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Attention
Alors que les essais cliniques de MEDday ont utilisé des doses élevées de biotine , il est très important de savoir que MD1003 est toujours un médicament expérimental contenant une biotine de qualité pharmaceutique et d'autres composants qui assurent la délivrance d'une dose contrôlée de l'ingrédient actif.
L'auto-prescription de doses élevées de biotine pure en vrac sans surveillance médicale n'est pas conseillé. MEDday recueille actuellement les données de sécurité de ses essais cliniques où des effets indésirables graves sont survenus. Les études chez l'animal ont montré une toxicité grave chez certaines espèces, ainsi que la tératogénicité (malformations du fœtus).
L'apport de biotine en vrac à des doses élevées n'est pas sûr et peut être toxique.

Si vous participez à un essai clinique MEDday et souhaitez contacter une personne en ce qui concerne le process, veuillez s'il vous plaît envoyer un courriel contact@medday-pharma.com .
Si vous devez signaler un problème avec l'effet de médicament à l'étude s'il vous plaît communiquer avec votre médecin de l'étude le plus tôt possible


L'actualisation des critères de 

dimanche 16 juin 2019, 10:44 McDonald  facilite le diagnostic de la SEP
Un groupe d'experts internationaux a révisé les critères de McDonald. Objectif: pouvoir parvenir plus rapidement à un diagnostic de sclérose en plaques (SEP).
Les neurologues de l'"International Panel on Diagnosis of MS" ont revu les critères de McDonald en 2017. Ces critères constituent une aide au diagnostic de la SEP par le biais de l'étude des symptômes de la maladie, des résultats de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et de l'analyse du liquide céphalorachidien. Cette actualisation vise à accélérer le diagnostic et, par conséquent, l'instauration d'un traitement.
Il est souvent très difficile de poser un diagnostic de SEP parce que les symptômes de la maladie peuvent varier fortement d'un patient à l'autre. Parmi les symptômes les plus fréquents, on trouve les troubles sensoriels, la perte de force et les troubles visuels. Les patients peuvent aussi avoir des plaintes plus vagues dont des troubles cognitifs, une fatigue et des problèmes sexuels.
Le tracking des lésions cérébrales
Jusqu'en 2001, le diagnostic de SEP se faisait principalement par la collecte de preuves tirées de l'histoire médicale du patient, l'analyse des signes de la maladie et des examens biologiques. C'est cette année-là que l'"International Panel" a développé les critères de McDonald, des règles optimisant l'utilisation des techniques d'IRM – en combinaison avec l'étude des signes cliniques de la maladie – pour établir le diagnostic de SEP.
"Un patient chez qui on a posé un diagnostic de SEP et à qui l'on a prescrit un traitement approprié présente une poussée de la maladie tous les deux ans en moyenne, mais la maladie entraîne bien plus fréquemment des lésions dans le cerveau", explique Guy Laureys, neurologue à l'UZ Gent. "Cette augmentation des lésions cérébrales passerait inaperçue sans IRM."
Pour aboutir au diagnostic, les tests doivent établir que des lésions ont été provoquées à différents endroits du cerveau et à différents moments – c'est ce qu'on appelle la dissémination spatiale et temporelle. Les critères de McDonald, qui avaient déjà fait l'objet d'une révision en 2005 et en 2010, proposent des guidelines supplémentaires pour confirmer les diagnostics.
Les adaptations majeures
Une modification importante concerne les personnes qui n'ont encore eu qu'une première poussée de SEP, mais dont des lésions ont déjà été constatées dans différentes zones du cerveau. Par le biais d'une analyse du liquide céphalorachidien, prélevé à l'aide d'une aiguille dans le dos (ponction lombaire), on peut rechercher les bandes oligoclonales – des protéines produites dans le système nerveux et indiquant une inflammation. Si ces protéines sont présentes dans le liquide céphalorachidien, le diagnostic peut désormais être établi sans constatation de dissémination temporelle, c'est-à-dire sans que l'on démontre que ces lésions ont été provoquées à différents moments.
Autre changement: ce ne sont plus uniquement les lésions asymptomatiques, mais désormais aussi les lésions symptomatiques du tronc cérébral ou de la moelle épinière qui comptent à l'IRM pour la constatation de la dissémination spatiale et/ou temporelle. Ce qui veut dire que des lésions liées à d'autres maladies du tronc cérébral ou de la moelle épinière peuvent aussi entrer en considération pour le diagnostic.
En outre, les lésions corticales, c'est-à-dire du cortex cérébral (la substance périphérique du cerveau), sont maintenant aussi utilisables pour la détermination de la dissémination spatiale. Auparavant, seules les lésions au voisinage ou à côté du cortex cérébral, soit les lésions juxtacorticales, comptaient. Les deux localisations sont maintenant assimilées et comptent pour une seule zone dans le diagnostic de SEP. "Comme une majorité d'hôpitaux ne disposent pas encore de la technologie indispensable à la réalisation d'IRMs fiables du cortex cérébral, l'impact de ce critère reste encore limité", indique le Dr Laureys.
Traiter plus tôt
D'après le neurologue de l'UZ Gent, ces adaptations permettent de poser un diagnostic plus aisément et plus rapidement, tout en conservant la fiabilité des tests.
Un diagnostic précoce est essentiel. "Un traitement instauré plus rapidement peut aider à diminuer les poussées suivantes et freiner la propagation des lésions", explique le Dr Laureys. "Plus vous traitez tôt, plus le risque d'aggravation et de handicap par la suite diminue."
Article rédigé par Andy Furniere, journaliste santé, en collaboration avec le Dr Guy Laureys, neurologue à l'UZ Gent.
https://fr.medipedia.be/sclerose-en-plaques-news/actualisation-criteres-de-McDonald-facilite-diagnostic


Sobétirome

mardi 30 avril 2019, 07:43 Un nouvel espoir
Ces premiers (bons) résultats ont été observés chez les souris, et il faudra encore patienter quelques années avant d'entrevoir des premiers essais cliniques. Mais c'est le chemin classique. Et ça vaut le coup. "Cela pourrait avoir un impact significatif sur les patients affaiblis par la sclérose en plaques", note en effet Dennis Bourdette, co-auteur de l'étude.
Ce nouveau composé est appelé sobétirome. Il s'agit en réalité d'une molécule synthétique mise au point il y a 20 ans par Tom Scanlan. Celle-ci avait à la base été développée pour réduire le cholestérol. Mais il y a six ans, les chercheurs se sont demandé s'il était possible de la modifier dans le but de traiter certaines maladies rares. Ils se sont alors focalisés sur la sclérose en plaques. Et plus particulièrement sur la réparation de la myéline.
Les premiers tests, menés sur des souris génétiquement modifiées pour présenter des symptômes analogues à la SEP, ont alors suggéré que le sobétirome favorisait non seulement la réparation de la myéline chez les rongeurs, mais qu'il produisait également d'importantes améliorations motrices. Le tout sans effets secondaires. Certaines souris, peut-on lire, ont même connu un rétablissement quasi-complet.

SEP CANADA

vendredi 5 avril 2019, 09:08
Roche Canada investit plus de deux millions de dollars dans l'étude de cohorte prospective canadienne relative à la progression de la sclérose en plaques (CanProCo) 
Multiple Sclerosis Society of Canada « 
TORONTO, le 3 avril 2019 /CNW/ - La Société canadienne de la sclérose en plaques, la Fondation Brain Canada et Biogensont heureuses d'annoncer que la société Hoffmann-La Roche Ltée (Roche Canada) contribuera, elle aussi, au financement de l'étude de cohorte canadienne relative à la progression de la SP (CanProCo - Canadian Prospective Cohort Study to Understand Progression in MS) à hauteur de 2,125 millions de dollars. En tout, plus de neuf millions de dollars ont été alloués à cette étude, qui sera menée au profit des Canadiens atteints de SP et de ceux qui sont touchés par cette maladie.
"En tant que chef de file du secteur des soins de santé, Roche Canada se réjouit de prendre part à ce projet unique", affirme Ronnie Miller, président-directeur général de Roche Canada. " Nous croyons profondément en la nécessité de placer l'innovation à l'avant-scène de la recherche médicale, et c'est exactement à ce besoin que répond l'étude CanProCo. La sclérose en plaques est une maladie qui touche des dizaines de milliers de personnes au Canada. Cette étude constituera une étape importante dans l'approfondissement des connaissances sur la SP, et nous sommes fiers de pouvoir collaborer à cette initiative avec la Société canadienne de la SP et ses partenaires“.
Les fonds supplémentaires ainsi alloués par Roche Canada seront répartis entre les trois volets de l'étude CanProCo: neuro-immunologie, neuro-imagerie et neuro-épidémiologie/résultats en matière de santé. Relevant de disciplines diverses, cette étude coopérative de cinq ans mettra à contribution près de 50 chercheurs du Canada des plus renommés. Il s'agit de la première étude du genre au pays ayant pour objectif de permettre une meilleure compréhension de la progression de la SP et d'établir pourquoi cette maladie progresse chez certaines personnes seulement. Les chercheurs qui y prendront part s'emploieront à déterminer précisément les facteurs qui sont à l'origine de cette progression et à élaborer des outils qui permettront de dépister et de surveiller ces facteurs. Ils étudieront aussi les répercussions de la SP sur la vie des personnes atteintes de cette affection ainsi que sur le système de santé canadien.
[…]
Dans le cadre de leur participation à l'étude CanProCo, la Dre Oh et ses collaborateurs s'emploieront à collecter et à analyser des données sur des Canadiens atteints de SP ainsi qu'à se pencher sur une diversité de facteurs biologiques, physiques et socioéconomiques en vue de cerner de manière globale les expériences uniques de ces personnes. Les chercheurs espèrent que les données ainsi recueillies contribueront à l'amélioration du processus diagnostique, du traitement et du suivi à long terme de la SP ainsi qu'à la découverte de moyens de prévenir la manifestation de cette maladie. Le suivi à long terme de la progression de la SP permettra aussi la mise sur pied d'une ressource canadienne libre et centralisée, qui sera utile aux chercheurs spécialisés en SP et peut-être même à ceux qui se consacrent à l'étude d'autres affections neurodégénératives - y compris la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose latérale amyotrophique et la maladie de Huntington - en raison de la possible similitude des mécanismes pathologiques en cause.
[…]
À propos de la sclérose en plaques et de la Société canadienne de la SP
Notre pays affiche l'un des taux de sclérose en plaques les plus élevés du monde, et, chaque jour, onze Canadiens apprennent qu'ils ont la SP. Cette maladie chronique souvent invalidante cible le système nerveux central, qui comprend le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques. Elle se manifeste généralement chez des personnes âgées de 20 à 49 ans, qui en subiront les effets imprévisibles toute leur vie. La Société de la SP offre des programmes et des services aux personnes atteintes de SP et à leur famille, et elle se porte à la défense de leurs droits. Elle finance de plus la recherche visant à améliorer la qualité de vie des gens atteints de SP, voire à guérir cette maladie. Pour faire un don à la Société de la SP ou pour obtenir de plus amples renseignements, rendez-vous à scleroseenplaques.ca ou composez le 1 800 268-7582. Dialoguez en ligne en vous joignant à la collectivité de la SP. Retrouvez la Société de la SP sur Twitter et Instagram ou abonnez-vous à sa page Facebook.
[…]
Pour en savoir plus sur cet organisme, rendez-vous à braincanada.ca/fr

Une molécule dans l'organisme pourrait être 

dimanche 10 mars 2019, 09:03 ...la cause de la SEP
Chez les personnes atteintes de sclérose en plaques, les cellules immunitaires détruisent la myéline  qui entoure les fibres nerveuses.
Des chercheurs tentant de comprendre la cause de l'activité destructrice du système immunitaire chez les personnes atteintes de la sclérose en plaques, pourraient avoir découvert la molécule déclenchant l'attaque contre le système nerveux.
Les maladies auto-immunes sont aujourd'hui une véritable source d'inquiétude dans les pays occidentaux. Elles sont considérées à présent comme la troisième cause de mortalité, après le cancer et les maladies cardiovasculaires, bien qu'elles n'aient de loin pas la réputation de ces dernières. En effet, de nombreuses personnes n'ont encore jamais entendu ce terme.
Les maladies auto-immunes sont causées par une retournement des défenses contre l'organisme même qu'elles sont censées protéger.
Lors d'une infection, les cellules immunitaires reconnaissent les antigènes, des molécules — souvent des protéines — provenant spécifiquement de l'agent infectieux. Ceci permet d'activer, dans le lieu de l'invasion, les divers mécanismes qui vont " stimuler " les défenses du corps afin d'éradiquer les microorganismes intrus.
Dans les maladies auto-immunes, le système immunitaire confondrait des molécules produites par son propre organisme avec des antigènes, conduisant ce dernier à détruire les parties du corps ou organes où elles se situent. Ces molécules, considérées par erreur comme des menaces, sont nommées "autoantigènes".
Dans le cas de la sclérose en plaques (SEP), la partie attaquée dans l'organisme est la myéline, une sorte d'enveloppe protégeant les nerfs, et leur permettant également de propager plus rapidement les messages nerveux. Lorsque cette gaine est endommagée, de graves conséquences neurologiques s'en suivent : perte de vue, de sensibilité, de tonicité musculaire… et celles-ci aboutissent souvent à la paralysie.
Les spécialistes ont évidemment suspecté que des autoantigènes devaient se situer sur la myéline. Après de nombreuses années de recherches, aucun coupable n'avait été identifié jusqu'à présent, mais des immunologistes de l'hôpital universitaire de Zurich ont publié cette semaine la découverte d'une molécule suspecte.
Le groupe a travaillé sur les lymphocytes T, un type de cellule immunitaire qui réagit en cas de contact avec des fragments d'antigènes d'origine bactérienne ou virale (épitopes), mais qui est aussi impliqué dans la sclérose en plaques. Ils ont obtenu ces cellules à partir de patients atteints de SEP, et les ont incorporées dans des mélanges de plus de 200 fragments de protéines, chacune ayant plus de 200 milliards de variétés.
Ils ont constaté que deux des fragments faisaient fortement réagir les lymphocytes T, et qu'elles étaient les constituants d'une même protéine, la guanosine diphosphate-L-fucose synthase (GD-L-FS), une enzyme impliquée dans le métabolisme de certains sucres, dans la mémoire, mais aussi dans la détermination du groupe sanguin.
Sur les 31 volontaires atteints de la maladie (ou montrant des symptômes précoces), 12 d'entre eux ont vu leurs lymphocytes réagir à l'enzyme.
Les chercheurs ont ensuite testé si la version bactérienne de l'enzyme causait également une réaction sur des cellules immunitaires de 8 patients. Les lymphocytes T de quatre d'entre eux ont réagi à la présence de cette enzyme, donnant ainsi davantage de crédibilité à une recherche datant de l'année passée, qui suspectait que certaines bactéries de la flore intestinale pouvaient déclencher la maladie.

Cependant, l'immunologiste Ashutosh Mangalam de l'Université de l'Iowa, prévient qu'il faut prendre ce dernier résultat avec des pincettes. "Certaines des bactéries qui produisent l'enzyme sont moins abondantes chez les patients atteints de SEP que chez les personnes en bonne santé" déclare-t-il.
Reinhard Hohlfeld, de l'université Ludwig Maximilians à Munich, considère la découverte de la probable implication de la GD-L-FS comme un premier pas dans une nouvelle direction intéressante. Bien que cette enzyme soit répandue dans le cerveau, "elle n'a jamais été candidate", déclare-t-il.
Les chercheurs de Zurich prévoient que si les futures recherches confirment clairement la GD-L-FS comme étant un autoantigène, l'une des applications cliniques envisageables serait la même que pour les allergies, c'est-à-dire des injections de la molécule afin que le système immunitaire réagisse de moins en moins. Ils ont même l'intention de tester cette stratégie sur des patients à partir de l'année prochaine.
Source: Science Translational Medicine


Sep: les boissons sucrées 

SEP sans sucre
samedi 9 mars 2019, 08:29 ... associées à des symptômes plus sévères...
Chez les patients atteints de sclérose en plaques, les sodas pourraient être associés à des symptômes plus sévères et un niveau de handicap plus élevé. Une étude américaine recommande donc de réduire la consommation de boissons sucrées, sans intérêt nutritionnel par ailleurs.
Les sodas et autres boissons sucrées ne présentent aucun intérêt nutritionnel. Il est donc recommandé d'éviter d'en consommer trop régulièrement. En boire trop fréquemment vous expose en effet à un risque plus élevé d'obésité, de diabète et par conséquent de maladies cardio-vasculaires.
Une équipe américaine s'est penchée sur l'impact de cette consommation chez les malades atteints de sclérose en plaques. " Ces patients s'interrogent souvent sur le lien entre leur régime alimentaire et l'évolution de leur pathologie ", indique Elisa Meier-Gerdingh, principale autrice de ce travail. " Nous n'avons trouvé aucun lien entre le régime alimentaire en général et le degré des symptômes ", poursuit-elle. En matière de sodas, c'est une autre histoire.
Handicaps plus sévères
L'étude menée chez 135 patients a montré que les plus gros consommateurs de sodas (au moins 2 canettes par jour, soit 290 calories environ) avaient 5 fois plus de risque de développer un handicap sévère. Et ce par rapport aux malades qui n'en buvaient que très rarement.
Pour preuve, parmi les 34 participants consommant le plus de sodas, 12 présentaient un handicap sévère. A l'inverse, dans le groupe de 34 en buvant le moins, seulement 4 souffraient de handicap sévère.
Ces résultats incitent les auteurs à recommander aux malades d'éviter la consommation de sodas et autres boissons sucrées. D'autant que ces derniers n'ont aucun intérêt nutritionnel. Et ce, malgré les limites de l'étude, dont la petite taille de la cohorte et l'impossibilité d'établir un lien de cause à effet.
"Difficile de savoir si la consommation de soda est la cause du handicap sévère ou si ce dernier pourrait avoir une influence sur le régime du patient", concluent les auteurs.
Destination Santé


Pour nous, le cacao

Le cacao dans la sep
Sclérose en plaques: boire un chocolat chaud par jour diminue la fatigue
Le cacao, riche en flavonoïdes, aiderait à réduire la fatigue physique et psychologique dont souffrent la majorité des personnes atteintes de la sclérose en plaques.
Selon un nouvel essai, le cacao aide à réduire la fatigue associée à la sclérose en plaques (SEP). Très handicapant, l'épuisement physique et mental touche neuf malades sur dix. Le cacao est riche en flavonoïdes, des substances aux propriétés anti-inflammatoires, présentes dans de nombreux organismes comme les végétaux, les fruits et les légumes.
Les causes de la fatigue des personnes atteintes de la sclérose en plaques sont complexes, comprenant des facteurs neuronaux, inflammatoires, métaboliques et psychologiques. Aucun traitement actuellement disponible n'offre de soulagement à long terme.
Des recherches antérieures avaient déjà démontré que le chocolat noir améliorait la condition des personnes atteintes de fatigue chronique (EM). Ici, les scientifiques ont assigné au hasard 40 personnes atteintes de la sclérose en plaques à boire soit une tasse de cacao en poudre à haute teneur en flavonoïdes mélangé avec du lait de riz chauffé, soit une version pauvre en flavonoïdes, tous les jours pendant six semaines.
"L'utilisation d'approches diététiques pour réduire la fatigue"
La fatigue et la vitesse à laquelle elle s'installe ont été évaluées avant le début, à mi-parcours et à la fin de l'expérience. Résultat : ceux qui ont bu la version à haute teneur en flavonoïdes ont réduit de 45% leur fatigue, et ont amélioré de 80% leur vitesse de marche.
"L'utilisation d'approches diététiques pour réduire la fatigue chez les personnes atteintes de sclérose en plaques peut être un moyen facile, sûr et rentable d'avoir un impact sur la qualité de vie des malades et leur indépendance", concluent les chercheurs, avant de recommander de faire des études à plus grande échelle sur le sujet.

Des épisodes allergiques en lien  

allergies
mercredi 27 février 2019, 07:35 ... avec les rechutes
Une étude scientifique laisse entendre qu'il y aurait un lien entre allergies alimentaires et poussées ou rechutes de sclérose en plaques, maladie auto-immune invalidante.
Comme beaucoup de maladies touchant le système nerveux, les mécanismes entraînant une sclérose en plaques demeurent méconnus. On estime  simplement que des facteurs génétiques et environnementaux sont à l'origine de la survenue de cette maladie auto-immune, où le système immunitaire attaque les gaines de myéline qui recouvrent les fibres nerveuses des neurones.
Des chercheurs du Brigham and Women's Hospital de Boston (États-Unis) ont examiné le lien entre les allergies alimentaires et l'activité inflammatoire de la sclérose en plaques. Publiés dans le Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry, leurs résultats indiquent que des épisodes allergiques peuvent être liés à la survenue d'une poussée de sclérose en plaques (SEP).
Les chercheurs ont suivi 1 349 personnes atteintes de SEP, qui ont rempli un questionnaire d'auto-évaluation décrivant leurs différentes allergies alimentaires, environnementales et/ou médicamenteuses. L'activité de leur sclérose en plaques a en parallèle été évaluée via le nombre de poussées cumulées durant l'étude, et via les nouvelles lésions observées à l'IRM.
Les participants présentant des allergies alimentaires ont alors enregistré un taux de poussées cumulées significativement plus élevé et une plus grande probabilité de nouvelles lésions par rapport aux participants sans allergie alimentaire connue. Une telle association n'a pas été retrouvée concernant les allergies environnementales ou médicamenteuses.
“La présence d'allergies alimentaires et de mécanismes liés aux allergies alimentaires peut augmenter le taux de rechute et l'activité inflammatoire chez les patients atteints de SEP. Il peut exister un mécanisme commun ou d'autres mécanismes pouvant induire des poussées de SEP chez un individu prédisposé”, a estimé Tanuja Chitnis, neurologue et principale auteure de l'étude. L'inflammation intestinale liée aux allergies alimentaires serait donc potentiellement responsable de cette répercussion négative sur la sclérose en plaques, selon les chercheurs.
“Il existe depuis longtemps une hypothèse selon laquelle l'intestin est lié au système immunitaire, et cela suggère vraiment une association plus forte que celle déjà comprise”, a indiqué le Dr Chitnis. “Cette recherche ouvre une nouvelle façon d'envisager les mécanismes immunitaires de la sclérose en plaques”, a conclu la chercheuse.
Source : Science Daily

Un nouveau nano-médicament 

vendredi 15 février 2019, 07:12
...pour traiter la douleur en évitant l'addiction aux opiacés
Un nano-médicament antidouleur vient d'être développé par l'équipe de Patrick Couvreur à l'Institut Galien Paris-Sud (Université Paris-Sud/CNRS) en collaboration avec des scientifiques de l'Institut de psychiatrie et neurosciences de Paris (Inserm/Université Paris Descartes) et du laboratoire de neuropharmacologie (Université Paris-Sud/Inserm). Ce nouveau médicament cible spécifiquement la zone d'inflammation douloureuse, tout en évitant les effets secondaires, notamment le phénomène d'addiction. Ces travaux sont publiés dans la revue Science Advances du 13 février 2019.
Le traitement de la douleur représente un enjeu médical important. Même si la morphine et les opiacés de synthèse constituent actuellement les médicaments les plus efficaces, les effets secondaires associés à ces traitements sont considérables, en particulier la dépression respiratoire mais aussi l'addiction et la tolérance. L'addiction aux opiacés constitue, en effet, un fléau national aux Etats-Unis avec 11 millions de patients dépendants et environ 175 décès journaliers à la suite de surdosages ; les autres pays ne sont pas épargnés.
L'utilisation des neuropeptides endogènes, comme les enképhalines ou les endorphines, constitue incontestablement une alternative intéressante à l'utilisation de la morphine. En effet, en agissant principalement sur les récepteurs delta des opiacés (récepteurs de neurotransmetteurs qui modulent notamment la fonction de réponse à la douleur), ces molécules naturelles n'induisent pas ces effets secondaires. Malheureusement, après administration, ces molécules sont métabolisées en quelques minutes et sont dans l'incapacité de déclencher un effet analgésique.
L'équipe "Nano-médicaments innovants pour le traitement des maladies graves " dirigée par Patrick Couvreur au sein de l'Institut Galien Paris-Sud (Université Paris-Sud/CNRS), a eu l'idée de synthétiser des échantillons de nanoparticules constituées de la leu-enképhaline couplée au squalène. La liaison chimique s'effectue via différents liens chimiques, activables enzymatiquement.
En collaboration avec des scientifiques de l'Institut de psychiatrie et neurosciences de Paris (Inserm/Université Paris Descartes) et du laboratoire de neuropharmacologie (Université Paris-Sud/Inserm), il a été montré que ces nano-médicaments induisaient, chez le rat, un effet antidouleur important et prolongé, avec une efficacité plus grande que celle de la morphine.
Grâce à l'utilisation d'antagonistes des récepteurs aux opiacés, ne pénétrant pas la barrière hémato-encéphalique, il a été observé que, contrairement à la morphine, les nanoparticules de leu-enképhaline-squalène épargnaient le tissu cérébral et agissaient exclusivement au niveau des récepteurs périphériques. L'imagerie a, par ailleurs, montré que les nanoparticules étaient capables de délivrer le neuropeptide spécifiquement au niveau de la zone inflammatoire douloureuse; ils évitent ainsi les effets centraux responsables des phénomènes d'addiction.
Les investigations biochimiques et histologiques menées au niveau des animaux traités ont, par ailleurs, démontré que ce nouveau médicament anti-douleur n'induisait aucune toxicité ou effet secondaire.
Cette étude, publiée dans la revue Science Advances ,représente une avancée décisive dans le traitement antidouleur grâce à la nanomédecine.
Voir image sur le site
Effet antidouleur des nanoparticules (courbe bleue) aboli après traitement par l'antagoniste naloxone méthiodide (courbe verte) et l'antagoniste naloxone (courbe rouge). Le traitement par la leu-enképhaline libre ou le vecteur seul est sans effet (courbe noire et grise) © Institut Galien Paris-Sud, Faculté de Pharmacie 
Voir image sur le site
Communiqué – Salle de Presse Inserm
https://presse.inserm.fr/un-nouveau-nanomedicament-pour-traiter-la-douleur-en-evitant-laddiction-aux-opiaces/33643/

Nouvelles récentes sur la recherche

vendredi 25 janvier 2019, 08:21
Les résultats d'une étude financée par la Société de la SP démontrent que des cellules immunitaires contenues dans le tube digestif atténuent l'inflammation chez des animaux atteints d'une maladie semblable à la SP
Étude canadienne
Résumé. Dans le contexte de la SP, les cellules immunitaires jouent des rôles opposés : certaines d'entre elles sont bénéfiques, alors que d'autres sont nocives. Des chercheurs ont découvert qu'un type de cellules immunitaires, soit les plasmocytes, contenues dans le tube digestif, pouvait migrer vers le cerveau pour y réduire l'inflammation chez un modèle murin (souris) de SP.
Contexte. Synthétisés dans la moelle osseuse, les lymphocytes B jouent un double rôle en cas de SP, certains ayant la capacité de ralentir la progression de la maladie, et d'autres produisant des effets pro-inflammatoires néfastes. Pour l'heure, on n'a pas encore établi d'où proviennent exactement les différents types de lymphocytes B ni de quelle façon ceux-ci interviennent dans le contexte de la SP.
Objectif. Une équipe de chercheurs dirigée par Mme Jennifer Gommerman, Ph. D., professeure d'immunologie à l'Université de Toronto, a tenté d'en savoir plus sur l'origine d'un type en particulier de lymphocytes B, à savoir les plasmocytes, de même que sur le rôle de ces cellules en cas de SP. Les résultats des travaux menés par ces chercheurs ont été publiés dernièrement dans la prestigieuse revue Cell.
Résultats. À l'aide d'un modèle animal de SP, les chercheurs ont découvert que des plasmocytes provenant des intestins modifient leur comportement à la suite d'interactions avec des microbes qui résident dans le tube digestif et qu'ils produisent un anticorps appelé immunoglobuline A (IgA). Or, des études antérieures ont révélé que les plasmocytes producteurs d'IgA ont la capacité de réduire l'inflammation. La perforation de la paroi intestinale permet aux plasmocytes de se déplacer vers le cerveau et de bonifier la réponse anti-inflammatoire. Dans le but de vérifier ces résultats chez l'humain, les chercheurs ont analysé des échantillons de selles provenant de personnes atteintes de SP. Ils ont découvert que le taux d'IgA était réduit chez ces sujets, ce qui signifie que ces cellules anti-inflammatoires avaient été recrutées pour contrer la SP. Poursuivant leurs travaux, les chercheurs ont augmenté le nombre de plasmocytes producteurs d'IgA se déplaçant du tube digestif au cerveau chez leur modèle animal de SP afin de démontrer que cette approche permet d'éliminer entièrement l'inflammation cérébrale.
Commentaires. Les chercheurs ont découvert que les plasmocytes qui migrent vers le cerveau à partir du tube digestif ont la capacité de réduire la réponse inflammatoire chez un modèle animal de SP. Les résultats de ces travaux soulèvent d'importantes questions. Il y a en effet lieu de se demander si certaines habitudes de vie ou l'alimentation peuvent contribuer à la création d'un milieu intestinal propice au développement des plasmocytes et à la réduction de l'inflammation chez les personnes atteintes de SP, ou si une approche thérapeutique pourrait être mise au point pour accroître le nombre de ce type de cellules dans le tube digestif afin de diminuer l'inflammation au sein du système nerveux central.
Source :
ELLIOTT, C. et coll. " Slowly expanding/evolving lesions as a magnetic resonance imaging marker of chronic active multiple sclerosis lesions ", Multiple Sclerosis Journal, 2018.

Comment limiter au mieux le handicap 

samedi 19 janvier 2019, 07:37
L'impact de différents traitements immuno-modulateurs sur le potentiel évolutif et handicapant de la sclérose en plaques ont été analysés dans une base de données. Les résultats ont été publiés dans le JAMA. 'impact de différents traitements immuno-modulateurs sur le potentiel évolutif et handicapant de la sclérose en plaques ont été analysés dans une base de donnée. Les résultats ont été publiés dans le JAMA.
Il s'agissait de voir quelles sont les molécules qui freineraient le plus l'évolution de la forme rémittente de la sclérose en plaque vers la forme progressive où les lésions de système nerveux central et les handicaps sont nombreux. 1555 malades ont participé à l'essai, qui venaient de 68 centres neurologiques de 21 pays différents.
Efficacité des immuno-modulateurs
"Le traitement initial par le fingolimod, le natalizumab ou l'alemtuzumab a été associé à un risque moindre d'évolution vers la forme progressive de la maladie comparativement à l'interféron bêta ou à l'acétate de glatiramère", indique le texte. Ces derniers ayant cependant une activité sur la maladie par rapport à l'absence de traitement. "Ces résultats, ainsi que les risques associés à ces traitements, peuvent aider à éclairer les décisions concernant le choix d'un traitement", ajoutent-ils. 
Dans les deux décennies qui suivent l'apparition de la sclérose en plaque, 80% des patients souffrant d'une forme rémittente non traitée par un immunomodulateur évoluraient vers une forme progressive où l'accumulation irréversible de lésions neurologiques est à l'origine de nombreux handicaps.
Intérêt du traitement immuno-modulateur précoce
Plus le traitement immuno-modulateur est commencé tôt, moins la maladie risque de progresser vers le handicap. "La probabilité d'évolution était plus faible lorsque l'acétate de glatiramère ou l'interféron bêta étaient commencés dans les cinq années suivant l'apparition de la maladie", peut-on lire.
Il s'agit cependant d'une analyse réalisée sur une base de données mais pas une étude comparative stricte entre les différentes molécules. Il est donc difficile d'affirmer une différence stricte malgré les calculs réalisés. Cependant, cette étude intéressante s'ajoute à nombre de données déjà existantes qui vont toutes dans le même sens et témoignent de l'intérêt d'un traitement immuno-modulateur précoce au cours de la maladie afin de prévenir au mieux l'apparition des lésions et des handicaps.

Grossesses et Aubagio: danger

jeudi 17 janvier 2019, 11:33
Une étude de cohorte menée en France entre 2014 et 2016 (étude SPAM = Safety-Pregnancy-Aubagio®-Multiple sclerosis) montre que 47 femmes atteintes de sclérose en plaques ont été exposées au tériflunomide (AUBAGIO) pendant leur grossesse.
L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a réagi et rappelle qu'AUBAGIO 14 mg comprimé pelliculé est : 
contre-indiqué pendant la grossesse,
contre-indiqué chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de contraception efficace.
En cas de survenue d'une grossesse au cours d'un traitement par AUBAGIO, l'ANSM rappelle que ce traitement doit être interrompu et une procédure d'élimination accélérée du tériflunomide doit être mise en place.
AUBAGIO est contre-indiqué pendant la grossesse, rappelle l'ANSM
Dans un communiqué du 15 janvier 2019, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) rappelle qu'AUBAGIO 14 mg comprimé pelliculé (tériflunomide) est : 
contre-indiqué pendant la grossesse,
contre-indiqué chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de contraception efficace.
Indication thérapeutique d'AUBAGIO et modalités de prescription
Traitement des patients adultes atteints de formes rémittentes de sclérose en plaques (SEP-RR) (Cf. VIDAL Reco "Sclérose en plaques").
AUBAGIO est un médicament d'exception, sous prescription réservée aux spécialistes en neurologie.
Exposition de femmes enceintes au tériflunomide : 47 cas français relevés entre mi-2014 et fin 2016
Ce rappel de bon usage d'AUBAGIO a été déclenché par la publication des résultats d'une étude de cohorte française, rapportant des dizaines de cas d'exposition au tériflunomide chez des femmes enceintes.
L'objectif de l'étude SPAM (Safety-Pregnancy-Aubagio®-Multiple sclerosis) était de dénombrer et d'étudier les grossesses exposées à AUBAGIO en France, à partir des données de l'assurance maladie (SNIIRAM : Système National d'Information Inter-Régimes de l'Assurance Maladie). Elle a été réalisée par la plateforme de pharmaco-épidémiologie PEPS à Rennes.
Il s'agit d'une étude de cohorte portant sur des femmes en âge de procréer et atteintes de SEP, recevant un traitement (tériflunomide, interféron ou acétate de glatiramère) ou non traitées.
L'analyse a porté sur les données recueillies entre le 1er août 2014 et le 31 décembre 2016 (2014 est l'année de mise à disposition d'AUBAGIO sur le marché français, en ville, voir notre article du 5 novembre 2014) :
Population totale incluse : 44 008 femmes en âge de procréer atteintes de SEP
Nombre de grossesses recensées : 2 639
Nombre de grossesses exposées au tériflunomide : 47
L'incidence annuelle de grossesses exposées à AUBAGIO était 3 à 4 fois plus faible dans le groupe exposé à AUBAGIO que dans les 2 autres groupes (1,4 vs 5,6 et 4,7 pour 100 patientes-années, respectivement).
Durée médiane d'exposition à AUBAGIO pendant la grossesse : 45 jours.
Trois fois plus d'interruptions de grossesse que chez les femmes enceintes prenant d'autres traitement
Selon cette étude, les grossesses sous AUBAGIO ont eu pour issues :
23 naissances d'enfant(s) né(s) vivant(s),
22 interruptions volontaires ou médicales de grossesse (3 fois plus que dans le groupe traité par interféron, glatiramère ou non traité),
et 2 fausses couches spontanées.
Pas de conséquence détectée pour le moment chez les nouveaux-nés, malgré le non-respect de la procédure d'élimination accélérée
Aucune conséquence immédiate de l'exposition à AUBAGIO sur la santé des nouveau-nés à la naissance n'a été observée.
Autre constat, pour toutes ces grossesses sous AUBAGIO, la procédure d'élimination accélérée n'a pas été réalisée ou de manière incorrecte (durée insuffisante ou tardive).
Le tériflunomide : agent potentiellement embryotoxique et tératogène
Le tériflunomide est un agent immunomodulateur aux propriétés anti-inflammatoires. C'est le métabolite actif prédominant du léflunomide (ARAVA) indiqué dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du rhumatisme psoriasique.
Dès l'obtention de son AMM (autorisation de mise sur le marché), une restriction d'utilisation chez les femmes enceintes et les femmes en âge de procréer sans contraception efficace a été introduite, en raison du caractère tératogène et embryotoxique du tériflunomide rapporté dans les études précliniques chez le rat et le lapin à des doses proches de celles utilisées chez la femme.
En cas d'exposition pendant la grossesse, l'ANSM rappelle la nécessité d'une procédure d'élimination rapide
Le tériflunomide est éliminé lentement du plasma. Huit mois en moyenne sont nécessaires pour atteindre une concentration plasmatique inférieure à 0,02 mg/L.
Les femmes en âge de procréer doivent donc utiliser une contraception efficace pendant et après un traitement par tériflunomide, tant que la concentration plasmatique en tériflunomide reste supérieure à 0,02 mg/L.
Après l'arrêt du traitement, il est possible d'accélérer l'élimination du tériflunomide, afin d'en diminuer le plus rapidement possible la concentration plasmatique.
Une procédure spécifique est décrite dans le RCP (résumé des caractéristiques du produit) d'AUBAGIO. Elle doit être entreprise en cas de désir de grossesse ou de survenue d'une grossesse non planifiée chez des femmes traitées par AUBAGIO.
Encadré : Procédure d'élimination accélérée après l'arrêt du traitement par le tériflunomide (Cf. Monographie VIDAL AUBAGIO - rubrique Grossesse et allaitement)
administrer 8 g de colestyramine 3 fois par jour pendant 11 jours (ou 4 g de colestyramine 3 fois par jour pendant 11 jours en cas de problème de tolérance),
ou administrer 50 g de poudre de charbon actif par voie orale toutes les 12 heures pendant 11 jours.
Après avoir suivi une des deux procédures d'élimination accélérée, vérifier la concentration plasmatique à l'aide de 2 dosages réalisés à au moins 14 jours d'intervalle et prévoir un mois et demi entre la date de première détection d'une concentration inférieure à 0.02 mg /L et la date de fécondation.
La colestyramine et la poudre de charbon actif peuvent influencer l'absorption des œstrogènes et des progestatifs : la fiabilité des contraceptifs oraux ne peut pas être garantie pendant la procédure d'élimination accélérée.
L'utilisation d'autres moyens de contraception est recommandée pendant cette période.
Pour aller plus loin
AUBAGIO (tériflunomide): rappel de la contre-indication pendant la grossesse - Point d'information (ANSM, 15 janvier 2019)
Etude "SPAM (Safety-Pregnancy-Aubagio®-Multiple sclerosis)" (ANSM, 2019)
Documents de réduction du risque (MARR)
Article sur Vidal.fr


Nouvelle méthode d'imagerie

vendredi 11 janvier 2019, 07:48 ...mise au point pour détecter les lésions chroniques actives dans le contexte de la SP progressive
Étude canadienne
Résumé. Lors de trois essais cliniques distincts de phase III qui ont été menés auprès de 1 889 personnes atteintes de sclérose en plaques (SP), des chercheurs ont eu recours à une nouvelle méthode d'imagerie par résonance magnétique (IRM) pour détecter des lésions à croissance lente en tant que marqueurs de lésions chroniques actives. Ce type de lésions est plus fréquent en cas de SP progressive que de SP cyclique. Par conséquent, il pourrait constituer un marqueur pronostique de la progression de la SP.
Contexte. L'IRM est une technique d'imagerie médicale couramment utilisée pour visualiser les tissus mous et diverses structures du corps. Dans le contexte de la SP, elle peut notamment produire des images des lésions (zones détériorées) du système nerveux central (SNC) causées par la SP et révéler une diminution de volume du cerveau. Bien que les techniques d'IRM traditionnelles permettent de déceler les marqueurs d'une activité inflammatoire aiguë, leur capacité à détecter les lésions chroniques de SP n'a pas été démontrée. Ces lésions, qu'on dit chroniques actives et qui évoluent lentement, sont caractérisées par des degrés moindres d'inflammation.
Objectif. Une équipe de recherche dirigée par le Dr Doug Arnold, spécialiste de l'IRM de renommée mondiale, de l'Université McGill, a tenté de mettre au point une méthode qui permettrait de détecter les lésions à croissance lente (LCL). Les résultats de ces travaux ont récemment été publiés dans la revue Multiple Sclerosis Journal.
Méthode. Les chercheurs ont passé en revue les données recueillies auprès de 1 334 personnes atteintes de SP cyclique qui avaient pris part aux essais de phase III OPERA I et OPERA II, et de 555 personnes atteintes de SP progressive primaire qui avaient participé à l'essai de phase III ORATORIO. Les chercheurs ont eu recours aux données d'IRM de ces études pour élaborer un algorithme en fonction des changements longitudinaux caractéristiques des LCL.
Résultats. L'étude des clichés d'IRM obtenus lors de ces essais cliniques a permis aux chercheurs de déceler un nombre élevé de LCL, et ce, tant chez les personnes atteintes de SP cyclique que chez celles qui présentaient une forme progressive primaire de SP. Fait intéressant, le nombre de LCL était plus élevé et le volume des lésions était accru chez les personnes atteintes de SP progressive primaire comparativement aux personnes atteintes de SP cyclique. Soulignons en outre que les lésions n'avaient pas été rehaussées par le gadolinium, produit qu'on utilise couramment lors des examens par IRM pour détecter l'inflammation active.
Commentaires. Les chercheurs ont mis au point un nouveau marqueur qui permet de déceler les LCL et qui pourrait constituer un marqueur pronostique de SP progressive. D'autres études seront toutefois nécessaires pour confirmer le lien entre le nombre de LCL et le volume de ce type de lésions et le pronostic relatif à la SP.
En vue d'une autre étude, financée par la Progressive MS Alliance (PMSA — alliance pour la recherche sur la SP progressive), le Dr Arnold s'est entouré d'une équipe internationale interdisciplinaire vouée à la production de la prochaine génération de marqueurs d'IRM de la progression de la SP, pouvant être utilisés dans les essais cliniques de premier stade. Les résultats de cette étude pourraient avoir un impact sur le processus diagnostique clinique de la SP progressive, le suivi des changements dans l'évolution de la maladie et l'évaluation des bienfaits des traitements.
Source :
ELLIOTT, C. et coll. "Slowly expanding/evolving lesions as a magnetic resonance imaging marker of chronic active multiple sclerosis lesions", Multiple Sclerosis Journal, 2018.

Cannabis thérapeutique: 

mardi 25 décembre 2018, 06:31
oui à son utilisation non fumée, préconise le Comité scientifique de l'ANSM

De nombreuses études ont été menées dans le monde sur l'éventuelle utilité du cannabis médical depuis la fin des années 80, conduisant de plus en plus de pays à légaliser son utilisation, sous conditions et dans certaines indications.
Dans ce contexte, le Comité scientifique spécialisé temporaire sur l'évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France, créé par l'ANSM et présidé par le Pr Nicolas Authier, a rendu ses premières conclusions 1.
Cinq situations cliniques pourraient bénéficier de l'utilisation de cette plante, à condition qu'elle soit administrée par une voie non fumée et que la législation rende possible cette évolution. Un suivi étroit devra également être mis en place.
Cet avis est consultatif et ne garantit donc pas totalement la mise en œuvre d'un accès  à cette molécule effectif et relativement simple dans un cadre médical. 
Création d'un comité d'experts pour étudier la pertinence et la faisabilité de la légalisation de l'utilisation médicale du cannabis
Le Comité Scientifique Spécialisé Temporaire (CSST) sur l'évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France a été créé en septembre 2018 par l'ANSM.
Cette création survient dans un contexte français figé depuis des années malgré la mise à disposition de médicaments ou préparations à base de cannabis dans de nombreux pays du monde (dernier pays en date à autoriser l'usage thérapeutique du cannabis : le Royaume Uni, depuis le 1er novembre 2018 2).
Comme le rappelait en septembre 2018 le Pr Nicolas Authier 3, psychiatre, spécialisé en pharmacologie et addictologie et nommé président du CSST, Agnès Buzyn a publiquement soutenu ce processus d'évaluation de l'utilité du cannabis dans certaines situations pathologiques : 
Auditions avec analyse de la réglementation, de la littérature, des retours d'expériences d'autres pays
Le CSST s'est donc réuni à plusieurs reprises à l'automne en multipliant les auditions, enregistrées sous la forme de vidéos accessibles sur la chaîne YouTube de l'agence.
Le CSST confirme l'intérêt thérapeutique du cannabis en cas d'échec des prises en charge usuelles
Depuis plusieurs décennies, des études scientifiques sont menées pour tester l'éventuel intérêt thérapeutique du cannabis, pris sous forme de plante, d'extrait ou de médicament.
Ces études se sont intensifiées au début de ce siècle en raison de la légalisation de l'utilisation de cette substance dans plusieurs indications, notamment aux Etats-Unis et dans de nombreux pays européens (voir notre article de 2013 faisant le point sur les connaissances sur ce sujet, connaissances ayant peu évolué depuis sauf sur l'épilepsie, pathologie pour laquelle de nouvelles études indiquent une efficacité 5).
Après leurs auditions et au vu des connaissances publiées, le Pr Authier et les membres du CSST estiment "qu'il est pertinent d'autoriser l'usage du cannabis [préparations à base de cette plante, et non médicaments] à visée thérapeutique pour les patients dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d'une mauvaise tolérance des thérapeutiques, médicamenteuses ou non, accessibles (et notamment des spécialités à base de cannabis ou de cannabinoïdes disponibles). Cet usage peut être envisagé en complément ou en remplacement de certaines thérapeutiques".
Cinq situations cliniques pour lesquelles le CSST estime pertinent d'autoriser l'usage du cannabis
Les situations thérapeutiques retenues par les experts du CSST pour l'usage de cannabis à des fins médicales sont les suivantes:

Douleurs réfractaires aux thérapies (médicamenteuses ou non) accessibles. Pour en savoir plus, voir par exemple cette méta-analyse Aviram J et Samuelly-Leichtag G, Pain Physician 2017 5 ainsi que cette prise de position récente de la Fédération européenne de la douleur Häuser W et al. Eur J Pain. 2018  6.
Certaines formes d'épilepsie sévères et pharmaco-résistantes : méta-analyse Bas E et al., BMJ 2018  7. A noter que certains enfants épileptiques sévères semblent également pouvoir en bénéficier, cf. cette revue très récente Elliott J et al., Epilepsia, décembre 2018 8.
Soins de support en oncologie: article de synthèse Davis MP, J Natl Compr Canc Netw. 2016 9. Voir aussi l'avis du 26 novembre 2018 du Comité éthique & Cancer 10, présidé par le Pr Axel Kahn. Ce Comité considère que l'interdiction actuelle, au vu des preuves existantes, équivaut à un "refus de soins" et n'est donc pas éthique.
Situations palliatives: article de synthèse Strouse TB, J Palliat Med. 2015 11.
Spasticité douloureuse de la sclérose en plaques: article de synthèse Rice J et Cameron M, Curr Neurol Neurosci Rep. 2018 12.
Préconisation d'une utilisation non fumée du cannabis thérapeutique
Le cannabis agit plus rapidement lorsqu'il est fumé. Mais la combustion du cannabis, en général associée à celle du tabac, est cancérogène. Par contre, le cannabis vaporisé agit quasiment aussi vite, sans les inconvénients liés à la combustion (de même que le vapotage de liquides, même enrichis en nicotine, est beaucoup moins dangereux que le tabagisme).
C'est donc en toute logique que le CSST préconise une voie d'administration non fumée, d'autant que les expériences menées dans d'autres pays montrent que lorsqu'il est légalisé, le cannabis thérapeutique (plante ou extraits, comme le cannabidiol – CBD) est consommé de multiples manières, par exemple : vaporisation sans liquide, vaporisation avec liquide ou huile, patch, gouttes d'huile de CBD pour administration orale, capsules à libération prolongée, mais aussi lotions, pommades, onguents, aliments, boissons ou bonbons, etc. (liens à titre illustratif ; ces produits, à l'exception des vaporisateurs sans liquide, ne sont pas autorisés en France).
En France, les patients qui ont actuellement recours au cannabis pour soulager certains maux malgré la prohibition le consomment le plus souvent en fumant, en l'absence d'autres galéniques disponibles. 
L'ANSM précise que le CSST "rendra, le cas échéant, un avis détaillé sur les différentes voies d'administration possibles".
Un suivi national pour évaluer le rapport bénéfices/risques
Le Comité préconise la mise en place d'un suivi des patients traités "sous forme d'un registre national pour assurer une évaluation de son bénéfice/risque".
Cela permettra notamment une évaluation régulière des effets indésirables par les réseaux de pharmacovigilance et d'addictovigilance et favorisera le développement de la recherche.
Nécessité d'une évolution législative pour une éventuelle vente en pharmacie de cannabis
Actuellement, la loi française, depuis la parution du décret n° 2013-473 du 5 juin 2013 13, permet "la délivrance d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) à des médicaments contenant du cannabis ou ses dérivés".
Cependant, l'avis du CSST de l'ANSM ne concerne pas le SATIVEX ou d'autres médicaments à base de cannabis, mais la plante elle-même, qui pourrait être vendue en France en pharmacie sous forme de préparations magistrales ou autre (cf. exemples de galéniques possibles ci-dessus), sans statut de médicament.
Pour cela, il faudra une évolution législative du périmètre des préparations et/ou produits pouvant être vendus en pharmacie, par exemple en modifiant ce décret.
Pour mémoire, une AMM pour lutter contre la spasticité dans la sclérose en plaques a été délivrée pour le SATIVEX en janvier 2014 14, ainsi qu'un avis de la Commission de la Transparence de la HAS en octobre 2014 15.
Mais depuis 4 ans, la commercialisation n'est toujours pas effective en raison d'un blocage au CEPS (Comité Economique des Produits de Santé) sur le prix, au grand dam des patients (voir notre article sur ce blocage et l'interpellation ministérielle par des patients).

En conclusion : avis favorable, mais…
Le Pr Nicolas Authier et ses collaborateurs du CSST de l'ANSM, après analyses et auditions, concluent donc à une utilité possible du cannabis dans certaines situations thérapeutiques et sous plusieurs conditions.
Rappelons cependant que cet avis est consultatif. Le sujet du cannabis est politiquement délicat en France et, malgré les déclarations d'Agnès Buzyn au printemps dernier, les cas du MARINOL (qui bénéficie d'une ATU) et du SATIVEX démontrent qu'une autorisation administrative se traduit de fait par une utilisation s'avérant très compliquée (MARINOL) ou impossible (SATIVEX).
Il n'est donc pas totalement acquis que les autorités de santé débloquent vraiment et concrètement cette situation, même si la création du CSST, la médiatisation de ses premières conclusions ou encore les déclarations d'Olivier Véran 16, neurologue et député de la majorité, permettent d'envisager un déblocage en 2019. 
Sur VIDAL.fr
Sources : ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament)
Par Jean-Philippe RIVIERE - Vidal.fr

Cannabis thérapeutique: 

vendredi 14 décembre 2018, 06:27
Combien de temps faudra-t-il encore prendre ses maux en patience?
Le 10 septembre 2018, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) créait un Comité Scientifique Spécialisé Temporaire (CSST). Objet: "l'évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France".
13 décembre 2018. Ce comité s'est déjà réuni à trois reprises. Objet: "évaluer l'intérêt thérapeutique du cannabis dans le traitement de certaines pathologies ou certains symptômes de pathologies, analyser les expériences d'autres pays l'ayant déjà mis en place et de faire un état des lieux de la réglementation nationale et internationale sur le sujet".
Méthode: "Le comité a auditionné les parties prenantes pour recueillir notamment les témoignages et points de vue des représentants de professionnels de santé et des patients sur l'utilisation du cannabis à visée thérapeutique. La retransmission de ces auditions est disponible sur la chaine Youtube de l'ANSM".
Résultat: Les premières conclusions des experts du comité, basées sur l'ensemble de ces éléments, sont publiées aujourd'hui. Synthèse des avis du CSST:
"Le Comité estime, qu'il est pertinent d'autoriser l'usage du cannabis à visée thérapeutique pour les patients dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d'une mauvaise tolérance des thérapeutiques, médicamenteuses ou non, accessibles (et notamment des spécialités à base de cannabis ou de cannabinoïdes disponibles). Cet usage peut être envisagé en complément ou en remplacement de certaines thérapeutiques".
Qui pourrait être "éligible" ? Les situations thérapeutiques retenues par les experts pour l'usage de cannabis à des fins médicales sont les suivantes: dans les douleurs réfractaires aux thérapies (médicamenteuses ou non) accessibles; dans certaines formes d'épilepsie sévères et pharmaco-résistantes; dans le cadre des soins de support en oncologie; dans les situations palliatives; dans la spasticité douloureuse de la sclérose en plaques".
Souligner: "Le Comité souhaite, pour que l'ensemble de ces propositions soit appliqué, qu'une évolution de la législation soit mise en œuvre".
Ajouter: "L'ANSM décidera dans les prochains jours des suites à donner à ces travaux, notamment sur les modalités éventuelles de la mise à disposition du cannabis à visée thérapeutique en France".
Regretter: l'impensable durée d'instruction d'un tel dossier; l'hypocrisie sans cesse récurrente du pouvoir exécutif ainsi, triste corollaire, que les atermoiements d'Agnès Buzyn.

Bonne nouvelle!

mardi 27 novembre 2018, 08:37
Cerveau: du venin de scorpion pour améliorer l'efficacité de certains médicaments?

Des chercheurs espagnols ont réussi à synthétiser une protéine à partir du venin de scorpion : celle-ci pourrait améliorer l'efficacité de certains traitements neurologiques.
Avez-vous déjà entendu parler de Leiurus quinquestriatus? Ce petit scorpion (qui mesure entre 8 et 10 centimètres et que l'on trouve principalement au Moyen-Orient et en Afrique) est aussi appelé "rôdeur mortel". Et pour cause: sa piqûre, extrêmement douloureuse, injecte un venin neurotoxique capable de tuer un enfant, une personne âgée ou encore une personne souffrant de troubles cardiaques.
Bonne nouvelle : des chercheurs du Institute for Research in Biomedicine (en Espagne) ont peut-être trouvé une utilité à ce puissant venin. En isolant le principal composé neurotoxique du venin (la chlorotoxine), les scientifiques sont parvenus à synthétiser une protéine, baptisée MiniCTX3. Celle-ci aurait la capacité de traverser la barrière hémato-encéphalique.
La barrière hémato-encéphalique est une membrane qui sépare la circulation sanguine et le liquide céphalo-rachidien, la substance dans laquelle se trouvent le cerveau et la moelle épinière. Cette membrane permet de protéger le système nerveux central contre les substances toxiques - bactéries, toxines...
"Environ 98% des molécules qui pourraient être utilisées aujourd'hui pour traiter certains troubles neurologiques sont inefficaces car arrêtées par la barrière hémato-encéphalique" précisent les chercheurs, qui ont publié leurs travaux dans la revue spécialisée Chemical Communications. La protéine MiniCTX3 (qui présente une "grande efficacité" selon les scientifiques) pourrait donc ouvrir la voie à de nouveaux traitements.

Mini-cerveaux pour la recherche

minis cerveaux pour la recherches
lundi 26 novembre 2018, 08:03
Au cours de la dernière décennie, les neurosciences ont fait un bond considérable dans leur développement, sous l'impulsion des nouvelles technologies aux efficacités croissantes. Chaque année, des découvertes sont réalisées et nous apportent leurs lots de réponses sur le fonctionnement de nos cerveaux. Afin d'aller plus loin dans l'étude de cet organisme, des chercheurs ont mis au point des " mini-cerveaux ", qui sont parvenus à reproduire une activité électrique. Cependant, cette dernière se rapproche curieusement d'un cerveau en développement, plutôt que de l'activité d'un cerveau adulte. Certains chercheurs avancent que ces " mini-cerveaux " seront utiles pour comprendre les troubles cérébraux que peuvent avoir des nourrissons, lors de leur développement.
Une découverte surprenante
L'activité électrique des mini-cerveaux cultivés en laboratoire est donc similaire à celle observée chez les enfants prématurés. Certains des scientifiques estiment d'ailleurs que cela pourrait mener à de grandes avancées dans la recherche sur les troubles du développement du cerveau, et que nous avons là une avancée majeure pour l'étude du cerveau. C'est donc pour la première fois de l'histoire que des neuroscientifiques de l'Université de Californie à San Diego, ont observé une activité électrique spontanée dans un “mini-cerveau”, développé en laboratoire. Sachant qu'il est quasiment impossible d'analyser un fœtus in-utero, c'est une avancée qui pourrait s'avérer majeure.
Comme indiqué dans un document de recherche préliminaire présenté aux membres de la “Society for Neuroscience” début novembre, une équipe de recherche, menée par le neuroscientifique Alysson Muotri, a utilisé des cellules souches pour faire pousser et naitre des centaines de “mini-cerveaux”, également appelés " organoïdes " du cerveau. Muotri et ses collègues ont donc développé ces cellules souches afin de former un tissu cortical, élément présent dans la région du cerveau humain. Pour information, on estime actuellement que c'est l'élément responsable de la cognition et de l'analyse des données sensorielles.
Régulièrement, les chercheurs enregistraient l'activité électrique, ou activités électroencéphalographiques (EEG). Au bout de six mois de croissance dans des boites de Pétri, les chercheurs ont constaté que l'activité électrique qu'ils mesuraient avait un taux plus élevé que celui observé auparavant dans les organoïdes cultivés en laboratoire. Cependant, au lieu d'avoir des résultats correspondants à des cerveaux adultes et matures, les schémas électriques étaient chaotiques, désordonnés, ce qui correspond davantage à une phase de développement du cerveau. Lorsque Muotri et ses collègues ont comparé l'activité électrique des organoïdes à celle observée chez les bébés prématurés, les chercheurs ont constaté que cette activité était remarquablement similaire à celle observée chez les bébés ayant 4 à 9 mois…
Des résultats qui divisent
Les neuroscientifiques ne sont, en revanche, pas du même avis sur l'interprétation des résultats. Hongjun Song, neuroscientifique à l'Université de Pennsylvanie, estime que les résultats démontrent que les organoïdes cérébraux pourraient être utilisés afin de modéliser le développement de troubles cérébraux au stade précoce chez les nourrissons. En clair, cette expérimentation pourrait servir de support de recherche, à une échelle plus grande.
D'un autre avis, Sampsa Vanhatalo, neuroscientifique à l'Université d'Helsinki, suggère elle que ce n'est pas parce que les modèles ont la même apparence que les mécanismes sont les mêmes. Elle pense qu'une nuance doit être apporté, et surtout ne pas s'emballer. Une ressemblance ne fait pas forcément état d'une correspondance.
Le groupe de chercheurs travaille désormais à faire pousser les organoïdes sur une durée plus importante, et voir s'ils continueront de mûrir. Si cette expérience fonctionne, ils souhaitent reproduire un cortex d'un humain adulte et normal, et s'en servir pour travailler dessus.
La question ne pourra en tout cas pas trouver de réponse à court terme, par manque de résultats concrets. Dans tous les cas, force est d'admettre que ces " mini-cerveaux " demeurent très éloignés de ceux que l'on possède dans notre tête. Malgré tout, cette découverte offre une piste de réflexion et d'étude pour ces scientifiques, afin de percer les secrets du cerveau humain…
L'étude de cerveau et son éthique
Parmi toute cette communauté neuroscientifique en ébullition, d'autres voix se font entendre. Un tel projet soulève notamment des questions d'éthique : et si ces cerveaux artificiels développaient une conscience, serait-ce valable de mener de telles expérimentations ? Où placer la limite, l'interdit, cette fameuse “deadline” qui est présente dans beaucoup de catégorie de recherches médicales ? Le neuroscientifique Christof Koch, qui est par ailleurs président et responsable scientifique en chef de l'Allen Institute for Brain Science à Seattle, explique : " Plus ils se rapprochent du prématuré, plus ils devraient s'inquiéter.” Ainsi, peut-être arrivera-t-on à un stade où l'interdit empiétera sur le scientifique, où la morale entrera en jeu et soulèvera des questions auxquelles la communauté scientifique, mais également la population aura certainement son mot à dire.
Malgré tout, déterminer si un organe est conscient ou non reste difficile à mettre en oeuvre. Les chercheurs ne s'entendent d'ailleurs pas concernant un cerveau adulte, sur comment mesurer la conscience. De même, ils ne sont pas d'accord pour déterminer la date de son apparition chez le nourrisson.. De son côté, Muotri explique qu'il envisagerait d'arrêter le projet si une conscience était décelée et prouvée dans ses mini-cerveaux.
Dans tous les cas, l'étude du cerveau n'en est à qu'à son commencement. Il faudra beaucoup de temps, de recherches et d'efforts pour arriver à comprendre cette partie si riche de l'organisme humain.
PERSO: j'ai décidé de donner mon corps à la science (ou mon cerveau): il faut étudier le plus possible pour éradiquer cette maladie).

On en a entendu d'autres

lundi 15 octobre 2018, 09:00
des chercheurs suisses découvrent un traitement révolutionnaire
Des chercheurs suisses ont réussi à mettre au point un traitement efficace pour lutter contre la progression de la sclérose en plaque et ne présentant aucun effet secondaire.
Voilà qui pourraient changer la vie des 2,3 millions de personnes atteintes d'une sclérose en plaque dans le monde. Des chercheurs suisses ont réussi à mettre au point un traitement efficace pour lutter contre la progression de la maladie sans présenter aucun effet secondaire indésirable, selon une étude parue mercredi 10 octobre dans le journal Science Transnational Medicine.
La sclérose en plaque est une maladie auto-immune qui affecte tout le système nerveux central et apparait le plus souvent autour de 30 ans. Une dysfonction du système immunitaire entraine des lésions qui provoquent alors des perturbations motrices, sensitives et cognitives. A plus ou moins long terme, ces troubles progressent parfois vers un handicap irréversible.
Depuis des années, les scientifiques cherchent une origine infectieuse à cette maladie qui provoquerait un dérèglement du système immunitaire et se mettrait à attaquer les gaines de myéline plutôt que les agents pathogènes. Mais, pour la première fois, les Professeurs Mireia Sospedra et Roland Martin de l'Université du centre de recherche clinique sur la sclérose en plaque de Zurich ont voulu s'intéresser aux cellules immunitaires responsables du processus pathologique.
Celles-ci réagissent à une protéine du nom de GDP-L-fucose synthase, une enzyme formée dans une bactérie fréquemment trouvée dans la flore intestinale des patients atteints de sclérose en plaque. "Nous croyons que les cellules immunitaires sont activées dans l'intestin et migrent ensuite vers le cerveau où elles provoquent une cascade inflammatoire quand elles rencontrent la variante humaine de leur antigène cible", explique Mireia Sospedra.
Une approche radicalement différente des traitements actuellement disponibles
Cette dernière et ses collègues ont donc prélevé du sang à un groupe de volontaires atteints de sclérose en plaque. Ils ont ensuite attaché des fragments d'une protéine immunoactive à la surface des cellules sanguines en laboratoire. Une fois le sang réintroduit dans les vaisseaux des patients, les fragments les ont aidés à rééduquer leur système immunitaire. Et, ce, sans aucun effet secondaire déplorable, contrairement aux traitements actuellement disponibles pour la sclérose en plaque, se félicitent les chercheurs. "Notre approche clinique vise spécifiquement les cellules immunitaires auto-réactives pathologiques", note Mireia Sospedra. Cette approche diffère donc radicalement des autres traitements qui asphyxient tout le système immunitaire.
Ainsi, le microbiote intestinal pourrait jouer un plus grand rôle dans la pathogénicité de la maladie que ce que l'on pensait jusque-là, concluent les chercheurs, qui espèrent, à terme, pouvoir appliquer leurs découvertes au traitement. Car si les traitements existants réussissent à réduire les poussées de la maladie, ils peinent à lutter contre la progression de l'affection. Par ailleurs, les effets secondaires sont très pénibles pour les patients.
Les corticostéroïdes, tels que la prednisone orale et la méthylprednisolone par voie intraveineuse, souvent prescrits pour réduire l'inflammation et réduire la durée des poussées ont tendance à provoquer de l'insomnie, une augmentation de la pression artérielle, de la rétention d'eau ou encore de l'ostéoporose. Quant à l'in l'instauration d'un traitement de fond via des immuno-modulateurs qui diminuent de 30% la fréquence des poussées, il est connu pour provoquer un syndrome "pseudo-grippal" pouvant se manifester par des douleurs musculaires, de la fièvre, des frissons et une sensation de faiblesse. Des réactions cutanées interviennent également quelques heures après l'injection durant les trois premiers mois du traitement. Enfin, une atteinte du foie (réversible) arrive parfois mais elle est généralement bénigne.

Nouvelles d'Ocrevus

jeudi 11 octobre 2018, 07:29
F. Hoffmann-La Roche Ltd - Les données sur OCREVUS (ocrelizumab) montrent qu'une instauration précoce du traitement ralentit la progression de l'invalidité sur cinq ans dans la SEP de formes récurrente et primaire progressive
F. Hoffmann-La Roche Ltd / Les données sur OCREVUS (ocrelizumab) montrent qu'une instauration précoce du traitement ralentit la progression de l'invalidité sur cinq ans dans la SEP de formes récurrente et primaire progressive . Est traité et transmis par West Corporation. L''émetteur est uniquement responsable du contenu de ce communiqué de presse.

Les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) récurrente et traitées de manière précoce par OCREVUS ont présenté une diminution de l'activité pathologique plus tôt et une moindre progression de l'invalidité par rapport aux patients traités dans un premier temps par l'interféron bêta-1a
Les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) primaire progressive et traitées de manière précoce par OCREVUS ont présenté une moindre progression de l'invalidité et une atteinte moins importante des membres supérieurs par rapport aux patients ayant reçu un placebo dans un premier temps Les données d'innocuité à plus long terme correspondent au profil bénéfice-risque favorable d'OCREVUS pour la SEP récurrente et la SEP primaire progressive OCREVUS est homologué dans 68 pays et on compte à ce jour plus de 70 000 patients traités dans le monde
Bâle, le 10 octobre 2018 - Roche (SIX: RO, ROG; OTCQX: RHHBY) a annoncé aujourd'hui que de nouvelles données sur OCREVUS® (ocrelizumab) seront présentées lors du 34e congrès de l'European Committee for Treatment and Research in Multiple Sclerosis (ECTRIMS), qui se tiendra du 10 au 12 octobre à Berlin. Les données à cinq ans des extensions ouvertes des études de phase III OPERA I, OPERA II et ORATORIO montrent que l'efficacité d'OCREVUS est maintenue sur des marqueurs clés de l'activité pathologique et que les personnes traitées de manière précoce par OCREVUS présentent de meilleurs résultats pour la progression de l'invalidité que les patients atteints de SEP récurrente traités dans un premier temps par l'interféron bêta-1a ou que les patients atteints de SEP primaire progressive ayant d'abord reçu un placebo.
"A partir du moment où le diagnostic est posé, la limitation de la progression de la maladie constitue un objectif important pour les personnes atteintes de SEP. Les nouvelles données présentées au congrès de l'ECTRIMS indiquent que l'efficacité d'OCREVUS s'est maintenue sur cinq ans lors de SEP récurrente et de SEP primaire progressive. Elles constituent notamment le plus important faisceau de preuves soutenant qu'un médicament a ralenti de manière significative la progression de l'invalidité dans la SEP primaire progressive, a déclaré Stephen Hauser, MD, président du comité de pilotage scientifique des études OPERA, professeur de neurologie à l'Université de Californie, San Francisco, et directeur de l'UCSF Weill Institute for Neurosciences. Les données suggèrent également qu'OCREVUS a rapidement réduit les poussées et l'activité pathologique telle que mesurée par IRM chez les personnes atteintes de SEP récurrente et traitées dans un premier temps par l'interféron bêta-1a. En outre, il apparaît qu'un traitement par OCREVUS instauré plus tôt ralentit la progression de l'invalidité et l'atrophie cérébrale".
Dans l'extension ouverte des études de phase III OPERA I et OPERA II, les personnes atteintes de SEP récurrente ayant reçu un traitement continu par OCREVUS sur cinq ans obtenaient de meilleurs résultats pour ce qui est de l'atrophie cérébrale et de la progression confirmée de l'invalidité, par rapport aux patients traités durant deux années par l'interféron bêta-1a avant de recevoir OCREVUS. Les personnes atteintes de SEP récurrente ayant commencé le traitement par OCREVUS deux ans plus tôt ont continué à présenter une perte moins importante de tissus cérébraux - cerveau entier, substance blanche et substance grise corticale - après cinq ans de traitement continu. Les personnes atteintes de SEP récurrente ayant commencé le traitement par OCREVUS deux ans plus tôt ont présenté une progression confirmée de l'invalidité à 24 semaines significativement moins importante, par rapport à celles qui étaient traitées dans un premier temps par l'interféron bêta-1a (respectivement 16,1% vs. 21,3% de progression après 5 ans, p=0,014).
En outre, les personnes atteintes de SEP récurrente qui sont passées de l'interféron bêta-1a à OCREVUS à l'issue de la période d'étude contrôlée ont présenté une réduction rapide de l'activité pathologique, telle qu'évaluée par le taux de poussées annualisé et des mesures IRM de lésions en T1 après injection de gadolinium (T1-Gd+) et de lésions nouvelles/en progression en T2 (N/E T2). Le passage à OCREVUS a diminué le taux de poussées annualisé de 0,2 avant le changement à 0,07 après trois ans sous OCREVUS. Les patients ont aussi présenté une suppression quasi complète des lésions en T1 après injection de gadolinium (T1-Gd+), passant de 0,49 lésion par IRM avec le traitement par l'interféron bêta-1a à 0,004 lésion par IRM après trois ans de traitement par OCREVUS. De même, le nombre de lésions nouvelles ou en progression en T2 (N/E T2) est passé de 2,58 à 0,038 lésion par IRM. Les patients atteints de SEP primaire progressive traités par OCREVUS trois à cinq ans plus tôt ont présenté une moindre progression de l'invalidité dans l'extension ouverte de l'étude de phase III ORATORIO. La progression confirmée de l'invalidité à 24 semaines a été significativement moins importante (-9,6%) chez les personnes traitées en continu par OCREVUS, par rapport à celles ayant reçu le placebo dans un premier temps (p=0,023). La progression de l'invalidité des membres supérieurs, telle que mesurée par le test de préhension fine 9-HPT, a été significativement moins importante (-13,4%) chez les personnes traitées en continu par OCREVUS, par rapport à celles ayant reçu le placebo dans un premier temps (p=0,001). En outre, les données de l'étude ouverte de phase IIIb CHORDS, évaluant OCREVUS chez des personnes atteintes de SEP récurrente-rémittente qui avaient eu une réponse sous-optimale à un autre traitement de fond administré sur une période d'au moins six mois, seront présentées. Une analyse intermédiaire montre qu'à 48 semaines, 59% des personnes passées à OCREVUS ne présentaient pas de poussée, pas d'activité mesurée par IRM des lésions T1-Gd+, ni de progression confirmée de l'invalidité à 24 semaines. Les données d'innocuité actuelles présentées au congrès de l'ECTRIMS, portant sur 3811 patients atteints de SEP de formes récurrente et primaire progressive et correspondant à 10 919 années-patients d'exposition à OCREVUS dans le cadre de l'ensemble des études cliniques sur OCREVUS, restent conformes au profil bénéfice-risque favorable du médicament. Une analyse post-hoc de l'étude ORATORIO montrant que, par rapport au placebo, le traitement par OCREVUS a augmenté la proportion des patients atteints de SEP primaire progressive ayant obtenu une absence de progression ou d'activité de la maladie (No Evidence of progression or Active Disease, NEPAD), critère d'évaluation global de la SEP, a été publiée le 29 août dans les Annals of Neurology.

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ana.25313 OCREVUS est désormais homologué dans plus de 68 pays d'Amérique du Nord, d'Amérique du Sud, du Moyen-Orient, d'Europe de l'Est, ainsi qu'en Australie, en Suisse et dans l'Union européenne. En octobre 2018, plus de 70 000 patients ont été traités par OCREVUS dans le monde. Des demandes d'autorisation de mise sur le marché sont actuellement en cours d'examen dans plus de 20 pays.
A propos d'OCREVUS (ocrelizumab) OCREVUS est un anticorps monoclonal humanisé conçu pour cibler les lymphocytes B CD20-positifs, type spécifique de cellules immunitaires dont on pense qu'elles contribuent de manière déterminante à la dégradation de la myéline (support et isolation de la cellule nerveuse) et de l'axone (cellule nerveuse).
Chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP), ces lésions peuvent conduire à une invalidité. D'après des études précliniques, OCREVUS se lie aux protéines cellulaires de surface CD20 exprimées sur certains lymphocytes B, mais pas aux cellules souches ni aux plasmocytes, ce qui peut permettre de préserver d'importantes fonctions du système immunitaire. OCREVUS est administré en perfusion intraveineuse tous les six mois. La dose initiale est administrée en deux perfusions de 300 mg à deux semaines d'intervalle. Les doses suivantes sont administrées en perfusions uniques de 600 mg.
A propos de Roche en neurosciences Les neurosciences sont un axe de recherche et développement majeur chez Roche. L'objectif de l'entreprise est de développer des options thérapeutiques basées sur la biologie du système nerveux afin de contribuer à l'amélioration de la vie des personnes atteintes de maladies chroniques et potentiellement dévastatrices.

CANNABIS: OK mais comment... 

vendredi 14 septembre 2018, 06:55 réduire ses effets cognitifs négatifs?
Les souris exposées à long terme au médicament présentent des troubles de la mémoire au point de ne plus pouvoir faire la distinction entre un objet familier et un nouvel objet

Si cette étude ne remet pas en question les effets positifs et l'efficacité du cannabis contre certains symptômes et dans de multiples conditions, elle met certainement en garde contre l'impact négatif sur le cerveau d'une exposition prolongée aux cannabinoïdes. L'objectif de cette équipe de l'Instituto de Medicina Molecular (Lisbonne) est ici, dans le Journal of Neurochemistry, de comprendre ces mécanismes afin, en fin de compte, de trouver le moyen d'atténuer le risque d'effets secondaires négatifs, pour les usagers de cannabis récréatif et les patients qui l'utilisent pour lutter contre l'épilepsie, la sclérose en plaques et la douleur chronique.
L'étude menée par Ana Sebastião, chef de groupe à l'Instituto de Medicina Molecular et professeur de à l'Université de Lisbonne et son équipe, en collaboration avec des chercheurs de l'Université de Lancaster (UK), montre que l'utilisation à long terme de cannabis ou de médicaments à base de cannabinoïdes peut nuire à la mémoire. Les chercheurs rappellent que l'usage intensif et régulier du cannabis augmente le risque de problèmes de santé mentale, dont la psychose et la schizophrénie. Cependant, les effets secondaires possibles à long terme de l'exposition aux cannabinoïdes restent mal compris et largement discutés.
L'équipe étudie chez l'animal, les effets d'un médicament cannabinoïde spécifique (nommé WIN 55,212-2) et constate que:
•les souris exposées à long terme au médicament présentent des troubles de la mémoire au point de ne plus pouvoir faire la distinction entre un objet familier et un nouvel objet ;
•l'imagerie cérébrale montre également que le médicament altère la fonction de zones cérébrales clés impliquées dans l'apprentissage et la mémoire;
•de plus, l'exposition à long terme au médicament nuit à la capacité de ces zones cérébrales impliquées dans l'apprentissage et la mémoire à communiquer entre elles.
Le rapport bénéfice-risque en question? L'exposition prolongée aux cannabinoïdes a un impact négatif sur la fonction cérébrale et la mémoire, concluent les chercheurs. Il est important de comprendre que les thérapies à base de cannabinoïdes ont non seulement des effets bénéfiques contre la maladie, mais aussi des effets secondaires négatifs. Une précédente étude de la même équipe avait en effet montré que l'exposition aiguë aux cannabinoïdes entraîne des déficits de mémoire, un effet qui peut être prévenu par l'utilisation d'un médicament de la famille de la caféine. Cela suggère aussi qu'il existe des stratégies pharmacologiques capables de réduire les effets secondaires cognitifs des thérapies à base de cannabinoïdes actuellement utilisées, qui se sont révélées efficaces contre plusieurs troubles du système nerveux.
Il est donc essentiel de comprendre ces mécanismes, non pas pour contester l'efficacité de ces thérapies, mais pour être en mesure de contrer leurs éventuels effets indésirables sur la mémoire et le cerveau.


Un traitement ralentit l'évolution 

samedi 1 septembre 2018, 11:22 des formes progressives
Un nouveau médicament qui vise à ralentir la forme progressive de la maladie a été mis au point par des chercheurs américains. Une grande première.
C'est un nouvel espoir pour les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP). Dans la revue New England Journal of Medicine*, des chercheurs américains ont indiqué avoir mis au point le premier traitement qui permet de ralentir l'évolution de la phase progressive de la maladie.
La sclérose en plaques est une maladie auto-immune du système nerveux central. Elle provoque un dérèglement du système immunitaire qui ronge la myéline, la gaine qui protège les fibres nerveuses. En général, cela entraîne des poussées inflammatoires caractérisées par une faiblesse musculaire, des paralysies et des troubles du langage, de l'équilibre et de la vision.
La phase progressive est responsable du handicap
Deux formes de SEP se différencient. La majorité des patients connaissent aujourd'hui la phase rémittente. Elle se caractérise par des successions de poussées et de rémissions, et apparaît dès le début de la maladie. Certaines personnes traversent cette phase durant toutes leurs vies. Il existe une dizaine de traitements qui permettent de ralentir voire stopper l'évolution de cette phase.
Mais selon l'Association de recherche sur la sclérose en plaques (Arsep), 10 à 15% des patients sont ensuite confrontés à la phase progressive. Ils ne souffrent alors plus de poussées, mais le handicap prend place et progresse parfois rapidement, ou à l'inverse lentement. Jusqu'à présent, aucun traitement n'avait été mis au point pour ralentir la progression de cette phase.
La progression de la maladie ralentie de 48%
Pourtant, les patients pourraient être bientôt soignés, grâce à l'ibudilast. Il s'agit d'un médicament utilisé depuis 1989 pour traiter l'asthme et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) au Japon. Selon les scientifiques américains, il serait efficace pour traiter la forme progressive de la SEP. D'après leurs tests effectués sur 255 pendant 96 semaines, le médicament réduit de 48% la progression de la maladie, en comparaison avec un placebo.
Mais le traitement n'est pas encore parfait. Il peut entraîner des effets secondaires en provoquant des maux de tête, des troubles gastro-intestinaux et peut être responsable de dépression. Pour l'heure, les scientifiques vont donc poursuivre leurs recherches pour améliorer la formule du médicament. Bientôt, un essai de phase 3 devrait voir le jour.
En France, plus de 100 000 personnes sont touchées par la sclérose en plaques. Chaque année, 5 000 nouveaux cas sont diagnostiqués. Aujourd'hui, trois femmes contre un homme sont concernées par la maladie. Une évolution marquante puisque dans les années 50, ce chiffre n'était que de deux femmes pour un homme.

Fertilité:

mardi 3 juillet 2018, 07:51
création d'ovaires artificiels pour aider les femmes à avoir des enfants après un cancer
Des chercheurs danois sont parvenus à créer des ovaires artificiels fonctionnels afin de permettre à des femmes, dont la fertilité aurait été endommagée par un traitement lourd, d'avoir des enfants. Une avancée majeure passionnante.
Des chercheurs de l'hôpital Rigshospitalet de Copenhague, au Danemark, ont mis au point des ovaires artificiels pour permettre aux femmes d'avoir des enfants après un traitement contre le cancer ou autres thérapies nuisant à la fertilité (ménopause précoce, sclérose en plaques, bêta-thalassémie...).
D'ores-et-déjà, nombre d'entre elles font congeler leurs tissus ovariens avant de suivre leur traitement, puis réimplanter après leur guérison. Mais si la pratique est sûre, elle comporte des risques : en cas de cancer lourd, comme celui des ovaires ou d'une leucémie par exemple, il est possible que des cellules cancéreuses aient envahi les tissus ovariens prélevés et qu'elles soient, de fait, réimplantées dans le corps. La maladie peut donc réapparaître.
Des tissus ovariens dépouillés de toutes cellules
En partant de ce constat, les chercheurs ont mis au point des ovaires artificiels, une meilleure alternative à l'infertilité provoquée par certains traitements lourds selon eux. Pour cela, ils ont dépouillé le tissu ovarien de toutes ses cellules, y compris des cellules cancéreuses cachées, laissant un tissu nu fait en grande partie de collagène. Ils l'ont ensuite ensemencé avec des centaines de follicules, des cellules contenant l'ovocyte qui est relâché pendant l'ovulation.
Au total, 958 follicules ont été prélevés chez 286 femmes, âgées en moyenne de 28 ans (16 à 43 ans). Le nombre de follicules prélevés chez chaque femme variait de 1 à 13 (moyenne de 3,3 follicules /patient, médiane de 3,0). Le fluide a été centrifugé et immédiatement stocké à -80°C ou, dans certains cas, congelé instantanément dans de l'azote liquide. Leur étude, publiée dans la revue Frontiers in Endocrinology, sera présentée ce lundi à la réunion annuelle de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d'Embryologie à Barcelone.
"Un travail rassurant", une étude "passionnante"
Susanne Pors, l'une des chercheuses, expliquera comment l'équipe est parvenue à implanter un ovaire artificiel contenant 20 follicules humains dans une souris et qu'un quart d'entre eux ont survécu pendant au moins trois semaines. Pendant ce temps, les vaisseaux sanguins avaient commencé à se développer autour de l'ovaire. Si cette étude est une avancée spectaculaire, Susanne Pors précise néanmoins "qu'il faudra de nombreuses années avant que l'expérience ne soit menée sur une femme. Cinq à 10 ans de travail sont nécessaires pour que les ovaires artificiels soient prêts".
Nick Macklon, directeur médical à la London Women's Clinic, a déclaré à The Guardian que même si le risque de contracter à nouveau un cancer à partir de tissus ovariens congelés était faible, le risque était réel. "Nous ne pouvons pas le faire à cause de cette préoccupation dans certains cas", a-t-il expliqué, saluant les résultats "passionnants" de cette étude prometteuse. Stuart Lavery, gynécologue consultant à l'hôpital Hammersmith, a ajouté: "Ce sera très rassurant, si ce travail se concrétise, que les patientes puissent recevoir la greffe en sachant qu'il n'y a aucun risque de réintroduire le cancer". Les médecins semblent donc unanimes quant au caractère novateur et révolutionnaire de cette avancée.

Le bicarbonate de soude pour lutter

dimanche 29 avril 2018, 09:43 ... contre les maladies auto-immunes?
Selon des chercheurs américains, une dose quotidienne de bicarbonate de soude pourrait aider à réduire l'inflammation destructrice engendrée par les maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde ou la sclérose en plaques.
(...) Des chercheurs du Medical College of Georgia (Etats-Unis) viennent de lui trouver une nouvelle utilité : apaiser le système immunitaire. Leur recherche a été publiée dans The Journal of Immunology.
Le bicarbonate "apaise" la rate
Dans les maladies auto-immunes telles que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques ou encore la maladie de Basedow, notre propre système immunitaire nous attaque. Des chercheurs viennent de découvrir que le bicarbonate de soude apaisait les réactions inflammatoires ce qui pourrait être une nouvelle piste pour lutter contre les maladies auto-immunes.
(...)
Les macrophages changent de forme
(...)
Article intégral - Source (en anglais):
The Journal of immunology
Kousmine mettait l'accent sur l'équilibre acido/basique de notre corps (pour la sep entre autre).
Avec notre façon de nous alimenter, notre organisme est plutôt acidifié, donc il faut le combattre.
Par l'alimentation (privilégier les aliments basifiants au détriment de ceux acidifiants) et/ou prendre du bicarbonate (qui est extrêmement basifiant).
Par contre, il peut y avoir un effet secondaire pas très agréable (pour les autres), les gaz rejetés (pet) deviennent très nauséabonds . Pour remédier à cela, on prend en même temps de l'acide L-ascorbique (vitamine C) qui est un acide très volatil et n'acidifie PAS le corps.
La rate, son rôle et les effets de son ablation
Le rôle de cet organe n'est pas encore bien connu. On retiendra que la rate a un rôle dans l'épuration sanguine. Elle capte aussi bien les germes que les cellules vieillies ou dégénérées. Elle en assure ensuite l'élimination.
Ce rôle est favorisé par la structure de l'organe. Le sang circule dans une multitude de petit vaisseaux entourés de cellules de défense (cellules lymphoïdes dans la pulpe blanche formant des manchons périartériolaires ou follicules de Malpighi, et phagocytes dans la pulpe rouge). Ces cellules repèrent les bactéries et les cellules altérées, fabriquent des anticorps et les détruisent.
Les troubles liés à la rate
Dans un certain nombre de maladies, la rate peut grossir, on parle de splénomégalie. On décrit lors des splénomégalies des phénomènes d'anémie. Cette anémie, inconstante, pourrait être liée à deux mécanismes :
1) un mécanisme de destruction des cellules saines et en particulier des hématies (ou globules rouges), les cellules de défenses détruiraient dans la rate des cellules saines de passage.
2) un mécanisme de séquestration sanguine. La rate, de par son volume, garderait en stock une partie importante de la masse sanguine, d'où une anémie "relative", c'est à dire que la masse de sang séquestrée dans la rate apparaît comme un manque pour le reste de l'organisme.
Troubles liés à l'ablation de la rate.
Après ablation d'une rate, accident ou traitement, on constate une augmentation passagère des plaquettes et des globules blancs. La rate a aussi pour rôle d'épurer le sang des bactéries et des cellules vieillies. Les conséquences de l'ablation vont tourner autour de cela.
On voit apparaître durant la période qui suit l'ablation (3 semaines), des phénomènes thrombo-emboliques (phlébite) plus fréquents que dans le reste de la population. La mise sous anticoagulants est donc de rigueur jusqu'à normalisation du taux de plaquettes, ces dernières étant les principales responsables de ces accidents. Le traitement préconisé est la mise en post opératoire sous anticoagulants.
On voit également des poussées infectieuses sévères d'évolution extrêmement rapide (fulminante) plus fréquemment que dans la population normale. Ces septicémies s'accompagnent souvent de troubles de la coagulation visibles par la présence d'hématomes cutanés (CIVD). Elles peuvent survenir plusieurs années après la splénectomie. Le principal germe en cause est le pneumocoque. Le traitement passe par l'antibiothérapie efficace lors de la septicémie, mais aussi en prévention par le vaccin anti-pneumocoque.
La rate est un organe situé en haut à gauche de l'abdomen, sous la dernière côte et accolé à l'estomac. Même si la rate se situe dans l'abdomen, elle n'a aucun rapport avec la digestion. Elle joue principalement des fonctions immunologiques et sanguines.
C'est un organe fragile et mou. La rate, très riche en vaisseaux, pèse en moyenne 300 grammes chez un adulte, mais peut aussi assez facilement changer de volume. Elle se compose de deux parties :
  • La pulpe rouge qui filtre les globules rouges (hématies) et en stocke une partie.
  • La pulpe blanche qui sert à la défense immunitaire de l'organisme.
Avant la naissance, chez le foetus, la rate permet la fabrication des globules rouges et des autres cellules de la circulation sanguine. Ensuite, cette fonction s'arrête. Chez l'enfant et à l'adulte, les globules rouges sont produits par la moelle osseuse (dans les os), et la rate sert alors à stocker les globules rouges.
Certains lymphocytes (une variété de globules blancs servant à la défense immunitaire) sont également fabriqués dans la rate.
De plus, la rate a un rôle de stockage d'une partie des plaquettes, ces cellules qui interviennent dans la coagulation du sang.
En médecine chinoise
A noter que pour la médecine chinoise, la rate est un organe spécifique qui a une fonction très particulière,et très différente des propriétés identifiées dans la médecine occidentale. En acupuncture, on peut agir sur cet organe en piquant des points qui se situent sur le méridien de la rate (sur le membre inférieur et l'abdomen).
Traumatismes de la rate. La rate est un organe fragile et très vascularisé. De ce fait les traumatismes de la rate sont très fréquents, notamment lors de traumatismes basithoraciques gauches. Ils exposent à une hémorragie qui peut être très sévère en cas de rupture de la capsule splénique : ceci peut aboutir à la formation d'un hémopéritoine avec choc hémorragique secondaire. Si la capsule est respectée, l'hémorragie sera moins abondante et se formera un hématome sous-capsulaire. La rupture de la rate après un effort violent est une complication rare mais classique de la mononucléose infectieuse.
Théories archaïques
Les anciens disaient qu'en automne il fallait "faire rire la rate", en mangeant des racines (panais, radis noir, pissenlit, etc.). Ce qui permettait de mieux supporter le froid et d'être de meilleure humeur. La rate, selon la théorie des humeurs, servait surtout à réguler les humeurs. Si on mangeait assez de racines, on évitait les dépressions liées à l'hiver.
Les Anciens attribuaient à la rate de nombreuses propriétés dont celle de provoquer les points de côté et de nuire par conséquent à la course. On croyait ainsi que les Anciens desséchaient la rate des coureurs et de leurs chevaux pour en améliorer les performances.
On peut très bien vivre, et vivre longtemps, sans rate.
Principale conséquence notable, une plus grande sensibilité vis à vis des infections, ce qui suppose des vaccinations à jour, notamment vis à vis de certains germes potentiellement dangereux, comme le pneumocoque par exemple.
De même le recours plus volontiers à une antibiothérapie en cas d'infection qui "traine" ou qui menace de se compliquer.
Des chercheurs viennent de découvrir que la rate, accablée par les sportifs et crainte par les chirurgiens, avait une fonction essentielle pour le système immunitaire.
Longtemps considérée par les Anciens comme le siège de nos humeurs, cette éponge de 300 grammes, gorgée de sang, vit cachée sous les côtes, avec le diaphragme et l'estomac comme voisins. Seuls les hématologues et les chirurgiens connaissent ce lieu de stockage de 30 % de nos plaquettes sanguines (responsables de la coagulation) et connu comme réserve de lymphocytes.
Or, une équipe de chercheurs de la Harvard Medical School et du Massachusetts General Hospital de Boston vient de lui trouver (Science du 30 juillet 2009) une fonction essentielle dans le système de défense du corps. La rate est en fait un réservoir, une caserne où une armée de réserve de soldats du corps, des cellules appelées monocytes, patientent par millions.
En cas de traumatisme avec invasion de microbes pathogènes, la rate est capable de se contracter et d'expulser dans le sang une multitude de ces soldats pour aller combattre l'ennemi. La rate "qui se dilate", comme dans la chanson, peut passer de 300 grammes à 1,5 kilo. C'est le "cimetière des globules rouges" et, comme la moelle osseuse, elle produit des cellules sanguines.
Ulrich von Adrian, immunologiste à Harvard, est assez surpris: "Si on devait deviner où est la source originelle de ces cellules spécialisées, on aurait naturellement tendance à penser qu'elles viennent de la moelle osseuse plutôt que de la rate."
Mort prématurée
Comme un diverticule ou un appendice intestinal, la rate n'a pas eu de fonction noble dans l'histoire de la médecine. Seuls les chirurgiens s'en méfient: avec sa mince et fragile capsule, elle peut, en cas de traumatisme thoracique gauche, se fissurer et provoquer des hémorragies très graves. Le journaliste de TF1, Patrick Bourrat, renversé un jour de décembre 2002 au Koweït par les 57 tonnes d'un char américain, est mort d'une rupture de rate non diagnostiquée.
De nombreux coureurs ont été "dératés" dans l'histoire de l'athlétisme : Ron Clarke, le champion australien de fond et de semi-fond dans les années 1960, mais aussi - plus surprenant - une partie des coureurs de fond de la délégation allemande aux Jeux olympiques de 1936, qui avaient été opérés de la rate préventivement (pour soi-disant éviter crampes et points de côté).
La découverte américaine confirme cette notion médicale que les "dératés" ont un risque de mort prématurée. Une étude parue dans The Lancet en 1977 a comparé 570 vétérans américains du deuxième conflit mondial, ayant eu la rate ôtée du fait de blessures traumatiques pendant le conflit, et un groupe identique de vétérans blessés mais ayant gardé leur rate. Les hommes "dératés" ont deux fois plus de risque de mourir de maladies cardio-vasculaires que les autres. D'où l'importance de garder sa rate longtemps.
Pathologies de la rate
Splénomégalie : augmentation du volume de la rate. Il s'agit de la manifestation la plus classique des différentes maladies qui peuvent toucher cet organe. On parle de splénomégalie lorsque la rate devient palpable.
Lymphome non hodgkinien : cancer le plus répandu du système lymphatique, il touche environ 16 personnes sur 100 000. Ce cancer se forme lorsque les lymphocytes, fabriqués notamment dans la rate, prolifèrent de façon désordonnée et incontrôlée. Il survient le plus souvent vers l'âge de 60 ans et touche en moyenne 10% des patients infectés par le VIH.
Maladie de Hodgkin : deuxième type de cancer qui touche le système lymphatique. Elle se développe généralement dans les ganglions lymphatiques ou l'aine, mais peut également se propager à la rate.
Kyste de la rate: pathologie rare généralement découverte fortuitement. Ils peuvent être congénitaux ou acquis. Il en existe plusieurs types, dont le kyste épidermoïde qui se développe préférentiellement chez les jeunes, avec une majorité des cas chez les filles.
Calcification des parois de la rate: Généralement molles, il arrive que les parois de cet organe lymphatique se calcifient. Ce phénomène est généralement annonciateur du développement d'un kyste. De nombreuses pathologies (maladie de Bennett, anémie infantile pseudo-leucémique de Jaksch) peuvent engendrer chez le nourrisson une augmentation importante du volume de la rate.
Certains médicaments comme la quinine et l'adrénaline peuvent être responsables de contraction de la rate (ou spléno-contraction).

Organe mou et fragile, la rate peut exploser en cas de gros choc. Dans ce cas, le sang retenu dans la rate se déverse et peut provoquer une hémorragie. Il faut alors retirer la rate très rapidement.

Gélules aphrodisiaques H/F

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Vitamine B8 ou Biotine

lundi 12 mars 2018, 10:36 Petit rappel
Autrefois Vitamine H
LES ALIMENTS LES PLUS RICHES EN BIOTINE
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lentille
soja
foie de bœuf
son
germe de blé
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riz brun complet
noix et graines
kéfir-yogourt-lait-fromage
L'utilité de la biotine ou vitamine B8
Vitamine hydrosoluble membre du complexe vitaminique B.
vitamine B8 - biotine - vitamine H - coenzyme R
Elle est parfois appelée à tort: vitamine B7. (La vit. B7 est synthétisée par le corps humain et s'appelle Inositol).
Relativement stable. Perte par la cuisson à l'eau.
La préparation culinaire occasionne une perte minime.
Il existe une grande variabilité dans la bio-disponibilité de la biotine.
La biotine présente dans le maïs est facilement disponible. Tandis que dans la plupart des céréales elle est seulement de 20 à 40%.
Fait partie de nombreux produits cosmétiques et produits santé pour la peau et les cheveux.
Par contre, la biotine n'est pas absorbée par la peau. Des suppléments en biotine peuvent être recommandés pour lutter contre la perte de cheveux.
Largement présente dans une grande variété d'aliments d'origines animale ou végétale, mais souvent à faibles concentrations.
La gelée royale et la levure de bière sont parmi les seuls aliments qui contiennent de grandes quantités de biotine.
FONCTIONS DE LA BIOTINE - VITAMINE H
Nécessaire :
à la croissance cellulaire
au métabolisme des lipides
au métabolisme des acides aminés
production d'acides gras

Joue un rôle dans le cycle de Krebs (production d'énergie au cours de la respiration qui utilise l'oxygène comme "comburant").
Aide au maintien d'un niveau constant de sucre sanguin.
Les bactéries intestinales d'un corps humain en santé produisent généralement une quantité suffisante quotidienne de biotine.
Les enzymes dépendants de la biotine ont des fonctions essentielles dans le métabolisme des nutriments.
Important pour la santé de la peau, des cheveux et des ongles.
CARENCES EN BIOTINE - VITAMINE H
Dans un corps en santé, la déficience est relativement rare et bénigne. Elle peut se traiter avec des suppléments.
Facteurs qui influencent les besoins en biotine :
alcoolisme
tabagisme (surtout chez les femmes)
personnes âgées
athlètes
grossesse
allaitement
épilepsie
brulés
gastrectomie partielle
anomalie génétique
troubles héréditaires de la carence en biotine
déficit en enzymes qui traitent la biotine (la biotinidase)
antibiotiques
stress
une consommation excessive de blancs d'œufs crus (20 oeufs/jour)
Symptômes de carence :
faiblesse générale
troubles de croissance
manque d'appétit
insomnie
nausées
pâleur de la langue
douleurs musculaires
symptômes dermatologiques
répartition inhabituelle de la graisse faciale ("biotin-deficient face")
dermatite
perte de cheveux
absence ou perte de pigments dans les cheveux
épaississement ou raccourcissement des os
syndrome "Fatty Liver and Kidney" (FLKS)
erruptions cutanées écailleuse rouge de courtes durées :
autour des yeux
autour du nez
autour de la bouche
dans la région génitale
symptômes neurologiques: dépression - hallucinations - léthargie
perte des réflexes
engourdissement, fourmillement des extrémités
chez le bébé:
desquamation du cuir chevelu et de la peau du visage
diarrhée persistante

EXCÈS DE BIOTINE - VITAMINE H
Il ne semble pas y avoir de risque accompagnant une forte de dose de biotine.
30 µg DE BIOTINE - VITAMINE H
SE RETROUVE DANS
40 g                foie de veau
90 g                arachides
2 œufs
150 ml boisson de soja
150 g                flocons d'avoine
190 g                champignons
440 g                épinards
470 g                fromage cottage
600 g                viande de porc
860 g                pain complet (de froment)
Sources :
1- Biotine. Mervyn, Léonard. Dictionnaire des vitamines. Québec/Amérique.
2- Balch, James.F. Prescription for Nutritional Healing. Avery Publishing Group. New York
3- Vitamine B8. Vitamines et Sels minéraux. Société Suisse de Nutrition.
http://www.sge-ssn.ch/f/ecole/materiel_didactique/serie_de_transparents_didactiques/ [Consulté le 28 août 2009]
4- Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments.
http://www.afssa.fr/index.htm [Consulté le 23 août 2009]
5- Santé Canada. Médicaments et produits de santé. Biotine.
http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/prodnatur/applications/licen-prod/monograph/mono_niacin-fra.php [Consulté le 21 août 2009]
6- Association Canadienne de Dermatologie.
http://www.dermatology.ca/french/media/news/sun_exposure_vitd.html [Consulté le 20 août 2009]
7- Société Canadienne du Cancer.
http://cancer.ca/ccs/internet/standard/0,3182,3172_150407210_170547534_langId-fr,00.html [Consulté le 21 août 2009]
8- Le Conseil Européen de l'Information sur l'Alimentation.
http://www.eufic.org/index/fr/ [Consulté le 22 août 2009]
9- Les légumes et les fruits, source de micronutriments protecteurs. Caducee.net. Au service des professionnels de santé.
http://www.caducee.net/DossierSpecialises/nutrition/aprifel/micronutriments.asp [Consulté le 26 août 2009]
10- Biotine. Larousse Médicale de Collectif. Edition 2006
http://www.phac-aspc.gc.ca/fa-af/index-fra.phpl [Consulté le 27 août 2009]
11- Dietary Reference Intakes for Thiamin, Riboflavin, Niacin, Vitamin B6, Folate, Vitamin B12, Pantothenic Acid, Biotin, and Choline, 2000. Institute of Medicine, Food and Nutrition Board.
12- Vitamin Ampel. Biotin - Das Hautvitamin. Sven-David Müller-Nothmann. Knaur Ratgeber Verlage. 2006. Deutschland.
13- Fichier canadien sur les éléments nutritifs (version 2005)
14- Base Afssa/Ciqual 1995.
15- Vitamin-Lexikon für Ärzte, Apotheker und Ernährungswissenschaftler. Biotin. K.-H. Bässler, I. Golly. D. Loew und K. Pietrzik.Komet Verlag GmbH. Köln.


ATTENTION: A RETENIR!

Sep et légumes secs
mardi 9 août 2016, 06:16
Le microbiote intestinal impliqué dans la SEP
Longtemps suspectée, l'existence d'une connexion entre les bactéries qui peuplent notre intestin et les affections de nature auto-immune ne fait aujourd'hui plus guère de doute. A tel point qu'en gastro-entérologie, on évalue déjà l'impact des transplantations fécales sur le cours évolutif des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin.
Dans le domaine neurologique, une équipe américaine a comparé la composition microbienne (reflet du microbiote intestinal) via l'analyse de l'ADN fécal d'échantillons de selles provenant de 60 sujets atteints de SEP (sclérose en plaques) et de 43 sujets témoins. Les résultats ouvrent des perspectives intéressantes en termes de compréhension de la maladie et de conduite du traitement.
Modulation immunitaire
Par rapport aux selles des témoins, les selles provenant des sujets atteints de SEP ont des concentrations plus élevées de Methanobrevibacter et d'Akkermansia et, au contraire, moins élevées de Butyricimonas, des espèces bactériennes dont des travaux antérieurs ont montré l'implication dans l'inflammation ou l'association à l'auto-immunité.
Plus important, les investigateurs ont pu montrer que ces variations de la flore microbienne allaient de pair avec des modifications d'activité de gènes impliqués dans la maturation des cellules présentatrices d'antigène et dans les voies de signalisation interféron et NF-kB des cellules T et des monocytes, deux cellules clés du système immunitaire.
Des implications thérapeutiques?
En comparant les flores de sujets traités et de sujets non-traités, les investigateurs ont également pu constater que les traitements visant à modifier le cours évolutif de la maladie contribuaient à un certain degré de normalisation de la flore intestinale, par exemple en renforçant Prevotella et Sutterella, qui sont en général diminués par rapport aux témoins chez les sujets non traités.
Cette constatation laisse supposer que la modification du microbiote intestinal pourrait être un acteur du bénéfice thérapeutique. Et, partant de là, il est même possible d'imaginer que repérer chez des sujets à risque les variations de flore mises en évidence dans ce travail, et les corriger, pourrait empêcher la maladie de se déclarer.
A suivre
Dr Jean-Claude Lemaire
Référence
Jangi S et coll. : Alterations of the human gut microbiome in multiple sclerosis. Nat Commun. 2016 ; 7 : 12015.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4931233/
Précisions supplémentaires apportées par une amie médecin (lire entre guillemets)
Les patients sous traitement modificateur de la maladie avaient augmenté l'abondances des genres Prevotella par rapport aux patients non traités. Bien que Prevotella a été signalé à être augmentée dans la polyarthrite rhumatoïde et inflammatoire de l'intestin maladie, Prevotella a déjà été corrélée à la consommation de régimes riches en fibres, dont le principal substrat, les fibres, peut entraîner la génération du métabolite  butyrate immuno-régulateur
Nous avons constaté que Prevotella était faible dans la SEP non traités, et que le traitement avec un traitement modificateur de la maladie était associée à une augmentation de l'abondance relative de Prevotella. Dans une cohorte plus petite de 20 patients atteints de SEP par rapport aux 40 contrôles au Japon, les auteurs ont détecté une diminution de Prevotella11 dans la SEP. Compte tenu de cette conclusion cohérente, les études futures de l'enquête sur le rôle de Prevotella dans MS sont garantis.
“La bactérie Prevotella est en diminution dans la SEP. Chez les patients traités, elle augmente;
On peut augmenter cette bactérie en mangeant des fibres (des légumineuses) mais pas que; je ne sais même pas si on trouve ces bactéries en "comprimés"...
Il y a augmentation d'une bactérie qui fait du méthane et d'un autre et baisse d'autres espèces de bactéries.
Et, pour vous aider j'ai cherché:
Que sont les légumineuses?
Les légumineuses, souvent appelées “"égumes secs", désignent les graines comestibles présentes dans les gousses. Regroupant le plus grand nombre d'espèces végétales, les légumineuses sont très utiles à l'homme, que ce soit pour l'alimentation ou l'industrie.
Elles regroupent les 3 catégories suivantes :
Fèves et haricots secs (vive le cassoulet toulousain!): haricots blancs, rouges, noirs, romains, pinto, mungo, adzuki, soja…
Lentilles: vertes, brunes, noires, rouges…
Pois secs: cassés, entiers, chiches…
Le soja, l'arachide, le haricot, les pois, les fèves et les lentilles sont les légumineuses les plus cultivées dans le monde.
Le saviez-vous?
Même si elles semblent plus proches des noix, les arachides (cacahuètes) font partie de la famille des légumineuses. (Voila pourquoi, perso, je suis adict aux fruits secs!!!!)
Cependant, les personnes allergiques aux arachides ne doivent pas pour autant éviter les légumineuses. La plupart des personnes allergiques à cet aliment n'ont pas de réaction avec les haricots, les pois ou encore les lentilles.




Découverte importante!

mardi 3 janvier 2017, 09:31
Psoriasis, lupus, sclérose en plaques... un gène peut rendre les femmes plus vulnérables aux maladies auto-immunes
Pourquoi les femmes sont-elles davantage touchées par les maladies auto-immunes que les hommes ? Les hormones sexuelles constituent la principale piste pour expliquer cette différence, mais selon des chercheurs américains, l'origine se trouve dans l'expression d'un gène.
Une maladie auto-immune comme le psoriasis, les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus ou le vitiligo, se caractérise par un dysfonctionnement du système immunitaire. Ce dernier s'attaque aux propres cellules de l'organisme, qu'il considère comme des ennemis.
"Le système immunitaire devient alors pathogène et induit des lésions tissulaires ou cellulaires", explique l'Inserm*. Parmi les facteurs de risque, l'institut précise qu'elles touchent préférentiellement les femmes et que "le rôle des hormones sexuelles féminines rend compte, en majeure partie, de cette observation". Mais des chercheurs de l'université du Michigan (Etats-Unis) ont découvert une autre raison qui pourrait expliquer cette incidence et celle-ci ne serait pas liée aux hormones sexuelles.
"Notre équipe a identifié une différence d'expression génétique entre les sexes qui est associée à la sensibilité aux maladies auto-immunes", explique l'auteur principal de l'étude le Pr Johann Gudjonsson qui s'est plus particulièrement intéressé aux maladies auto-immunes de la peau (lupus, vitiligo). Les chercheurs ont étudié l'expression des gènes dans la peau de sujets sains, à partir d'échantillons de biopsie cutanée de 31 femmes et 51 hommes.
Une différence importante au niveau d'un gène
"Nous avons trouvé des différences frappantes dans l'expression des gènes entre les femmes et les hommes", explique le Pr Yun Liang, l'un des auteurs de l'étude. Au total, 661 gènes ont été exprimés différemment selon les sexes. Beaucoup de ces gènes avaient une fonction immunitaire".
A la suite de cette découverte, les chercheurs ont été en mesure d'identifier la cause de cette importante différence. Leur étude explique qu'ils ont découvert un gène clé appelé VGLL3, qui fait office de "commutateur principal" du réseau immunitaire de l'organisme, un régulateur maître du réseau immunitaire.
"Cette voie inflammatoire jusqu'alors inconnue favorise l'auto-immunité chez les femmes, explique le Pr Gudjonsson. VGLL3 était également actif chez les hommes atteints de maladies auto-immunes". Les chercheurs ont par ailleurs établi que cette voie inflammatoire n'était pas hormonalement réglementée, à savoir qu'il n'y a aucune preuve de l'implication de l'œstrogène ou de la testostérone.
Mieux comprendre l'origine de la différence hommes-femmes
Or, la recherche actuelle sur les différences entre les sexes dans les maladies auto-immunes se concentre principalement sur l'étude des effets des hormones sur le système immunitaire des femmes. "L'identification d'un mécanisme distinct pourrait constituer un énorme progrès dans la recherche auto-immune axée sur le genre", ajoute le Pr Gudjonsson.
Selon les chercheurs, il s'agit de la première étude à démontrer de façon concluante qu'il est essentiel pour la recherche dans ce domaine d'étudier et d'analyser les échantillons féminins et masculins différemment. Par ailleurs, "en apprendre davantage sur le processus de ce type de maladies dans chaque sexe fournira des opportunités pour des interventions thérapeutiques que nous n'imaginions pas avant, y compris pour la prévention et le traitement", concluent les chercheurs.
*Institut national de la santé et de la recherche médicale

Inespéré!

samedi 13 août 2016, 14:36
Moelle osseuse: Des chercheurs sont parvenus à réaliser une greffe de cellules souches sur des souris sans avoir recours à une chimiothérapie.
Pourra-t-on bientôt bénéficier de greffes de moelle osseuse sans avoir à subir de chimiothérapie? Des chercheurs le pensent après avoir mené avec succès une expérience sur des souris, dont les résultats ont été publiés dans la revue Science Translational Medicine.
Sur le modèle de l'immunothérapie
Actuellement, une transplantation de moelle osseuse ne peut avoir lieu qu'après une chimiothérapie ou une radiothérapie afin de détruire en premier lieu les cellules souches du patient, avant de greffer les nouvelles. Ce traitement souvent toxique et agressif peut rendre l'opération chirurgicale dangereuse, voire fatale dans un cas sur cinq. Par ailleurs, il est susceptible d'endommager les organes, ou de créer des lésions nerveuses et cérébrales.
La méthode développée par l'équipe de scientifiques de l'université de Stanford ressemble à celle utilisée dans l'immunothérapie, où les patients atteints d'un cancer suivent un traitement qui "entraîne" leur système immunitaire à tuer lui-même les cellules cancéreuses.
Les chercheurs ont ainsi mis au point une nouvelle approche comprenant un anticorps et des agents biologiques qui aident le système immunitaire des souris à réduire de lui-même les cellules souches autochtones, pour ensuite céder la place aux cellules du donneur.
Toutes les maladies concernées
"Si ça marche sur l'homme comme ça a marché sur les souris, nous espérons que le risque de décès passe de 20% à zéro", s'enthousiasment les chercheurs. Si la méthode s'avérait effectivement fonctionnelle chez l'homme, elle pourrait aider à améliorer les traitements de certaines maladies auto-immunes telles que le lupus, le diabète juvénile, la sclérose en plaques, ainsi que les greffes d'organes ainsi que certains cancers, listent les auteurs.
En fait, "il n'y a presque pas de maladie ou de greffe d'organe qui ne soit pas concernée par cette étude", résument-ils. Des études sur l'homme devraient bientôt être réalisées.







Les compléments alimentaires à base de substance à but nutritionnel ou physiologique doivent être tenus hors de portée des enfants et sont à utiliser dans le cadre d'une alimentation variée et d'un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée.


AVERTISSEMENT

Toutes les informations données ici le sont à titre indicatif. Veuillez ne pas (ne jamais) cesser le traitement médical habituel conseillé par votre médecin ou votre spécialiste.
Avant d'utiliser un quelconque produit acheté dans ce site
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veuillez demander conseil auprès d'un membre diplômé: médecin, médecin spécialiste, pharmacien pour être sûr-e que la tisane, gélule, ou HE ou autre produit dit de phytothérapie ne sont nullement contre-indiquées avec votre traitement médicamenteux habituel.






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