ;
L'exposition à certains toxiques, par exemple lorsque le père travaille dans le monde agricole ;
La pollution environnementale, en particulier celle de l'air.
A l'inverse, une naissance par césarienne semble protectrice, sans que les spécialistes puissent l'expliquer à ce stade de leurs investigations.
Désormais, les chercheurs concentrent leurs efforts sur l'interaction entre les facteurs génétiques et les facteurs environnementaux.
Le fingolimod testé chez l'enfant
La sclérose en plaques pédiatrique étant rare, les études restent peu nombreuses sur l'efficacité des traitements de la SEP chez l'enfant. En 2017, ont été publiés les résultats de l'étude PARADIGMS, la première étude internationale randomisée complétée dans la SEP pédiatrique. L'objectif de cette étude était de comparer l'efficacité de deux médicaments :
Le fingolimod, administré par voie orale avec des posologies de 0,25 à 0,5 mg ;
L'interféron béta, injecté par voie intramusculaire à la dose de 30 µg.
Menée sur 215 enfants âgés de 10 à 18 ans, cette étude a mis en évidence une efficacité nettement supérieure du fingolimod sur l'interféron, à plusieurs niveaux :
Le nombre de poussées à 2 ans, avec une réduction de près de 82 % du taux de poussées avec le fingolimod par rapport à l'interféron ;
La progression à l'imagerie, avec une nette réduction des nouvelles lésions observées à l'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) ;
La progression du handicap, le fingolimod permettant à plus de 95 % des patients de ne pas observer de progression du handicap au cours de l'étude.
Ainsi, à 24 mois de suivi, près de 86 % des enfants traités par le fingolimod n'avaient pas connu de nouvelles poussées, contre seulement 39 % chez les enfants traités par interféron.
La tolérance du fingolimod était proche de celle observée chez les patients adultes. Toutefois, les patients de l'étude, traités par le fingolimod, seront suivis sur une durée totale de 5 ans pour détecter d'éventuels effets secondaires à long terme.
Le fingolimod autorisé aux USA
Suite à cette étude clinique, l'agence américaine du médicament, la Food and Drug Administration (FDA), a récemment autorisé l'utilisation du fingolimod dans le traitement de la sclérose en plaques chez les enfants et les adolescents de plus de 10 ans.
Le fingolimod doit cependant être dispensé avec un guide destiné aux patients, pour les informer sur l'utilisation du médicament et les risques associés. La FDA insiste notamment sur différents aspects liés à la sécurité du médicament :
Une baisse du rythme cardiaque peut être observé, en particulier après la première dose ;
Le risque d'infections sévères est majoré pendant le traitement et jusqu'à deux mois après son arrêt ;
Des cas de LEMP (Leuco-Encéphalopathie Multifocale Progressive) ont été rapportés chez les patients affaiblis sur le plan immunitaire ;
Des troubles de la vision sont possibles ;
Le risque de syndrome d'encéphalopathie postérieure réversible, d'œdème et de vasoconstriction dans le cerveau est accru ;
D'autres effets secondaires sont possibles, notamment des troubles respiratoires, des troubles hépatiques, une hypertension artérielle et un cancer de la peau ;
Le fingolimod est tératogène, ce qui implique une contraception efficace chez les femmes en âge de procréer.
À savoir ! D'autres médicaments font actuellement l'objet d'études chez l'enfant atteint de sclérose en plaques, notamment le tériflunomide et l'acétate de diméthyle fumarate. Les résultats devraient être connus dans les 2 ou 3 prochaines années.
Très prometteur, le fingolimod pourrait devenir l'un des principaux traitements de la sclérose en plaques chez l'enfant. Un médicament qui présente l'avantage non négligeable d'être pris par voie orale. En Europe et donc en France, il reste pour l'instant réservé aux adultes

Important: vitamine D

// mardi 5 juin 2018, 06:36 /
Les faibles niveaux de vitamine D associés aux maladies auto-immunes

Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv et parue dans Autoimmunity Reviews  suggère que l'obésité et le manque de vitamine D jouent un rôle important dans le déclenchement et la progression des maladies auto-immunes comme la SEP. Dans les dernières décennies, les maladies auto-immunes ont connu une augmentation très importante dans les pays occidentaux. L'implication de facteurs environnementaux pourrait expliquer cette hausse. "De nombreux facteurs sont associés au risque de maladies auto-immunes -les infections, le tabagisme, les pesticides, le manque de vitamines. Mais depuis quelques années, l'obésité est également pointée du doigt" dit le Pr Yehuda Shoenfeld.
Plusieurs maladies auto-immunes sont associées à de faibles niveaux de vitamine D. Le Pr Shoenfeld a mené une étude sur des souris atteintes de sclérose en plaques et nourries avec un régime méditerranéen riche en acides gras insaturés. Il a constaté que la carence en vitamine D était une conséquence de l'obésité et qu'une fois corrigée, la paralysie et la détérioration des reins associées à la pathologie étaient améliorées. Le pronostic et la survie des souris étaient aussi améliorés.
Une nouvelle étude parue en septembre 2017 dans la revue Neurology confirme qu'un déficit en vitamine D augmente le risque de sclérose en plaques. Les chercheurs ont examiné l'association entre les niveaux de vitamine D chez 800 000 Finlandaises enceintes et le risque de souffrir de sclérose en plaques plus tard. Les femmes ont été classées en trois groupes: déficit ou insuffisance en vitamine D et niveau en vitamine D suffisant, correspondant respectivement à des concentrations en 25-hydroxyvitamine D < 30 nmol/L, comprises entre 30 et 50 nmol et > 50 nmol/L.
Les résultats montrent que les femmes qui présentent un déficit en vitamine D ont un risque 43% plus élevé d'être atteintes de sclérose en plaques que celles aux taux suffisants et 27% plus élevé que les femmes avec des niveaux insuffisants en vitamine D. Une augmentation de 50 nmol/L de la concentration en 25-hydroxy-vitamine D diminue de 39% le risque de sclérose en plaques.
"Nos résultats suggèrent que corriger le déficit en vitamine D pourraient diminuer le risque de développer une sclérose en plaques plus tard" disent les auteurs. "Il est difficile de faire des recommandations sur le moment le plus adéquat pour une supplémentation". Le mieux est de maintenir un niveau optimal en vitamine D sur le long terme compte tenu des multiples effets bénéfiques pour la santé.
La vitamine D diminue le risque de rechutes
Une étude de 2012 montre que la vitamine D pourrait aider les personnes atteintes de la forme récurrente-rémittente de la maladie. Dans cette étude, plus de 150 patients ont pris de la vitamine D3 (en moyenne 3.010 UI par jour) conjointement au traitement immunomodulateur (acétate de glatiramère, interféron béta 1a ou interféron béta 1b). Le taux de vitamine D dans le sang des participants a été multiplié en moyenne par deux pour atteindre plus de 40 ng/mL, une valeur considérée comme normale.
Les chercheurs ont alors constaté que les personnes dont le taux de vitamine D avait bien augmenté avaient moins de risque de rechute. Chaque augmentation de 4 ng/mL du taux de vitamine D dans le sang diminue le risque de rechute de 13,7%, une différence très significative. Toutefois le bénéfice ne semble pas s'accentuer au-delà de 40 ng/mL.
Les chercheurs concluent que ces données confirment de précédentes études qui sont arrivées à la même conclusion et tout ceci sans aucun effet secondaire.
Les fortes doses bénéfiques
D'après une étude pilote parue dans la revue Neurology en décembre 2015 (5), une complémentation avec de fortes doses de vitamine D peut aider à contrôler la réponse immunitaire. Pour cette étude, 40 patients atteints par la forme récurrente-rémittente de la maladie ont reçu soit 10400 UI soit 800 UI de vitamine D chaque jour pendant six mois. Des tests sanguins au début de l'étude, à trois et six mois, ont mesuré les niveaux de vitamine D et la réponse des lymphocytes T qui jouent un rôle dans la SEP. Les effets secondaires de la vitamine D étaient mineurs et étaient similaires dans les deux groupes.
Les personnes qui ont pris les fortes doses ont eu une réduction du pourcentage de lymphocytes T inflammatoires, liés à la sévérité de la SEP, en particulier les cellules IL-17+CD4+ et CD161+CD4+. Les personnes avec les doses faibles n'avaient pas de changement notable dans les pourcentages de lymphocytes T.
"Ces résultats sont très intéressants, car la vitamine D a le potentiel pour être un traitement peu coûteux, sûr et pratique pour les personnes atteintes de SEP ", a expliqué l'auteur de l'étude, Peter Calabresi, professeur de neurologie à Johns Hopkins (Baltimore). " Nous espérons que ces changements dans les réponses inflammatoires des cellules T se traduisent par une réduction de la gravité de la maladie. "
Par ailleurs, une revue parue en avril 2018 dans le JAMA (Journal of American Medical Association) affirme que la vitamine D est le seul complément alimentaire ayant fourni des preuves évidentes contre la SEP. Cette étude a analysé les données existantes sur l'effet de différentes vitamines et compléments chez les personnes atteintes de SEP. Si certaines vitamines ont des effets modestes sur la fatigue (vitamines A et B1), d'autres sur la force musculaire et la coordination (vitamine B7), la seule qui montre de vrais effets sur les rechutes et le nombre de lésions est la vitamine D.  Pour les auteurs, c'est le seul complément que l'on peut recommander et plébisciter pour l'instant, en cas de SEP.

Ocrélizumab

ocrelizumab en piqûre
samedi 12 mai 2018, 06:41
Mise au point du premier médicament efficace contre la sclérose en plaques progressive
Un clinicien-chercheur du Neuro a joué un rôle de premier plan dans la mise au point d'un médicament porteur d'espoir pour les personnes atteintes de deux formes de sclérose en plaques, dont une pour laquelle il n'existait encore aucun médicament efficace.
Les travaux du neurologue Douglas Arnold ont permis de confirmer l'efficacité de l'ocrélizumab, le premier médicament homologué pour le traitement de la sclérose en plaques progressive primaire (SPPP). L'utilisation de ce composé révolutionnaire, commercialisé sous le nom d'Ocrevus, a été approuvée aux États‑Unis en 2017 pour le traitement des patients présentant les formes “progressive primaire“ ou récurrente-rémittente de sclérose en plaques. À la fin de 2017, Santé Canada a approuvé l'utilisation de ce médicament dans la sclérose en plaques récurrente-rémittente et, en février 2018, dans la forme progressive primaire de la maladie également.
L'ocrélizumab a été homologué au terme d'un programme de recherche fondamentale et clinique de plusieurs années mené à bien par la société pharmaceutique Hoffman-La Roche.
"Je siège au comité directeur des essais cliniques sur l'ocrélizumab, où mon rôle consiste notamment à analyser les données d'imagerie par résonance magnétique (IRM) en provenance des établissements participants", souligne le Dr Arnold. " Nous avons recueilli des clichés d'IRM normalisés réalisés partout dans le monde et les avons analysés afin de colliger les données exigées par les autorités de réglementation aux fins d'homologation du médicament“.
Environ 9 000 clichés d'IRM réalisés chez des milliers de patients atteints de sclérose en plaques ont été obtenus de centaines d'établissements. L'analyse de ce vaste corpus de données a été réalisée sous la supervision du Dr Arnold par NeuroRx, firme montréalaise spécialisée dans l'analyse de haute précision de clichés d'IRM conformément aux exigences réglementaires pour l'industrie pharmaceutique.
"L'IRM est l'outil de prédilection pour déceler les lésions cérébrales inflammatoires et démyélinisantes caractéristiques de la sclérose en plaques", précise le Dr Arnold.
La myéline est la gaine protectrice qui recouvre les axones, structures semblables à des fils qui assurent la transmission des signaux électriques entre les milliards de cellules nerveuses de l'organisme. En présence de lésions ou d'atrophie de la myéline, la transmission des signaux est interrompue. La démyélinisation est l'une des causes fondamentales de la sclérose en plaques.
"Nous avons analysé les clichés d'imagerie des patients afin de déterminer dans quelle mesure l'ocrélizumab ralentissait le processus d'atrophie et prévenait la formation de nouvelles lésions de sclérose en plaques. Nous avons observé que ce médicament supprimait presque complètement la formation de nouvelles lésions".
L'ocrélizumab influe sur l'activité des lymphocytes B, un sous-groupe de lymphocytes qui joue un rôle important dans l'attaque de la myéline par le système immunitaire chez les patients atteints de sclérose en plaques. L'administration d'ocrélizumab entraîne une dégradation des lymphocytes B.
L'ocrélizumab est administré tous les six mois par voie intraveineuse.
"L'administration de la première dose peut entraîner une réaction liée à la perfusion, mais cet effet se produit relativement rarement par la suite et il s'agit généralement d'une réaction de moindre intensité", affirme le Dr Arnold.
Selon la Société canadienne de la sclérose en plaques, les effets indésirables possibles de l'ocrélizumab comprennent les infections urinaires, la grippe, les infections des voies respiratoires supérieures ainsi que des symptômes s'apparentant à ceux du rhume, comme la congestion nasale et l'œdème de la gorge.
Il convient de noter que les données cliniques ont été recueillies auprès de patients âgés de 18 à 55 ans.

"On ignore dans quelle mesure l'ocrélizumab est efficace chez les personnes plus âgées qui souffrent de sclérose en plaques progressive depuis de nombreuses années", prévient le Dr Arnold, tout en ajoutant que les chercheurs poursuivent leurs travaux.
La Société canadienne de la sclérose en plaques précise que "l'innocuité et l'efficacité de l'ocrélizumab chez les personnes de moins de 18 ans et de plus de 55 ans n'ont pu être déterminées“. Elle invite les personnes de plus de 55 ans qui souhaitent recevoir un traitement par l'ocrélizumab à en discuter avec leur neurologue.
Le Dr Arnold résume en deux mots ce qui distingue l'ocrélizumab de plusieurs autres médicaments utilisés par le passé pour la prise en charge de la sclérose en plaques progressive: "ça marche".

Ocrelizumab

mardi 24 avril 2018, 07:48
Zurich (awp) - Roche publie de nouvelles données venant soutenir l'efficacité de son médicament Ocrevus (ocrelizumab), avec lequel 40'000 patients sont déjà soignés dans le monde. Les nouvelles données indiquent notamment un profil risques/bénéfices favorable aussi bien pour la sclérose en plaques cyclique (RMS) que la sclérose en plaques progressive primaire (MS), a souligné le groupe pharmaceutique lundi.
Quatre ans de traitement continu avec Ocrevus ont permis de réduire l'activité de la maladie sous-jacente. Des analyses additionnelles ont montré que le médicament retarde le déclin cognitif.
Ocrevus permet de réduire la présence de dommages nerveux et les biomarqueurs chez les patients, d'après des données intermédiaires d'une étude de phase III.
Les données ont été présentées dans le cadre d'un congrès AAN (American Academy of Neurology).
Les nouvelles données sur le médicament Ocrevus indiquent un profil risques/bénéfices favorable aussi bien pour la sclérose en plaques cyclique (RMS) que la sclérose en plaques progressive primaire (MS).
Ocrevus permet de réduire la présence de dommages nerveux et les biomarqueurs chez les patients. (keystone)

Médecine esthétique

jeudi 3 mai 2018, 15:02
Ces injections qui donnent bonne mine
Envie de paraître un peu plus jeune et aussi reposée qu'après une bonne nuit de sommeil? Les injections en médecine esthétique permettent ce petit coup de baguette magique.
Rides, cernes, sillons... Quand plus de cinq décennies d'expression et d'émotions se font trop visibles, il peut être tentant de donner un coup de pouce à la nature. "Si les effets de l'âge sont là, la peau garde le ressort suffisant pour profiter des injections", assure le Dr Martine Baspeyras, dermatologue. "Nous avons plus de vingt ans de recul sur les deux champions: la toxine botulique (Botox) et l'acide hyaluronique", ajoute le Dr Catherine de Goursac, médecin esthétique et auteure de Le Pouvoir de l'apparence (éd. Michalon). Ces techniques expliquent la diminution du nombre de liftings réalisés depuis quinze ans.
Elles ont moins l'ambition de faire gagner des années que d'offrir un petit coup de fraîcheur pour "défroisser" le visage. "Les produits à injecter ne varient pas selon l'âge. En revanche, les volumes et le choix des substances dépendent de la localisation et de la finesse de la peau", précise le Dr Philippe Kestemont, chirurgien maxillo-facial.
Comment ça marche?
La toxine botulique diminue la contraction des muscles sous-cutanés, ce qui détend la peau, limite les rides d'expression induites et corrige un affaissement localisé. L'acide hyaluronique hydrate en profondeur. Il redonne du galbe, lisse et comble les rides profondes ou les zones creusées. Tous deux ont des effets éphémères, ils se résorbent en quelques mois.
En pratique
Les injections se font en cabinet. Elles sont peu douloureuses, les produits contenant un léger anesthésiant. Différentes seringues sont utilisées: fines pour les injections classiques, longues et ultra-fines pour une technique appelée "bleaching" qui efface les stries des lèvres pour les redessiner, courtes et fines pour des techniques de micro-injections comme la mésothérapie et les "skinboosters" qui défroissent.
L'aiguille s'enfonce plus ou moins selon la technique, en une fois ou par petites touches, et plusieurs piqûres sont nécessaires pour traiter les différentes zones. Après la séance: limiter les mouvements du visage quelques heures et éviter la piscine, le hammam ou le sauna le jour même. Les rides sont aussitôt moins présentes, le bénéfice augmente les jours suivants.
Les zones traitées
Les rides du lion: la toxine botulique inhibe les muscles pour éviter leur formation et l'acide hyaluronique comble un sillon profond déjà installé.
Les pâtes d'oie: elles sont défroissées par l'acide hyaluronique fluide.
Les tempes émaciées: l'acide hyaluronique redonne du volume tandis qu'un peu de toxine botulique permet de remonter l'extrémité du sourcil.
Les cernes: l'acide hyaluronique volumateur comble le creux des cernes.
Le sillon nasogénien: l'acide hyaluronique de comblement l'atténue.
Les plis de l'amertume: une touche de toxine botulique fait remonter la commissure des lèvres et l'acide hyaluronique efface les sillons plongeants.
Les ridules autour de la bouche: l'acide hyaluronique injecté en surface défroisse la peau et gomme les ridules.
Les contre-indications
Pas d'injection sur une lésion (abcès, eczéma, kératose, carcinome...).
En cas de maladie auto-immune (sclérose en plaques, thyroïdite de Hashimoto, polyarthrite rhumatoïde...), un test pratiqué sur le bras permet de s'assurer de l'absence de réaction.
Pour les personnes traitées contre le cancer, l'oncologue est consulté. Il accepte presque toujours, le bénéfice étant appréciable pour le moral. Pas de contre-indication après le traitement.

Qu'est-ce que je risque?
Éventuellement un bleu, surtout pour les personnes sous traitement anticoagulant. Des granulomes une fois sur 1000 ou 2000 (grains sous-cutanés). Ils sont résorbés avec un produit (hyaluronidase) injecté sur la même zone.
Une déception si j'en attends trop: les injections n'offrent qu'un effet subtil. L'écueil à éviter: les lèvres et les pommettes trop gonflées. La particularité de la "french touch" est justement de privilégier le naturel.
Combien ça coûte?
Pour l'acide hyaluronique: compter de 500 à 700€ par séance, selon le nombre de zones à traiter, à faire deux fois la première année, éventuellement une fois tous les ans par la suite.
Pour la toxine botulique: de 360 à 500€ par séance, une ou deux fois par an.
La toxine botulique passe la barre hémato-encéphalique et pénètre le cerveau… avec tous les risques de dégâts que cela peut occasionner.
L'acide hyaluronique doit être renouvelée tous les ans. Plus cher qu'une bonne séance de magnétisme régénérant!
Cliquez sur l'image ci-après pour aller sur mon site de magnétiseuse





Zinbryta®

dimanche 6 mai 2018, 10:20
pour Prescrire, le médicament Zinbryta® n'aurait jamais dû être autorisé

La revue Prescrire reproche à l'Agence européenne du médicament d'avoir été laxiste en autorisant la commercialisation du daclizumab ou Zinbryta® dans le traitement de la sclérose en plaques. Explications.
"Un médicament qui n'aurait jamais dû être autorisé." La revue médicale indépendante Prescrire ne mâche pas ses mots quand, dans une note d'information datée du 1er mai 2018, elle mentionne le daclizumab, une molécule autorisée en Europe depuis juillet 2016 sous le nom de Zinbryta® dans le traitement de la sclérose en plaques.
12 cas d'inflammation cérébrale dont 3 décès
Ce médicament, qui n'a jamais été commercialisé en France, est un immunosuppresseur, dont l'action est donc d'inhiber ou de prévenir l'activité du système immunitaire. En mars 2018, moins de deux ans après l'autorisation du Zinbryta®, l'Agence européenne du médicament (EMA) demande la suspension et le rappel de ce médicament suite à la survenue de 12 cas d'inflammation cérébrale dans le monde, dont trois décès. Mais pour la revue  Prescrire  ,  cette décision survient trop tard : "l'Agence européenne du médicament n'aurait jamais dû autoriser ce médicament“.
En effet, "dès le stade de l'évaluation initiale,  la balance bénéfices-risques du daclizumab dans la sclérose en plaques apparaissait défavorable: les deux essais cliniques principaux du dossier d'évaluation du daclizumab ont mis en évidence de nombreux effets indésirables graves, voire mortels, notamment des atteintes hépatiques, ainsi qu'une efficacité très modeste" rappelle la revue, qui va même jusqu'à taxer l'EMA de "laxiste" en l'accusant d'avoir "[fait] fi des effets graves constatés".
"Protéger les intérêts financiers des firmes avant les patients"
Les accusations de  Prescrire  envers l'EMA sont lourdes et la revue qualifie cette affaire de "nouvel exemple qui illustre la propension des agences du médicament à protéger les intérêts financiers des firmes avant les patients". La sclérose en plaques, une maladie auto-immune qui affecte le fonctionnement du système nerveux central, ne bénéficie à ce jour d'aucun traitement curatif. "Le traitement de premier choix est, faute de mieux, l'interféron bêta", rappelle enfin  Prescrire .


aloé vera
Boissons



Avancées de la recherche

mercredi 9 mai 2018, 08:52
Dans 85 % des cas, la sclérose en plaques évolue par poussées au cours desquelles le système immunitaire des patients s'attaque à la myéline. Cette sorte de gaine protégeant les fibres nerveuses dans le cerveau et la moelle épinière est censée garantir une propagation optimale des influx nerveux. Chez les malades, les lésions plus ou moins importantes de la myéline conduisent à l'incapacité de différentes parties du système nerveux à communiquer entre elles. Un phénomène qui engendre un large spectre de symptômes physiques (troubles de la marche et de l'équilibre, atteintes visuelles, extrême fatigabilité, vertiges, paralysie...) ou mentaux (troubles de la mémoire ou de la concentration, épisodes dépressifs, anxiété...). L'un des principaux défis “pour améliorer la prise en charge, c'est de prévenir la progression du handicap”, explique la professeure Catherine Lubetzki, médecin-chercheuse à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière et à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), à Paris. “Pour cela, on se concentre sur les aspects de remyélinisation: comment faire pour réparer ces lésions de la myéline et éviter ainsi que l'axone qu'elle protège ne soit atteint de façon irréversible ? Car c'est cette dégénérescence des fibres nerveuses qui fait le lit de la progression du handicap”, explique la chercheuse. Entre deux poussées de la maladie, la myéline tend en effet à se régénérer. Mais ce phénomène est insuffisant pour rétablir les fonctions des patients, et il est plus ou moins important selon les individus. Aussi les équipes de Catherine Lubetzki cherchent-elles des moyens de "booster" cette réparation. “Nous travaillons aussi sur certains mécanismes cellulaires et moléculaires pouvant jouer un rôle dans le déclenchement de cette atteinte tissulaire, détaille la chercheuse. En particulier celui de l'immunité dite innée, par opposition à l'immunité adaptative.”
Des outils d'imagerie sophistiqués
Dans cette optique, la mise au point d'outils d'imagerie permettant de suivre les atteintes ou la réparation de la myéline est crucial. “Nous avons développé toute une approche d'imagerie dynamique [par le PET scan notamment] qui permet de suivre, soit dans des modèles de culture cellulaire, soit in vivo, comment les choses se déroulent vraiment et en temps réel. Cela nécessite des outils un peu sophistiqués pour marquer les structures qui nous intéressent afin de les suivre pendant des heures et des heures. Mais cela est très précieux pour comprendre ce qu'il se passe concrètement.
Nous avons ainsi beaucoup progressé dans la stratification des patients, pour distinguer les "bons remyélinisateurs" des "mauvais reméylinisateurs".” De la même façon, ces nouveaux outils permettent de visualiser les événements cellulaires de l'immunité innée. Dans le système nerveux central, “ces cellules dites microgliales jouent un rôle crucial à différents stades, en particulier dans la phase progressive de la maladie où elles ont un rôle délétère sur l'axone. Nous disposons ainsi aujourd'hui de marqueurs assez spécifiques permettant de suivre cette population de cellules”, explique Catherine Lubetzki.
Ces progrès importants en recherche expérimentale ont permis de passer à des essais chez l'homme, soit “le développement d'essais thérapeutiques directement issus des travaux de recherche clinique”, précise Catherine Lubetzki. Une étude de phase 2 débutée il y a moins d'un an montre ainsi les bénéfices d'une molécule, l'interleukine 2, qui favorise une réponse régulatrice du système immunitaire. “Elle permet de stimuler les lymphocytes T régulateurs, ce qui se traduit par le retardement de l'apparition de nouvelles poussées.” 
Autre essai prometteur qui devrait débuter à l'automne: l'utilisation de stimulations électriques pour consolider la régénération de la myéline entre deux poussées. “Nous avons montré il y a quelques années que l'activité électrique jouait un rôle important dans la réparation de la myéline, précise la chercheuse. Nous allons ainsi tenter d'utiliser ce phénomène chez des patients souffrant d'une atteinte du nerf optique. À l'aide de lunettes un peu spéciales, il s'agira de délivrer des impulsions pour stimuler l'activité électrique du nerf optique dans le but de renforcer la remyélinisation chez ces patients.” Les outils d'imagerie développés par ses équipes permettront dans ce cas de quantifier le plus précisément possible les phénomènes de remyélinisation.

Une application de suivi des patients
L'open Brain Bar du 22 mai sera aussi l'occasion de parler de l'application smartphone MScopilot qui commence cette année à être proposée par les neurologues à leurs patients. Un dispositif médical de suivi de la sclérose en plaques en vie réelle qui permet de mieux évaluer la progression de la maladie par le biais d'exercice de marche, de dextérité, de cognition et de vision. Alors que le temps qui passe entre deux rendez-vous de suivi peu être long pour les patients, l'outil permettra d'enregistrer des données objectives. “Cela va nous donner une évaluation plus précise. Pour nous cliniciens qui interrogeons toujours nos patients sur leur périmètre de marche, par exemple, qui est un indicateur, il s'avère que la justesse de leur réponse est très variable. De temps en temps, ils peuvent avoir l'impression de marcher mieux ou moins bien, mais cela ne reflète pas toujours bien la réalité. C'est un outil robuste qui va permettre d'avoir des données plus solides, et plus nombreuses. Cela permet non seulement de suivre de plus près, mais aussi de façon plus fiable.”
A retrouver dans le magazine Sciences et Avenir actuellement en kiosque

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