Acides aminés non-essentiels








Les acides aminés cystéine, méthionine, homocystéine et taurine contiennent du soufre, de même que quelques enzymes communes (par ex.: le coenzyme A) à toutes les cellules vivantes.
SelsMinéraux


Ci-après des informations complémentaires sont rajoutées à chaque fois que de nouvelles recherches apportent des informations supplémentaires. Cela peut entraîner des répétitions que vous voudrez bien pardonner. Merci d'avance.



Alanine

L'Alaline est un acide aminé non essentiel présent dans la viande et le poisson. Il est hydrophobe et synthétisé par les cellules musculaires. Il est recommandé d'en consommer entre 500 et 2000 mg par jour. Son rôle dans l'organisme est multiple, car il intervient à la fois au niveau du système nerveux mais également au niveau du système immunitaire.
La L-alanine est un des 22 acides aminés codés génétiquement. Elle est hydrophobe, possède un groupement méthyle latéral, et est le deuxième plus petit acide aminé parmi les 22 derrière la glycine. L'alanine est un acide aminé non essentiel et a été isolée dès 1879. La dénomination IUPAC est acide 2-aminopropanoïque ou acide α-aminopropionique.
On trouve également dans la nature l'énantiomère D-alanine, qui participe en particulier à la construction du peptidoglycane, le constituant principal de la paroi des bactéries.
La D-alanine est formée à partir de L-alanine par l'action d'une isomérase, l'alanine racémase.
La L-alanine est créée dans les cellules musculaires au départ du glutamate dans un processus appelé transamination.
Action dans le corps humain
Dans le foie, l'alanine se transforme en pyruvate. De plus, l'alanine aminotransférase (ALAT) catalyse la réaction dans laquelle le groupement aminé de l'alanine est au α-cétoglutarate. C'est un acide aminé aliphatique.
La phénylalanine participe à la formation des hormones thyroïdiennes
Apports alimentaires et quantités associées
L'alanine est surtout présente dans la viande et le poisson. Il est recommandé de consommer entre 500 et 2000 mg d'alanine par jour.

Asparagine 

L'asparagine est un acide aminé non essentiel, il est synthétisé par l'organisme. L'asparagine est un dérivé (amine) de l'acide aspartique.
L'asparagine fut le premier acide aminé découvert en 1806 par Louis-Nicolas Vauquelin qui étudiait alors les asperges, d'où son nom.
On associe souvent l'odeur caractéristique des urines après avoir mangé des asperges à l'asparagine, mais certains scientifiques sont en désaccord et impliquent d'autres substances comme les méthanethiols.
L'acide aspartique (dont l'anion s'appelle aspartate) est un acide carboxylique. C'est un acide dicarboxylique, polaire. C'est l'un des 22 acides aminés codés génétiquement.
Action dans le corps humain
L'asparagine permet le bon fonctionnement du système nerveux, il intervient notamment sur les états d'excitations. Il permet la conversion des acides aminés dans le foie.
L'acide aspartique est un composé issu du cycle de l'urée. Il participe à la formation des anticorps et des cellules de l'immunité. Il intervient également dans la glycogénèse, processus permettant d'apporter l'énergie aux cellules de l'organisme.
Apports alimentaires et quantités associées
On retrouve l'asparagine dans les produits tels que la viande, les œufs et les produits laitiers. . On en retrouve également dans les asperges.
Acide aspartique et aspartame
L'acide aspartique représente 40 % des produits de dégradation de l'aspartame
On retrouve l'acide aspartique dans le poisson, la viande et les cacahuètes. On recommande d'en consommer entre 500 et 2000 mg par jour.

Arginine 

L'arginine (abrégée en Arg ou R) est un acide aminé. Elle fait partie des 20 principaux acides naturels constitutifs des protéines (et donc codée par le code génétique) sous sa forme chirale L-arginine. Son rayon de Van der Waals est égal à 148 Å.
Elle est également dérivée de la guanidine, produite à partir du guano.
L'arginine peut être dégradée et ainsi servir de source d'énergie, de carbone et d'azote à la cellule qui la consomme. De nombreuses voies différentes ont été mises en évidence dans l'ensemble des organismes vivants connus
Rôles
Il s'agit d'un acide aminé qualifié de "non essentiel", ce dernier pouvant être synthétisée par l'organisme humain. Il est un constituant des protéines.
Il permet la synthèse du monoxyde d'azote (NO) par la NO synthase, intervenant ainsi dans la vasodilatation des artères.
La concentration sanguine d'une forme méthylée de l'arginine, l'homoarginine, serait corrélée avec un meilleur pronostic à la suite d'un accident vasculaire cérébral.
L'arginine est un composant fréquemment utilisé dans les boissons énergisantes. Elle a été utilisée en particulier par Red Bull en France, en remplacement de la taurine lorsque cette dernière était encore interdite par la législation.
Des suppléments d'arginine
De faibles niveaux cellulaires de monoxyde d'azote et d'arginine sont observés chez des personnes génétiquement prédisposées à l'hypertension, probablement dus à un transport inefficace de l'arginine à travers la membrane cellulaire. Acide aminé essentiel, l'arginine est le précurseur du monoxyde d'azote (NO), la substance qui permet aux artères de conserver leur élasticité. L'arginine aide aussi à produire le facteur de relaxation endothéliale indispensable pour que les artères se dilatent et se contractent à chaque battement de cœur.
Une méta-analyse portant sur 11 essais randomisés, en double aveugle, contrôlés, contre placebo sur 387 participants non hypertendus a montré que la prise de L-arginine par voie orale (4 à 24 g par jour) a significativement abaissé les pressions systolique et diastolique.
L'alpha-cétoglutarate d'arginine (en pharmacie en préparation magistrale, magasin diététique ou sur internet) a montré une meilleure biodisponibilité que l'arginine. Il a aussi une plus grande efficacité avec une dose moins importante.
Dose utilisée dans les études: 1000 mg d'alpha-cétoglutarate 3 fois par jour. Privilégiez les poudres toutes simples, sans additifs inutiles. Consultez votre médecin ou pharmacien.
Sources alimentaires de l'arginine
L'arginine est considérée comme un acide aminé "semi-essentiel", car la plupart du temps, l'organisme en synthétise des quantités suffisantes pour suffire à ses besoins. Mais il peut arriver, dans certaines conditions, que l'apport endogène ne suffise pas et que des suppléments d'arginine soient prescrits par un médecin. C'est le cas, par exemple, à la suite d'un traumatisme important, d'une infection grave ou d'une intervention chirurgicale majeure.
L'arginine est présente dans de nombreux aliments tels que les légumineuses, certaines céréales, comme le riz brun, l'avoine et le sarrasin, ainsi que la viande rouge, la volaille, le poisson, les produits laitiers et les noix. Comme elle n'est pas considérée comme un nutriment essentiel, aucun apport nutritionnel recommandé n'a été établi pour l'arginine.
Carence en arginine
La carence en arginine, relativement rare, se manifeste par une mauvaise guérison des blessures, la chute des cheveux, des éruptions cutanées, de la constipation et la stéatose hépatique (hépatite graisseuse ou dégénérescence graisseuse du foie).
Parmi les causes possibles de carence, citons certaines maladies congénitales qui empêchent la synthèse normale de l'urée, la sous-alimentation chronique, les troubles occasionnant une surproduction d'ammoniaque, un apport excessif de lysine, des brûlures, blessures ou infections graves.
En l'absence de données toxicologiques complètes, il est recommandé d'éviter la supplémentation en arginine durant la grossesse et l'allaitement.
Contre-indications
Avoir déjà subi une crise cardiaque.
Allergies ou asthme.
Cirrhose du foie.
Herpès.
Insuffisance rénale.
Effets indésirables
Les effets indésirables de l'arginine sont rares et bénins: malaises gastro-intestinaux, maux de tête, diarrhée.
Interactions
En cas de prise de lysine contre le virus de l'herpès simplex, les suppléments qui renferment de l'arginine pourraient annuler l'effet du traitement.
Hypotenseurs et vasodilatateurs. Les effets hypotenseurs et vasodilatateurs de l'arginine pourraient s'ajouter à ceux de ces médicaments.
Au Canada, tous les suppléments contenant de la L-arginine doivent afficher une mise en garde à l'intention des personnes ayant déjà subi une crise cardiaque. Santé Canada a ordonné, en mai 2006, le retrait du marché des produits dont l'étiquette n'est pas conforme à cette directive.


L'arginine est un acide aminé semi-essentiel chez l'adulte. Il est le plus souvent synthétisé à partir de la proline, de la glutamine et du glutamate, en quantité suffisante par l'organisme. Mais dans certaines situations (traumatismes, maladies), sa synthèse peut être insuffisante. L'arginine permet au corps de fabriquer une substance essentielle à la dilatation des vaisseaux sanguins (l'oxyde nitrique). L'arginine est également un des précurseurs de la créatine (constituant des muscles).
Action dans le corps humain
L'arginine possède plusieurs rôles dans l'organisme: il participe à la croissance musculaire, augmente le nombre de spermatozoïdes ainsi que leur mobilité dans le liquide séminale et favorise l'érection. Il stimule également les fonctions immunitaires et cardiaques.
De plus, l'arginine est essentiel pour la fabrication osseuse et l'élimination de l'ammoniaque.
Apports alimentaires et quantités associées
On retrouve l'arginine dans les arachides, les fruits à coques, le poisson et la viande. Et, dans le seul végéta: le concombre.
Il est recommandé d'en consommer entre 500 et 6000 mg par jour.
ARGININE peut être utile pour contrôler l'hypertension, aider les artères à se dilater et se contracter dans chaque battement de cœur. Précurseur de l'oxyde nitrique, elle permet à ces mêmes artères de conserver leur élasticité
L-arginine et L-histidine sont indispensables en période de croissance.
L-arginine intervient en particulier dans la sensibilité à l'insuline; elle élimine jusqu'à 34% le glucose, améliore la sensibilité hépatite à l'insuline tout en diminuant la production endogène de glucose.

CREATINE

Se forme naturellement dans l'organisme grâce à la glycine, l'arginine et la méthionine. C'est une source d'énergie pour les athlètes: augmentation de nouvelles fibres musculaire, dans l'effort physique; renforcement des stocks de phosphocréatine musculaire, afin d'améliorer les performances de la force musculaire; augmentation du volume cellulaire et accroissement de l'eau intramusculaire pour le stockage du glycogène); La sécrétion d'hormone de croissance, accroît rapidement le poids et la force; augmentation du nombre de récepteur et de la sensibilité aux androgènes. Elle intervient dans les maladies neuro-dégénératives et prévient le vieillissement.

Cystéine 

La cystéine, du grec ancien κύστις ("vessie"), est un acide-α-aminé naturel qui possède un groupement sulfhydryle ou thiol et qui est présent dans la plupart des protéines, bien que seulement en petites quantités. Sa présence dans les protéines est très importante, notamment parce qu'elle permet la formation des ponts disulfures. Le groupement thiol est très fragile: il s'oxyde très facilement.
Son oxydation conduit à la cystine, c'est un acide aminé soufré.
La cystéine peut être prise comme complément alimentaire sous forme de N-acétylcystéine (NAC).
L'Autorité européenne de sécurité des aliments EFSA) a autorisé, par une directive d'octobre 20107 l'emploi de L-cystéine dans les biscuits pour nourrissons et enfants en bas âge afin de prévenir les risques d'étouffement par émiettement des biscuits à faible teneur en matières grasses. Plus généralement, la cystéine permet aux pâtes de mieux retenir les gaz et de conserver durablement des formes volumineuses, ce qui favorise l'écoulement de ces produits chez les pâtissiers.
Aliments sources de cystéine
levure de bière, germe de blé, ail, oignon, chou de Bruxelles; brocoli, produits laitiers, noix, graines
fruits de mer, poisson, œufs, viande
Action dans le corps humain
La cystéine intervient dans la synthèse de la mélanine, le pigment naturel de la peau et des cheveux. Elle intervient aussi dans la synthèse de la coenzyme A, qui joue un grand rôle dans le métabolisme humain.

Histidine 

L'histidine est un acide aminé essentiel uniquement pour les enfants. En effet, il n'est pas synthétisé en assez grande quantité chez eux, et doit donc leur être apporté par l'alimentation. Chez l'adulte, l'histidine est le plus souvent non essentiel, sauf dans certaines pathologies. L'histidine est un fixateur du cuivre et du zinc.
Action dans le corps humain
L'histidine est un acide aminé qui rempli de nombreux rôles dans les fonctions et la structure des protéines. En effet, au niveau du système sanguin, l'histidine, présente dans les globules rouges, va maintenir le pH sanguin en intervenant comme molécule tampon. L'histidine sert également à la production des cellules sanguines et immunitaires (globules rouges et globules blancs).
L'histidine intervient dans la croissance et la réparation des tissus. Capable d'absorber les rayons ultraviolets, cet acide aminé possède un effet protecteur face aux effets nocifs du soleil.
L'histidine intervient également dans l'élimination des métaux lourds qui peuvent s'accumuler dans notre organisme tout au long de la vie (alimentation, voie aérienne).
L'histidine joue un rôle primordial dans le mécanisme allergique puisqu'il est le précurseur de l'histamine, un composé responsable de la dilatation des capillaires sanguins, de la contraction des artères ainsi que la sécrétion de suc gastrique. Ces phénomènes interviennent lors d'une réaction allergique.
Enfin l'histidine agit au niveau du système nerveux où il protège les nerfs en préservant l'intégrité de la myéline (gaine du nerf).
Aliments sources
L'histidine est comme tous les acides aminés, présent entre autres, dans la viande, le blé et le poisson. Il est recommandé de consommer entre 500 et 3000 mg d'histidine par jour.
Conclusion
L'histidine est un acide aminé basique non essentiel chez l'adulte. Il intervient au niveau du système nerveux, du système sanguin et dans la protection des tissus de l'organisme. Précurseur de l'histamine, il joue un rôle important dans les réactions immunitaires et notamment dans les mécanismes allergiques.

Glutamine

LaGlutamine (abrégé Gln ou Q) est l'un des 20 acides aminés naturels.
Tout comme les autres acides aminés, la glutamine joue un rôle biochimique important en tant que constituant des protéines.
Elle est également un élément crucial de la métabolisation de l'azote: l'ammoniac formé par la fixation de l'azote est assimilé en composé organique par la conversion de l'acide glutamique en glutamine. L'enzyme qui permet cette conversion s'appelle la glutamine synthétase. De plus, la glutamine peut être utilisée comme donneur d'azote dans la biosynthèse de nombreux composés, y compris d'autres acides aminés, les purines et les pyrimidines.
Nutrition
Étant donné qu'elle peut être synthétisée à partir de l'acide glutamique, la glutamine n'est pas un acide aminé essentiel mais son rôle dans l'alimentation n'est peut être pas entièrement compris.
La glutamine sert comme supplément dans l'alimentation des assidus de musculation, ainsi que comme traitement des crampes musculaires chez les personnes âgées. Elle permet entre autres une meilleure récupération lors d'effort physiques importants (sports de force, etc..) et participe à la reconstruction du tissu musculaire endommagé. Elle prévient également le syndrome du surentraînement4.
Des études sont menées sur les conséquences néfastes potentielles d'une absorption excessive de glutamine, à ce jour sans résultats probants. Ainsi sa consommation est supposée saine car elle peut servir à remplir les réserves d'acides aminés qu'une séance d'exercice physique aurait pu vider. C'est pourquoi elle est souvent prescrite aux personnes faisant un jeûne, ou souffrant d'un traumatisme physique, d'un système immunitaire défaillant ou d'un cancer.
De plus, certaines études récentes ont été réalisées pour mieux connaître les effets et les propriétés de la glutamine, et celles-ci font apparaître un lien entre une alimentation riche en glutamine et des effets bénéfiques sur l'intestin. La glutamine permettrait notamment d'améliorer l'entretien des fonctions de la paroi intestinale, de la prolifération de la flore intestinale, ainsi que la différenciation cellulaire et une réduction des infections. Ces propriétés semblent liées à une vitesse d'extraction de la glutamine plus élevée que celle des autres acides aminés, ce qui en ferait donc le meilleur choix pour l'amélioration des conditions du transit intestinal.
Ces résultats ont été produits après comparaison de la concentration en plasma des intestins entre des régimes riches et pauvres en glutamine. Pourtant, si la glutamine semble avoir des propriétés " nettoyantes ", on ne sait pas encore jusqu'à quel point elle aurait des avantages thérapeutiques, à cause des grandes variations de concentration en glutamine des aliments.
La glutamine est aussi réputée pour accélérer la guérison après une opération chirurgicale. Les temps de convalescence après une opération de chirurgie abdominale sont réduits si l'on nourrit le patient par intraveineuse avec des mélanges contenant de la glutamine. Les essais en clinique semblent avoir montré que les patients soumis à ce genre de régime, comparés à ceux qui n'avaient pas de glutamine, présentent notamment un meilleur équilibre en azote, une amélioration de la génération des cysteinyl-leucotriènes par les granulocytes, une amélioration de la restauration des leucocytes et de la perméabilité intestinale, le tout sans effets secondaires apparents.
Chez les patients graves (en milieu de réanimation), l'apport de glutamine ne semble pas avoir d'action positive et pourrait même avoir une action délétère (mortalité augmentée).
La glutamine
La glutamine est un acide aminé abondant dans les fluides corporels. Elle est importante pour que la barrière intestinale joue son rôle: un manque de glutamine se traduit par la diminution des protéines de la jonction serrée et une perméabilité intestinale augmentée. La complémentation en glutamine peut inverser ces effets.
Pour connaître le mécanisme moléculaire de ce phénomène, des chercheurs chinois ont utilisé des entérocytes de cochons nouveaux-nés qu'ils ont mis en présence de solutions contenant 0 ou 2 mmol/L de glutamine.
Par rapport aux témoins, la solution contenant 2 mmol/L de glutamine a stimulé la croissance cellulaire et diminué la perméabilité de 20 à 40 % en 36 à 60 h. La solution de glutamine a aussi augmenté l'abondance de protéines transmembranaires comme l'occludine, la claudine-4, les protéines JAM-A, ZO-1, 2 et 3. Les protéines des jonctions serrées sont localisées au niveau de la membrane des cellules intestinales et permettent de restreindre l'espace entre les entérocytes: c'est ce qui permet de maintenir l'intégrité et la sélectivité de la barrière intestinale. Les dysfonctionnements de ces complexes protéiques sont associés avec l'augmentation de la perméabilité intestinale et le développement de troubles intestinaux. Les jonctions serrées ne sont pas statiques, mais dynamiques; elles sont remodelées en fonction de différents stimuli, dont l'alimentation.
Par conséquent la glutamine améliore la fonction de barrière intestinale chez les entérocytes en augmentant la quantité de protéines de la jonction serrée et en les dirigeant vers la membrane. Cet effet est modulé par une voie de signalisation (CaMKK2-AMPK). L'absence de calcium dans le milieu ou la présence d'un inhibiteur de CaMKK2 annule l'effet de la glutamine sur la barrière intestinale.
Les spécialistes conseillent la L-glutamine à raison de 500 à 2000 mg par jour. Il existe des contre-indications, consultez un professionnel de santé.
Cet acide aminé joue un rôle dans la synthèse des protéines. Il est également particulièrement utile pour assurer le bon fonctionnement des muqueuses et contribuer à maintenir l'intégrité de la paroi intestinale. Il faut savoir que 90% de la glutamine apportée par l'alimentation est utilisée par l'intestin, notamment pour le bon fonctionnement de son système immunitaire.
Acide glutamique
Importance pour la santé: fonctions dans l'organisme
L'acide glutamique a plusieurs fonctions. Il peut donner le glutamate, un neurotransmetteur qui contribue à l'apprentissage et à la mémoire. Il est donc essentiel pour le système nerveux. Il participe également à la croissance car il est en partie responsable de la libération des hormones de croissance. Il favorise également le métabolisme des glucides et des lipides. C'est également un précurseur du Glutathion.
L-GLUTAMINE améliore la production d'hormone de croissance. Une supplémentation de 4,5 grammes de vitamine en perfusion aide la complète guérison des brûlures, avec trois fois moins d'incidence des infections sanguines. On croit que la glutamine protège la parois intestinale et empêche la bactérie de s'introduire dans le circulation sanguine, la glutamine est un précurseur indirect du glutathion, puissant antioxydants.
Le mélange L-glutamine/L-ornithide ou L-Arginine/ L-lysine à petites doses (3-6 g/jour) potentialise les effets de l'hormone de croissance à divers niveaux.
Une étude par Ghigo et son équipe démontrent que des doses de 8 gr de L-arginine/L-aspartate restaurent l'hypophyse afin de produire l'hormone de croissance chez les personnes âgées.
Le professeur Isodori et son équipe rapportent que la dose de 1.2 de L-arginine pyroglutamate avec la même quantité de L-Lysine cause une augmentation impressionnante des niveaux d'hormone de croissance et d'IFG-1 chez les jeunes athlètes.
Apports alimentaires et quantités associées
On retrouve l'acide glutamique dans le poisson, les produits laitiers et la viande. Il est recommandé d'en consommer entre 500 et 2000 mg par jour.

Neurotoxicité
En concentrations excessives, le glutamate déclenche un processus dit d'excitotoxicité, délétère, voire mortel, pour les neurones, particulièrement en cas d'activation des récepteurs NMDA.
La toxicité peut être due à:
un influx excessif et incontrôlé de Ca2+ dans la cellule, dépassant sa capacité de stockage. Il s'ensuit des altérations mitochondriales8, conduisant à une libération de cytochrome p450, menant à l'apoptose.
une sur-expression de facteurs de transcription de gènes pro-apoptotiques, ou une répression des facteurs anti-apoptotiques, médié par le glutamate et le calcium.
Ces théories se fondent sur l'observation post-mortem de neuro-dégénération chez des patients épileptiques connus.
Accès d'épilepsie
Le glutamate a été impliqué dans les crises d'épilepsie, au vu de la dépolarisation foudroyante (une seconde) qu'il provoque in vitro par micro-injection intraneuronale, laquelle dépolarisation reproduit le phénomène de shift de dépolarisation paroxystique observé sur EEG lors d'une crise in vivo.
Un mécanisme suggéré est la baisse du potentiel membranaire de repos au niveau du foyer épileptique, qui provoquerait l'ouverture de canaux voltage-dépendants, provoquant un influx de glutamate qui entretiendrait la dépolarisation.
Glutamate libre naturellement présents dans les aliments
L'acide glutamique est un acide aminé très commun, présent dans de nombreuses protéines végétales et animales. C'est même l'acide aminé le plus abondant de l'alimentation humaine. Sa saveur spécifique n'est détectable que s'il est présent à l'état libre. Cette saveur, différente du sucré, du salé, de l'acide et de l'amer, a été reconnue pour la première fois en 1908, par le scientifique japonais Kikunae Ikeda, qui la nomma umami (savoureux).
En tant que composant des protéines, le glutamate reste sans saveur, mais il peut exprimer toute sa sapidité en étant libéré par hydrolyse des protéines lors des processus de fermentation, vieillissement, mûrissement ou cuisson des produits alimentaires.
L'acide glutamique libre est naturellement abondant dans des fromages comme le parmesan, la sauce soja ou les tomates. C'est lui qui joue un rôle fondamental dans la saveur des fromages, des crustacés et des bouillons de viande.
Le glutamate, additif alimentaire
Sous le code de E620, le glutamate est utilisé comme exhausteur de goût des aliments. Il est additionné aux préparations alimentaires pour renforcer leur goût.
Outre le glutamate, le Codex Alimentarius a reconnu aussi comme exhausteurs de goût ses sels de sodium (E621), de potassium (E622), calcium (E623), ammonium (E624) et magnésium (E625):
Le glutamate monosodique (GMS), sel sodique de l'acide glutamique, apporte une saveur semblable à celle de cet acide aminé avec l'avantage de contenir 3 fois moins de sodium que le sel de table.
Le glutamate (ou ses sels) est souvent présent dans les plats tout prêt (soupes, sauces, chips, plats cuisinés). Il est aussi couramment utilisé en cuisine asiatique.
Il est actuellement fréquemment utilisé en combinaison avec des arômes dans les apéritifs (goût bacon, goût fromage). Cela permet de rehausser le goût de bacon, du fromage, etc. Il est rare de trouver un apéritif qui n'en contienne pas. On en trouve aussi dans certaines capsules de médicaments mais pas pour ses fonctions gustatives. Enfin, il est le composant majoritaire des auxiliaires de cuisine (bouillons cubes, fonds de sauces, sauces, etc).
Amélioration du goût et régime diététique
Des études ont montré que l'addition de glutamate de sodium (GMS) augmentait la palatabilité des aliments et stimulait l'appétit (Belliste15 1998, Yamaguchi et al16 2000). Cet effet est plus net chez les enfants et les adultes que chez les personnes âgées. En faisant goûter des aliments avec différentes concentrations de GMS, on observe que certains ne sont pas améliorés (comme les produits sucrés) et que les autres ont une concentration optimum préférée. Et bien sûr, cette concentration optimum varie d'un individu à l'autre. D'après les études de F. Bellisle, la concentration préférée des Européens (qui se trouve dans la fourchette 0,6 à 1,2 %), tend à être supérieure à celle des Asiatiques. En général, l'assaisonnement au glutamate convient bien aux produits salés et aigrelets. La dose à ajouter, recommandée par Jinap et Hajeb, est de 0,5 à 4 g pour 500 g de nourriture, soit très peu, car un excès gâche rapidement le goût.
L'addition de GMS à un aliment, en améliorant son goût, ne risque-t-elle pas d'induire une consommation excessive, pouvant éventuellement conduire à une prise de poids? Cette hypothèse a été testée chez un groupe de personnes âgées (de 84 ans en moyenne) vivant dans des maisons spécialisées durant un an. L'addition de GMS à des aliments intéressants sur le plan nutritionnel (soupe, légumes, féculents) a induit une augmentation de leur consommation. Mais la taille totale de la prise alimentaire n'a pas varié, puisque l'accroissement de la consommation de produits assaisonnés au glutamate a été compensée par la diminution de la prise d'aliments servis plus tard, comme les desserts sucrés. La même observation a été faite auprès de patients diabétiques hospitalisés. À nouveau, les patients consommaient spontanément plus de produits recommandés assaisonnés de glutamate et moins d'autres produits, ce qui ne changeait pas l'apport énergétique global des repas. L'addition de GMS permet donc de réorienter les choix alimentaires.
Quelques cas d'intolérance au glutamate monosodique ont été rapportés, mais aucune recherche n'a permis d'établir un rapport entre glutamate monosodique et des intolérances d'une façon concluante.
De nombreux aliments utilisés dans la cuisine occidentale sont naturellement riches en glutamate libre comme le parmesan (1 200 mg/100 g), le roquefort (1 280 mg/100 g)22, la tomate (140 mg/100 g), la pomme de terre (180 mg/100 g) le pois (200 mg/100 g) ainsi que la plupart des fruits de mer. Ils ne sont pas connus comme pouvant déclencher les symptômes du syndrome du restaurant chinois. Un repas dans un restaurant chinois peut contenir de 10 à 1 500 mg de glutamate pour 100 g.

Glycine

GLYCINE jadis appelée glycocolle ou acide aminoacétique, est un acide α-aminé neutre. C'est le plus simple dit non essentiel, car il est synthétisé par l'organisme. Le plus petit des acides aminés et le seul à ne pas avoir de pouvoir rotatoire puisque son carbone en position alpha n'est pas substitué de façon asymétrique. Son rayon de Van der Waals est égal à 48 Å.
Il dispose d'un goût sucré, ce qui lui vaut d'être souvent utilisé dans les exhausteurs de goût ou les édulcorants. (E640)
La glycine a d'importantes fonctions métaboliques dans l'organisme. La glycine aide à préserver la masse musculaire. C'est un composant essentiel dans la synthèse de la créatine, elle aide à prévenir les lésions hépatiques dues à l'abus d'alcool et la formation d'ulcères.
La glycine joue également un rôle important dans le système nerveux central, le système immunitaire, la production d'énergie et le maintien en bonne santé de la prostate.
Fonctions biologiques
La molécule de glycine joue un rôle de neurotransmetteur inhibiteur au niveau de la moelle épinière.  Elle possède ainsi un effet calmant.
Ce n'est pas une molécule chirale (c'est une exception pour les acides aminés).
La glycine est un précurseur des porphyrines, mais aussi de la Créatine, dérivé d'acides aminés jouant des rôles très important dans l'apport d'énergie et dans la contraction musculaire.
On retrouve également la glycine au niveau de la vésicule biliaire, puisqu'il participe à la synthèse des acides biliaires au niveau du foie. Ces acides sont indispensables pour la destruction des graisses alimentaires.
La glycine agit également au niveau de l'estomac en stimulant la production des acides gastriques.
La glycine est un précurseur des porphyrines, mais aussi de la Créatine (dans le foie), de l'acide urique (forme d'excrétion de l'ammoniac chez les oiseaux), du Glutathion (composé qui participe à la réduction des radicaux libres), de l'acétylcholine (neurotransmetteur).
Elle entre dans la composition des acides biliaires primaires: elle se conjugue aux sels biliaires les rendant plus solubles.
Ajoutée au succinyl-CoA elle forme l'hème, de l'hémoglobine par exemple.
Elle s'inter-converti avec la sérine et la thréonine, et constitue la molécule finale de la dégradation de la Choline
D'importantes quantités de glycine sont également retrouvées dans le liquide de la prostate, ce qui pourrait impliquer un rôle protecteur de la glycine sur cette glande.
Apports alimentaires et quantités associées
La glycine est présente dans la viande, les cacahuètes, les amandes, la levure de boulangerie ou encore le poisson et certains fruits. Elle doit être consommée entre 500 et 2000 mg par jour.
Synthétisée par l'organisme, la glycine est essentielle pour le fonctionnement du cerveau, mais également des muscles, de l'estomac et de la prostate.
Les quantités synthétisées par notre organisme étant insuffisante pour assurer toutes ses fonctions, il est recommandé d'en consommer entre 500 et 2000 mg par jour.
GLYCINE à la dose de 6 g chez les hommes d'âge moyen, augmente la production d'hormone de croissance sans affecter les autres hormones.
Les études scientifiques ont récemment indiqué que la glycine, en permettant la synthèse du collagène, contribue à une bonne structure mécanique de l'organisme, indispensable pour préserver l'intégrité des cartilages et des os solides, et participe également à une meilleure régénération des tissus conjonctifs (articulations, tendons, etc…).
En tant qu'acide aminé précurseur de la créatine, la glycine est une brique essentielle constitutive des protéines qui joue un rôle très important dans l'apport d'énergie et la contraction musculaire. Des études ont également mis en avant son rôle pour faciliter les gains de masses musculaires ou l'intensification de la force.
L'acide aminé qui contribue également à vivre mieux et plus longtemps
Si la glycine joue un rôle essentiel pour préserver le confort articulaire, la solidité osseuse, et maintenir la masse musculaire, des chercheurs en biologie ont également commencé à montrer que plus les apports en glycine augmentent, plus la longévité augmente.
En effet, la glycine aide naturellement à maintenir le bon niveau d'hormones de croissance pour permettre la régénération cellulaire, la croissance et la longévité, tout en limitant la dégénérescence.
La recherche scientifique met également en avant le rôle essentiel de la glycine dans de nombreuses autres fonctions de l'organisme et lui attribue des qualités pour contribuer à:
Favoriser le bon fonctionnement du foie, de l'estomac et de la prostate ;
Synthétiser des acides biliaires (dans le foie) qui sont indispensables à la destruction des graisses alimentaires ;
Stimuler la production des acides gastriques au niveau de l'estomac qui sont essentiels à une bonne digestion ;
Accélérer l'installation de la phase de ‘sommeil réparateur‘ et améliorer ainsi la qualité du sommeil pour une diminution de la fatigue pendant la journée.

Les habitudes alimentaires dans nos sociétés dîtes ‘modernes' ne permettent plus aujourd'hui un apport en glycine en quantité suffisante, alors que cet acide aminé est pourtant essentiel au bon fonctionnement de l'organisme.
En effet, en diminuant voire en arrêtant de manger les abats, la peau, les cartilages des animaux, nous nous sommes peu à peu privés des sources de L-glycine.
Cependant la capacité du métabolisme à la synthétiser est très limitée par rapport aux besoins très élevés de l'organisme. C'est pourquoi de nombreux chercheurs considèrent qu'une supplémentation en glycine est nécessaire pour garantir un métabolisme sain et optimal.
Comment fonctionne la restriction calorique
À chaque fois que nous bougeons, que nous respirons, notre corps produit de l'énergie via de petites centrales énergétiques: les mitochondries. En produisant de l'énergie, les mitochondries produisent aussi des déchets et des radicaux libres, des substances qui contribuent à l'usure du corps et donc au vieillissement.
Pour expliquer les bénéfices de la restriction calorique les chercheurs ont donc pensé que plus nous mangeons plus nous faisons fonctionner notre organisme plus les mitochondries produisent de radicaux libres qui endommagent l'ADN, augmentent le risque de cancers et nous font vieillir. À l'inverse, manger moins diminue la production de radicaux libres et ralentit le vieillissement.
Parallèlement à ça, les études sur les animaux soumis à une restriction calorique montraient que ces derniers présentaient des niveaux diminués (30 à 40% en moins) d'IGF-1, une hormone de croissance qui contrôle la prolifération cellulaire des tissus. Comme cette hormone ne fait pas de distinction entre des cellules saines et des cellules malades, des niveaux élevés d'IGF-1 dans le sang favorisent la croissance des tumeurs cancéreuses (même si l'IGF-1 seule ne provoque pas le cancer) (5).
La restriction calorique semblait donc être une technique prometteuse, jusqu'à ce que…
La restriction calorique ne fonctionne plus
Au fil des années les études sur la restriction calorique se succédaient, réaffirmant toujours les mêmes bénéfices. Jusqu'à ce que des chercheurs décident de tester son effet sur d'autres animaux : les souris sauvages (qui ne sont pas les mêmes que les souris de laboratoires, génétiquement sélectionnées) et le macaque rhésus (faire une étude chez l'homme serait trop compliqué et trop long étant donné notre durée de vie).
La plus grande étude sur la restriction calorique chez le macaque rhésus a été démarrée en 1987: 121 macaques rhésus ont été soumis à une restriction calorique de 30%, démarrée à différents moments de la vie, pendant 25 ans. En 2012 les chercheurs annoncent leurs résultats: aucune différence d'espérance de vie n'est constatée entre les groupes dont l'espérance de vie moyenne est identique aux macaques qui n'ont pas suivi de restriction calorique. Malgré tout la restriction des calories a diminué les taux de cholestérol, le risque de cancers et de maladies cardiovasculaires.
Quant aux études sur les souris, les résultats sont aussi problématiques: en testant la restriction calorique sur 41 espèces de souris différentes, les chercheurs constatèrent que la restriction calorique était loin d'être toujours efficace. Pire: dans la majorité des cas la restriction calorique diminue la longévité des souris! Quant aux souris sauvages, les résultats sont clairs: la restriction calorique ne leur permet pas de vivre plus longtemps. Néanmoins, comme les macaques, les souris restreintes ont un peu moins de cancers (8). Autrement dit: en restriction calorique les animaux meurent moins du cancer, mais plus souvent d'autres causes.
Les chercheurs concluaient leurs trouvailles de manière claire: rien n'indique que la restriction calorique puisse allonger la vie chez les mammifères.
La restriction calorique testée chez l'homme
Quand les premières études sur la restriction calorique sont apparues, un bon nombre de passionnés enthousiastes n'ont pas voulu perdre de temps pour se lancer dans l'aventure. Aux États-Unis des Américains ont créé dans les années 90 une association à but non lucratif : la société de la restriction calorique (CR Society) dont les membres pratiquent tous assidûment la restriction calorique.
Comme il n'existe pas d'étude chez l'homme ayant testé l'effet de cette alimentation, ces membres sont rapidement devenus des sujets d'étude pour plusieurs chercheurs. En 2009, des chercheurs de l'université de Washington sont allés à la rencontre de plusieurs membres qui pratiquaient la restriction calorique (depuis 7 ans en moyenne) et ils leur ont fait des prises de sang.
Les chercheurs ont ainsi été surpris de constater que malgré la restriction calorique, les niveaux d'IGF-1 ne diminuaient pas comparativement aux personnes qui ne se restreignaient pas. En se demandant pourquoi ils se sont souvenus que chez des végétaliens, les niveaux d'IGF-1 sont plus bas que chez les omnivores, même lorsqu'ils mangent beaucoup et qu'ils sont en surpoids. Les végétaliens ayant toujours des apports alimentaires en protéines plus faibles que les omnivores (à cause de l'absence de produits animaux), les chercheurs se sont demandé s'il pouvait y avoir un lien. Pour en avoir le cœur net ils ont demandé à quelques membres de la CR Society de diminuer leurs apports en protéines. Résultat: cette fois leurs niveaux d'IGF-1 se sont bien mis à baisser. En effet, on sait maintenant que chez l'être humain, le moyen de modifier les niveaux d'IGF-1 à long terme n'est pas de diminuer les calories, mais de manger moins de protéines.
Plus récemment, début 2014, le Pr Valter Longo, de l'université de Californie du Sud, célèbre pour ses travaux sur les bénéfices du jeûne dans le traitement du cancer, publiait une étude sur plus de 6000 adultes confirmant ces résultats de manière étendue : plus on mange de protéines plus les niveaux d'IGF-1 circulant dans le sang sont élevés, plus la croissance de tumeurs cancéreuses peut s'accélérer. Les résultats de cette étude ont été relayés dans la presse grand public avec des titres tape-à-l'œil comme "le poulet plus dangereux que la cigarette" et surtout en oubliant de parler de la partie la plus importante de l'étude.
Quand manger moins de protéines accélère la mort
L'étude du Pr Longo montre certes que les personnes qui mangent plus de protéines entre 50 et 65 ans ont plus de risque de cancers, mais elle montre aussi autre chose: après 65 ans, les personnes qui continuent à manger peu de protéines ont un risque de mourir d'un cancer augmenté de 70% et un risque de mourir de n'importe qu'elle autre cause augmenté de 28%, comparativement aux personnes qui mangent beaucoup de protéines!
Quelques semaines plus tard, une autre équipe publiait une étude dans la revue scientifique Aging Cell, spécialisée dans les phénomènes de vieillissement. En utilisant une souris transgénique, les chercheurs ont confirmé les découvertes du Pr Longo : de faibles niveaux d'IGF-1 diminuent certes le risque de cancer dans la jeunesse, mais ils provoquent des problèmes de santé en vieillissant, y compris des problèmes qui diminuent l'espérance de vie en bonne santé, c'est-à-dire que le nombre de problèmes de santé qui ne tuent pas augmente. Ils constatent notamment une fragilité osseuse accentuée, une perte de masse musculaire avec une vulnérabilité aux infections et une baisse de la fertilité.
À la vue de ces résultats, l'analyse nouvelle des anciennes études sur la restriction calorique des animaux permit de comprendre le facteur responsable des résultats parfois contradictoires: ce n'est pas la restriction calorique qui augmente la longévité, mais la restriction en protéines. La question aurait pu s'arrêter là, mais des chercheurs ont voulu savoir quelles protéines en particulier étaient responsables de ces effets.
Vivre plus longtemps sans manger moins
Par la suite différentes équipes de recherche ont testé sur des souris l'effet d'une alimentation normale (sans restriction des protéines ni des calories), tout en faisant varier l'apport de chaque acide aminé (les acides aminés sont les briques essentielles constitutives des protéines). Toutes les variations n'ont eu aucun effet sauf une: la variation en L-méthionine.
En diminuant les apports en L-méthionine uniquement les chercheurs sont parvenus à obtenir chez la souris des bénéfices strictement identiques à ceux obtenus via la technique de la restriction calorique. Mais en réalité les effets étaient encore meilleurs: alors que la restriction calorique classique provoquait des retards de croissance et des fragilités immunitaires, rien de tout cela n'apparaissait avec la restriction en méthionine. Mais pourquoi la méthionine particulièrement ?
La méthionine est un acide aminé très abondant dans les aliments riches en protéines comme les viandes, les poissons, les œufs ou les laitages. On en trouve aussi un peu dans les oléagineux et les céréales et très peu dans les fruits et légumes. D'après les chercheurs la méthionine est l'acide aminé qui fait produire le plus de radicaux libres au sein des mitochondries. Ces radicaux libres produisent des dégâts oxydatifs sur les protéines et l'ADN mitochondrial, ce qui ouvre la voie au cancer. Ils expliquent donc que la restriction en méthionine s'avère être un moyen particulièrement prometteur d'augmenter la longévité chez l'être humain sans provoquer les effets néfastes liés à une restriction des protéines ou une restriction des calories. Mais il existe un autre moyen encore plus simple d'y parvenir.
Bloquer les effets néfastes de la méthionine
Partant du constat que l'excès de méthionine est toxique, des chercheurs en biologie cellulaire ont fait un raisonnement très simple: dans le corps humain on sait que le foie se charge d'éliminer l'excès de méthionine. Il le fait via une enzyme qu'on appelle la glycine N-méthyltransférase, qui le transforme en homocystéine. Pour fonctionner, cette enzyme a besoin de L-glycine, un autre acide aminé qu'on trouve dans les aliments. Ils ont donc décidé de tester l'effet d'une alimentation normale sur des rats avec un simple ajout de glycine dans leur alimentation.
Résultat: tous les rats qui ont reçu la glycine supplémentaire dans leur alimentation ont vécu plus longtemps, ont eu des niveaux d'IGF-1 plus faibles, des niveaux d'insuline et de triglycérides plus bas, exactement comme dans le cas d'une restriction en protéines, mais sans aucun effet secondaire (15)! En fait des études menées dès les années 90 avaient commencé à montrer que plus les apports en glycine augmentent plus la longévité augmente.
En mars 2014, des chercheurs Néozélandais ont démontré que la glycine contrôle l'expression de l'IGF-1. Autrement dit, la glycine permet à nos hormones de croissance d'être suffisamment élevées pour permettre la cicatrisation, la croissance et la longévité tout en les empêchant d'être trop élevées et de favoriser le cancer et la dégénérescence.
Pourquoi l'être humain manque de glycine
Même si ces résultats sont intéressants, ils sont aussi très surprenants : pourquoi donc aurions-nous des besoins supplémentaires en glycine ? Pourquoi l'alimentation ne suffirait-elle pas? La réponse nous vient de l'évolution.
Pendant 9 millions d'années, avant les débuts de l'agriculture (il y a 10 à 12 000 ans environ), lorsque nous étions chasseurs-cueilleurs et que nous mangions des produits animaux, nous ne mangions pas que du muscle comme on le fait aujourd'hui (filet de bœuf, poissons, poulet, etc.), nous consommions aussi des organes comme le foie ou la cervelle – d'excellentes sources de vitamines et d'acides gras essentiels lorsque les animaux ne sont pas contaminés par les antibiotiques et les pesticides – et des tissus conjonctifs (peau, moelle osseuse, cartilage, etc.).
Or il se trouve que tous ces tissus conjonctifs sont très riches en collagène, une protéine qui contribue à la résistance mécanique des tissus à l'étirement. Le tiers des acides aminés qui composent le collagène sont des résidus de L-glycine alors qu'ils ne représentent que 4% des acides aminés composant les protéines de la viande ou du poisson.
En arrêtant de manger les abats, la peau, les cartilages… des animaux, on s'est progressivement privé de L-glycine. Aujourd'hui seule la gélatine utilisée en cuisine ou dans la confiserie nous en apporte, et en petites quantités !
En décembre 2009, des chercheurs espagnols experts en biochimie et en métabolisme ont calculé que :
Dans les pays occidentaux, les apports alimentaires en L-glycine sont de 1,5 à 3 gr par jour (jusqu'à 6 g avec une alimentation très, très riche en protéines).
La synthèse naturelle de la glycine par notre organisme (à partir de la L-sérine, un acide aminé apporté par les aliments, ou recyclé dans note organisme) apporte environ 3 gr de glycine par jour.
La synthèse de métabolites à base de glycine nécessite 1,5 gr de glycine par jour, la synthèse d'autres protéines mineures nécessite 1 gr par jour et pour finir la synthèse du collagène dans notre organisme nécessite 12 gr par jour, au minimum; soit 14,5 gr par jour de glycine au total.
Résultat: si l'on souhaite combler parfaitement nos besoins en glycine, nous sommes en déficit constant à hauteur de 10 gr par jour.
À la suite de cette découverte, les chercheurs ont estimé que la glycine devrait avoir le statut d'acide aminé “semi-essentiel“, c'est-à-dire qui peut être produit dans l'organisme, mais dont les besoins sont trop élevés pour que cette synthèse seule soit suffisante. Ils ajoutent: "pour couvrir tous les besoins métaboliques et en particulier la synthèse du collagène, 10 gr de glycine supplémentaire sont nécessaires chaque jour pour un adulte de 70 kg. Une supplémentation est nécessaire pour garantir un métabolisme sain et optimal".
Cela peut sembler curieux de prime abord, mais remis dans le contexte de l'évolution, ça devient tout à fait logique: l'homme paléo consommait suffisamment de collagène pour couvrir ses besoins en glycine alors que ce n'est plus notre cas. Aujourd'hui notre foie manque de glycine pour détoxifier la méthionine qui produit des radicaux libres dans les mitochondries, augmente notre risque de cancer et diminue notre longévité.
Les autres effets de la glycine sur la santé
Aucune étude n'a testé l'effet d'une supplémentation en glycine à long terme chez l'être humain, mais quelques études faites sur de plus courtes périodes montrent de nombreux bénéfices:
À la dose de 3 gr au coucher, la glycine améliore la qualité du sommeil, en accélérant l'installation de la phase de sommeil à ondes lentes (le “sommeil réparateur“) et diminue, chez des individus en déficit de sommeil (temps de sommeil réduit de 25%), la fatigue significative pendant la journée suivante comparativement au placebo.
La glycine améliore la concentration, la réactivité et la mémoire. Ces effets pourraient être la conséquence d'une stimulation de l'hormone de croissance par la glycine chez l'homme.
En 1941, des chercheurs ont donné 6 gr de glycine à une quarantaine de personnes (sportifs et sédentaires) ou un placebo à vingt autres. Après 10 semaines, les chercheurs ont analysé l'évolution de l'intensité de la force sur des exercices variés (tractions, pompes, 100 mètres, etc.). Résultat: les volontaires qui avaient reçu de la glycine voyaient l'intensité de leur force augmenter de 12 à 23% et leur poids corporel de 0,5 à 1 kilo. Les scientifiques ont analysé des échantillons sanguins des volontaires et sont arrivés à la conclusion que la glycine engendrait un effet anti-catabolique dans le corps humain, facilitant les gains de masse musculaire ou de force.
Des expériences préliminaires suggèrent aussi que la glycine pourrait améliorer la sensibilité à l'insuline et ainsi, diminuer le stockage de la graisse au niveau abdominal.
En permettant la synthèse du collagène, la glycine est un anti-vieillissement efficace qui retarde l'apparition des rides, contribue à des os solides, à des articulations fortes et à des artères souples. Une étude sur plus de 600 personnes dirigée par le Pr De Paz Lugo de l'institut Cellular Metabolism (Tenerife, Espagne) a constaté qu'une supplémentation en glycine atténuait les symptômes de l'arthrose et accélérait la guérison de toutes les blessures des tissus conjonctifs (articulations, tendons, etc.).
La glycine booste nos niveaux de glutathion endogène, un puissant antioxydant qui permet de stopper les radicaux libres produits par l'excès de méthionine, l'adaptation aux stress et qui a tendance à baisser avec l'âge ou en cas de maladie chronique.
Comment se supplémenter en glycine
Il existe plusieurs moyens de se supplémenter en glycine:

Acheter de la gélatine en complément alimentaire (dur à trouver, contraignant à prendre et questionnable sur le plan sanitaire (prions, bactéries, etc.),
Acheter du collagène en complément alimentaire (très coûteux et questionnable sur le plan sanitaire (prions, bactéries, etc.)),
Boire régulièrement du bouillon d'os (difficile pour être régulier),.
Se supplémenter directement en L-glycine en poudre entre 8 et 15 gr par jour selon son gabarit.
C'est cette dernière solution qui me semble la plus adaptée. En France la glycine en poudre n'est pas courante. Attention aux charlatans.
Le mieux encore est de faire du bouillon d'os et de rajouter un os de bœuf dans vos pot-au-feu et autres plats mijotés à l'ancienne.
C'est ce que faisaient nos grands-mères qui ne jetaient jamais rien.
Achetez des os chez votre boucher, demandez-lui de les partager (scier); mettez-les dans une casserole d'eau; faites cuire à gros bouillon plus d'une demi-heure: avec sel, poivre, épices et herbes aromatique à volonté.
Boire chaque jour un verre, peut se conserver maximum quatre 4 jours au réfrigérateur.

La glycine se trouve principalement dans les aliments suivants :
Fèves
Poisson
Produits laitiers
Viande
Dosage: La dose recommandée de glycine est de 500 à 2000 mg/jour.

Voir aussi Méthionine

Pour rester jeune, prenez de la glycine!
Pour une fois, une recherche très sophistiquée débouche sur une lueur d'espoir que n'importe qui peut partager.
Par Jacques Henry.
La quête de l'éternité n'en finit pas de préoccuper les scientifiques et c'est bien normal car celui qui trouvera le moyen de prévenir le vieillissement inexorable de notre corps aura touché le gros jackpot. Les travaux vont un peu dans toutes les directions et c'est bien normal aussi car les causes du vieillissement sont multiples. On a identifié le raccourcissement des télomères, ces petits morceaux d'ADN qui se trouvent à chaque extrémité des chromosomes, un peu comme les ficelles au bout d'un bon saucisson à cuire de la bonne ville de Lyon. On a accusé l'augmentation d'espèces chimiques oxydées contribuant à endommager les membranes cellulaires avec un déficit en équipement enzymatique permettant de les éliminer qui apparaît avec la vieillesse. On a également identifié une autre cause précipitant la mort des cellules, un affaiblissement de la capacité des mitochondries, ces petites centrales électriques de la cellule, à fournir de leur énergie aux cellules. Enfin, on a accusé l'accumulation de mutations au cours de la vie, c'est-à-dire au cours du renouvellement de notre stock de cellules, mutations agissant dans tous les sens, y compris vers l'apparition de cancers.
Pour tenter d'élucider l'énigme du vieillissement une équipe de biologistes de l'Université de Tsukuba à Ibaraki au Japon en liaison avec l'Institut Riken de la même ville a choisi une méthode différentielle astucieuse pour faire ressortir les différences entre des cellules "jeunes" et des cellules "vieilles". Il s'est agit d'étudier des lignées de fibroblastes établies à partir de jeunes sujets, y compris des fœtus, et de "vieux" sujets de 80 ans et plus. Le métabolisme énergétique général de huit lignées, 4 de chaque sorte, a été étudié en suivant la consommation d'oxygène des cellules car qui dit production d'énergie sous-entend consommation d'oxygène et dégagement de CO2. Dans les cellules de notre corps, ça marche comme dans une centrale électrique à charbon ou à gaz, un combustible comme du glucose est littéralement brûlé pour produire de l'ATP (adénosine-triphosphate) qui servira aux besoins en énergie de la cellule avec dégagement de CO2, celui-là même que l'on rejette en respirant.
D'emblée les premières données ont été formelles: les "vieilles" cellules respirent beaucoup moins bien que leurs homologues "jeunes". En d'autres termes, elles consomment moins d'oxygène et par voie de conséquence elles vont finir par mourir par manque d'énergie avec toutes les conséquences que cette situation suppose. Que s'est-il donc passé dans la cellule pour en arriver à ce résultat? L'équipe dirigée par le Docteur Jun-Ichi Hayashi a cherché à identifier des différences dans les mutations de l'ADN des mitochondries affectant en particulier le système impliqué dans la détoxification et la neutralisation des espèces chimiques oxydées. Ce fut un coup d'épée dans l'eau: pas de différence notoire entre les "jeunes" et les "vieux", je parle, bien sûr, des fibroblastes en culture.
L'idée inattendue du Docteur Hayashi fut de reprogrammer ces fibroblastes, en réalité de vulgaires cellules de la peau, en cellules souches multi-potentes. On sait le faire en introduisant des signaux dans la cellule à l'aide de virus porteurs de gènes qui réorientent les cellules, même âgées, en cellules embryonnaires. L'hypothèse était que si on programmait ensuite ces cellules multi-potentes pour qu'elles redeviennent des fibroblastes (on sait le faire aussi), elles devraient soit avoir gardé en mémoire leur "vieillesse" soit s'être refait une santé par ce processus. Si tel était le cas, il suffirait alors d'identifier les gènes (et l'expression de ces derniers) impliqués dans un tel artifice expérimental de rajeunissement pour avancer dans la compréhension du processus de vieillissement. Et le résultat de cette approche n'a pas du tout été celui qu'on attendait.
D'abord le vieillissement ne provient pas d'un défaut (mutations) du matériel génétique propre aux mitochondries –ces petites entités sub-cellulaires possèdent en effet un ADN spécial différent de celui du noyau cellulaire– mais bien de mutations apparues dans l'ADN du noyau cellulaire. L'identification par différence des gènes moins bien exprimés dans les "vieilles" cellules a montré que la perturbation la plus spectaculaire se situait au niveau de deux activités enzymatiques régulant la production d'un amino-acide dans la mitochondrie et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit du membre le plus simple de cette famille de molécules essentielles à la vie, la glycine. Rien à voir avec l'arbuste grimpant du même nom et pour les aficionados de la chimie ça s'écrit NH2-CH2-COOH et ça s'appelle aussi acide amino-acétique.
Cet amino-acide est impliqué dans de nombreux processus métaboliques et si sa synthèse continue vient à décliner en raison d'une déficience de l'expression de deux des enzymes clés impliqués dans cette synthèse, alors la cellule n'a plus qu'une seule issue, mourir faute d'énergie. Ces enzymes sont codés par l'ADN du noyau et le vieillissement des mitochondries ne provient donc pas de l'ADN mitochondrial mais bien de modifications de celui du noyau cellulaire. Ces gènes ont été identifiés par un artifice expérimental consistant à mesurer le niveau d'expression de ces derniers à un instant donné et en analysant les différences d'expression entre les fibroblastes " jeunes " et les fibroblastes "vieux". Ce ne fut pas une partie de plaisir puisque le travail consista à examiner l'expression de 27958 gènes nucléaires à l'aide de microarray (bio-puces en français)!
Bref, il fallait une preuve ultime de l'implication de ces activités enzymatiques dans le vieillissement des mitochondries et ce fut très simple: réduire au silence l'expression des deux gènes identifiés, une manipulation maintenant communément utilisée en biologie moléculaire. L'équipe du Docteur Hayashi put ainsi faire vieillir prématurément des fibroblastes pourtant issus de fœtus ou de très jeunes enfants. Et si on donnait de la glycine à "manger" à ces fibroblastes dont ces gènes avaient été rendus silencieux, ils finissaient par s'habituer et rester "jeunes".
Conclusion, gavez-vous de glycine, ça ne coûte pas cher, dans les 5 dollars le kilo, c'est disponible sur internet et ce n'est pas toxique! Pour une fois, une recherche très sophistiquée débouche sur une lueur d'espoir que n'importe qui peut partager. J'avoue que je suis moi-même surpris par le résultat final de ces travaux de grande qualité publiés dans Nature et disponibles pour les curieux ici.

Source
Note: j'ajouterai pour mes lecteurs insomniaques que la glycine (3 grammes le soir) améliore la qualité du sommeil et j'avoue aussi que je suis tenté d'essayer pour mieux dormir surtout si en prime je peux rester "jeune"!
Contrepoint.org
Se forme naturellement dans l'organisme grâce à la glycine, l'arginine et la méthionine. C'est une source d'énergie pour les athlètes: augmentation de nouvelles fibres musculaire, dans l'effort physique; renforcement des stocks de phosphocréatine musculaire, afin d'améliorer les performances de la force musculaire; augmentation du volume cellulaire et accroissement de l'eau intramusculaire pour le stockage du glycogène); La sécrétion d'hormone de croissance, accroît rapidement le poids et la force; augmentation du nombre de récepteur et de la sensibilité aux androgènes. Elle intervient dans les maladies neuro-dégénératives et prévient le vieillissement.

Leucine

Elle participe à la synthèse des stérols, stimule celle des cellules musculaires. Les suppléments alimentaires n'ont pas d'effet bénéfique constaté, elle doit donc provenir de l'alimentation. D'autant que prise en excès, elle peut provoquer des désordres neurologiques ou la pellagre.
Sources alimentaires:
Soja; Bœuf; Cacahuète; Poisson; Germe de blé; Amande; Poulet.

Carnitine

L-CARNITINE est l'acide aminé responsable du maintien de métabolisme des cellules dans tout l'organisme. Elle réduit le niveau des triglycérides, aide à perdre du poids et intervient dans la prévention des maladies cardio-vasculaire (arythmie cardiaque).

Carnosine

CARNOSINE est l'association de l'histidine et l'alanine. Voir ici Acides aminés
Elle lutte contre la caramélisation de l'organisme qu'est la glycation, voir Glutathion un des grand mécanismes de la dégradation des protéines et du vieillissement, elle empêche le développement de liaisons croisées dans le collagène. Des taux élevés ont été retrouvé dans les neurones, dans les muscles; sa concentration diminue fortement avec l'âge.
La carnosine réagit avec les sucres et devient responsable de la glycation (ou AGE) des protéines (la glycation est promoteur de cancers); la carnosine est un anti-oxydant qui protège les cellules, comme la vitamine E; elle en augmente la concentration.
Elle a des effets bénéfiques sur l'atrophie des muscles, fatigue, maladie de Parkinson et Huntington; stimule les mitochondries dans les muscles; interviennent dans les neuropathies, les dystrophies, les myopathies et pathologies cérébrales; Elle améliore et stimule la mémoire et les capacités cérébrales; troubles de la dépression, schizophrénie ou addiction aux drogues; renforce la protection cardiovasculaire.
La carnosine protège et stabilise la membrane cellulaire comme la vitamine E, sa supplémentation en augmente le taux.
La carnosine est un agent bénéfique dans la prévention du cancer, il stimule les cellules immunocompétences et réduits l'inflammation, il favorise la cicatrisation des plaies et protège contre les radiations, il prolonge la duré de vie de la peau et revitalise les cellules sénescentes. Ces applications sont : le traitement des brûlures et des plaies provenant de chirurgie, surtout chez le sujet âgé, il réduit les ulcère gastriques en prévenant la formation de l'ulcère et en l'aidant à la cicatrisation. C'est un protecteur de la maladie d'Alzheimer.
En général, la prise journalière de carnosine entraîne une amélioration de l'apparence faciale, de la résistance musculaire, du bien être général, voire du sommeil et de la libido, bénéfice apparu dans un délai assez court.               
DÉPRESSION ET VIEILLISSEMENT
Des taux cérébraux de phosphocréatine épuisés ont été démontrés par de nombreuses études sur des patients souffrants de dépression. Les scientifiques soulignent qu'une augmentation du taux de phosphocréatine dans le cerveau soulage grandement la dépression. Il serait possible d'utiliser une supplémentation orale en créatine afin de modifier le métabolisme des phosphates cérébraux chez des sujets atteint de troubles divers tels que: la dépression, la schizophrénie ou l'adiction aux drogues.
Plus on vieillit, plus le corps entre dans un état catabolique, source de maladies, le cortisol devient, la plupart du temps, l'hormone dominante, principalement en raison de la chute des hormones anabolisantes que sont la testostérone et l'hormone de croissance.

Créatine

CREATINE  se forme naturellement dans l'organisme grâce à la glycine, l'arginine et la méthionine. C'est une source d'énergie pour les athlètes: augmentation de nouvelles fibres musculaire, dans l'effort physique; renforcement des stocks de phosphocréatine musculaire, afin d'améliorer les performances de la force musculaire; augmentation du volume cellulaire et accroissement de l'eau intramusculaire pour le stockage du glycogène);
La sécrétion d'hormone de croissance, accroît rapidement le poids et la force; augmentation du nombre de récepteur et de la sensibilité aux androgènes. Elle intervient dans les maladies neuro-dégénératives et prévient le vieillissement.
Information prise sur le site de l'AFM
Association Française contre les Myopathies
La créatine dans le traitement des maladies musculaires
La créatine est un acide aminé naturel de l'organisme, synthétisé par le foie, les reins et le pancréas à partir d'autres acides aminés. Il peut être aussi apporté directement par l'alimentation. 95% de la créatine est stockée dans les muscles squelettiques, le reste dans le cerveau, le cœur et les testicules. La créatine est impliquée dans la production d'énergie aux cellules musculaires et dans la contraction musculaire.
Chez les individus sains, il semblerait que la créatine améliore les performances musculaires. L'utilisation de la créatine dans les maladies neuromusculaires fait l'objet de nombreuses discussions et résultats contradictoires.
Une revue Cochrane publiée en janvier 2007, a cherché à évaluer l'efficacité d'une supplémentation alimentaire en créatine dans les maladies musculaires. La méthodologie "Cochrane", inspirée de l'evidence-based medecine (médecine basée sur les preuves), repose sur une compilation et une analyse exhaustive de la littérature médicale et scientifique sur un sujet donné et fait généralement autorité dans le domaine. Les auteurs ont ainsi analysé la littérature sur le sujet entre 1966 et 2005 et ont retenu douze études qui étaient méthodologiquement recevables.
L'analyse des essais ayant testé l'effet de la créatine dans les dystrophies musculaires (incluant au total 138 participants) a montré qu'il y avait une augmentation de la contraction volontaire maximum* et une augmentation de la masse maigre dans le groupe traité par la créatine par rapport au groupe placebo.
L'analyse des essais ayant testé l'effet de la créatine dans les myopathies métaboliques (incluant au total 33 participants) a montré qu'il n'y avait pas de différence de la contraction volontaire maximum entre le groupe traité et le groupe placebo. Un des essais a rapporté une augmentation de la douleur musculaire durant un traitement avec une forte dose de créatine (150mg/kg) dans la glycogénose de type V (maladie de McArdle).
Cette revue de la littérature montre donc qu'un traitement à court ou moyen terme à base de créatine est bien toléré et qu'il améliore la force musculaire chez des patients atteints de dystrophies musculaires. En revanche, il n'a pas d'effet sur la force musculaire dans les myopathies métaboliques, et de fortes doses de créatine peut provoquer des douleurs musculaires dans la glycogénose de type V.
*La contraction maximale volontaire (CMV) est  la force maximale qu'une personne peut volontairement développer.
Un bon mélange pour une assimilation optimale de la créatine;
2 à 3 grands verres d'eau, 5 à 10 g d'extrait de malt (index glycémique élevé) 30 à 35 g de protéine de petit lait, 300 mg d'acide lipoïque.
La Créatine se forme naturellement dans l'organisme grâce à la glycine, l'arginine et la méthionine. C'est une source d'énergie pour les athlètes: augmentation de nouvelles fibres musculaires, dans l'effort physique; renforcement des stocks de phosphocréatine musculaire, afin d'améliorer les performances de la force musculaire; augmentation du volume cellulaire et accroissement de l'eau intramusculaire pour le stockage du glycogène); La sécrétion d'hormone de croissance, accroît rapidement le poids et la force; augmentation du nombre de récepteur et de la sensibilité aux androgènes. Elle intervient dans les maladies neurodégénératives et prévient le vieillissement.
Des taux cérébraux de phosphocréatine épuisés ont été démontrés par de nombreuses études sur des patients souffrants de dépression. Les scientifiques soulignent qu'une augmentation du taux de phosphocréatine dans le cerveau soulage grandement la dépression. Il serait possible d'utiliser une supplémentation orale en créatine afin de modifier le métabolisme des phosphates cérébraux chez des sujets atteint de troubles divers tels que: la dépression, la schizophrénie ou l'addiction aux drogues. Plus l'on vieillit, plus le corps entre dans un état catabolique, source de maladies, le cortisol devient, la plupart du temps, l'hormone dominante, principalement en raison de la chute des hormones anabolisantes que sont la testostérone et l'hormone de croissance.
La créatine se montre capable d'éviter le catabolisme musculaire causé par des corticostéroïdes et également, d'augmenter les fibres musculaires de type II. Ces résultats pourraient avoir des implications cliniques importantes pour des sujets qui sont, pour la plupart, traités avec des corticostéroïdes mais aussi pour ceux présentant des taux élevés de cortisol engendrés par le stress, la dépression, ou la diminution des taux d'hormones anabolisantes (Roy BD et al, Can i Physiol Pharmacol 2002, octobre ; 80 (10); 1008-14). La plupart des gens ignorent que la créatine  possède, entre autres, des effets protecteurs sur le cœur, les muscles et certaines maladies neurologiques. Plusieurs mois de supplémentation en créatine réduisent le taux de LDL le "mauvais" cholestérol de près d'un tiers. Des découvertes semblables ont été publiées dans la revue Métabolism.
Une supplémentation en créatine, associée à de l'exercice en résistance pendant vingt-huit jours ont baissé les taux de cholestérol totaux dans une plus grande mesure que l'exercice fait seul sans supplémentation. Pour obtenir des résultats rapides sur les performances neuromusculaires avec une supplémentation en créatine, il faut une concentration cellulaire de phosphocréatine de  20 mmol/kg et il est assez facile d'atteindre ce seuil en seulement 5 jours en prenant 20 à 30 g de créatine avec des glucides comme le dextrose ou le glucose. L'insuline est un transporteur actif de la créatine dans les cellules musculaires, c'est pourquoi l'addition de glucides rapides est très efficace. La protéine de petit lait génère un pic d'insuline qui prolonge l'effet d'addition des glucides rapides, la caféine, les isoflavones de protéines de soja, inhibent le transport de la créatine dans les cellules et doivent être évités lorsque l'on prend de la créatine.
Le corps à trois périodes durant lesquelles le transport d'insuline est optimum:
•Après une nuit de sommeil, le corps est à jeun et, à ce moment-là, la captation intramusculaire des micronutriments, y compris de la créatine, est meilleure.
•Ingérée 45 à 90 minutes avant un entraînement physique, la créatine est mieux assimilée (l'intensité de l'exercice engendre aussi une libération accrue de noradrénaline et d'adrénaline augmentant ainsi la captation cellulaire de la créatine.
•Ingérée 45 à 90 minutes après un effort intense, la créatine est également mieux assimilée.
L'effort diminue les substrats énergétiques et augmente les enzymes de stockage. Le muscle a besoin rapidement d'ATP. La prise de créatine avec des glucides rapides augmente le transporteur actif, l'insuline, et engendre ainsi une incorporation de créatine dans les cellules musculaires. Un bon mélange pour une assimilation optimale de la créatine; 2 à 3 grands verres d'eau, 5 à 10 g d'extrait de malt (index glycémique élevé) 30 à 35 g de protéine de petit lait, 300 mg d'acide lipoïque.
La supplémentation en créatine augmente les stocks intramusculaires et cérébraux de ce nutriment. L'accroissement des réserves  de phosphocréatine apporte des bénéfices thérapeutiques en empêchant l'épuisement de l'ATP, en stimulant la synthèse des protéines ou en réduisant leur dégradation ainsi qu'en stabilisant les membranes cellulaires.
La littérature a bien démontré les effets bénéfiques de la prise de créatine chez les athlètes sur la force et la puissance musculaires, réduisant la fatigue dans des efforts brefs et répétés et augmentant la masse  musculaire. Ces bénéfices on été appliqués à diverses pathologies  comme les maladies d'Huntington, de Parkinson, la dystrophie musculaire ainsi que diverses pathologies d'atrophies musculaires ou troubles neuromusculaires comme la maladie de Mc Ardle ou des maladies cardiovasculaires.
RAPPEL: La créatine se forme naturellement dans notre corps à partir de trois acides aminés: la méthionine, qui produit la créatine, constituant des muscles.
l'arginine, la glycine.

  Histidine 

L'histidine est un acide aminé que l'on dit essentiel uniquement pour les enfants (mais voir en fin de texte). En effet, il n'est pas synthétisé en assez grande quantité chez eux, et doit donc leur être apporté par l'alimentation. L'histidine est un fixateur du cuivre et du zinc.
Importance pour la santé: fonctions dans l'organisme
L'histidine est un acide aminé qui rempli de nombreux rôles dans les fonctions et la structure des protéines. En effet, au niveau du système sanguin, l'histidine, présente dans les globules rouges, va maintenir le pH sanguin en intervenant comme molécule tampon. L'histidine sert également à la production des cellules sanguines et immunitaires (globules rouges et globules blancs).
L'histidine intervient dans la croissance et la réparation des tissus. Capable d'absorber les rayons ultraviolets, cet acide aminé possède un effet protecteur face aux effets nocifs du soleil.
L'histidine intervient également dans l'élimination des métaux lourds qui peuvent s'accumuler dans notre organisme tout au long de la vie (alimentation, voie aérienne).
L'histidine joue un rôle primordial dans le mécanisme allergique puisqu'il est le précurseur de l'histamine, un composé responsable de la dilatation des capillaires sanguins, de la contraction des artères ainsi que la sécrétion de suc gastrique. Ces phénomènes interviennent lors d'une réaction allergique.
Enfin l'histidine agit au niveau du système nerveux où il protège les nerfs en préservant l'intégrité de la myéline (gaine du nerf).
Apports alimentaires et quantités associées
L'histidine est comme tous les acides aminés, présent entre autres, dans la viande, le blé et le poisson. Il est recommandé de consommer entre 500 et 3000 mg d'histidine par jour.
L'histidine est un acide aminé basique non essentiel chez l'adulte. Il intervient au niveau du système nerveux, du système sanguin et dans la protection des tissus de l'organisme. Précurseur de l'histamine, il joue un rôle important dans les réactions immunitaires et notamment dans les mécanismes allergiques. On retrouve l'histidine dans la viande, le blé et le poisson.
Histidine:la longévité
Elle n'est pas seulement nécessaire aux enfants comme on l'a longtemps pensé, mais comme plusieurs études l'ont démontré, elle l'est aussi pour les adultes. Cependant les adultes sont plus capables de la synthétiser (s'ils sont en parfaite santé) alors que les enfants ont besoin d'un plus grand apport dans l'alimentation.
C'est un précurseur de l'histamine et elle contribue donc au système immunitaire.
Elle maintient le pH et donc contrôle l'acidité dans le sang, en absorbant les protons excédentaires et les ions métalliques. D'une façon générale, elle contribue à la formation des protéines constituant les tissus.
Elle participe à la synthèse de la carnosine, qui est un anti-oxydant et combat la glycation, facteur de diabète et de vieillissement.
Donc elle favorise la longévité.
On la trouve dans les protéines, animales ou végétales. Les poissons gras sont considérés comme une bonne source d'histidine. On en trouve aussi dans les légumes secs, les champignons, les pommes de terre.
La carence est rare dans une alimentation équilibrée.








Lysine

Interactions
En cas de prise de lysine contre le virus de l'herpès simplex, les suppléments qui renferment de l'arginine pourraient annuler l'effet du traitement.
Hypotenseurs et vasodilatateurs. Les effets hypotenseurs et vasodilatateurs de l'arginine pourraient s'ajouter à ceux de ces médicaments.

Proline

PROLINE est deux fois plus efficace que la lysine, si elle est prise en grande quantité (6 grammes par jour). Pauling, préconisait la prise quotidienne de trois grammes de vitamine C et de trois grammes de proline, quotidien pour réduire la plaque d'athérome.

CO-ENZYME Q 10 "ubiquinone" 

C'est un anti-oxydant qui protège les LDL, des radicaux libres, qui intervient de façon très efficace dans l'hyper tension, l'angine de poitrine et l'insuffisance cardiaque. Le co-enzyme Q 10 est synthétisé par les cellules et à une activité enzymatique dans la mitochondrie et participe à la production de l'énergie. Toute fois, elle existe aussi dans le soja, les noix, les amandes, les huiles et fruits riches huiles et les épinards et les sardines. Mais il faudrait manger 1,600 kg de sardines à l'huile pour absorber 100 mg de co-enzyme Q 10. le dosage quotidien doit être de 60 mg par jour. Et il faut environ 6 mois de supplément quotidien pour lutter contre les problèmes cardio- vasculaire. Son efficacité est très recherché, pour tous ces problèmes et aussi par les sportifs de même que la L-carnitine.
Le co-enzyme Q 10 protège des radicaux libres, a un effet anti-agrégant plaquettaire, joue un rôle de protection anti-oxydantes des globules rouges, active les récepteurs béta des cellules, permet de réguler l'insuline, augmente la duré de l'exercice physique, améliore le l'indice du flux sanguin éjecté par le cœur, retarde l'apparition des symptômes de l'angine de poitrine, réduit l'hypertrophie cardiaque lié à l'hypertension, empêche le développement de l'arythmie et de la dysfonction ventriculaire, élève les taux de HDL cholestérol, de vitamine A, C, E et du béta carotène (voir le guide des vitamines). Il aide aussi à diminuer les allergies, l'asthme, il a un effet actif sur le vieillissement, l'obésité, le diabète.

Composé

GLUTATHION est issu de cystéine (protéines de petit lait), d'acide glutamique et de glycine. Il est indispensable au travail de détoxification du foie.

Autres: infos plus

PHENYLALANINE améliore rapidement la dépression nerveuse.

TAURINEest un acide aminé soufré, produit à partir de la méthionine et cystéine. La taurine est un puissant anti-oxydant, il est l'acide aminé le plus concentré dans la rétine. Elle agit également comme régulateur de l'activité électrique dans le muscle, le cerveau et le cœur.

Autres: vieillissement

L'organisme vieillissant maîtrise mal la synthèse des acides aminés qui doivent alors apportés en quantités notables par l'alimentation et la supplémentation. Voici ceux qui sont les plus indispensables: leucine, lysine, isoleucine, tryptophane, thréonine et valine.
La méthionine peut éventuellement être remplacée par la cystéine et la phénylalanine par la tyrosine. L'arginine et l'histidine sont indispensables en période de croissance. L'arginine, l'ornithine et la lysine sont les précurseurs de l'hormone de croissance qui assure la croissance et la régénération des tissus tout en favorisant l'utilisation énergétique des réserves de graisse. L'arginine possède des rôles multiples; elle intervient dans la sensibilité à l'insuline. L'arginine, c'est prouvé sur une étude en double aveugle sur des patients diabétiques augmente significativement de 34% l'élimination du glucose et améliore ainsi la
sensibilité hépatique à l'insuline, tout en diminuant la production endogène de glucose.
La lysine est aussi indispensable à la formation du collagène (soutien des fibres de la peau) ce qui permet la cicatrisation; elle renforce le métabolisme des os et du cartilage.
La carnosine est l'association de deux acides aminés, l'histidine et l'alanine qui permet de lutter contre la "caramélisation" de l'organisme qui est la glycation, un des grands mécanismes de la dégradation des protéines et du vieillissement. C'est un meilleur agent
anti-glycation que l'aminoguanidine, elle empêche le développement de liaison croisées dans le collagène. A partir de l'age de 70 ans, le taux de carnosine décroît de presque 63% dans les muscles, ce qui expliquant en partie la fonte musculaire des personnes âgées.
La carnosine fait partie du petit groupe de substances capables d'allonger la durée de vie des mammifères qui ont été supplémentés avec cet acide aminé et ont ainsi vécu environ 20% plus longtemps.
La restriction calorique et la mélatonine sembleraient être les deux seules voies à avoir démontré leurs capacités à optimiser le vieillissement et prolonger un maximum la durée de vie. C'est la revue Nature qui a publié un article de certains chercheurs du MIT qui indiquaient que le gène d'une levure (SIR-2) jouait également, avec le processus de durée, un rôle dans
celle d'un vers nématode. Le gérontologue Georges Marin a montré que la restriction calorique, sans carence nutritionnelle était, dans toutes les espèces, la seule voie susceptible de prolonger la vie.
On sait que les taux circulants de mélatonine diminuent avec l'âge; ils seraient les marqueurs du vieillissement et leur compensation est une véritable action anti-vieillissement.

Où?

TENEUR DES ALIMENTS EN ACIDES AMINES ESSENTIELS
Arginine
·Groupe des céréales et dérivés: (environ 5 à 6 g pour 100 g de produits consommés) avoine, blé, pain blanc, maïs, orge, riz, seigle…
·Groupe des viandes et poissons: 7 g pour la gélatine; 6 g pour abats, cervelles, foie, rognon, 5 g pour les poissons; 6 g dans les viandes et produits carnés;
·Groupe des légumes: plus les légumes sont farineux, plus ils en contiennent par ex.: lentille, 8,3, soja, 7,4 mais aussi, concombre
·Groupe des fruits oléagineux: ce sont eux qui en contiennent le plus: amandes, arachides, noisettes: 10 et noix et noix du Brésil, 13
Méthionine
Se trouve à raison de 3 à 4 g pour 100 g dans les oeufs
Concernant la glycine, je n'ai pas pu trouver d'informations autre qu'il y a un peu de glycérides dans le maïs; vous trouvez tous les acides aminés dans les graines et légumineuses germées (à faire soi-même, sauf le germe de blé très petit et difficile à
récupérer.) Il faut 20 000 grains pour récupérer la valeur d'une cuillère à soupe de germes de blé!
ACIDES AMINES ESSENTIELS
APPORTS IDEAUX g/jour
L-histidine 0
L-trytophane 0,50
L-phénylalanine:
en présence de tyrosine -
en absence de tyrosine 2,20
L-lysine 1,60
L-thréonine 1,00
L-méthionine
en présence de cystine -
en absence de cystine 2,20
L-leucine 2,20
L-isoleucine 1,40
L-valine 1,60
Pendant la grossesse et l'allaitement, l'apport minimal idéal est plus élevé, les vieillards ont aussi des besoins plus grands.
Les besoins en phénylalanine peuvent être couverts parla tyrosine jusqu'à concurrence de 70-75%.
Les besoins en méthionine peuvent être couverts par la cystine jusqu'à concurrence de 80-89%


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