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L'immunothérapie pour traiter 

jeudi 22 décembre 2016, 09:04 la maladie d'Alzheimer
Par INSERM
CRCNA UMR 892 Centre de Recherche en Cancérologie Nantes-Angers
L'implication du système immunitaire dans les maladies neurologiques suggère que l'immunothérapie, qui a montré son efficacité dans le domaine du cancer et des maladies auto-immunes, a également un intérêt majeur dans le traitement des  maladies neuro-dégénératives.
C'est ce que montrent les équipes de Nathalie Cartier-Lacave (Directrice de recherche Inserm, Unité mixte Inserm-CEA 1169 "Thérapie génique, génétique, épigénétique en neurologie, endocrinologie, cardiologie et développement de l'enfant") et de David Klatzmann (Directeur de l'Unité mixte Inserm-Université Pierre et Marie Curie 959 "Immunologie, immunopathologie, immunothérapie" et chef du service de biothérapies à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP) ) dont les travaux sont publiés ce jour dans la revue Brain. Les chercheurs  ont prouvé qu'une molécule du système immunitaire appelée interleukine-2 (IL-2), est capable de contrôler l'inflammation dans les cellules du cerveau, en cause dans les maladies neurodégénératives telles que la maladie d'Alzheimer et de rétablir des fonctions cognitives altérées dans le modèle animal.
Il existe de nombreuses interactions entre le système nerveux central et le système immunitaire. Les cellules du système immunitaire circulent dans le cerveau et peuvent jouer un rôle – direct ou indirect – dans les maladies neurologiques. Ainsi, un rôle direct est démontré dans la sclérose en plaques et un rôle indirect est retrouvé à travers l'inflammation. La neuro-dégénérescence entraîne une neuro-inflammation qui contribue à amplifier la neuro-dégénérescence initiale, générant un cercle vicieux qui aggrave la pathologie. Dans la maladie d'Alzheimer, le peptide amyloïde β (Aß) s'agrège dans les plaques séniles extracellulaires autour desquelles s'accumulent des astrocytes réactifs et des cellules microgliales activées. Ces cellules contribuent à dissoudre ces plaques et secrètent des cytokines qui régulent l'intensité de la réponse immunitaire du cerveau.
Or, des travaux récents ont montré que les souris déficientes en IL-2 ont des facultés d'apprentissage et de mémoire affaiblies qui rappellent la maladie d'Alzheimer (MA). De plus, l'IL-2 est actuellement en évaluation dans le traitement de plusieurs maladies auto-immunes pour sa capacité à stimuler les lymphocytes T régulateurs (Tregs) dont le rôle est de contrôler l'inflammation.
Les auteurs ont tout d'abord mis en évidence une diminution importante des taux d'IL-2 dans des biopsies cérébrales de patients décédés de la maladie d'Alzheimer. Cela les a conduits à évaluer le potentiel thérapeutique de cette molécule dans un modèle de maladie d'Alzheimer chez la souris. Les souris ont été traitées à un stade où elles avaient déjà des atteintes cérébrales. Ce traitement chronique (a induit une expansion et une activation des lymphocytes T régulateurs dans le cerveau, et entraîné une réduction des plaques amyloïdes.
Les chercheurs montrent que cette diminution de la " charge " amyloïde s'accompagne d'un important remodelage tissulaire marqué par une amélioration de la structure et de la fonction des synapses. Cette amélioration est synonyme de récupération des déficits de mémoire.
Alors que les souris non traitées échouaient dans les tests de mémoire,  les souris traitées avaient des résultats comparables aux souris normales. Ces effets bénéfiques sur les plaques amyloïdes et la plasticité synaptique s'accompagnent, autour des plaques, de l'activation des astrocytes, ces cellules dont le rôle protecteur a été identifié dans la maladie d'Alzheimer.
"Ce travail fait la preuve de l'intérêt des immunothérapies pour le traitement de la maladie d'Alzheimer, et notamment de l'intérêt de l'interleukine-2, estiment les auteurs. Ce traitement s'attaque aux conséquences de la maladie, la perte des synapses et les symptômes cognitifs qui l'accompagnent. Son potentiel thérapeutique devra maintenant être évalué chez l'homme", concluent-ils.

La thérapie cellulaire contre les 

vendredi 16 décembre 2016, 10:03 maladies auto-immunes
Une stratégie de thérapie cellulaire destinée aux patients atteints de maladies auto-immunes pourrait bien voir le jour d'ici quelques années. La preuve de concept de cette approche thérapeutique vient en effet d'être obtenue chez des souris atteintes d'uvéites auto-immunes et un essai clinique conduit chez des patients présentant une forme très avancée de la maladie a démarré.
Un nouveau traitement contre les maladies auto-immunes, voilà ce que des chercheurs de l'Inserm et de l'AP-HP sont en train de développer, avec une première phase clinique en cours chez l'homme.
Les maladies auto-immunes peuvent toucher de nombreux organes et tissus: articulations, pancréas, peau, œil... Dans ces maladies, des lymphocytes T attaquent spécifiquement des cellules de l'organisme au lieu de les tolérer.  Cela  génère la mise en place d'un processus inflammatoire important, et la destruction progressive des cellules ciblées. Les patients sont traités avec des anti-inflammatoires ou des biothérapies permettant de limiter l'inflammation. Mais les échecs thérapeutiques et les rechutes sont fréquents. C'est pourquoi des chercheurs ont proposé une nouvelle approche, fondée sur l'utilisation de la thérapie cellulaire, pour corriger la réponse immunitaire anormale.
Préactiver des cellules régulatrices ex vivo
"L'idée est d'utiliser les cellules T régulatrices (Treg). Il s'agit d'une population particulière de lymphocytes T qui régulent l'amplitude des réponses immunitaires et inflammatoires. Pour être efficaces, les Treg doivent reconnaitre des antigènes spécifiques à la surface des cellules d'un organe donné, afin de s'infiltrer dans le tissu inflammatoire et y être activées. Ainsi, il existe ainsi des Treg spécifiques des cellules du pancréas ou encore de l'uvée", explique Benoit Salomon*, responsable de la validation préclinique de ces travaux.
Les cellules Treg circulent naturellement dans le sang et les organes lymphoïdes. Mais on les y trouve sous forme polyclonale, c'est-à-dire sous la forme d'un mixte de cellules Treg qui reconnaissent différents antigènes très variés, notamment spécifiques de différents tissus de l'organisme. De précédents travaux conduits chez la souris et chez l'homme au sujet du diabète de type 1 ont montré que prélever un tel mixte de cellules Treg dans le sang ou les organes lymphoïdes pour les amplifier et les réinjecter dans la circulation ne permettait pas d'avoir d'effet bénéfique majeur sur la maladie auto-immune. Et les technologies actuelles ne permettent pas de sélectionner des Treg spécifiques d'un tissus cible au sein de ces populations polyclonales pour les réinjecter à des patients. Les chercheurs ont donc testé une stratégie alternative: court-circuiter les étapes d'activation et de recirculation des Tregs spécifiques qui ont physiologiquement lieu dans l'organisme. L'idée: "activer des Treg polyclonaux ex vivo pour mettre en route leur fonction régulatrice, puis en les réinjecter directement dans le tissu malade", détaille Benoit Salomon.
Le modèle de l'uvéite auto-immune
Les chercheurs ont choisi de travailler sur l'uvéite auto-immune, une inflammation de l'uvée, tunique intermédiaire de l'œil comprenant l'iris, le corps ciliaire et la choroïde, située en arrière de la rétine. "Il est plus facile de tester notre concept sur ce modèle car les cellules Treg activées sont injectées dans la cavité oculaire. Confinée et petite, la cavité permet de contenir les cellules injectées et de ne devoir recourir qu'à de faibles doses de cellules", explique Benoit Salomon.
Ainsi, après avoir injecté des cellules Treg activées dans le corps vitré de souris souffrant d'uvéites, les chercheurs ont évalué le niveau d'inflammation de l'œil des animaux et les signes de la maladie en s'appuyant sur un score clinique. Une nette amélioration de ce score a été constatée et s'est maintenue trois semaines après l'injection.
Reste à savoir si cette stratégie sera payante chez l'homme et si l'effet thérapeutique s'inscrira dans la durée. Un essai clinique de phase I/II a démarré chez des patients présentant une forme très avancée d'uvéite. "L'objectif est pour l'instant de vérifier l'innocuité des cellules Treg préactivées. Si un effet bénéfique est observé, on pourrait envisager de tester cette nouvelle approche thérapeutique dans d'autres maladies auto-immunes, en espérant soulager durablement les patients », conclut le chercheur.
Note
*unité 1135 Inserm/ université Pierre et Marie Curie, Centre d'immunologie et de maladies infectieuses, hôpital de la Pitié Salpêtrière, Paris
Source
S. Grégoire et coll. Treatment of Uveitis by In Situ Administration of Ex Vivo–Activated Polyclonal Regulatory T Cells. J Immunol, édition en ligne du 29 janvier 2016
http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/la-therapie-cellulaire-contre-les-maladies-auto-immunes

Maladies auto-immunes: une vieille

vendredi 16 décembre 2016, 10:01 énigme pratiquement résolue
Pourquoi les femmes sont-elles plus susceptibles que les hommes aux maladies auto-immunes? Une équipe de l'Inserm vient de publier une explication. Les œstrogènes, hormones sexuelles féminines, joueraient un rôle prépondérant dans ce phénomène.
Les maladies auto-immunes, comme par exemple la sclérose en plaque, l'arthrite rhumatoïde, la thyroïdite, le lupus ou la myasthénie, résultent d'un dysfonctionnement du système immunitaire qui va alors s'attaquer à l'organisme lui-même. Pour des raisons inconnues jusqu'à présent, les femmes sont plus susceptibles que les hommes d'en être victimes. Au Centre de recherche en myologie* (hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris), une équipe Inserm spécialisée dans la myasthénie a voulu savoir pourquoi. "Nous nous sommes intéressés au thymus, l'organe central de la tolérance du soi. Il est d'ailleurs impliqué dans la myasthénie" explique Sonia Berrih-Aknin, qui dirige cette équipe.
C'est en effet dans le thymus que les lymphocytes T, les cellules du système immunitaire qui détruisent les intrus, apprennent à reconnaître le soi pour ne pas l'attaquer. Plus précisément, c'est là que ces lymphocytes sont exposés aux antigènes spécifiques des tissus (TSA), ces molécules qui marquent l'identité des cellules de l'organisme. A l'issue de cet apprentissage, ne sont conservés que les lymphocytes qui ne se lient pas aux antigènes du soi.
Une démonstration complète
Expression de AIRE dans le thymus humain - L' expression de AIRE (marquage vert) est limitée aux noyaux de certaines cellules épithéliales thymiques (marquage rouge par un anticorps anti-kératine). Le marquage par l'anticorps AIRE montre des corps nucléaires (points verts). Ce marquage est très représentatif de l'expression de AIRE. © Inserm, Sonia Berrih-Aknin et Jacky Bismuth
© Inserm, Sonia Berrih-Aknin et Jacky Bismuth
Expression de AIRE dans le thymus humain - L' expression de AIRE (marquage vert) est limitée aux noyaux de certaines cellules épithéliales thymiques (marquage rouge par un anticorps anti-kératine). Le marquage par l'anticorps AIRE montre des corps nucléaires (points verts). Ce marquage est très représentatif de l'expression de AIRE.
Dans un premier temps, l'équipe a étudié le transcriptome de cellules de thymus d'hommes et de femmes de même âge, autrement dit la totalité des ARN présents dans ces cellules, pour savoir quels gènes y sont actifs et à quel degré. "Nous avons trouvé des différences dans  l'expression des TSA entre les sexes et, de fil en aiguille, nous en sommes arrivés à AIRE" se souvient la chercheuse. La protéine AIRE (pour AutoImmune REgulator) joue un rôle clé dans l'éducation des lymphocytes puisqu'elle module le taux de TSA exprimé dans le thymus. Or l'analyse moléculaire et cellulaire thymique a révélé qu'à partir de l'adolescence, les jeunes filles et les femmes ont moins d'AIRE que les hommes. Il en va de même chez les souris.
A partir de là, Nadine Dragin et ses collègues ont analysé les rapports entre le genre, les hormones et l'expression de la protéine AIRE dans des cultures de cellules humaines, ainsi que dans des modèles murins. Ils ont ainsi montré que les œstrogènes, hormones sexuelles femelles, induisent une baisse de l'expression d'AIRE dans des cellules thymiques humaines ou murines. Par quel mécanisme? L'équipe a également exploré cet aspect et découvert que les œstrogènes agissent sur le promoteur du gène d'AIRE, en augmentant le taux de méthylation de l'ADN qui le constitue.
Enfin, l'équipe a démontré dans le modèle murin de la thyroïdite auto-immune qu'une diminution d'AIRE augmente la susceptibilité à cette maladie. "Le lien entre AIRE et la susceptibilité aux maladies auto-immunes était certes déjà connu, mais il fallait le démontrer dans nos modèles" souligne Sonia Berrih-Aknin.
Un mécanisme passant par les TSA, mais pas uniquement
Une diminution de l'expression d'AIRE entraînant une réduction de celle des TSA, il est vraisemblable qu'elle altère l'étape d'apprentissage de lymphocytes T et conduise ainsi à un défaut dans la tolérance au soi. Bien entendu, parmi les quelques soixante-dix maladies auto-immunes connues, toutes ne sont pas dues à un problème lié aux TSA thymiques. "Et pourtant, même dans des modèles de maladies indépendantes des TSA, AIRE semble impliqué, agissant par un ou plusieurs autres mécanismes. Donc, de manière générale, un taux d'AIRE moindre augmente la susceptibilité aux maladies auto-immunes" précise la chercheuse.
L'ensemble de ces données suggèrent donc que, à partir de la puberté, le taux élevé d'œstrogène chez les femmes inhibe l'expression  d'AIRE dans le thymus, augmentant la susceptibilité aux maladies auto-immunes.
A quoi attribuer, par ailleurs, l'incidence croissante des maladies auto-immunes dans les pays industrialisés? A la lumière de ses résultats, l'équipe s'interroge sur le rôle des perturbateurs endocriniens présents dans l'environnement.
Note
* unité 974 Inserm/CNRS/université Pierre et Marie Curie/AIM, Institut de myologie, Paris
Source
N Dragin et coll., Estrogen-mediated downregulation of AIRE influences sexual dimorphism in autoimmune diseases.  J Clin Invest. (2016);126(4):1525-37. doi: 10.1172/JCI81894.

Sclérose en plaques: une voie 

vendredi 16 décembre 2016, 09:50 de l'inflammation démasquée
Deux protéines impliquées dans la régulation de l'expression de nos gènes, les facteurs de transcription FOXO3 et EOMES, peuvent "convertir" un lymphocyte T en cellule "nuisible" pour son environnement. Ce mécanisme est retrouvé dans un modèle murin de la sclérose en plaques.
FOXO3 et EOMES semblent former un couple infernal dans l'initiation d'une cascade conduisant à l'inflammation au niveau  du système nerveux central. Une équipe toulousaine vient en effet de montrer que ces deux facteurs de transcription, capables d'activer ou de réprimer l'expression de gènes spécifiques, coopèrent pour rendre les lymphocytes T toxiques pour leur environnement, via la production de plusieurs molécules inflammatoires.
Tout est parti d'une simple étude sur le rôle de la protéine FOXO3 dans les cellules lymphoïdes précurseurs, à l'origine des lymphocytes T. Les chercheurs avaient connaissance du rôle de ce facteur de transcription dans la régulation de cellules myéloïdes telles que les macrophages, les cellules dendritiques ainsi que celle des neutrophiles. Mais ils ignoraient si cette protéine avait une fonction dans les cellules lymphoïdes où elle est produite en très petite quantité. Pour trancher la question, ils ont mené différentes expériences in vitro, avec des lymphocytes T au repos, activés, ou encore déficients en FOXO3. "Nous avons regardé quels étaient les gènes cibles de FOXO3, et comment les cellules T se comportaient en présence et en absence de ce facteur de transcription", explique Anne Dejean*, responsable des travaux.
Des preuves in vitro et in vivo
L'hématopoïèse est le processus qui permet la production et le renouvellement de l'ensemble des cellules sanguines à partir de cellules souches présentes dans la moelle osseuse. © Inserm, F. Koulikoff
© Inserm, F. Koulikoff
L'hématopoïèse est le processus qui permet la production et le renouvellement de l'ensemble des cellules sanguines à partir de cellules souches présentes dans la moelle osseuse.
Les chercheurs ont constaté que la production de FOXO3 augmente considérablement quand les lymphocytes T sont activés, et qu'elle stimule la production d'un autre facteur de transcription, EOMES. Les chercheurs ont en outre découvert que ce dernier déclenche la production et la libération de cytokines inflammatoires par la cellule T CD4. "Autant dire que sous l'effet de FOXO3 et EOMES, le lymphocyte se différencie en cellule dont les fonctions sont altérées", clarifie Anne Dejean. 
Intrigués, les chercheurs ont poursuivi leurs travaux dans un modèle murin de la sclérose en plaques, une maladie caractérisée par une inflammation du cerveau et de la moelle épinière induite par des lymphocytes T CD4 pathogènes. Ils ont montré que pour acquérir ce profil délétère, ces lymphocytes doivent exprimer FOXO3 et EOMES. Le couple infernal conduit alors à la production de molécules inflammatoires: cytokines, IFN-γ et GM-CSF. Les souris dépourvues d'un gène fonctionnel codant pour FOXO3 sont quant à elles quasiment épargnées. "Nous pouvons dire que nous avons identifié une nouvelle voie conduisant à l'inflammation dans cette maladie", affirme Anne Dejean.
Reste à déterminer pourquoi ce phénomène se déclenche chez certaines personnes, et si ces facteurs FOXO3 et EOMES pourraient être des cibles thérapeutiques pour lutter contre la sclérose en plaques ou d'autres maladies inflammatoires auto-immunes, comme la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn. "Il faut d'abord que nous parvenions à mieux identifier toutes les fonctions de ces deux facteurs de transcription dans les cellules, pour s'assurer que le fait de réduire leur expression n'entrainera pas la perte d'une autre fonction importante", conclut Anne Dejean.
Note
* Unité 1043 Inserm/CNRS/université Paul Sabatier, Centre de Physiopathologie de Toulouse-Purpan (CPTP), Toulouse



La testostérone contre la sep?

jeudi 15 décembre 2016, 07:59
Les chercheurs ont trouvé une nouvelle fonction à la testostérone
Qui pourrait s'avérer très utile pour la recherche sur les maladies psychiatriques ou le vieillissement cognitif.
La testostérone permettrait de régénérer efficacement la "gaine" de myéline protégeant les nerfs, qui disparaît lors de maladies telles que la sclérose en plaques.
Dans un article publié dans la dernière édition de la revue Brain, une unité mixte de l'Inserm et du CNRS vient de montrer que la testostérone (ainsi qu'une molécule de synthèse analogue) permettait de régénérer, sur des souris, les cellules responsables de la production de la myéline, la "gaine" protectrice des nerfs.
La myéline compose les gaines qui protègent les fibres nerveuses et permettent d'augmenter la vitesse de l'influx nerveux. Un déficit dans la production de myéline, voire sa destruction, peut entrainer des conséquences graves (perte de sensibilité, troubles sensoriels, paralysies). Une démyélinisation peut être d'origine infectieuse (invasion du système nerveux central par des cellules inflammatoires), auto-immune, génétique, ou conséquente à l'emploi de certains produits chimiques. Parmi les maladies qui provoquent une démyélinisation, on peut compter la sclérose en plaques, le syndrome de Guillain-Barré, la myélite transverse ou la maladie de Tay-Sachs. Les thérapies pour appuyer la reformation de myéline se limitent actuellement à l'utilisation d'agents anti-inflammatoires (cortisone).
Dans un premier temps, les chercheurs ont intégré à la nourriture des souris une molécule capable de séquestrer le cuivre. Sans cet élément chimique, les souris ont rapidement présenté une démyélinisation chronique, comparable à celle observée chez l'homme, durant le développement de la sclérose en plaques.
Les animaux ont ensuite été traités à la testostérone, durant 6 à 9 semaines. Au terme de l'expérience, la gaine de myéline de leurs fibres nerveuses avait été régénérée, et les symptômes très fortement atténués. Les mêmes effets ont été obtenus en utilisant une hormone de synthèse analogue.
Les chercheurs ne se sont pas arrêtés à ce constat, puisqu'ils sont parvenus à observer le mécanisme à l'œuvre dans ce traitement. La testostérone force les cellules souches (1) présentes dans l'environnement des nerfs à se différencier en cellules productrices de myéline. Mieux encore, la testostérone stimule et entretient l'activité de ces cellules ! D'où les impressionnants résultats obtenus dans le cadre de cette expérience.
Dans une étape ultérieure de leurs travaux, les scientifiques ont observé que des souris insensibles à l'hormone ne recouvraient pas leur gainage de myéline. L'ensemble de ces résultats ouvre la voie à l'utilisation des hormones analogues à la testostérone dans la lutte contre de nombreuses maladies touchant le système nerveux (scléroses en plaques, syndrome de Guillain-Barré…). Dans un communiqué du CNRS, les chercheurs suggèrent en outre que la surveillance des taux de testostérone sanguins chez les malades pourrait permettre d'anticiper l'évolution de ces maladies.
(1) Les cellules souches ne possèdent, par définition, pas de traits caractéristiques définis, mais peuvent se différencier pour former potentiellement n'importe quelles cellules de l'organisme.
Source : The neural androgen receptor: a therapeutic target for myelin repair in chronic demyelination. Rashad Hussain, Abdel M. Ghoumari, Bartosz Bielecki, Jérôme Steibel, Nelly Boehm, Philippe Liere, Wendy B. Macklin, Narender Kumar, René Habert, Sakina Mhaouty-Kodja, François Tronche, Regine Sitruk-Ware, Michael Schumacher and M. Said Ghandour. Brain, Janvier 2013. Volume 136 (doi:10.1093/brain/aws284

SEP et maladie de Parkinson:  

mardi 13 décembre 2016, 06:55 les tremblements bientôt guéris grâce aux ultrasons?
Les médecins de l'Imperial College Healthcare NHS Trust (Royaume-Uni) testent une nouvelle technique qui permettrait de traiter les tremblements de la maladie de Parkinson  sans pratiquer de chirurgie invasive du cerveau.
Envoyer des ultrasons à des parties précises du cerveau
Environ 195 000 personnes en France sont touchées par l'état de tremblement essentiel, qui provoque des secousses incontrôlables dans la maladie de Parkinson. D'autres malades souffrent de tremblements  à cause d'affections neurologiques comme la sclérose en plaques, par exemple.
À l'origine de ces secousses: des circuits électriques anormaux dans le cerveau, qui transmettent des tremblements par le système nerveux aux muscles.
Pratiqué sous anesthésie locale, le nouveau traitement des médecins britanniques consiste en l'application précise de l'énergie thermique des ondes ultrasons à des parties très spécifiques du cerveau pour briser le circuit anormal causant le tremblement.
Les tremblements de Parkinson empêchent les malades de vivre normalement
Lucas Selwyn, 52 ans, peintre et décorateur à Saint-Austell en Cornouailles, vit avec un tremblement depuis 20 ans et a été l'une des premières personnes à recevoir le traitement. Pendant de nombreuses années, l'homme a réussi à vivre une vie relativement normale avec le tremblement, mais au cours des cinq dernières années, le symptôme a commencé à l'empêcher de vivre.
"Il était particulièrement difficile de continuer mon travail de peintre et de décorateur et j'ai dû apprendre à exécuter mes tâches en utilisant ma main gauche, explique le créatif. Grâce au traitement, j'ai pu écrire mon nom pour la première fois depuis de nombreuses années."
Les thérapies anti-tremblement plutôt prometteuses
"Nous prévoyons que cette nouvelle approche de la thérapie dans les tremblements essentiels et autres troubles du mouvement, permettra d'énormes améliorations dans la qualité de vie des patients  sans la nécessité de procédures invasives, coûteuses, mal tolérées et souvent inefficaces, a déclaré le Professeur Wladyslaw Gedroyc, radiologue consultant et chercheur principal de ce dernier essai sur 20 patients.
Le développement de techniques d'ultrasons focalisés offre un outil prometteur pour traiter les tremblements, selon les spécialistes. "Cette thérapie pourrait fournir des avantages similaires à la stimulation cérébrale profonde, mais sans la chirurgie invasive du cerveau qui impliquait des risques d'infection", a expliqué Claire Bale, responsable des communications et de l'engagement en recherche sur Parkinson au Royaume-Uni.

Biogen et AbbVie obtiennent de  

dimanche 11 décembre 2016, 07:47 Santé Canada l'homologation de ZINBRYTA(MC)(daclizumab bêta), un produit qui s'administre une fois par mois pour traiter la sclérose en plaques
La décision d'accorder l'homologation s'appuie sur les résultats d'une étude comparative mondiale de phase III dont l'ampleur et la durée dépassent celles de toutes les études menées à ce jour dans le domaine de la sclérose en plaques (SEP) ZINBRYTAMC a réduit significativement le degré d'activité pathologique selon divers paramètres chez des patients atteints d'une SEP rémittente ou cyclique MISSISSAUGA, ON et MONTRÉAL, le 9 déc. 2016 /CNW/ - Biogen (NASDAQ: BIIB) et AbbVie (NYSE: ABBV) annoncent aujourd'hui que Santé Canada vient d'approuver ZINBRYTAMC (daclizumab bêta), un nouveau médicament autoadministré par voie sous-cutanée une fois par mois pour le traitement des formes évolutives et rémittentes de la sclérose en plaques (SEP) chez les patients adultes qui n'ont pas répondu adéquatement à un, ou plus d'un, des autres traitements indiqués pour la SEP. " ZINBRYTAMC, le premier médicament autoadministré une fois par mois pour le traitement de la sclérose en plaques, a démontré une efficacité supérieure à celle d'un interféron dont l'utilisation est répandue. D'après les données cliniques, ZINBRYTAMC a réduit significativement les poussées et les lésions cérébrales sur une période de trois ans quand on l'a comparé au produit AVONEX® (interféron bêta-1a) qui s'injecte par voie intramusculaire, et le suivi mensuel des patients contribue au bon profil avantages-risques du nouveau produit", dit Lisa Hickey, vice-présidente et directrice générale de Biogen Canada Inc.
"En plus d'illustrer notre engagement à long terme envers les patients, l'homologation que nous venons d'obtenir de Santé Canada offre aux personnes atteintes de la sclérose en plaques une option thérapeutique supplémentaire en réponse à leurs besoins variés qui évoluent sans cesse. " Santé Canada a fondé sa décision d'approuver ZINBRYTAMC sur les résultats de deux études cliniques. L'une d'entre elles, l'étude DECIDE, est une étude comparative mondiale de phase III dont l'ampleur et la durée dépassent celles de toutes les études menées à ce jour dans le domaine de la SEP. L'étude de phase IIb SELECT et l'étude de phase III étaient des études mondiales randomisées, contrôlées et à double insu regroupant environ 2400 personnes atteintes d'une SEP rémittente ou cyclique. Certains des patients dans l'étude DECIDE ont reçu le traitement pendant trois ans.
Dans le cadre des études DECIDE et SELECT, ZINBRYTAMC a réduit significativement le taux de rechutes annualisé (le principal critère d'évaluation utilisé dans les deux études), soit de 45 % par rapport à AVONEX® sur une période maximale de 144 semaines et de 54 % par rapport au placebo sur une période de 52 semaines (p < 0,0001 dans les deux cas), respectivement. D'après les résultats de l'étude DECIDE, ZINBRYTAMC a démontré une efficacité supérieure à celle d'AVONEX® selon divers paramètres utilisés pour évaluer le degré d'activité pathologique de la SEP (y compris les poussées et l'activité décelée à l'IRM), donnant lieu notamment à une réduction significative, soit de 54 %, du nombre moyen de lésions nouvelles ou nouvellement croissantes à hypersignal en T2 comparativement aux résultats obtenus avec AVONEX® sur la période de 96 semaines étudiée (p < 0,0001).
La monographie de ZINBRYTAMC contient un encadré de "Mises en garde et précautions importantes" concernant le risque d'atteinte hépatique, notamment le risque de survenue d'une hépatite auto-immune, et le risque de survenue d'autres problèmes d'origine immunologique chez les patients traités par ZINBRYTAMC, notamment des réactions cutanées, une lymphadénopathie, une anémie hémolytique auto-immune et des troubles gastro-intestinaux1. En raison de ces risques, l'accès à ZINBRYTAMC au Canada n'est possible que par l'entremise d'un programme de distribution contrôlée, soit le programme de soutien Biogen UNI®.
En vertu de ce programme, seuls les prescripteurs et les pharmacies qui y sont inscrits peuvent prescrire et distribuer le produit. De plus, pour recevoir ZINBRYTAMC, les patients doivent être inscrits au programme de soutien Biogen UNI®. Il faut mettre les patients au courant des risques de ZINBRYTAMC et leur indiquer comment satisfaire aux critères d'admissibilité au programme de soutien Biogen UNI®, notamment en faisant vérifier leurs taux d'enzymes hépatiques avant la prochaine dose mensuelle de ZINBRYTAMC. " Les effets de la sclérose en plaques diffèrent d'une personne à l'autre, d'où l'importance d'avoir des options thérapeutiques supplémentaires comme celle annoncée aujourd'hui pour répondre aux besoins des personnes atteintes au fil de cette maladie chronique ", fait remarquer le docteur Marcelo Kremenchutzky, FRCPC, FAAN, titulaire de la chaire Chapman en recherche clinique sur la SEP au London Health Sciences Centre et professeur agrégé de neurologie à l'université Western, située à London, Ontario. " Le daclizumab bêta représente pour les personnes atteintes de la sclérose en plaques une nouvelle option thérapeutique intéressante, étant donné l'efficacité démontrée et la posologie mensuelle pratique.
"Le mode d'action de ZINBRYTAMC se distinguerait de celui des autres traitements modificateurs de la maladie car dans son cas, le médicament se lie à la molécule CD25, une sous-unité du récepteur de l'interleukine-2 (IL-2) qui se trouve sur la surface des lymphocytes activés, les cellules auxquelles on attribue en partie les mécanismes sous-jacents de la sclérose en plaques. Pendant la première année de traitement, la numération lymphocytaire totale, soit le nombre de lymphocytes T et de lymphocytes B, a diminué de moins de 10 % par rapport au départ. La numération lymphocytaire totale est redevenue ce qu'elle était au départ dans les huit à douze semaines suivant la dernière dose de ZINBRYTAMC.
"La cible de ZINBRYTAMC dans le système immunitaire est différente de celle des autres traitements pour la sclérose en plaques ", explique Dr Kremenchutzky. " L'avènement de ZINBRYTAMC offre aux patients ainsi qu'aux cliniciens une option thérapeutique supplémentaire et distincte à considérer. Il est essentiel d'avoir accès à diverses options, compte tenu des énormes différences possibles dans l'évolution de la maladie d'un patient à l'autre. " Les effets indésirables survenus le plus fréquemment chez les patients traités par ZINBRYTAMC (incidence supérieure d'au moins 1 % à l'incidence observée chez les sujets recevant l'agent comparateur) ont été la rhinopharyngite (inflammation du nez et d'une partie de la gorge), l'infection des voies respiratoires supérieures, l'éruption cutanée, la grippe, la dermatite, la douleur oropharyngée (partie de la gorge), la bronchite, l'eczéma et la lymphadénopathie (augmentation anormale du volume des ganglions lymphatiques) pendant l'étude comparant ZINBRYTAMC à AVONEX®, puis ont été l'infection des voies respiratoires supérieures, la dépression, l'éruption cutanée, la pharyngite (inflammation d'une partie de la gorge) et l'augmentation des taux d'alanine aminotransférase (ALT, un type d'enzyme hépatique) pendant l'étude contre placebo.
La version canadienne de la monographie de ZINBRYTAMC comprend aussi des mises en garde et précautions où il est question de ce qui suit: atteinte hépatique, troubles d'origine immunologique, hypersensibilité aiguë (réaction inflammatoire), infections, dépression et suicide1. Pour de plus amples renseignements sur ZINBRYTAMC, veuillez consulter la monographie canadienne du produit dans le site www.biogen.ca À propos de l'étude DECIDEL'étude DECIDE était une étude multicentrique de phase III randomisée et à double insu menée chez des patients atteints d'une sclérose en plaques (SEP) rémittente.
Cette étude internationale d'une durée de deux à trois ans visait à déterminer si ZINBRYTAMC produisait des résultats supérieurs selon certains paramètres cliniques comparativement au traitement par AVONEX® (interféron bêta-1a) à 30 mcg administré par voie intramusculaire (i.m.). L'étude DECIDE était donc une étude à comparateur actif où les patients répartis dans deux groupes ont reçu soit 150 mg de ZINBRYTAMC par voie sous-cutanée toutes les quatre semaines (n=919) soit AVONEX® i.m. une fois par semaine (n=922). À propos de l'étude SELECTL'étude SELECT était une étude multicentrique de phase IIb randomisée et à double insu dont le but était d'évaluer l'efficacité et l'innocuité de ZINBRYTAMC administré à raison de 150 mg (n=208) ou de 300 mg (n=209) par voie sous-cutanée toutes les quatre semaines pendant un an par rapport à un placebo (n=204) chez des patients atteints d'une SEP rémittente. À propos de ZINBRYTAMC (daclizumab bêta)ZINBRYTAMC est en cours de développement à l'échelle mondiale pour le traitement des formes rémittentes de la sclérose en plaques (SEP). Au Canada, ZINBRYTAMC est indiqué pour le traitement des formes évolutives et rémittentes de la sclérose en plaques (SEP) chez les patients adultes qui n'ont pas répondu adéquatement à un, ou plus d'un, des autres traitements indiqués pour la SEP.
La dose recommandée de ZINBRYTAMC est de 150 mg, auto-injectée par voie sous-cutanée une fois par mois. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, le Comité des médicaments à usage humain, qui relève de l'Agence européenne des médicaments (EMA), et la Therapeutic Goods Administration (TGA) de l'Australie ont accepté récemment de conférer l'homologation à ZINBRYTAMC. Par ailleurs, l'organisme de réglementation en Suisse examine actuellement le dossier de ZINBRYTAMC. Lors des essais cliniques, ZINBRYTAMC a démontré une efficacité supérieure par rapport au placebo et par rapport au produit injectable AVONEX® (interféron bêta-1a) i.m. selon la réduction du taux de rechutes annualisé et selon certains paramètres radiologiques (IRM), principaux marqueurs de l'activité pathologique dans le cas de la sclérose en plaques.
ZINBRYTAMC est un anticorps monoclonal IgG1 humanisé qui se lie sélectivement à la sous-unité (CD25) du récepteur de haute affinité pour l'interleukine-2 (IL-2). Les molécules CD25 sont abondantes sur la surface des lymphocytes T qui deviennent activés chez les personnes atteintes de la sclérose en plaques. La version canadienne de la monographie de ZINBRYTAMC contient un encadré de " Mises en garde et précautions importantes " concernant le risque d'atteinte hépatique, notamment le risque de survenue d'une hépatite auto-immune1. Elle comprend aussi des mises en garde et précautions où il est question de ce qui suit: atteinte hépatique, troubles d'origine immunologique, hypersensibilité aiguë, dépression et suicide, infections, vaccins, surveillance et analyses de laboratoire.
Les effets indésirables survenus le plus fréquemment chez les patients traités par ZINBRYTAMC (incidence d'au moins 5 % et supérieure d'au moins 2 % à l'incidence observée chez les sujets recevant l'agent comparateur) ont été la rhinopharyngite, l'infection des voies respiratoires supérieures, l'éruption cutanée, la grippe, la diarrhée, la douleur oropharyngée, la dorsalgie, l'arthralgie, la bronchite, l'infection herpétique buccale, les étourdissements et la lymphadénopathie pendant l'étude comparant ZINBRYTAMC à AVONEX®, puis ont été l'infection des voies respiratoires supérieures, la dépression, l'éruption cutanée, la pharyngite et l'augmentation des taux d'alanine aminotransférase (ALT) pendant l'étude contre placebo.
À propos de la sclérose en plaques
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie chronique et souvent invalidante du système nerveux central, qui est constitué du cerveau, de la moelle épinière et des nerfs optiques. Les symptômes peuvent être légers ou graves, allant d'un engourdissement des membres à la paralysie ou à une perte de la vue. La progression, l'intensité et la nature des symptômes propres à la SEP sont imprévisibles et varient d'une personne à l'autre2.
Plus de 2,3 millions de personnes sont atteintes de la SEP à travers le monde3 et de ce nombre, environ 100 000 se trouvent au Canada4. La forme rémittente ou cyclique de la SEP en est la forme la plus courante, représentant 85 % des cas de SEP, et elle est caractérisée par des poussées ou exacerbations aiguës clairement définies, entrecoupées de périodes de rémission partielle ou complète5. Soutien offert aux patients
Dans le cadre de leur engagement continu envers les personnes atteintes de la sclérose en plaques, les entreprises nommées dans le communiqué d'aujourd'hui offriront un soutien aux patients auxquels ZINBRYTAMC sera prescrit, par l'entremise du programme de soutien Biogen UNI®.
À propos de Biogen Toujours à l'avant-garde dans ses travaux en sciences et en médecine, Biogen découvre, met au point et commercialise des médicaments novateurs pour venir en aide aux personnes atteintes de maladies neurodégéneratives, d'affections auto-immunes graves et de maladies rares.
Fondée en 1978, Biogen fut l'une des premières sociétés de biotechnologie indépendantes à voir le jour. Partout au monde, des patients connaissent les bienfaits des traitements renommés de Biogen pour la sclérose en plaques. Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter le site www.biogen.ca ou joignez-vous à nos abonnés sur Twitter. Sphère de sécurité de Biogen
Le présent communiqué de presse renferme des énoncés prospectifs, notamment au sujet des effets et avantages thérapeutiques possibles de ZINBRYTAMC. On retrouve dans ces énoncés l'emploi de verbes au futur ou au conditionnel ou d'expressions évoquant des scénarios hypothétiques, qui représentent les attentes, objectifs et estimations de l'entreprise. Il est conseillé de ne pas accorder une confiance absolue à de tels énoncés. Ces énoncés évoquent les risques et incertitudes qui pourraient entraîner l'obtention de résultats différents de ceux exprimés, notamment l'incertitude quant au succès de la commercialisation de ZINBRYTAMC, qui pourrait être atténué par de nombreux facteurs, y compris les suivants: une adoption de ZINBRYTAMC plus lente que prévu par les patients et le corps médical, la concurrence dans le marché de la sclérose en plaques, le degré d'efficacité des activités des équipes chargées de la vente et de la commercialisation, la survenue de problèmes de fabrication, la survenue d'effets indésirables chez les patients utilisant ZINBRYTAMC, la difficulté d'obtenir l'inscription de ZINBRYTAMC et des autres produits de Biogen pour la SEP aux listes de médicaments remboursés ou la modification des critères de remboursement, l'incapacité d'obtenir l'homologation d'organismes de réglementation dans d'autres pays, l'impossibilité de protéger les droits de propriété intellectuelle et autres droits propriétaux, les réclamations juridiques liées à la responsabilité associée au produit, les risques associés à la collaboration avec un tiers et les autres risques et incertitudes figurant dans la section " Facteurs de risque " du dernier rapport annuel ou trimestriel de Biogen et dans les autres rapports transmis par Biogen à la Securities and Exchange Commission (Commission des valeurs mobilières des États-Unis).
Tout énoncé prospectif ci-inclus est en fonction de la date du présent communiqué de presse et Biogen se dégage de toute obligation de mettre à jour les énoncés prospectifs, même si de nouveaux renseignements deviennent disponibles, en réponse à des événements futurs ou pour toute autre raison. À propos de AbbVie AbbVie est une société biopharmaceutique internationale axée sur la recherche qui a vu le jour en 2013 en se séparant du leader pharmaceutique Abbott. AbbVie s'est donné comme mandat de s'appuyer sur son expertise, sur la diligence de ses employés et sur son approche à la fois unique et novatrice pour mettre au point et commercialiser des traitements de pointe en réponse à certains des problèmes de santé les plus graves et complexes de la planète. De concert avec Pharmacyclics, sa filiale en propriété exclusive, AbbVie compte plus de 28 000 employés à travers le monde, et ses médicaments se vendent dans plus de 170 pays. Pour en savoir davantage sur l'entreprise, notamment sur ses effectifs, ses produits et ses engagements, veuillez visiter le site www.abbvie.com.
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Énoncés prospectifs de AbbVie Certains des énoncés du présent communiqué pourraient être qualifiés de prospectifs conformément à la Private Securities Litigation Reform Act de 1995. Les énoncés prospectifs sont généralement caractérisés par l'emploi de verbes au futur ou au conditionnel ou d'expressions évoquant des scénarios hypothétiques. AbbVie conseille la prudence dans la lecture de tels énoncés, car ils évoquent les risques et incertitudes qui pourraient entraîner l'obtention de résultats différents de ceux exprimés. Lesdits risques et incertitudes comprennent, sans s'y limiter, une atteinte à la propriété intellectuelle, la concurrence d'autres produits, les difficultés intrinsèques du processus de recherche et développement, les litiges ou autres mesures prises par le gouvernement , et la modification des lois et règlements s'appliquant à notre industrie.
L'article 1A " Facteurs de risque " dans le formulaire 10-K du rapport annuel de 2015 transmis par AbbVie à la Securities and Exchange Commission (Commission des valeurs mobilières des États-Unis) fournit des renseignements supplémentaires concernant les facteurs économiques, gouvernementaux ou technologiques, les facteurs liés à la concurrence et d'autres facteurs susceptibles d'avoir un impact sur les activités de la société AbbVie. AbbVie ne s'engage aucunement à diffuser des versions mises à jour des énoncés prospectifs en raison d'événements subséquents, à moins que la loi l'y oblige. _____________________________
1 Monographie de ZINBRYTAMC, le 8 décembre 20162 National Multiple Sclerosis Society (NMSS). What is MS? Site consulté le 27 mai 2016. http://www.nationalmssociety.org/What-is-MS.3 NMSS. Who Gets MS? (Epidemiology). Site consulté le 27 mai 2016. http://www.nationalmssociety.org/What-is-MS/Who-Gets-MS.4 Société canadienne de la sclérose en plaques. Qu'est-ce que la SP? Site consulté le 30 novembre 2016. https://scleroseenplaques.ca/a-propos-de-la-sp/quest-ce-que-la-sp?_ga5 NMSS. Types of MS. Site consulté le 27 mai 2016. http://www.nationalmssociety.org/What-is-MS/Types-of-MS.
En lire plus: http://www.lelezard.com/communique-12162052.html

Pourquoi certaines thérapies 

samedi 3 décembre 2016, 10:25 ne marchent pas?
Les cellules T sont une partie importante du système immunitaire. Si elles nous protègent contre les agents pathogènes, elles peuvent aussi se retourner contre des cellules saines. Les chercheurs de l'Université technique de Munich (TUM) et du Centre médical universitaire de l'Université Johannes Gutenberg de Mayence décryptent le processus par lequel certaines cellules T deviennent des cellules T pathogènes associées à la sclérose en plaques. Leurs résultats, présentés dans la revue Nature Immunology et qui identifient une 3è voie de transformation, expliquent pourquoi certains traitements ne sont pas toujours efficaces.
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire du corps attaque les cellules du patient. Les cellules T modifiées détruisent la gaine de myéline entourant les cellules nerveuses. La myéline protège les voies nerveuses et est donc essentielle à la capacité des cellules nerveuses à transmettre l'information. La maladie entraîne des troubles musculaires, de l'équilibre et de la vision. 85% des patients sont atteints par la forme rémittente de la maladie, qui se manifeste par poussées, avec l'apparition de troubles moteurs, sensitifs et cognitifs, qui régressent en quelques semaines. Si la SEP représente la cause la plus fréquente d'invalidité neurologique chez l'adulte jeune, il n'existe actuellement aucun remède définitif, seulement des traitements permettant d'atténuer les symptômes. Les symptômes de la SEP peuvent évoluer vers un handicap irréversible.
Les zones du corps ciblées par les cellules T et l'impact qu'elles auront dépend de différents facteurs. Dans une précédente étude, Thomas Korn, professeur de neuroimmunologie, avait déjà démontré qu'une substance connue sous le nom d'interleukine 6 (IL-6) joue un rôle important dans la propension des cellules T à endommager les gaines de myéline. Les lymphocytes T sont en fait transformés en agents pathogènes dans les ganglions lymphatiques après "rencontre" avec un certain type de cellules dendritiques. Les signaux de ces cellules dendritiques les poussent à déclencher des réactions immunitaires dans d'autres parties du corps. Et lorsque ces lymphocytes T pathogènes reconnaissent la gaine de myéline, ils déclenchent la maladie auto-immune. Mais pour cela, il faut 2 facteurs, que les cellules dendritiques signalent non seulement la myéline comme une "substance cible", mais sécrètent aussi l'IL-6. 
Pourtant, les lymphocytes T ne sont pas toujours pathogènes lorsque l'IL-6 est sécrétée ? En collaboration avec un groupe de recherche du Centre médical universitaire de Mayence, l'équipe de Munich parvient à expliquer ce phénomène : le facteur décisif n'est pas seulement de savoir si les cellules dendritiques envoient un signal IL-6 aux cellules T, c'est aussi la manière dont elles l'envoient.
2 modes de signalisation par lesquels les cellules dendritiques communiquent IL-6 aux lymphocytes T avaient jusque-là été documentés:
en sécrétant la substance messager dans leur environnement,
ou par "trans-signalisation" : l'IL-6 soluble et le récepteur IL-6 soluble forment un complexe qui déclenche un signal dans certaines cellules.
Ø  Mais, dans ces 2 cas déjà documentés, l'IL-6 ne déclenche pas toujours ce changement décisif dans les cellules T…
La découverte d'une 3è voie à cibler: l'IL-6 peut être affichée à la surface cellulaire des cellules dendritiques et être ainsi directement présentée aux cellules T. Ce mode de transmission est connu comme la signalisation en grappe, car elle implique la formation de grappes de cellules dendritiques et de cellules T. Ce qui distingue ce troisième mode de signalisation d'IL-6 est que la cellule T reçoit les signaux IL-6 de la cellule dendritique presque simultanément à d'autres signaux. Cette proximité temporelle semble provoquer l'agressivité de la cellule T et sa capacité à attaquer son antigène cible.
Si le lien entre l'IL-6 et les cellules T pathogènes est déjà exploité dans de nombreux traitements de maladies auto-immunes, la perspective de parvenir à bloquer également la signalisation IL-6 selon cette 3è voie, pourrait permettre d'empêcher la formation de cellules pathologiques. Des implications donc pour la sclérose en plaques, mais aussi la polyarthrite rhumatoïde, une autre condition causée par des erreurs du système immunitaire.
La recherche explique pourquoi les thérapies qui ne bloquent qu'un des 3 modes de signalisation d'IL-6 ne sont pas toujours efficaces…
Source: Nature Immunology 2016 Nov 28 doi:10.1038/ni.3632 Trans-presentation of IL-6 by dendritic cells is required for the priming of pathogenic TH17 cells et Communiqué TECHNICAL UNIVERSITY OF MUNICH 01.12.2016 Cellular messages – with major consequences- Multiple sclerosis: Newly discovered signal mechanism causes T cells to turn pathogenic (Visuel: “Professor Thomas Korn found out which signals cause T cells to turn pathogenic” @Magdalena Jooss / TU

Sativex non commercialisé, 

jeudi 24 novembre 2016, 10:03 litige sur le prix
Le Sativex, spray buccal destiné à soulager les problèmes de spasticité (augmentation de la tension musculaire) des personnes atteintes de sclérose en plaques, aurait dû rejoindre les rayons des pharmacies françaises fin 2014.
Médicament thérapeutique composé d'extraits de cannabis, il n'est toujours pas mis en vente en France alors qu'en Europe, 18 pays l'ont commercialisé. À l'origine du blocage, des négociations de prix stagnent entre la firme Almirall, laboratoire qui produit le Sativex, et le CEPS (Comité économique des produits de santé), organisme interministériel qui fixe les prix des médicaments et les tarifs des dispositifs médicaux pris en charge par l'assurance maladie obligatoire.
Un dialogue de sourds de plusieurs mois
En France, le processus de commercialisation d'un médicament se fait via trois instances: la Haute autorité de la santé (HAS), via une commission de transparence, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), qui octroie la mise en vente, et le CEPS qui détermine le prix. Les négociations s'établissent par convention. " Nous avons obtenu l'autorisation de mise en vente en janvier 2014, annoncée en grande pompe à l'époque par la ministre de la Santé Marisol Touraine", explique Christophe Vandeputte, directeur général d'Almirall en France. La seule étape qui bloque la mise sur le marché du Sativex est un désaccord sans fin sur le prix entre le CEPS et le laboratoire. Initialement, Almirall France proposait de vendre le Sativex 350 euros la boîte, soit 20% de moins que le prix moyen fixé en Europe (440 euros). Prix que le laboratoire a légèrement revu à la baisse, en descendant à 320 euros. Le CEPS, de son côté, ne lui en offre pas plus de 90 euros.
Silence radio au ministère
En mai 2016, M. Vandeputte a adressé une lettre de mise en demeure au Comité, qui a répondu par un refus le mois suivant. Le laboratoire a renvoyé une nouvelle proposition en juillet 2016 mais le CEPS n'a pas réagi depuis. " J'ai renvoyé une deuxième mise en demeure en septembre 2016, confie M. Vandeputte. Nous n'avons toujours pas de réponse mais réclamons toujours une position claire. " Sans le feu vert du Comité, la commercialisation du traitement reste donc bloquée. Le CEPS, sollicité par la rédaction, ne répond pas aux questions de Handicap.fr pour le moment.
"Trop peu de patients concernés"
Parmi la population française, on compte plus de 100 000 personnes atteintes de sclérose en plaques. Cette maladie auto-immune touche essentiellement la moelle épinière et le cerveau. Au total, 10 000 personnes seraient "éligibles" au Sativex et au moins 5 000 devraient y avoir recours, selon M. Vandeputte. Pour Jean-Michel Laville, de l'association Ensemble contre la sclérose en plaques, c'est " trop peu de malades pour que le ministère de la Santé s'y intéresse". "Nous avons signé des pétitions et écrit au ministère en proposant une réunion avec le laboratoire; certains patients ont entamé des grèves de la faim, en vain", raconte-t-il.
En cas de spasticité modérée et sévère
Parmi les patients atteints de sclérose en plaques, 80 à 90% développent une spasticité, sous des formes différentes: légère, modérée et sévère. " Le Sativex ne doit être prescrit qu'à ceux qui développent une spasticité modérée et sévère, et seulement au cas où le premier traitement prévu échoue ", précise le directeur. Son efficacité est estimée comme faible par la HAS mais le Sativex pourrait tout de même soulager et rendre un minimum d'autonomie aux personnes les plus touchées. Composé de tétrahydrocannabinol (THC) et de cannabidiol (CDB), principes actifs du cannabis, il n'en n'a pas les effets euphorisants.
Et pendant ce temps, les sépians s'amusent comme des petits fous avec leur maladie.... mais, qui c'est qui s'en fou.





Vaccination: ne pas sombrer 

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mercredi 16 novembre 2016, 07:18 dans le n'importe quoi
Éthique et vaccinations, par Jean-François Mattei
Membre de l'Institut de France et de l'Académie nationale de médecine
Le pédigrée de cet homme est impressionnant et ce qu'il dit ne doit pas être remis en cause.
La situation est inédite et l'éthique convoquée : le principe de la vaccination se trouve contesté par un mouvement d'opinion qui estime que les vaccins sont source de complications dangereuses. Les opposants aux vaccins ont augmenté ces dernières années au point que leurs certitudes ont pu ébranler certains médecins et même la justice. Ils avancent plusieurs arguments tels que l'utilisation de l'aluminium comme adjuvant, ou encore l'usage des vaccins polyvalents au-delà des prescriptions obligatoires. Enfin, la survenue de cas de sclérose en plaques chez des personnes vaccinées contre l'hépatite B les conduit à rendre le vaccin responsable de la maladie.
Il faut prêter attention à ces allégations qui s'inscrivent dans le droit des patients à décider eux-mêmes de ce qui leur convient le mieux. Pourtant, cette autonomie du patient doit être conditionnée par son information complète afin que son choix soit parfaitement éclairé. Or, à l'inverse, l'opposition vaccinale repose sur une véritable désinformation. C'est la raison pour laquelle toutes les instances politiques et médico-scientifiques se mobilisent pour tenter de replacer chaque argument à sa juste place: le ministère de la Santé, l'Académie nationale de médecine, l'Académie des sciences, le conseil national de l'Ordre des médecins et toutes les compétences autorisées en maladies infectieuses et santé publique. Les quelques voix isolées discordantes se distinguent surtout par leur totale méconnaissance du sujet. Or, les enjeux sont graves et la situation préoccupante.
Les enjeux sont graves, car les réseaux sociaux et les médias amplifient toujours le message des minorités militantes. En revanche, il est peu rappelé que la vaccination a permis d'éradiquer la variole de la planète comme elle est sur le point d'éliminer la poliomyélite. Elle a quasiment fait disparaître les morts du tétanos, de la diphtérie, des rougeoles malignes, des coqueluches asphyxiantes et d'autres maladies encore. Diminuer la protection vaccinale expose au retour de ces fléaux sanitaires comme le démontrent les épidémies récentes de rougeoles graves. Il est difficile de nier l'évidence des chiffres. C'est un enjeu de mort.
La situation est préoccupante, car si l'on peut admettre qu'une personne refuse d'être protégée d'une maladie qui la concerne seule, il en va autrement quand il s'agit d'une maladie transmissible. Car la personne non vaccinée, si elle tombe malade, devient contagieuse et menace tout son entourage. La vaccination est donc une protection, à la fois, personnelle et collective. Se faire vacciner est un devoir vis-à-vis de soi-même et une responsabilité envers les autres. Au-delà des convictions, il s'agit d'une éthique de responsabilité.
D'autant que, toutes les études épidémiologiques le confirment, la fréquence des cas de sclérose en plaques est identique dans une population vaccinée et une autre qui ne l'est pas. D'un côté des données scientifiques et de l'autre des arguments subjectifs, la discussion est étrange.
D'autant que, dans le même temps, on entend réclamer à grands cris un vaccin contre le sida, contre Zika, le chikungunya, ou même le cancer!
Ce débat est exemplaire de l'état actuel de notre société, individualiste et exigeant un risque zéro qui n'existe pas. Il aura au moins le mérite de clarifier les idées et de tenter d'améliorer encore l'indispensable stratégie vaccinale.
http://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Ethique-vaccinations-Jean-Francois-Mattei-2016-11-15-1200803236

Des venins en thérapeutique

dimanche 13 novembre 2016, 08:20
Diabète Hypertensions Sclérose en plaque maladies auto-immunes et Cancer.
Les venins servent à dissuader, neutraliser ou tuer les ennemis. Cependant, de plus en plus souvent, les chercheurs ont découvert que le venin de serpents, de scorpions ou d'araignées peuvent aussi guérir les maladies, ce qui peut être très lucratif. Le Captopril et l'Exénatide, un antidiabétique, ont ouvert la voie.
Dans le monde, on compte plus de 100 000 animaux venimeux. Chaque venin contient une combinaison de toxines, jusqu'à 500. Ceux-ci se lient spécifiquement à certains récepteurs, par exemple, dans le cœur ou le système nerveux et peuvent tuer leur proie en quelques minutes. Cependant, l'action des toxines ne se résume pas à cela : à faible dose, les composants individuels des venins peuvent agir comme antidiabétique, antihypertenseur et contre le cancer.
Souvent, ils se lient à des molécules-clés dans les cellules humaines et modifient les processus physiologiques perturbés par la maladie. Les patients souffrant de douleurs résistantes ou d'autres symptômes neurologiques ont besoin, par exemple, des médicaments qui empêchent l'excitation de neurones.
Ceci peut être obtenu avec un composé neurotoxique de serpent ou du venin d'araignée. Une faible variation dans la composition chimique ou une dose différente transforme la toxine en un produit pharmaceutique. Ce processus d'étude des organismes vivants dans le but d'obtenir des informations sur l'usage pharmaceutique ou réaliser des modifications chimiques ultérieures est appelé bioprospection.
Du venin contre l'hypertension
Environ une demi-douzaine de médicaments ont été développés à partir de venin de serpent et ont obtenu leur autorisation de mise sur le marché. L'un des premiers fut le Captopril. Cet inhibiteur de l'ECA bloque l'enzyme de conversion de l'angiotensine dans le système rénine-angiotensine. Il abaisse la pression artérielle, aide en cas d'insuffisance cardiaque et réduit les risques d'infarctus et d'AVC. Le peptide BPP5a («Bradykinin potentating peptide») contenu dans le venin du Bothrops jararaca (Bothrops jararaca), un serpent du Brésil, a servi de modèle pour son élaboration.
Le BPP5a en tant que tel n'était pas adapté pour être un médicament, car il est rapidement dégradé. Cependant, grâce à l'utilisation de certaines modifications, les scientifiques ont pu prolonger cet effet. Les recherches ont permis la mise au point d'antihypertenseurs dans les années 1970. Depuis son introduction en 1981, le Captopril a probablement sauvé la vie de plus de personnes qu'il n'y a eu de décès dû au venin de Bothrops jararaca et autres vipères au cours des derniers siècles. Ce succès comme antihypertenseur a ouvert la voie à d'autres recherches en bioprospection.
Un composé contre le diabète dans la salive du monstre
Le monstre de Gila (Heloderma suspectum) vit dans les régions arides du sud-ouest de l'Amérique du Nord. Bien qu'il semble très pataud, il peut mordre rapidement. Son venin n'est pas, comme pour les serpents, injecté par des dents creuses, mais il pénètre grâce à la mastication. Le cocktail empoisonné administré contient entre autres un polypeptide appelé Exendin-4.
La molécule a été découverte au début des années 1990 par l'endocrinologue new-yorkais John Eng. Il a également développé une version synthétique de la substance, l'Exénatide, et l'a vendue à la société Amylin.
L'Exénatide est le premier médicament de la classe des mimétiques de l'incrétine. Les substances de cette classe imitent l'incrétine endogène, le glucagon-like peptide-1 (GLP-1) contenu dans l'intestin. Le GLP-1 est libéré dans l'intestin après la prise de nourriture. Il se lie au récepteur GLP-1 et stimule la libération d'insuline par les cellules bêta. En outre, le GLP-1 abaisse le taux de glucagon, retarde la vidange gastrique et inhibe la faim et de la soif.
Pour une utilisation en tant que médicament, l'incrétine endogène ne convient pas, car il est dégradé en quelques minutes par l'enzyme dipeptidyl peptidase-4 (DPP-4).
En comparaison, l'hormone synthétique appelée Exénatide est active pendant des heures. Un autre avantage est qu'à la différence des injections d'insuline, son action ne joue pas sur le glucose directement. Il ne libère l'insuline que lorsque la glycémie est élevée, de sorte qu'une hypoglycémie involontaire peut être empêchée. L'Exendin-4, quant à elle, n'agit pas uniquement sur le pancréas, mais stimule aussi la croissance des neurones et empêche la disparition des neurones matures.
Par conséquent, les scientifiques du National Institute on Aging, aux États-Unis, ont commencé en 2012 un essai clinique pour étudier l'effet de l'Exendin-4 sur les personnes qui souffrent de maladie d'Alzheimer à un stade précoce ou de déficience cognitive légère.
Le succès de l'Exénatide a suscité chez les fabricants de médicaments une véritable concurrence. En Allemagne, par exemple, en 2009, le Liraglutide de Novo Nordisk a été approuvé. Au cours de sa première année d'exploitation, le médicament a rapporté à l'entreprise plus d'un milliard de dollars. Deux ans plus tard, une nouvelle formulation du médicament antidiabétique Exénatide a été approuvée sous le nom Bydureon.
Dans cette formulation, l'Exénatide est encapsulé dans des microsphères qui sont composées d'un polymère biodégradable. Le médicament ne doit être injecté qu'une fois par semaine par voie sous-cutanée. Cependant, une règle s'applique également à ces médicaments : il n'y a aucun effet sans effets secondaires.
En 2013, la FDA a annoncé que les mimétiques des incrétines peuvent augmenter le risque de pancréatite et conduire à l'évolution des cellules pré-cancéreuses.
Venin de scorpion en phase I
En plus du traitement de l'hypertension artérielle et du diabète, les venins peuvent également être utilisés dans le traitement du cancer. La substance appelée BLZ-100, par exemple, se compose d'un optide et du colorant fluorescent vert indocyanine. Le terme « optide » signifie peptide optimisé. Dans le cas de BLZ-100, l'ingrédient actif optimisé est la chlorotoxine.
Ce petit peptide est composé de 36 acides aminés et a été découvert dans le venin d'un des scorpions les plus venimeux au monde, le Scorpion Jaune de Palestine (Leirus quinquestriatus).
BLZ-100 inhibe spécifiquement certains canaux chlorure déclenchés au cours de l'excitation nerveuse, qui apparaissent au fur et à mesure de l'évolution dans des cellules cancéreuses telles que le gliome, le mélanome, le neuroblastome ou le médulloblastome. Ils sont nécessaires pour contrôler, entre autres, l'excitabilité et le maintien de l'homéostasie et l'équilibre acide-base. En outre, ils sont importants pour la réponse immunitaire ainsi que la prolifération, la différenciation, la migration et l'invasion des cellules cancéreuses.
Les cellules cancéreuses contenant BLZ 100 sont visibles pour le médecin en raison du colorant fluorescent. La tumeur peut ainsi être plus facilement détectée et enlevée. Depuis l'année dernière, BLZ-100 est testé sur des enfants et des jeunes adultes atteints de tumeurs cérébrales et de la peau dans un essai de phase I.
Anémone, araignées et mille-pattes avec du potentiel
En plus des serpents ou des scorpions, les anémones de mer aussi peuvent fournir des médicaments. L'ingrédient actif Dalazatide, précédemment appelé ShK-186, imite un peptide isolé à partir du venin de l'Anémone Soleil des Caraïbes (Helianthus Stichodactyla).
Le venin de l'Anémone Soleil contient un composé intéressant pour la sclérose en plaques, Source: James St. John, flickr.de
Le Dalazatide ne réprime pas totalement le système immunitaire, il bloque uniquement les lymphocytes T effecteurs à mémoire, un sous-ensemble de lymphocytes T, à l'origine de nombreuses maladies auto-immunes. La substance a été testée dans une étude de phase I sur 24 patients atteints de psoriasis B.
Et ce n'est pas tout: une protéine qui se trouve dans le venin de la tarentule pourrait être utilisée dans le traitement de la dystrophie musculaire, la douleur pourrait être partiellement atténuée par du venin de mille-pattes et les troubles de l'érection pourraient être traités par une toxine de l'araignée errante du Brésil (Phoneutria de nigriventer) [Paywall] [Paywall].
Last but not least, le venin d'abeille aurait même un meilleur effet sur les pattes d'oie que le Botox, si vous croyez les biologistes sud-coréens et le magazine Elle.
Livre publié:
Venomous: How Earth's Deadliest Creatures Mastered Biochemistry
Wilcox, C; Scientific American / Farrar, Straus and Giroux, ISBN 10: 0374283370, ISBN 13: 9780374283377 ; 2016

La latitude géographique 

lundi 7 novembre 2016, 14:43 influence l'âge d'apparition
Psychomédia
La latitude géographique influence l'âge d'apparition de la sclérose en plaques, selon une étude publiée dans le Journal of Neurology Neurosurgery and Psychiatry (JNNP).
Bruce Taylor de l'Université de Tasmanie et ses collègues ont analysé des données concernant 22 000 personnes atteintes de sclérose en plaques fournies par 52 centres dans 21 pays d'Europe, d'Amériques du Nord et du Sud, d'Asie Mineure, d'Asie du Sud et d'Australie.
L'âge moyen d'apparition était de 32 ans. Pour chaque 10ᵒ de distance de l'équateur, la maladie apparaissait 10 mois plus tôt en moyenne. Près de l'équateur, elle apparaît près de deux ans plus tard comparativement à une latitude plus élevée que 50ᵒ. Une corrélation identique était constatée entre l'apparition et l'exposition aux rayons UVB (ceux qui favorisent la production de vitamine D) pendant l'hiver. Dans les pays qui en reçoivent le moins, la maladie apparaissait en moyenne deux ans plus tôt.
Conformément aux travaux antérieurs, la forme progressive primaire apparaissait plus tardivement, environ neuf ans plus tard, que la forme récurrente rémittente qui est la plus fréquente (91,5 % des participants). Conformément à l'incidence et la prévalence connues de la maladie, près de 3 participants sur 4 étaient des femmes.
Alors que des études précédentes avaient montré que la latitude est liée au risque de développer la maladie, la présente suggère qu'elle est aussi liée à la sévérité dont l'âge d'apparition est un indice, concluent les chercheurs.
Une étude publiée en 2013 montrait que la prévalence de la maladie est la plus élevée au Canada avec un taux plus grand que 240 par 100 000 habitants. La plus élevée d'Europe est en Suède avec un taux de 189 par 100 000. Au Royaume-Uni, elle est de 164.
Illustration: Atlas de la sclérose en plaques selon la fédération internationale (2013).

Part de la sep dans le monde

Israël: percée dans la recherche sur

jeudi 27 octobre 2016, 13:01 la sclérose en plaques
Selon une étude du Prof. Roy Beck, de l'École de physique et de l'Ecole des neurosciences de l'Université de Tel-Aviv, menée par la doctorante Rona Shaharabani, la sclérose en plaques peut être déclenchée par l'instabilité des membranes de myéline, gaine d'isolation entourant les cellules nerveuses, qui l'expose aux attaques déclenchées par le système immunitaire. La recherche ouvre de nouvelles voies vers des thérapies multiples de la sclérose en plaques et son diagnostic.
Elle a été publiée dans la revue Journal of the American Chemical Society (JACS), et réalisée en collaboration avec le Prof. Ruth Arnon de l'Institut Weizmann, co-développeur de la Copaxone ®, un des principaux médicaments pour le traitement de la maladie, et le Prof. Yeshayahu Talmon du Technion.
La sclérose en plaques est l'une des maladies neurodégénératives les plus dévastatrices. Elle touche quelque 2,5 millions de personnes dans le monde et ne possède pas de remède connu.
Jusqu'à présent, les chercheurs avaient émis l'hypothèse selon laquelle elle était provoquée par le système immunitaire lui-même, déclenchant une attaque incontrôlée des gaines de myéline, responsable de la flambée soudaine de la maladie. L'étude de l'Université de Tel-Aviv met en évidence des changements précis dans la structure des membranes de myéline, la gaine protectrice des cellules nerveuses, favorisant les attaques des régions protégées.
“Nous avons identifié de légères modifications dans les gaines de myéline créant une instabilité de sa structure susceptible d'aider le système immunitaire à pénétrer le neurone et l'attaquer”, a expliqué le Prof. Beck. “Les approches thérapeutiques ont jusqu'à présent mis l'accent sur la réaction auto-immune sans en identifier clairement le mécanisme. Notre étude suggère une nouvelle voie vers des thérapies multiples de la sclérose en plaques et son diagnostic”.
Les axones, qui transportent les impulsions électriques dans les neurones, sont entourés de gaines protectrices de myéline. Dans le cas de la sclérose en plaques, maladie auto-immune, ces gaines se décomposent et sont identifiées par erreur comme des entités étrangères hostiles par le système immunitaire qui les attaque. “Après des années de recherche, nous avons été surpris de découvrir qu'un déclencheur possible de la maladie pourrait être trouvé dans la structure physique de la membrane”, commente le Prof. Beck.
Selon lui, les lipides sont les principaux ‘blocs de construction' des gaines de myéline, et donc la forme de leurs molécules a un effet critique sur la structure résultante de la membrane auto-assemblée. “Si les blocs de construction de base sont droits, la membrane sera aplatie, structure idéale pour former le ruban isolant d'un neurone”, explique le Prof. Beck. “Par contre, si elles présentent une forme plus conique, la membrane aura tendance à former des cylindres ronds, produisant des trous spontanés sur la surface de la gaine, et la rendant vulnérable à une attaque”.
Pour réaliser la recherche, les scientifiques ont examiné au moyen de rayons X des centaines de modèles de membranes imitant celles d'animaux sains ou malades. En collaboration avec les Prof. Ruth Arnon et Yeshayahu Talmon, l'équipe a également utilisé la microscopie électronique pour déterminer les différentes structures nanoscopiques des gaines de myéline.
“La prochaine étape sera de trouver un moyen d'inverser la progression de la maladie ainsi que de nouvelles techniques pour la détection précoce”, a annoncé le Prof. Beck.


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